Ōita-ben

dialecte du japonais

L'Ōita-ben (大分弁 ōitaben en japonais) est un dialecte japonais parlé dans la préfecture d'Ōita, dans la région de Kyūshū.

Classification

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L'Ōita-ben est classé ainsi :

Sous-dialectes

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L'Ōita-ben dans son ensemble présente de nombreuses similitudes avec les dialectes des régions de Chūgoku et de Shikoku, et peut être considéré comme plus ou moins unique parmi les dialectes de Kyūshū. Par exemple, il n'utilise pas la particule ばってん (batten), la terminaison adjectivale ‐か (-ka) ni les particules finales ばい (bai) et たい (tai), caractéristiques des dialectes Hichiku (sauf dans la partie occidentale, comme à Hita). L'accentuation est de type tokyoïte externe.

Le dialecte de la préfecture d'Ōita peut être divisés en cinq sous-dialectes, en fonction des différences de phonologie, de vocabulaire et de grammaire[1] :

  1. Dialecte du nord-est de la côte (partie orientale de la péninsule de Kunisaki) ;
  2. Dialecte du sud de la côte (le long de le côte du détroit de Bungo, de la ville de Tsukumi jusqu'à la ville de Saiki) ;
  3. Dialecte occidental (ville de Hita, la majeure partie du district de Kusu, et la ville de Yamakuni dans la commune de Nakatsu)
  4. Dialecte septentrional (au nord de la ville de Beppu (comprise), en excluant la zone 1) ;
  5. Dialecte méridional (au sud de la ville d'Oita (comprise), en excluant la zone 2).

Parmi ceux-ci, le dialecte occidental présente des points communs avec les dialectes Hichiku, tels que les particules finales ばい (bai) et たい (tai), ainsi que la particule syntagmatique ‐つ (-tsu). En particulier, le dialecte de la région de Hita (日田弁 hitaben en japonais) partage des points communs avec les dialectes Hichiku, tels que l'utilisation de la particule d'opposition ばってん (batten), la terminaison adjectivale ‐か (-ka) pour よい (yoi) et ない (nai). Ce dialecte a également le même type d'accentuation et un large vocabulaire commun.

Le dialecte du nord-est de la côte et le dialecte du sud de la côte partagent des caractéristiques phonologiques similaires[2].

Phonologie

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Consonnes

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La tendance à prononcer テ (te) comme チェ (che) et デ (de) comme ヂェ (je) est une caractéristique de l'Ōita-ben. En particulier, la particule て (te) se prononce comme チェ (che) ou チ (chi)[3].

Exemples : あん二人結婚したっちよ (an futari kekkon shita cchi yo) au lieu de あの二人結婚したってよ (ano futari kekkon sita tte yo) ; ちょっと聞いちくり (chotto kiichi kuri) au lieu de ちょっと聞いてくれ (chotto kiite kure).

La particule casuelle で (de) se prononce comme ヂェ (je) ou ヂ (ji)[4].

Exemple : 店ぢおうた (mise ji ōta) au lieu de 店で会った (mise de atta).

Aussi, les prononciations de エ (e) comme イェ (ye /je/), セ (se) comme シェ (she), ゼ (ze) comme ジェ (je /ʒe/) sont courantes dans les dialectes de Kyūshū en général ; mais dans la préfecture d'Ōita, /e/ a tendance à se prononcer /je/ dans tous les cas (donc on peut avoir ケ (ke) prononcé comme キェ (kye /kje/) par exemple) : les consonnes sont palatalisées devant /e/[3].

Dans certaines régions, quand on a ン (n') suivi des sons de rang ∅-, y- ou w-, ces derniers se transforment en sons de rang n-. Ceci est particulièrement vrai, dans de nombreuses régions, avec les particules を (o) et わ (wa)[5].

Exemples : ミカンな (mikanna) au lieu de ミカンは (mikan wa) ; 本の (honno) ou 本ぬ (honnu) au lieu de 本を (hon o).

