Émile de Kératry

militaire et homme politique français

Émile, comte de Kératry, né le à Paris et mort le à Paris 16e[1], est un militaire et homme politique français.

Émile de Kératry
Émile de Kératry pris en photo par Franck.
Fonctions
Préfet des Bouches-du-Rhône
-
Préfet de la Haute-Garonne
Préfet de police de Paris
-
Député du Finistère
-
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Homme politique, journaliste, fonctionnaire, dramaturge, militaire, officierVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Ernestine-Marie-Constance de Bruc de Livernière (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinction

Biographie

modifier

Enfance et formation

modifier

Il naît le à Paris[2]. Il est le fils d'Auguste Hilarion de Kératry[3].

Il étudié au lycée Louis-le-Grand à Paris[3].

Il est représentant à l'Assemblée nationale de 1848 à 1849. Il est arrêté le [3].

Carrière

modifier

Carrière militaire

modifier

Il est volontaire au 1er régiment de chasseurs d'Afrique en 1852 et participa à la campagne de Crimée[3].

Il devient sous-lieutenant en 1859[3].

Il s'engage dans l'expédition au Mexique et est officier d’ordonnance de Bazaine[4].

Il démissionne de l'armée en janvier 1865[3].

Il est député de la 2e circonscription du Finistère de 1869 à 1870[3].

Armée de Bretagne

modifier

Nommé général de division à titre auxiliaire, il choisit d'établir pour l'armée de Bretagne un camp à Conlie, regroupant 80 000 hommes volontaires[5].

Une polémique sur les conditions de vie des soldats commence à faire rage dans les journaux et le général de Kératry démissionne, remplacé dans le par le général Le Bouédec[6] et enfin par le général de Marivault le [6].

De à , environ une centaine de soldats meurent[7],[8],[9]. Une commission d’enquête parlementaire Arthur de La Borderie déclare qu'Émile de Kératry partage la responsabilité du choix de l'emplacement du camp avec Léon Gambetta[10].

Après 1871

modifier

Il est le président du conseil d'administration de la Société générale de l'Ouest franco-africain en [3].

Décès

modifier

Il meurt le à Paris 16e[1].

Principales publications

modifier
  • L'Élévation et la chute de l'empereur Maximilien, intervention française au Mexique, 1861-1867, préface de Lucien-Anatole Prévost-Paradol (1867) disponible sur Internet Archive
  • Les Ruines de Pompéï, conférences (1867) lire en ligne sur Gallica
  • La Contre-Guérilla française au Mexique. Souvenirs des Terres chaudes (1868) lire en ligne sur Gallica
  • La Créance Jecker, les indemnités françaises et les emprunts mexicains (1868) lire en ligne sur Gallica
  • Le Dernier des Napoléon (1872)
  • Le et le gouvernement de la Défense nationale, déposition devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, mission diplomatique à Madrid 1870 (1872) disponible sur Internet Archive
  • Armée de Bretagne, 1870-1871. Dépositions devant les commissions d'enquête de l'Assemblée nationale, avec carte à l'appui. Rapport de la commission d'enquête (1873) lire en ligne sur Gallica
  • Bas-fonds et Sommets, clichés de la vie réelle (1878)
  • Mourad V. prince, sultan, prisonnier d'État (1840-1878), d'après des témoins de sa vie (1878)
  • À travers le passé, souvenirs militaires (1887) lire en ligne sur Gallica
  • Petits Mémoires (1898) disponible sur Internet Archive
Théâtre
  • La Toile de Pénélope, proverbe en 1 acte et en prose, Alger, Théâtre impérial, 1855
  • À bon chat, bon rat, comédie en 1 acte et en prose, Alger, Théâtre impérial, 1856 lire en ligne sur Gallica
  • La Guerre des blasons, comédie en 3 actes, 1860 disponible sur Internet Archive
  • La Vie de club, drame en 5 actes, en prose, Théâtre de Lille,
  • Le Siège de Paris, pièce en 4 actes, Marseille, Gymnase, disponible sur Internet Archive

Décorations

modifier

Notes et références

modifier
  1. 1 2 « Acte de décès à Paris 16e, n° 573, vue 13/31. »
  2. ↑ « Paris, État civil reconstitué, vue 29/101. »
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 « KÉRATRY, Émile Marie De », sur francearchives.gouv.fr (consulté le )
  4. ↑ Monique Plâa, « Emile de Kératry : sur fond d'Intervention, les sourdines du discours », América. Cahiers du CRICCAL, vol. 21, no 1,‎ , p. 147–154 (DOI 10.3406/ameri.1998.1375, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ Pierre Bertin, « Camille Lemercier d’Erm : L’étrange aventure de l’armée de Bretagne - Le drame de Conlie et du Mans 1870-1871. Presses universitaires de Bretagne, Saint-Brieuc, 1970 », Revue historique des Armées, vol. 27, no 1,‎ , p. 214–215 (lire en ligne, consulté le )
  6. 1 2 A. Touchard Harvard University, Autour du camp de Conlie (notes et souvenirs)., R. Pellechat, (lire en ligne)
  7. ↑ Site sur le camp de Conlie
  8. ↑ Le Rennais, no 382, mars 2007.
  9. ↑ « Il y a 150 ans, l’affaire du camp des Bretons à Conlie (72) », sur Le Télégramme, (consulté le )
  10. ↑ Arthur Le Moyne de (1827-1901) Auteur du texte La Borderie, Rapport fait au nom de la commission d'enquête sur les actes du gouvernement de la défense nationale : le camp de Conlie et l'armée de Bretagne / par M. A. de La Borderie,..., (lire en ligne)
  11. ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )

Liens externes

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :