Épaignes
Épaignes est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie. Ce nom était traditionnellement prononcé [e'paɲ], mais on entend de plus en plus fréquemment [e'pεɲ], d’après l’orthographe actuelle[1].
| Épaignes | |
La mairie. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Eure |
| Arrondissement | Bernay |
| Intercommunalité | Communauté de communes Lieuvin Pays d'Auge |
| Maire Mandat |
Marie-Paule Leblanc 2020-2026 |
| Code postal | 27260 |
| Code commune | 27218 |
| Démographie | |
| Gentilé | Épagnols |
| Population municipale |
1 597 hab. (2023 |
| Densité | 61 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 16′ 49″ nord, 0° 26′ 28″ est |
| Altitude | Min. 84 m Max. 181 m |
| Superficie | 26,1 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Pont-Audemer (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Beuzeville |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.mairie-epaignes.fr |
| modifier |
|
Géographie
modifierLocalisation
modifierCette commune du Nord-Ouest du département de l'Eure appartient à la région naturelle du Lieuvin[2] et se situe à 11 kilomètres au sud-ouest de Pont-Audemer.
Les communes limitrophes sont La Chapelle-Bayvel, Lieurey, La Poterie-Mathieu, Saint-Siméon, Saint-Sylvestre-de-Cormeilles, Selles et Vannecrocq.
Voies de communication et transports
modifierElle est distante de 13 kilomètres de la sortie 28 de l'autoroute A13.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le ruisseau de Sebec, le cours d'eau 02 de la commune de Epaignes[3], le Douet Tourtelle[4], le fossé 01 de la commune de Epaignes[5], le fossé 01 de la commune d'Epaignes[6] et le ruisseau du Val Jouen[7],[8],[Carte 1].
Le ruisseau de Sebec, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le ruisseau de Tourville à Tourville-sur-Pont-Audemer, après avoir traversé quatre communes[9].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la mare Hébert (0 ha)[Carte 1],[10].
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[14]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 924 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lieurey à 7 km à vol d'oiseau[17], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 893,1 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Épaignes est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pont-Audemer, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[21]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[22],[23].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (54,3 %), terres arables (30,1 %), zones agricoles hétérogènes (8 %), zones urbanisées (4,2 %), forêts (3,3 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous la forme Spania en 1035 et 1037[25], Espoigne en 1377 (lettres de rémission de Charles V), Épagnes en 1749, Épagne en 1792[26].
Ce toponyme évoque des colons venus d'Espagne à l’époque du Bas-Empire romain[27],[28]. Les Espagnols, venus d’Hispania, ont été autorisés par les Romains à fonder quelques colonies sur le territoire gaulois. François de Beaurepaire, dans Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, détache ces dénominations témoignant de la présence d'auxiliaires soldats-laboureurs issus du recrutement de volontaires ou de déportation de prisonniers.
Formations homonymes : Épagne (Aube, Somme), Épannes (Deux-Sèvres, hyspania en 1243)[27],[28].
Histoire
modifierFondé vers 1018 par le sire de Conches, Roger Ier de Tosny, alors qu'il rentrait de sa première campagne contre les Maures.
Au début du XVIIIe siècle, Louis Gautier, curé d'Epaignes (dont les armoiries sont enregistrées dans l'Armorial général de France[29]), fait devant la vicomté de Rouen un procès, qu'il perd, pour obtenir le rétablissement de 48 bancs qui se trouvaient dans l'église avant des travaux de réparation[30].
Le a été signé le « serment d'Épaignes » concernant l'avancement de la réunification des deux régions administratives de Basse-Normandie et de Haute-Normandie en une région unique de Normandie.
Héraldique
modifierPolitique et administration
modifierListe des maires
modifierPopulation et société
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].
En 2023, la commune comptait 1 597 habitants[Note 5], en évolution de −1,24 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
modifierLa fête locale d'Épaignes est la Saint-Antonin qui se déroule généralement le dernier week-end d'août.
Économie
modifierLa commune a créé une zone industrielle pour permettre la construction d'une usine de chocolaterie et d'une entreprise de BTP Poulingue. Dernièrement, la mairie a créé une zone artisanale qui sera le cœur de l'économie d'Épaignes.
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifierPatrimoine naturel
modifierPersonnalités liées à la commune
modifier- Hervé Morin, ancien ministre de la Défense, né à Pont-Audemer, y a passé son enfance et en a été le maire de 1995 à 2016.
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Épaignes sur le site de l'Institut géographique national
- Épaignes sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- 1 2 « Réseau hydrographique d'Épaignes » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ Graphie archaïque et mal comprise : le trigramme -ign- notait autrefois le « n mouillé » [nʲ], devenu aujourd'hui [ɲ] : le mot Épaignes se segmentait donc Épa-ignes et non Épai-gnes. Le même accident de lecture est survenu aux mots Montaigne et araignée.
- ↑ « Le Lieuvin », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 02 de la commune de Epaignes ».
- ↑ Sandre, « le Douet Tourtelle ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la commune de Epaignes ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la commune d'Epaignes ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Val Jouen ».
- ↑ « Fiche communale d'Épaignes », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le ruisseau de Sebec ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Épaignes et Lieurey », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lieurey », sur la commune de Lieurey - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lieurey », sur la commune de Lieurey - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pont-Audemer », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Jean Adigard des Gautries, « Les noms de lieux de l'Eure attestés de 911 à 1006 », Annales de Normandie, 4e année, no 3-4, 1954, p. 237.
- ↑ Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 76.
- 1 2 Pierre Miquel, Petite histoire des noms de lieux, villages et villes de France, 2016 (ISBN 2226381767).
- 1 2 Jacques Cellard et Éric Vial, Trésors des noms de famille, des noms de villes et de villages, 2017 (ISBN 241001223X).
- ↑ https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110594k/f943.image
- ↑ Pièces de la procédure poursuivie en la vicomte de Rouen entre Louis Gautier, curé d'Epaignes, d'une part, et la veuve d'Etienne Dubusc, entrepreneur des réparations et réédifications de l'église d'Epaignes, d'autre part, pour obtenir le rétablissement par cette dernière de quarante-huit bancs qui se trouvaient dans l'église avant lesdites réparations. (Le jugement du vicomte de Rouen, qui vise le devis de ces réparations montant à 7200 livres et le procès-verbal de réception des travaux par Jean-Baptiste de Lorme, déboute le curé de sa demande et le condamne aux dépens.). Archives départementales de l'Eure, cote : G592. Date : 1712-1713.
- ↑ « Marie-Paule Leblanc est élue maire (DP) », paris-normandie.fr, 3 juin 2016
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no IA00050126, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no IA00050129, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Corbie », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « Le Haut Bassin de la Calonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « Le bois de la mine d'or », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La mare de Ceffrey », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « Saint-Sauveur », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La haute vallée de la Calonne », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
- ↑ « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).