Dans quasiment toute la préfecture à l'exception des régions de Hita et de Kusu, il existe une confusion entre les sons de rang z- et de rang d-. Particulièrement, ザ (za) a tendance à devenir ダ (da) et ゾ (zo) a tendance à devenir ド (do)[5].

Exemple : どうきん (dōkin) au lieu de 雑巾 (zōkin).

Il y aussi des régions qui inversent les sons de rang z- et de rang r-. Particulièrement, ラダ (rada) a tendance à) devenir ダラ (dara)[5].

Exemples : かだら (kadara) au lieu de 体 (karada) ; はだら (hadara) au lieu de 原田 (harada).

La prononciation de ツ (tsu) comme トゥ (tu /tɯ/) semble être un vestige, elle n'est présente plus que chez quelques personnes d'âge moyen et au-dessus.

Exemple : とぅまらん (tumaran) au lieu de 詰まらない (tsumaranai).

Il existe également des régions où les yotsugana sont distingués : ジ (zi /ʑi/) se distingue de ヂ (di /dʑi/) et ズ (zu /zɯ/) se distingue de ヅ (du /dzɯ/) : cela correspond principalement aux régions de Hita et de Kusu à l'ouest, et dans la région des villes de Saiki et Bungo-Ōno au sud (ce qui correspond à la zone en violet).

Il existe également des zones allant de la région de Kusu aux villes d'Usa et de Nakatsu où ジ (zi) et ヂ (di) ne sont pas distingués (tous deux prononcés /dʑi/) mais où ズ (zu /zɯ/) et ヅ (du /dzɯ/) le sont (ce qui correspond à la zone en orange)[6].

Yotsugana

Contrairement au japonais tokyoïte, l'Ōita-ben ne possède pas la consonne [ŋ] en initiale de syllabe (par exemple, dans certains dialectes du nord-est du Japon, la particule が (ga) se prononce [ŋa] et non [ga] ; ce n'est pas le cas de ce dialecte).

Il y a des zones où わ (wa) se transforme en あ (a), et aussi des régions où わ (wa) n'existe simplement pas. Cette particularité se trouve dans la région de la côte de Buzen et dans une partie de la côte du détroit de Bungo[7].

Exemples : まあた (maata) au lieu de 真綿 (mawata) ; あら (ara) au lieu de わら (wara).

On peut trouver les prononciations anciennes クヮ /kwa/ et グヮ /gwa/ pour カ et ガ dans certains mots d'origine chinoise. Cependant, on ne trouve pas cette particularité au niveau de la côte de Buzen et le long de la côte, au sud de Tsukumi. Aujourd'hui, cette particularité ne se retrouve d'ailleurs que chez les locuteurs âgés[8].

Exemples : くゎじ (kwaji) au lieu de 火事 (kaji) ; しょうぐゎとぅ (shōgwatu) au lieu de 正月 (shōgatsu).

La gémination devant les consonnes sonores est courante dans la moitié nord de la préfecture[9].

Exemples : てっどう (teddō) au lieu de 鉄道 (tetsudō) ; こっご (koggo) au lieu de 国語 (kokugo).

Voyelles simples

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Il y a désonorisation ou disparition des voyelles /i/ et /ɯ/ au milieu et à la fin des mots, particulièrement dans les régions de Hita et de Kusu et dans la zone côtière de Buzen[9].

Assimilation vocalique

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Les assimilations vocaliques suivantes se produisent dans l'Ōita-ben. Dans les régions montagneuses, surtout chez les personnes âgées, l'assimilation vocalique ne se produit pas. Quand elle se produit avec i, l'assimilation vocalique amène une palatalisation, ou parfois une labialisation (avec un son /w/)[10].

