Émilie Contat

actrice française

Émilie Contat, dite Mimi, née le à Paris et morte à Nogent-sur-Vernisson (Loiret) le , est une actrice française.

Émilie Contat
Portrait d'Émilie Contat
Fonction
Sociétaire de la Comédie-Française
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Marie Émilie ContatVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Famille
Amalric Contat (nièce) ;
Fratrie
Enfant
Émile de Lichtenstein, Gabrielle de Montgaillard, Céline Chagot de Faÿs

Biographie

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Marie-Émilie Contat est la fille de Jean-François Contat — soldat de la maréchaussée et marchand de bas privilégié dans le quartier des Halles, mentionné comme bourgeois de Paris, privilégié du roy et cavalier de robe courte dans l'inscription sur l'acte de baptème de sa fille, morte le à Paris[réf. nécessaire] — et de Madeleine-Françoise Leroy, propriétaire du n° 13 rue Helvesires à Paris en . Elle est la sœur cadette de l'actrice Louise Contat.

Elle débute à la Comédie-Française le , dans le rôle de Fanchette dans le Mariage de Figaro et est reçue à demi-quart de part le . Le , le Journal de Paris rend compte de ses débuts en ces termes[1] :

« Hier, un début qui n'avait pas été annoncé a causé une surprise agréable aux spectateurs. La demoiselle Mimi, très jeune sœur et élève de la demoiselle Contat, a débuté par le petit rôle, de Fanchette dans le Mariage de Figaro. Elle y a montré l'aptitude la plus décidée au talent de la comédie et le public a paru la voir avec le plus grand intérêt. Si, comme il y a lieu de le croire, elle est destinée à avoir réellement du talent, le sort l'a doublement favorisée en la plaçant dans une école où elle trouvera si facilement le prétexte et l'exemple tout à la fois. »

En 1793, en même temps que sa sœur et certains autres membres de la troupe du Théâtre de la Nation, elle est arrêtée en application de la loi des suspects () et emprisonnée à Sainte-Pélagie. Des dossiers égarés au moment où allait s'ouvrir leur procès et surtout la chute de Robespierre ont sauvé à temps de la guillotine les sœurs Contat.

Émilie Contat est restée attachée à la Comédie Française pendant trente-et-un ans, de 1784 à 1815, grâce à l'appui, sans doute naturel mais quelquefois injuste, qu'elle a trouvé chez sa sœur, que sa brillante réputation rendait toute puissante. C'est notamment en 1785, à l'époque du début de la jeune Charlotte Vanhove, que Louise Contat, qui redoutait pour sa sœur les succès de cette dangereuse rivale, s'est donnée toutes les peines possibles pour l'empêcher de jouer à la Cour.

Contat cadette, comme on l'appelait, a su aussi mettre en valeur sa spontanéité, surtout dans des rôles de soubrettes de comédie (les Dorine, Martine, Nicole de Molière ou Lisette de Marivaux), où elle fut appréciée sous l'Empire[2].

Elle a eu plusieurs liaisons : la première avec Philippe Lichtenstein, un cadet de la famille princière, la seconde avec Jean Gabriel Maurice Rocques, la troisième avec Marie-Bernard Chagot de Faÿs, fournisseur aux armées, qu'elle a épousé en 1817, peu de temps avant la mort de celui-ci. Elle en eut trois enfants :

  • Émile de Lichtenstein (1791-1855), officier sous l'Empire ;
  • Gabrielle de Montgaillard (née en 1793), qui a épousé en 1818 le général François Alexandre Hurel ;
  • Céline Chagot de Faÿs (née en 1797), qui a épousé, la même année, Antoine, comte Amelot, marquis de Chaillou[3].

Émilie Contat, s'est retirée près de sa fille cadette à Nogent-sur-Vernisson, où elle est morte le .

Carrière à la Comédie-Française

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  • Entrée en 1784[4], nommée 186e sociétaire en 1785, départ en 1815.

Sources

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  • Edmond-Denis de Manne, Frédéric Hillemacher, Galerie historique des portraits des comédiens de la troupe de Voltaire, Lyon, N. Scheuring, 1861, p. 311.
  • Émile Campardon, Les Comédiens du roi de la troupe française pendant les deux derniers siècles, Paris, H. Champion, 1879, p. 48.

Notes et références

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  1. ↑ Le Journal de Paris, (lire en ligne)
  2. ↑ Revue des comédiens, ou critique raisonnée de tous les acteurs... par M., vieux comédien, Paris, chez Favre, 1808, p. 79-84.
  3. ↑ Lucien Lacour, « Fils de prince, aide de camp du général Bertrand, demi-solde, enterré à Villedieu-sur-Indre : Émile de Lichtenstein (1791-1855) », Bulletin du Groupe d’Histoire et d'Archéologie de Buzançais, no 47,‎ , p. 91-103
  4. ↑ Base documentaire La Grange sur le site de la Comédie-Française

Liens externes

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