Étienne Borne

philosophe français

Étienne Borne, né le à Manduel (département du Gard)[1], mort le à La Celle-Saint-Cloud (département des Yvelines), est un philosophe et un journaliste français du courant démocrate-chrétien.

Étienne Borne
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Fonction
Inspecteur général de l'Éducation nationale (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
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Enfant
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A travaillé pour
Maître
Distinctions

Biographie

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Étienne Vincent Borne est issu d'une famille d'enseignant.

Son père, André Ernest Borne, est répétiteur au collège de Béziers. Durant la Grande Guerre, il est mobilisé au sein du 19e régiment d'artillerie[2].

Entre 1912 à 1924, Étienne Borne effectue ses études secondaires au lycée Henri-IV de Béziers. Entre 1924 et 1926, il effectue ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Henri-IV à Paris où il suit l'enseignement d'Alain.

En 1926, il est admis à l'École normale supérieure au sein de la même promotion que Maurice Merleau-Ponty[3]. En 1930, il est reçu, le septième, à l'agrégation de philosophie[4].

L'enseignement philosophique

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Étienne Borne est professeur de philosophie en classes terminales à partir de la rentrée 1932 successivement au lycée Sainte-Marie de Neuilly, au lycée de Nevers, au lycée Racine à Paris, au lycée de Valenciennes et enfin dans son ancien lycée de Béziers. À la rentrée 1941, il est nommé en khâgne à Toulouse. À partir de 1945 il occupe la double chaire de son maître, Alain, au lycée Henri-IV à Paris et au lycée Louis-le-Grand, où il aura pour élève Jacques Derrida.

En 1961, il est nommé inspecteur de l'Académie de Paris, puis inspecteur général de philosophie en 1971.

Il prend sa retraite de l'enseignement en 1975[5].

Il est inhumé à Châteauneuf-Val-Saint-Donat, dans les Alpes-de-Haute-Provence.

L'engagement militant et l'activité du chroniqueur

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Étienne Borne s'inscrit dans le sillage du philosophe chrétien personnaliste, Emmanuel Mounier et du christianisme social de Marc Sangnier.

Dans les années 1930, Étienne Borne participe au lancement de La Vie intellectuelle et de la revue Esprit d'Emmanuel Mounier. Il collabore aux hebdomadaires Sept et Temps Présent.

À partir du 17 juin 1940, il s'engage auprès d'Edmond Michelet en publiant des tracts pour une « France libre ». Il est désigné commissaire à l'information pour la région toulousaine par le comité d'Alger[6]. En 1943, il contribue à la brochure anonyme imprimée de manière clandestine à 5 000 exemplaires par le Mouvement national contre le racisme à l'initiative de Vladimir Jankélévitch : Le Mensonge raciste, avec un essai intitulé « Racisme et Christianisme »[7].

Après la Libération, il participe activement à la création du Mouvement républicain populaire (MRP). Il fut ensuite chroniqueur au journal La Croix.

Publications

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Ouvrages

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  • Le Travail et l'homme, en collaboration avec François Henry, Les Iles, Desclée de Brouwer, 1937
  • Pour le temps de la douleur, les Cahiers du Rhône, La Baconnière, 1943.
  • De Marc Sangnier à Marc Coquelin, Privat, 1953.
  • Dieu n’est pas mort. Essai sur l’athéisme contemporain, Fayard, 1956 ; puis Foi Vivante, no 160, 1974.
  • Le Problème du Mal, coll. « Initiation philosophique », no 33, Presses universitaires de France, Paris, 1958 ; réédition dans la coll. « Quadrige », Paris, 1992.
  • Passion de la vérité, Fayard, 1962.
  • Jésus (en collaboration avec Robert Aron, François Refoulé, Jean Daniélou, Georges Casalis,Jacques Madaule, Jean Guitton, Louis Leprince-Ringuet et Ambroise-Marie Carré, Hachette, collection Génies et Réalités, 272p. 1971 (BNF 35302435)
  • Emmanuel Mounier ou le Combat pour l'homme, éditions Pierre Seghers, 1972.
  • Commentaires, recueil de textes d'actualité publiés entre 1972 et 1977, Éditions du Cerf, 1977.
  • Les Nouveaux Inquisiteurs, Presses universitaires de France, 1982.

Articles, préfaces

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Traduction

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  • Johannes Haessle, Le Travail, Paris, 1933 (traduction de Das katholische Arbeits-ethos nach Thomas von Aquino und Leo XIII, ein Beitrag zur wirtschaftsgeiste der Katholizismus, Fribourg-en-Brisgau, 1923)

Notes et références

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  1. ↑ Archives départementales du Gard, « État civil de Manduel, registre des naissances de 1886 à 1907, vue 211 / 218, 5E8012 » Accès libre, sur https://archives.gard.fr (consulté le )
  2. ↑ Archives départementales du Gard, « Registres matricules militaires, bureau de recrutement de Vauvert, classe 1890, matricule n°120, 1 R 767 » Accès libre, sur https://archives.gard.fr (consulté le )
  3. ↑ Lucienne - Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1926 » Accès libre, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le )
  4. ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 » Accès libre, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le )
  5. ↑ Pour sa carrière, voir Anne Baudart, « La passion du bien », L'Enseignement philosophique, septembre-octobre 1993, p. 77-83.
  6. ↑ Anne Baudart, op. cit., p. 80.
  7. ↑ Françoise Schwab, « Vladimir Jankélévitch à Toulouse. 1940-1945. Une parenthèse inoubliable. La guerre », Cités, no 70, 2017, p. 113.
  8. ↑ Réédité en annexe de Jean Estèbe, Les Juifs au temps de Vichy à Toulouse et en Midi toulousain, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 1996.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Étienne Borne, philosophie personnaliste et démocrate engagé, numéro spécial de France-forum, no 239-240-241, octobre-décembre 1987, 106 pp.
  • Anne Baudart, Jacques Muglioni et Patrice Henriot, « Étienne Borne 1907-1993 », dans L'Enseignement philosophique, volume 44/1, septembre-octobre 1993, p. 77-90.

Liens externes

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