Étoy
Etoy [ɛtwa] est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Morges.
| Etoy | ||||
Vue du château d'Etoy. | ||||
Armoiries |
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| Administration | ||||
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| Pays | ||||
| Canton | ||||
| District | Morges | |||
| Communes limitrophes | Villars-sous-Yens, Saint-Prex, Buchillon, Allaman, Aubonne, Lavigny | |||
| Syndic Mandat |
Florian Bruneton 2021-2026 |
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| NPA | 1163 | |||
| No OFS | 5636 | |||
| Démographie | ||||
| Gentilé | Étierruz | |||
| Population permanente |
2 962 hab. (31 décembre 2024) | |||
| Densité | 603 hab./km2 | |||
| Langue | Français | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 46° 29′ 13″ nord, 6° 25′ 08″ est | |||
| Altitude | 459 m |
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| Superficie | 4,91 km2 | |||
| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : Suisse
Géolocalisation sur la carte : canton de Vaud
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| Liens | ||||
| Site web | www.etoy.ch | |||
| Sources | ||||
| Référence population suisse[1] | ||||
| Référence superficie suisse[2] | ||||
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Géographie
modifierToponymie
modifierLe nom de la commune, qui se prononce [ɛtwa], dérive probablement l’ancien français estui, qui désigne un lieu où on range quelque chose[5].
Sa première occurrence écrite date de 1145-1159, sous la forme de Stuie[5].
La commune se nomme Etiai[6] ou Ètyè[7] en patois vaudois.
Histoire
modifierLe prieuré d'Etoy est mentionné pour la première fois dans la documentation au début du XIIe siècle[8] et il relève de l'abbaye du Grand-Saint-Bernard (Mont-Joux)[9]. Sa fondation pourrait être antérieure, car la paroisse est desservie par un aumônier du Grand-Saint-Bernard dès le milieu du IXe siècle[8].
Selon Louis Charrière (1870), le prieuré pourrait être une fondation de la famille d'Aubonne[10]. Son hypothèse repose sur le fait que les membres de cette famille ont détenue la garde et l'avouerie du prieuré, mais aussi parce que l'église d'Aubonne relevait de ce même prieuré[10]. Le chanoine Francey (1910), auteur d'un article sur le prieuré, commence son étude avec l'hypothèse de Charrière, tout en proposant que cette fondation pourrait être attribuée aux seigneurs de Hauteville[8].
Le village n'est mentionné qu'en 1215[9].
Au XIVe siècle, le prieuré est placé sous le gouvernement direct du prévôt du Mont-Joux[9].
Au tout début du XVIIIe siècle, Etoy appartient au nouveau bailliage d'Aubonne (1701) et possède deux cours de justice, l'une relevant de Berne, la seconde du prieuré[9],[11].
Population et société
modifierGentilé et surnom
modifierLes habitants de la commune se nomment les Étierruz[6].
Ils sont surnommés les Écureuils (lè z'Etiâiru en patois vaudois)[6].
Démographie
modifierÉvolution de la population
modifierLa commune compte 2 962 habitants au 31 décembre 2024 pour une densité de population de 603 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2023, sa population a augmenté de 2,9 % (canton : 18,6 % ; Suisse : 9,4 %)[12].
Pyramide des âges
modifierEn 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 32,9 %, au-dessous de la valeur cantonale (34,6 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 23,1 %, alors qu'il est de 22,5 % au niveau cantonal[14].
La même année, la commune compte 1 434 hommes pour 1 479 femmes, soit un taux de 49,2 % d'hommes, supérieur à celui du canton (49,1 %)[14].
Education
modifierLa scolarité obligatoire à Etoy est organisée en lien avec l’Association scolaire Aubonne-Gimel-Etoy (ASSAGIE). L’établissement primaire de Gimel-Etoy[15] accueille les élèves en primaire, de la 1ère à la 8e années, de plusieurs communes de l’ASSAGIE (Etoy, Gimel, Essertines-sur-Rolle, Buchillon, Lavigny, Saint-Oyens, St-Livres et Saubraz). L’établissement scolaire Aubonne et environs accueille les élèves en secondaire, de la 9e à la 11e.
Les élèves de la 1ère à la 4e année HarmoS fréquentent le collège des Écureuils à Etoy ou le collège de Buchillon, tandis que ceux de la 5e à la 8e année HarmoS sont scolarisés au collège des Communaux à Etoy. Les élèves de la 9e à la 11e année HarmoS poursuivent leur scolarité au collège d’Aubonne.
La commune d’Etoy accueille également le Gymnase d’Etoy[16], qui a été ouvert progressivement dès 2020 comme site du Gymnase de Nyon, avant de devenir un établissement autonome à la rentrée d’août 2023.
Entreprises
modifierLa commune abrite depuis 2009 l'un des deux sièges mondiaux de Chiquita Brands International[17].
Monuments
modifierLa commune compte un château du XIIIe siècle sur son territoire[18].
Liens externes
modifier- Site officiel
- Ressource relative au spectacle :
Références
modifier- 1 2 3 « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel »
, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - 1 2 « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes »
[xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - ↑ Office fédéral de la statistique, « Statistique de la superficie standard - Communes selon 4 domaines principaux »
[xls], sur www.bfs.admin.ch, (consulté le ). - ↑ « Limites de commune »
, sur geo.admin.ch (consulté le ). - 1 2 ks/fc, « Étoy »
, sur toponymes.ch (consulté le ). - 1 2 3 Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens-sur-Morges, Cabédita, , 129 p. (ISBN 2-88295-339-9), p. 43
- ↑ Paul Fehlmann, Ethniques, surnoms et sobriquets des villes et villages en Suisse romande, Haute-Savoie et alentour, dans la vallée d'Aoste et au Tessin, Genève, Jullien, , 274 p. (ISBN 2-88412-000-9), p. 49
- 1 2 3 Chanoine Francey, « Le prieuré d'Étoy », Revue d'histoire ecclésiastique suisse, no 4e année, , p. 98-115 (lire en ligne).
- 1 2 3 4 Germain Hausmann, « Étoy » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- 1 2 Louis Charrière, Les dynastes d'Aubonne, Lausanne, Mémoires et documents publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, , 180 p. (lire en ligne), p. 139 à 313.
- ↑ Jean-Jacques Bouquet, « Aubonne (seigneurie, district) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
- ↑ « Variation de la population résidante permanente, de 2010 à 2023 »
, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - ↑ « Évolution de la population des communes 1850-2000 »
, sur Office fédéral de la statistique, (consulté le ). - 1 2 3 4 « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, la nationalité (catégorie), le lieu de naissance, le sexe et la classe d'âge »
, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ). - ↑ « Etablissement primaire Gimel-Etoy », sur www.epgimel-etoy.ch (consulté le )
- ↑ « Le gymnase », sur Gymnase d'Etoy (consulté le )
- ↑ Olivier Grivat, « Le roi de la banane règne depuis les bords du Léman », sur swissinfo.ch, (consulté le )
- ↑ « Château d'Étoy », sur swisscastles.ch (consulté le )
