Émile Mireaux

historien, journaliste et homme politique

Émile Mireaux, né le à Mont-de-Marsan (département des Landes)[1], mort le à Paris (7e arrondissement) à l'hôpital Laennec[2], est un intellectuel, journaliste et homme politique français.

Émile Mireaux
Illustration.
Émile Mireaux en 1940.
Fonctions
Secrétaire d'État de l'Instruction publique et des Beaux-arts
(Vichy)
–
(1 mois et 25 jours)
Président Philippe Pétain
Gouvernement Laval V
Sénateur dans la circonscription des Hautes-Pyrénées
–
(4 ans, 5 mois et 26 jours)
Président Albert Lebrun
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Mont-de-Marsan
Date de décès (à 84 ans)
Lieu de décès 7e arrondissement de Paris
Sépulture Cimetière de Fontaine-Chaalis (Oise)
Nationalité Française
Parti politique Radicaux indépendants, UDR

Biographie

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Émile Bernard Mireaux est issu d'une famille d'origine parisienne et pyrénéenne.

Son père, Louis Narcisse Mireaux, né en 1846 à Paris (ancien 8e arrondissement)[3], mort en 1888 à Perpignan[4], est officier supérieur ; il est capitaine au 34e régiment d'infanterie.

Émile Mireaux effectue ses études secondaires au lycée Théophile-Gautier à Tarbes, puis ses études supérieures au Prytanée national militaire à La Flèche (Sarthe).

En 1907, Émile Mireaux est reçu au sein de la promotion littéraire de l'École normale supérieure[5]. En 1910, il est reçu, le cinquième, à l'agrégation d'histoire et géographie[6]. En 1913, après avoir enseigné au lycée d'Alençon puis au lycée d'Orléans, il est nommé professeur à l'Institut français de Madrid[7].

Durant la Grande Guerre, Émile Mireaux est mobilisé au sein du 146e régiment d'infanterie ; il est cité à trois reprises à l'ordre du jour de son régiment. Le 13 octobre 1916, il est fait prisonnier au bois de Saint-Pierre-Vaast et détenu à Osnabrück (länd de Basse-Saxe, Allemagne) jusqu'à la fin de la guerre[8].

Entre 1920 et 1922, Émile Mireaux est agrégé préparateur à l'École normale supérieure. En 1922, il devient rédacteur, chef de section d'études de la Société d'Études et d'Informations économiques, et en 1924, il devient directeur général de cette société liée au Comité des forges.

En 1928, Émile Mireaux devient rédacteur de l'éditorial économique au journal Le Temps. En 1932, il devient codirecteur du journal avec Jacques Chastenet. En 1938, il est élu président de la Société d'économie politique[9].

En 1935, Émile Mireaux, conseiller municipal de Bazordan, se présente aux élections sénatoriales dans les Hautes-Pyrénées sous les couleurs des Radicaux indépendants. Élu, il siège au Sénat à partir d', au sein du groupe de l'Union démocratique et radicale.

Le , il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques dont il est le secrétaire perpétuel à partir de 1956.

Le , il approuve la remise des pleins pouvoirs au Maréchal Pétain, et le , il devient ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts dans le gouvernement dirigé par Pierre Laval : il supprime les conseils universitaires et il met à l'écart les enseignants pacifistes. Mais le , il doit démissionner en raison de sa qualité de parlementaire, ayant été dénoncé comme un serviteur des trusts par la presse collaborationniste. En janvier 1941, il est nommé conseiller national[10].

Le , en réponse à l'invasion allemande de la zone Sud, les deux codirecteurs, Jacques Chastenet et Émile Mireaux, sabordent Le Temps. En 1947, Mireaux est acquitté par la Haute Cour de Justice pour « faits de résistance ». Il est président de l'Académie des Sciences morales et politiques en 1951[11].

La tombe d'Émile Mireaux au cimetière de Fontaine-Chaalis (Oise).

Il est décoré de plusieurs ordres coloniaux et étrangers.

Il est aussi l'auteur d'un grand nombre d'ouvrages économiques, ainsi que d'études littéraires et historiques, notamment sur les poèmes homériques et la Chanson de Roland.

Publications

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  • Les actions de travail, Société d'études et d'informations économiques, 1921, 18 p.
  • Les crédits à l'exportation, Société d'études et d'informations économiques,1921, 38 p.
  • La France et les huit heures (avec André François-Poncet), 1922, 268 p.
  • Petite histoire des finances du cartel (avec F. F.-Legueu).
  • L'expérience financière de M. Raymond Poincaré.
  • Les Miracles du Crédit, Éditions des Portiques, 1930, 255 p.
  • Les poèmes homériques et l'histoire grecque, Paris, Albin Michel, 2 tomes, 1948-1949, 379 + 436 p.
  • La Chanson de Roland et l'Histoire de France, Paris, Albin Michel, 1943, 300 p. ; 2e éd., 1949.
  • La vie quotidienne au temps d'Homère, Hachette, 1954, 266 p.

Notes et références

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  1. ↑ Archives départementales des Landes, « État civil de Mont-de-Marsan, naissances mariages et décès de 1879 à 1888, acte n°126, vue 382 / 571, 4 E 192/91-92 » Accès libre, sur https://archives.landes.fr (consulté le )
  2. ↑ Archives de Paris, « État civil du 7e arrondissement, registre des décès du 25 octobre au 31 décembre 1960, acte n°1476, vue 27 / 28, 7D 272 » Accès libre, sur https://archives.paris.fr (consulté le )
  3. ↑ Archives de Paris, « État civil reconstitué, registre des naissances, vue 6 / 51, V3E/N 1631 » Accès libre, sur https://archives.paris.fr (consulté le )
  4. ↑ Archives départementales des Pyrénées-Orientales, « État civil de Perpignan, registre des décès de 1888 à 1892, acte n°359, vue 43 / 498, 9NUM2E2629_2633 » Accès libre, sur https://www.ledepartement66.fr (consulté le )
  5. ↑ Association des anciens élèves, élèves et amis de l’École normale supérieure, « L'annuaire » Accès libre, sur https://www.archicubes.ens.fr (consulté le )
  6. ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  7. ↑ « Mort de M. Émile Mireaux secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques » Accès libre, sur https://www.lemonde.fr, Le Monde, (consulté le )
  8. ↑ Archives départementales des Hautes-Pyrénées, « Registre des matricules militaires, bureau de recrutement de Tarbes, premier volume, classe 1906, matricule n°338, 1 R 158 » Accès libre, sur https://archivesenligne65.fr (consulté le )
  9. ↑ « À la Société d'économie politique » Accès libre, sur Gallica, Le Temps (quotidien français, 1861-1942), (consulté le )
  10. ↑ Michèle et Jean-Paul Cointet (dir.), Dictionnaire historique de la France sous l'Occupation, Paris, Tallandier, (ISBN 2-235-02234-0), p. 278.
  11. ↑ « Présidents de l’Académie depuis 1832 », sur Académie des Sciences Morales et Politiques,

Voir aussi

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Sources

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Liens externes

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