  1. /ai/ devient /eː/. Par exemple, 辛い (karai) → かれー (karē) ; 浅い (asai) → あせー (asē) ou あしぇー (ashē) ; 挨拶 (aisatsu) → うぇーさとぅ (wēsatu).
  2. /ui/ devient /iː/. Par exemple, 明るい (akarui) → あかりー (akarī) ; あつい (atsui) → あてぃー (atī) ou あちー (achī).
  3. /ei/ devient /iː/, sauf dans les mots plus ou moins récents. Par exemple, 姪 (mei) → みー (mī) mais 英語 (eigo, anglais) ne change pas.
  4. /oi/ devient /iː/, ou /eː/ dans les dialectes du nord-est et du sud de la côte. Par exemple, 黒い (kuroi) → くりー (kurī) ou くれー (kurē).
  5. /au/ devient /oː/. Par exemple, 買うて (kaute) → こうて (kōte) ; たたかう (tatakau) → たたこう (tatakō).
  6. /iu/ devient /juː/. Par exemple, 言うて (iute) → ゆーて (yūte).

Comme dans d'autres régions de Kyūshū, les anciens sons /oː/ et /eu/ deviennent /uː/ et /juː/, à la place de /oː/ et /joː/ comme en japonais standard. Exemples : うーかぜ (ūkaze) au lieu de 大風 (ōkaze) [< おほかぜ /oːkaze/] ; きゅー (kyū) et 今日 (kyō) [< けふ /keu/][11].

Accentuation

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L'accentuation de l'Ōita-ben est de type tokyoïte externe dans la majeure partie de la préfecture.

L'accentuation de la majeure partie de la région de Hita est un peu différent de l'accentuation de type tokyoïte externe (et est plutôt similaire au type des dialectes Hichiku). Cependant, dans les anciens villages de Nakatsue et de Kamitsue (qui appartiennent à la commune), plus proches de la préfecture de Kumamoto, il n'y a pas d'accentuation.

Mots avec une accentuation différente du japonais standard

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À gauche, on trouve l'accentuation standard, à droite, l'accentuation typique de l'Ōita-ben. En gras sont les mores prononcées avec une note haute, tandis que celles qui ne le sont pas sont prononcées avec une note basse.

  • ya : ya (矢) ;
  • ono : ono (斧) ;
  • kumo : kumo (雲) ;
  • nomi : nomi (蚤) ;
  • fuku : fuku (服) ;
  • aida : aida (間) ;
  • abura : abura (油) ;
  • awabi : awabi (鮑);
  • itachi / itachi : itachi (鼬) ;
  • obasan : obasan (おばさん) [quand il s'agit du mot qui désigne la tante (伯母さん ou 叔母さん), on a l'accentuation standard) ;
  • kawara : kawara (瓦) ;
  • kimono : kimono (着物) ;
  • kinjo : kinjo (近所) ;
  • senaka : senaka (背中);
  • tasuki : tasuki (襷);
  • tabako : tabako (煙草) ;
  • chiyoko : chiyoko (千代子) [aussi, les noms propres à trois mores en ~子 (-ko), comme 美代子 (Miyoko) et 春子 (Haruko) ont tendance à prendre cette accentuation bas-haut-bas).
  • tsutsuji / tsutsuji : tsutsuji (躑躅) ;
  • hashira / hashira : hashira (柱);
  • hatachi : hatachi (二十歳) ;
  • misao : misao (操);
  • yuube : yuube (夕べ) ;
  • warabi : warabi (蕨) ;
  • saku : saku (咲く) ;
  • nuku : nuku (抜く) ;
  • hairu : hairu (入る) ;
  • ooi : ooi (多い) ;
  • Les mots composés de deux mores de type 2 ont une accentuation heiban (uniquement des notes basses) dans l'Ōita-ben (ce qui correspond au type tokyoïte externe). On a notamment les mots ishi (石), iwa (岩), uta (歌), kami (紙), kawa (川), tabi (旅), tera (寺), nashi (梨), natsu (夏), hashi (橋), hata (旗), hiji (肘), fuyu (冬), machi (町), mune (胸), mura (村), yuki (雪), etc. ;
  • Les mots composés de trois mores de type 5 ont souvent une accentuation nakadaka (accentué sur la deuxième more). On a notamment les mots momiji (紅葉), inochi (命), sugata (姿), asahi (朝日), namida (涙), etc. ;
  • Les mots composés de trois mores de type 6 ont souvent une accentuation atamadaka (accentué sur la première more). On a notamment les mots nezumi (鼠), usagi (兎), unagi (鰻), kitsune (狐), hibari (雲雀), suzume (雀), mimizu (蚯蚓), etc. ;
  • Les mots composés de trois mores de type 7 ont souvent une accentuation atamadaka. On a notamment les mots ichigo (苺), ushiro (後ろ), kujira (鯨), kusuri (薬), tarai (盥), etc. ;

