Élection gouvernorale tchétchène de 2026

L'élection gouvernorale tchétchène de 2026 a lieu le afin d'élire le chef de la République tchétchène[1], une des républiques de la fédération de Russie.

Élection gouvernorale tchétchène de 2026
18-
Corps électoral et résultats
Inscrits 873 981
Votants 831 946
 
95,19 % en augmentation 0,6
Blancs et nuls 368
Ramzan Kadyrov – Russie unie
Voix 830 690
99,85 %
 
en augmentation 0,1
Gouverneur de Tchétchénie
Sortant Élu
Ramzan Kadyrov
Russie unie
Ramzan Kadyrov
Russie unie

Le scrutin est considéré comme insincère puisque les voix dissidentes, la presse indépendante et l'opposition politique y sont systématiquement réprimées[1].

Ramzan Kadyrov, soutien de Vladimir Poutine qui dirige la Tchétchénie depuis 2007, est réélu sans surprise, avec un score officiel (selon la Commission électorale centrale de la fédération de Russie) de 99,85 %[1]. Ce score dépasse celui des élections précédentes, ayant officiellement recueilli 97,9 % des voix en 2016 puis 99,7 % en 2021[1].

Ses deux adversaires, qui ne sont que des figures désignées pour valider le « processus démocratique » sur le papier, obtiennent chacun 0,05 % des voix[1].

Contexte

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Ramzan Kadyrov dirige sans partage la république tchétchène depuis 2007 avec l'accord du Kremlin, qui accorde aussi une large autonomie à la région en échange d'une loyauté au pouvoir et d'une garantie d'une stabilité[1].

En , plusieurs médias évoquent la possibilité que Ramzan Kadyrov ait été victime d'un empoisonnement. Il serait sérieusement malade et aurait de graves problèmes rénaux[2]. Son état de santé s'améliore mais il garde des séquelles. En , plusieurs médias indiquent qu'il serait tombé dans le coma, après une dégradation brutale de son état de santé[3]. Il souffrirait d’une nécrose pancréatique et de problèmes rénaux, — probablement dû à sa consommation répétée des stéroïdes anabolisants pour gonfler ses muscles[4] —, et serait soigné aux Émirats arabes unis[4]. Depuis lors, il n’apparait plus que par intermittence en public, tantôt bouffi, tantôt amaigri, et marchant difficilement[5].

Malgré ses efforts pour cacher sa maladie, des rumeurs crédibles circulent à partir de 2022 au sujet de la préparation d’une éventuelle succession[5]. Son fils ainé Adam pourrait être son successeur, mais son jeune âge (18 ans en 2025) rend ce pari risqué pour le Kremlin compte tenu de l'autorité nécessaire pour gérer un territoire qui multiplie les insurrections violentes contre Moscou depuis deux siècles[5]. Le général Apti Alaoudinov, loyal à Vladimir Poutine et à la tête du bataillon tchétchène « Akhmat », actif sur le front ukrainien, pourrait être un autre candidat crédible, mais son intégration dans les jeux de pouvoir claniques en Tchétchénie est incertaine[5]. Une troisième piste possible serait qu'Adam Kadyrov ne prenne effectivement la succession de son père qu'après une régence d'une douzaine d'années assurée par Magomed Daoudov, un fidèle de Kadyrov et de Poutine très influent en Tchétchénie[5]. D'autres noms circulent pour prendre la tête de la République tchétchène, comme le député Adam Delimkhanov ou Souleiman Gueremeïev, membre du Conseil de la fédération[6].

Système électoral

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Le gouverneur est élu au scrutin uninominal majoritaire à deux tours pour un mandat de cinq ans. Est déclaré élu le candidat ayant recueilli au premier tour la majorité absolue du total des suffrages, y compris les votes blancs et nuls. À défaut, les deux candidats arrivés en tête s'affrontent au second tour, et celui recueillant le plus de voix l'emporte[7],[8].

Résultats

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Résultats de l'élection gouvernorale tchétchène de 2026[9]
Candidats Partis Votes %
Ramzan Kadyrov Russie unie 830 690 99,85
Ismail Denilkhanov Russie juste 451 0,05
Khalid Nakaev Parti communiste 437 0,05
Votes blancs ou nuls[a] 368 0,05
Votes valides 831 578 99,96
Votes blancs ou nuls 368 0,04
Total[b] 831 946 100
Abstention 42 035 4,81
Inscrits / participation 873 981 95,19

Notes et références

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  1. ↑ Pris en compte dans le calcul des pourcentages des candidats par la loi électorale russe.
  2. ↑ Dont bulletins pris en bureau de vote mais non utilisés, non pris en compte dans le calcul des voix, mais pris en compte dans celui de la participation

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 Lemaitre 2026.
  2. ↑ Caroline Lemaitre, « Guerre en Ukraine : le dirigeant tchétchène Kadyrov gravement malade ? La piste de l'empoisonnement avancée », sur lindependant.fr, (consulté le ).
  3. ↑ « Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadirov dans le coma », sur RTL Info, (consulté le ).
  4. 1 2 Hugo Martin, « Guerre en Ukraine : gravement malade, le leader tchétchène et "limier de Poutine" Ramzan Kadyrov serait dans le coma », sur lindependant.fr, (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 5 Régis Genté, « Tchétchénie. Manoeuvres de couloir pour la succession de Ramzan Kadyrov », sur Orient XXI, (consulté le )
  6. ↑ Théo Bourgery-Gonse, « En Tchétchénie, une bataille silencieuse s’est ouverte pour la succession du despote Kadyrov », sur Mediapart, (consulté le )
  7. ↑ (ru) « Председатель ИК ЧР принял участие в заседании ЦИК России », sur www.chechen.izbirkom.ru (consulté le ).
  8. ↑ (ru) « Республиканское законодательство », sur www.chechen.izbirkom.ru (consulté le ).
  9. ↑ http://izbirkom.ru/election/588332156/commission/e27a5a89-356e-4fa2-891f-357e5e6c7953/results?type=2&report=242

Bibliographie

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  • Caroline Lemaitre, « Elections en Russie : le fidèle soutien de Poutine Ramzan Kadyrov réélu avec 99,85 % des voix à la tête de la Tchétchénie », L'Indépendant,‎ (lire en ligne).