Épigraphe (architecture)
En architecture, une épigraphe, gravée ou peinte sur un édifice, est une devise, une phrase sur la destination de celui-ci.

L'épigraphe peut mentionner le nom du maître d'œuvre, voire du maître d'ouvrage, et parfois de celui de l'entreprise de construction. Quand l'année de construction est mentionnée on parle de chronogramme, dans une des acceptations de ce terme.
Épigraphes architecturales célèbres
modifierParis
modifierSur chacun des frontons du Palais de Chaillot, construit pour l’Exposition universelle de 1937 à Paris, sont apposées quatre citations commandées à Paul Valéry qui évoquent les fonctions du palais:
Dans ces murs voués aux merveilles
J’accueille et garde
Les ouvrages de la main
Prodigieuse de l’artiste
Égale et rivale de sa pensée
L’une n’est rien sans l’autre
Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu’à toi
Ami n’entre pas sans désir
Choses rares ou choses belles
Ici savamment assemblées
Instruisent l’œil à regarder
Comme jamais vues
Toutes choses qui sont au monde.
Tout homme crée sans le savoir
Comme il respire
Mais l’artiste se sent créer
Son acte engage tout son être
Sa peine bien aimée le fortifie
Les lettres d’or de l’épigraphe sur les deux pavillons du Palais de Chaillot sont du Peignot, un caractère dessiné par A. M. Cassandre, pour l'exposition.
L’inscription sur le Panthéon à Paris:
Aux grands Hommes, la patrie reconnaissante
Rouen
modifierLe musée de Jeanne d'Arc : inscription, présente sur un des murs du musée consacré à Jeanne d'Arc situé sur la place du Vieux-Marché de Rouen, lieu de son bûcher. Ses cendres auraient été déversées dans la Seine. Cette inscription épitaphique est issue du discours d'André Malraux lu à l'occasion de la commémoration de l'anniversaire de la mort de Jeanne d'Arc, le [1].
Ô Jeanne, sans sépulcre et sans portrait,
Toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants
Rome
modifierIdentité du commanditaire du Panthéon gravée, en 27 av. J.-C., sur son fronton : « M·AGRIPPA·LF·COS·TERTIUM·FECIT », ce qui signifie « Marcus Agrippa, fils de Lucius, Consul pour la troisième fois, le construisit. ».
Notes et références
modifierArticles connexes
modifierAnnexes
modifierLiens externes
modifier- « Palais de Chaillot », sur paris1900.lartnouveau.com, (consulté le ).
- « Laissez-vous conter Jeanne d'Arc » [PDF], sur metropole-rouen-normandie.fr (consulté le ).
- « Rouen au temps de Jeanne d'Arc : quand la gastronomie rencontre l'histoire », sur rouentourisme.com (consulté le ).