Émile Demagny
Émile Demagny, né le à Isigny-sur-Mer et mort le à Paris 8e, est un haut fonctionnaire français, conseiller d'État, secrétaire général du ministère de l'Intérieur, secrétaire général de la Légion d'honneur.
| Conseiller général du Calvados | |
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| à partir du | |
| Conseiller d'État | |
| Secrétaire général Ministère de l'Intérieur |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
François Emile Demagny |
| Nationalité | |
| Activité |
Fonctionnaire |
| Distinctions | Liste détaillée Chevalier de la Légion d'honneur () Officier de la Légion d'honneur () Commandeur de la Légion d'honneur () Grand officier de la Légion d'honneur () Conseiller d'État honoraire (d) |
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Partisan de la République, il a préféré servir celle-ci comme conseiller d'État et secrétaire général plutôt que devenir ministre. Par ses différentes positions, il a joué un rôle et exercé une influence certaine dans la politique du parti républicain.
Biographie
modifierIl est le fils d'un grand négociant d'Isigny[a]. Il débute, tout jeune[1], dans la vie politique comme chef de cabinet du préfet de Seine-et-Oise, Albert de Girardin.Il épousera sa fille[2]. Il est attaché au cabinet du ministre de l'Intérieur, Ernest Constans, en 1880, entre dans la diplomatie et devient ministre plénipotentiaire chargé de mission au quai d'Orsay. En 1883, il est sous-chef de cabinet de Waldeck-Rousseau, au ministère de l'Intérieur. Il intègre ensuite le cabinet de Charles de Freycinet, au ministère de la Guerre. En 1885, il retourne à l'Intérieur comme chef de cabinet de François Allain-Targé. En 1889, il est directeur du personnel au ministère de l'Intérieur (cabinet Constans), puis conseiller d'État et secrétaire général de la Légion d'honneur.
Dans le dernier cabinet de Waldeck-Rousseau, il obtient une délégation pour exercer le poste de secrétaire général de l'Intérieur[2]. Il a été son collaborateur principal dans son œuvre de défense républicaine. Avant de quitter le pouvoir, Waldeck-Rousseau l'élève au grade de grand officier de la Légion d'honneur[3]. Il a également été conseiller général du Calvados pour le canton d'Isigny, du 14 octobre 1894[4] à sa mort[5],[b].

Appartenant depuis 1895 au Conseil d'État, il reçoit, en 1898, une double délégation : celle de secrétaire général de la grande chancellerie de la Légion d'honneur et celle de secrétaire général du ministère de l'Intérieur[6]. Quelques journaux lui ont reproché ce cumul. Après sa mort, ils apprendront qu'il abandonnait, tous les ans, ses 20 000 francs d'appointements annuels en tant que secrétaire de la Légion d'honneur, au profit des trois établissements dépendant de la grande chancellerie de la Légion d'honneur. Il n'a jamais voulu répondre ou laisser répondre ses amis au courant de ce détail[7].
Atteint depuis douze ans d'une maladie des reins, il reste au ministère jusqu'au dernier moment. Ses trois dernières années de travail ont aggravé sa maladie. Il meurt prématurément des complications. Il laisse son épouse, née de Girardin, et leurs deux jeunes filles[8]. De nombreuses personnalités officielles assistaient à ses obsèques[9], en l'église Saint-Pierre de Chaillot. Les honneurs militaires lui ont été rendus. Il est inhumé au cimetière de Passy.
Hommages
modifierLa ville de Lisieux a renommé son boulevard d'Orbec à son nom[c]. Léopold Bernstamm a réalisé son buste en bronze, sur l'ancienne place Gambetta. Inauguré en 1922, le buste et l'allégorie devant le piédestal ont été fondus sous le régime de Vichy. Le piédestal du monument entouré d'une grille est resté vide.
Grand officier de la Légion d'honneur le [3]
- Chevalier le , officier le , commandeur le [3]
Publications
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ Boutillier du Retail, « Émile Demagny », dans Angelo Mariani (préf. Oscar Roty), Figures contemporaines, tirées de l'album Mariani : soixante-quinze biographies, notices, autographes et portraits, t. 5, Paris, Henri Floury, , 250 p., 14 vol. ill. ; 28 cm (OCLC 5667680, lire en ligne sur Gallica), p. 71-3.
- 1 2 « Nécrologie : M. Emile Demagny », Le Temps, Paris, vol. 42, no 15104, , p. 3 (ISSN 2420-2789, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- 1 2 3 « Cote C/0/55 », base Léonore, ministère français de la Culture.
- ↑ « Partie non officielle », Journal officiel de la République française. Lois et décrets, Paris, vol. 26, no 284, , p. 5 (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ « Ministère de l'intérieur et des cultes », Journal officiel de la République française. Lois et décrets, Paris, vol. 26, no 284, , p. 3 (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ « Obsèques de M. Émile Demagny », Figaro, Paris, 3e série, vol. 48, no 297, , p. 3 (lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ Jean Cricq, « Cette semaine… », Le Progrès, Paris, vol. 9, no 853, , p. 2 (ISSN 2102-6807, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ Hélène Sée, « Mort de M. Demagny », La Fronde, Paris, vol. 6, no 1777, , p. 1 (ISSN 1256-0138, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
- ↑ « Les Obsèques de M. Demagny », Le Matin, Paris, vol. 19, no 6816, , p. 4 (ISSN 1256-0359, lire en ligne sur Gallica, consulté le ).
Liens externes
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