Île Adèle
L'île Adèle ou Motuareronui en maori, est une petite île au large de la côte nord de l'île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Elle fait partie du parc national Abel Tasman[1] . Elle a été nommée ainsi par Jules Dumont d'Urville en hommage à sa femme Adèle. En , le nom de l'île a été officiellement modifié pour adopter la double appellation Motuareronui/Île Adèle (Motuareronui/Adele Island en anglais)[2].
| Île Adèle Motuareronui (mi) | ||
Vue de l'île Adèle depuis la baie de Tasman | ||
| Géographie | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Localisation | Baie de Tasman | |
| Coordonnées | 40° 58′ 50″ S, 173° 03′ 33″ E | |
| Point culminant | 119 m | |
| Administration | ||
| Démographie | ||
| Population | Aucun habitant (2024) | |
| Autres informations | ||
| Découverte | 1827 | |
| Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Zélande
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| Île en Nouvelle-Zélande | ||
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Toponymie
modifierLe nom français de l'île a été attribué en janvier 1827 par le navigateur et naturaliste Jules Dumont d'Urville lors de son expédition à bord de la frégate l'Astrolabe. D'Urville baptisa l'île en l'honneur de son épouse, Adèle Pépin[3]. Il nomma de la même façon plusieurs autres lieux de la région : l'île Pepin (Pepin Island), toujours en hommage à son épouse, ainsi que le mouillage de l'Astrolabe (Astrolabe Roadstead), du nom de son navire, et Croisilles Harbour, en l'honneur de la famille maternelle de sa femme.
Le nom māori Motuareronui est composé de trois éléments : motu (île), arero (langue, au sens anatomique) et nui (grand), ce qui peut se traduire par « la grande île en forme de langue ». L'île Fisherman voisine porte symétriquement le nom de Motuareroiti, iti signifiant petit. Toutefois, le naturaliste Philip Simpson souligne que cette désignation est probablement inexacte, les deux îles ne présentant pas de forme particulièrement évocatrice d'une langue, et suggère que leurs noms māori respectifs auraient pu être intervertis lors de leur officialisation[3].
En août 2014, la New Zealand Geographic Board (NZGB) officialise la double appellation Motuareronui / Adele Island, dans le cadre d'une politique nationale de reconnaissance des toponymes māori issue des accords du Traité de Waitangi[4].
Géographie
modifierLocalisation
modifierL'île Adèle est située dans la baie de Tasman, à proximité immédiate de l'île Fisherman (Motuareroiti), qui la jouxte au sud à environ 700 mètres[5]. Ensemble, ces deux îles abritent un plan d'eau calme connu sous le nom de mouillage de l'Astrolabe (AstrolabeRoadstead), apprécié des kayakistes et des plaisanciers[3],[6].
Relief et dimensions
modifierHistoire
modifierXIXe siècle
modifierDans les années 1850, l'île Adèle et l'île Fisherman voisine sont rachetées par un percepteur des douanes de Nelson. Elles sont cependant confisquées par le gouvernement néo-zélandais en raison d'un détournement de fonds de la part de l'acquéreur. Les deux îles sont classées réserves naturelles pittoresques dès 1895[3].
Intégration au parc national (1942)
modifierL'île Adèle est intégrée au parc national Abel Tasman lors de sa création en 1942. Ce parc, qui couvre 237 km², est le plus petit parc national de Nouvelle-Zélande[8].
Environnement naturel
modifierStatut de protection
modifierLa gestion de l'île est assurée par le Ministère de la Conservation. Parmi les îles du parc, l'île Adèle et l'île Fisherman voisine sont les moins perturbées par l'activité humaine : elles ne sont pas colonisées par des prédateurs mammifères introduits, ce qui leur confère un statut écologique particulier et justifie des restrictions d'accès plus strictes pour les visiteurs.
En 2017, les trois îles (Adèle, Fisherman et Tonga) ont été officiellement déclarées exemptes de rongeurs invasifs suite à un programme d'éradication réussi, permettant la réintroduction d'espèces d'oiseaux indigènes menacées[9].
Faune
modifierL'absence de prédateurs mammifères de grande taille fait de l'île Adèle un refuge important pour l'avifaune locale. Les principales espèces présentes sont :
- Le kororā (Eudyptula minor), seul manchot présent en Nouvelle-Zélande et le plus petit du monde. Les rookeries de l'île Adèle et de l'île Fisherman comptent parmi les plus importantes du parc national[10].
- Des souris grises (Mus musculus) sont présentes sur l'île, et des hermines (Mustela erminea) sont susceptibles d'y accéder à la nage depuis la côte, représentant une menace pour l'avifaune nicheuse[5].
- Des otaries à fourrure fréquentent également les eaux environnantes[10].
Le programme de restauration écologique de 2017 a également permis la réintroduction du merle de l'île du Sud (toutouwai) et du saddleback néo-zélandais (tīeke), deux espèces d'oiseaux indigènes antérieurement menacées par les rongeurs invasifs[9]. La Nouvelle-Zélande a pour objectif d'être exempte de prédateurs d'ici 2050[11].
Flore
modifierLa végétation est dominée par une forêt indigène dense, où l'on retrouve notamment du rātā (arbre indigène), du mataī' (podocarpus indigène), du miro (conifère indigène) et du hinau (arbre de la famille des Elaeocarpaceae)[8]. L'île a été moins affectée que les zones continentales du parc par les défrichements pratiqués par les premiers colons européens[12].
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Motuareronui / Adele Island » (voir la liste des auteurs).
- ↑ « Abel Tasman National Park », dans Dale H. Hoiberg, Encyclopedia Britannica, vol. I: A-ak Bayes, Chicago, IL, Encyclopedia Britannica Inc., , 15th éd., 25 p. (ISBN 978-1-59339-837-8)
- ↑ (en-NZ) « NZGB decisions - August 2014 », sur Land Information New Zealand (LINZ) (consulté le )
- 1 2 3 4 (en) Philip Simpson, Down the Bay : a natural and cultural history of Abel Tasman National Park, Nelson, Potton & Burton, , 21–23 p. (ISBN 978-0-947503-93-2)
- ↑ (en) « NZGB decisions – August 2014 », sur Land Information New Zealand (LINZ), (consulté le )
- 1 2 (en) C. M. King, B. J. Karl et R. J. Atkinson, « Stoats (Mustela erminea) on Adele and Fisherman Islands, Abel Tasman National Park, and other offshore islands in New Zealand », New Zealand Journal of Ecology, vol. 19, no 2, , p. 140–145 (lire en ligne)
- ↑ « Parc national Abel Tasman », sur Global National Parks (consulté le )
- ↑ (en) « Place name detail: Motuareronui / Adele Island », sur New Zealand Gazetteer, Land Information New Zealand (LINZ) (consulté le )
- 1 2 (en) « Abel Tasman National Park », sur Department of Conservation – Te Papa Atawhai (consulté le )
- 1 2 (en) « Abel Tasman Islands Predator-Free », sur Island Conservation (consulté le )
- 1 2 (en) « Flora & Fauna – Plant, bird & marine life in the Abel Tasman », sur abeltasman.com (consulté le )
- ↑ (en) « Predator Free 2050: Boon to Human Health », sur Island Conservation (consulté le )
- ↑ (en) « Abel Tasman National Park, New Zealand », sur globalnationalparks.com (consulté le )
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la géographie :