Grammaire

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Conjugaison

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Le groupe des nagyō-henkaku existe encore (avec 死ぬ (shinu) et 往ぬ (inu), bien que 往ぬ (inu) ne soit plus utilisé en japonais standard). Cependant, la forme terminale est devenue comme la forme attributive (phénomène historique dans l'évolution de la langue).

Forme du dictionnaire Dialecte Forme verbale
Forme irréalisée Forme conjonctive Forme terminale Forme attributive Forme hypothétique Forme impérative
死ぬ (shinu)・往ぬ (inu) Japonais standard ‐な (-na) ‐に (-ni) ‐ぬ (-nu) ‐ぬ (-nu) ‐ね (-ne) ‐ね (-ne)
Ōita-ben ‐な (-na) ‐に (-ni) ‐ぬる (-nuru) ‐ぬる (-nuru) ‐ぬら (-nura) ‐ね (-ne)・‐によ (-niyo)
Ancien japonais ‐な (-na) ‐に (-ni) ‐ぬ (-nu) ‐ぬる (-nu) ‐ぬれ (-nure) ‐ね (-ne)

Les groupes kami-nidan et shimo-nidan de l'ancien japonais existent encore. De nouveau, la forme terminale est devenue comme la forme attributive. Dans le dialecte méridional, il y a un changement des kami-nidan en shimo-nidan[12].

Exemples : 起ける (okeru) au lieu de 起きる (okiru) ; 落てる (oteru) au lieu de 落ちる (ochiru).

Forme du dictionnaire Dialecte Forme verbale
Forme irréalisée Forme conjonctive Forme terminale Forme attributive Forme hypothétique Forme impérative
見える (mieru) Japoanis standard ‐え (-e) ‐え (-e) ‐える (-eru) ‐える (-eru) ‐えれ (-ere) ‐えろ (-ero)・‐えよ (-eyo)
Ōita-ben ‐え (-e) ‐え (-e) ‐ゆる (-yuru) ‐ゆる (-yuru) ‐ゆれ (-yure) ‐えろ (-ero)・‐えよ (-eyo)
見ゆ (miyu) Ancien japonais ‐え (-e) ‐え (-e) ‐ゆ (-yu) ‐ゆる (-yuru) ‐ゆれ (-yure) ‐えよ (-eyo)
れる (reru)* Japoanis standard ‐れ (-re) ‐れ (-re) ‐れる (-reru) ‐れる (-reru) ‐れれ (-rere) ‐れろ (-rero)・‐れよ (-reyo)
Ōita-ben ‐れ (-re) ‐れ (-re) ‐るる (-ruru) ‐るる (-ruru) ‐るれ (-rure) ‐れろ (-rero)・‐れよ (-reyo)
る (ru)* Ancien japonais ‐れ (-re) ‐れ (-re) ‐る (-ru) ‐るる (-ruru) ‐るれ (-rure) ‐れよ (-reyo)

*Ce sont des verbes auxiliaires.

Les kami-ichidan et shimo-ichidan du japonais standard ont une conjugaison qui combine la conjugaison des ichidan et des godan.

