Église catholique au Ghana

L’Église catholique au Ghana est la communauté des fidèles de l’Église catholique au Ghana. Elle est organisée autour de la Conférence épiscopale du Ghana et est placée sous l’autorité du Saint-Siège. Avec plusieurs millions de fidèles, elle constitue l’une des principales confessions chrétiennes du pays[1].

Église catholique au Ghana
Informations générales
Pays Ghana
Église catholique
Rite liturgique romain, maronite
Statistiques
Paroisses 798
Prêtres 2 053
Diacres 1
Population totale 33 770 000 (2023)
Population catholique 4 377 000 (2023)
Pourcentage de catholiques 13,00 %
Site web https://www.cbcgha.org/
Eucharistie dans une église du Ghana.

L’Église catholique au Ghana joue un rôle important dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’action sociale. Elle est présente dans l’ensemble du territoire à travers ses archidiocèses, ses diocèses, ses paroisses et ses nombreuses institutions[2].

Histoire

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Les premiers contacts entre le catholicisme et le territoire correspondant au Ghana actuel remontent au 15e siècle, avec l'arrivée des navigateurs portugais sur la côte de l'Afrique de l'Ouest. Les aumôniers qui accompagnent les Portugais n'entreprennent pas d'apostolat envers les populations indigènes. Les premières tentatives sérieuses d'évangélisation débutent avec les Capucins et les Augustins en 1572 et 1633[3]. Ces efforts demeurent sérieusement entravés par la traite atlantique, les nombreuses langues autochtones et le climat[4].

De 1642 à 1879, les missionnaires sont expulsés par les Hollandais puis par les Britanniques[3].

En 1879, la préfecture apostolique de la Côte d'Or est créée, et confiée aux missionnaires de la Société des missions africaines. Les premiers missionnaires arrivèrent sur place en 1880 sous la direction du père Auguste Moreau. Un certain nombre d'entre eux sont décimés par les maladies[5].

Au cours du XXe siècle, l'Église catholique connaît une forte croissance grâce au développement des missions, à la création d'écoles et d'établissements de santé[5].

Le cardinal Turkson en 2014.

Après l'indépendance du Ghana en 1957, l'Église poursuit son développement avec une africanisation progressive du clergé et de la hiérarchie catholique. En 1960, John Kodwo Amissah devint le premier archevêque ghanéen de Cape Coast. Le nombre de diocèses, de prêtres, de religieux et d'institutions catholiques continua ensuite d'augmenter[5].

Le 21 octobre 2003, Peter Turkson est créé cardinal par le pape Jean-Paul II, devenant ainsi le premier cardinal Ghanéen[6].

Saints et martyrs

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Le Ghanéen Matthew Ayariga est inscrit au Martyrologe romain. Travailleur migrant en Libye, il est exécuté le 15 février 2015 avec vingt chrétiens coptes égyptiens par l'organisation État islamique en raison de sa foi[7].

Éducation

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L'Église catholique est le deuxième fournisseur d'enseignement du Ghana après l'État. Elle gère plus de 5 400 écoles primaires, 82 lycées, 41 établissements d'enseignement technique et professionnel, 13 collèges de formation des enseignants et plusieurs établissements d'enseignement supérieur[8].

Organisation

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Références

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  1. 1 2 3 (en) « Catholic Church in Ghana 🇬🇭 », sur gcatholic.org (consulté le ).
  2. ↑ (en-US) GNA, « Catholic Church’s role in educational, health development commendable - President », sur Ghana News Agency, (consulté le ).
  3. 1 2 (en-US) « The Roman Catholic Church In Ghana: A Brief History » (consulté le ).
  4. ↑ (en) « Ghana, The Catholic Church in », sur Encyclopedia.com (consulté le ).
  5. 1 2 3 (en) « Brief History of the Archdiocese of Cape Coast », sur Archdiocese of Cape Coast
  6. ↑ (en-US) « The Cardinal », sur Ghana Catholic Bishops' Conference | Official (consulté le )
  7. ↑ (en) bernard boateng, « Matthew Ayariga: From Migrant Worker to Symbol of Christian Unity », sur Finex Insights, (consulté le )
  8. ↑ (en-US) Alex, « MESSAGE FROM THE SECOND CATHOLIC NATIONAL EDUCATION FORUM - KOFORIDUA », sur Ghana Catholic Bishops' Conference | Official, (consulté le )
  9. ↑ « En Afrique occidentale, l’Église maronite se substitue à l’État libanais », sur L'Orient-Le Jour, .

Voir aussi

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Articles connexes

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