Émilie de Hesse-Cassel
Émilie de Hesse-Cassel née le à Bad Hersfeld, et morte le à Francfort-sur-le-Main[1], duchesse de Thouars et princesse de Tarente, est une princesse allemande de la maison de Hesse-Cassel.
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| Enfants |
Charlotte-Amélie de La Trémoille Charles Belgique Hollande de La Trémoille Frédéric Guillaume de La Trémoïlle, prince de Talmont (d) |
| Parentèle |
Charlotte de Hesse-Cassel Guillaume VI de Hesse-Cassel Prinzessin von Hessen-Kassel Elisabeth (d) |
Biographie
modifierÉmilie est la fille de Guillaume V de Hesse-Cassel et d'Amélie-Élisabeth de Hanau-Münzenberg. Elle est la sœur aînée de l'électrice palatine Charlotte de Hesse-Cassel et de Guillaume VI de Hesse-Cassel.
Le 15 mai 1648, à Cassel, elle épouse Henri II de La Trémoille, duc de Thouars, fils de Henri Ier de La Trémoille et de Marie de La Tour d'Auvergne. De cette union naissent cinq enfants :
- Charlotte-Amélie de La Trémoille ( - ), elle épouse le Anton von Aldenburg (1633-1681) ;
- Charles-Belgique-Hollande de La Trémoille (mai 1655 - 1er juin 1709), duc de Thouars, épouse Madeleine de Créquy ;
- Frédéric-Guillaume de La Trémoille (1658-1738), prince de Talmont, comte de Taillebourg et Benon, il épouse le Élisabeth de Bullion ;
- Henriette-Céleste de La Trémoille, née le (morte jeune) ;
- Marie-Sylvie de La Trémoille ( - 1692).
Ce mariage contribue grandement à l'influence de la langue et de la mode françaises à la cour de Cassel. Émilie suit son mari, d'abord aux Pays-Bas, puis en France. La cour d'Émilie comprend la huguenote Éléonore Desmier d'Olbreuse, qui rencontre son futur mari, Georges-Guillaume de Brunswick-Lunebourg, lors d'une visite de la princesse à La Haye en 1665.
Après la mort de son mari en 1672, la princesse de Tarente passe l'hiver à la cour de Versailles et l'été dans sa propriété, le château Marie, à Vitré. Elle y reçoit souvent la visite de son amie, Madame de Sévigné, qui passe ses vacances d'été au château voisin des Rochers-Sévigné. Sa nièce, Élisabeth-Charlotte de Bavière, qui a épousé le frère de Louis XIV, Philippe d'Orléans, et dont elle est proche, y réside également.
Après la promulgation de l'édit de Fontainebleau en 1685, qui déclenche une nouvelle persécution contre les huguenots en France, elle décide de retourner en Allemagne, malgré l'offre du roi d'une pension considérable si elle se convertit. Sa nièce et ses plus jeunes enfants, convertis, tentent également, en vain, de la persuader de changer de religion. Des trente prétendus serviteurs qu'elle veut emmener avec elle pour les sauver, le roi n'en autorise que six à partir avec elle en janvier 1686. L'envoyé brandebourgeois Ézéchiel Spanheim l'aide, comme beaucoup d'autres émigrants, à quitter le pays[2].
Elle vit ensuite à Francfort-sur-le-Main, où elle soutient les Vaudois avec les maigres ressources qui lui restent. C'est là qu'elle meurt de la varicelle à l'âge de 67 ans.
Ascendance
modifierRéférences
modifier- ↑ (de) « Hessen-Kassel, Emilie von », Deutsche Biographie (consulté le )
- ↑ Dirk Van der Cruysse: Madame sein ist ein ellendes Handwerck, Liselotte von der Pfalz. Eine deutsche Prinzessin am Hof des Sonnenkönigs. Aus dem Französischen von Inge Leipold. 14. Auflage. Piper, München 2015, (ISBN 3-492-22141-6), S. 337.
Liens externes
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