Forme du dictionnaire Dialecte Forme verbale
Forme irréalisée Forme conjonctive Forme terminale Forme attributive Forme hypothétique Forme impérative
見る (miru) Japonais standard ‐み (-mi) ‐み (-mi) ‐みる (-miru) ‐みる (-miru) ‐みれ (-mire) ‐みろ (-miro)・‐みよ (-miyo)
Ōita-ben ‐み (-mi) ‐み (-mi) ‐みる (-miru) ‐みる (-miru) ‐みら (-mira) ‐みれ (-mire)・‐みよ (-miyo)

Comme dans les dialectes Hichiku, les verbes du groupe ichidan du japonais standard ont tendance à se conjuguer comme les godan, surtout à la forme négative.

Exemples : 寝ら-ん (nera-n) au lieu de 寝-ない (ne-nai) ; 出ら-ん (dera-n) au lieu de 出-ない (de-nai) ; 着ら-ん (kira-n) au lieu de 着-ない (ki-nai) ; 似ら-ん (nira-n) au lieu de 似-ない (ni-nai) ; 見ら-ん (mira-n) au lieu de 見-ない (mi-nai) ; 起きら-ん (okira-n) au lieu de 起き-ない (oki-nai) ; 通じら-ん (tsūjira-n) au lieu de 通じ-ない (tsūji-nai).

Par ailleurs, cela peut s'étendre outre la forme négative, avec notamment la forme causative.

Exemples : 寝ら-せる (nera-seru) au lieu de 寝-させる (ne-saseru) ; 出ら-せる (dera-seru) au lieu de 出-させる (de-saseru) ; 着ら-せる (kira-seru) au lieu de 着-させる (ki-saseru) ; 似ら-せる (nira-seru) au lieu de 似-させる (ni-saseru) ; 見ら-せる (mira-seru) au lieu de 見-させる (mi-saseru) ; 食べら-せる (tabera-seru) au lieu de 食べ-させる (tabe-saseru).

Forme euphonique
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La forme euphonique de la forme conjonctive diffère du japonais standard sur les points suivants.

Certains verbes et adjectifs ont une forme euphonique en u (ce qui engendre une assimilation vocalique[nb 3]) :

  • Les verbes godan se terminant en -う (-u) : par exemple, 思うた (omōta) au lieu de 思った (omotta) [pour 思う omou] ; そろうた (sorōta) au lieu de そろった (sorotta) [pour そろう sorou] ;
  • Les verbes godan se terminant en -ぶ (-bu) et en -む (-mu)* : par exemple, 遊うだ (asōda) au lieu de 遊んだ (asonda) [pour 遊ぶ asobu] ; 読うだ (yōda) au lieu de 読んだ (yonda) [pour 読む yomu] ;
  • Les adjectifs « en i » : par exemple, あこうて (akōte) au lieu de 赤くて (akakute) [pour 赤い akai] ; たこうて (takōte) au lieu de 高くて (takakute) [pour 高い takai].

Certains verbes ont une forme euphonique en i (ce qui engendre aussi parfois une assimilation vocalique, surtout avec o dans le radical[nb 3]) :

  • Les verbes godan se terminant en -す (-su)* : par exemple, 差いた (saita) au lieu de 差した (sashita) [pour 差す sasu] ; 貸いた (kaita) au lieu de 貸した (kashita) [pour 貸す kasu] ; のきーた (nokīta) au lieu de 残した (nokoshita) [pour 残す nokosu] ; もぢーた (mojīta) au lieu de 戻した (modoshita) [pour 戻す modosu].

*Pour ces verbes, cette forme euphonique n'est à présent utilisées que par les locuteurs âgés.

Adjectifs « en i »

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Comme en japonais standard, les adjectifs « en i » ont leur forme terminale et attributive en -い (-i). Cependant, dans la région de Hita, la forme terminale des adjectifs よい (yoi) et ない (nai) peut être en -か (-ka) : よか (yoka) et なか (naka)[13].

Dans ce tableau, V = Verbe et N = Nom ; le tiret sépare la forme de l'adjectif du verbe auxiliaire (mais pas en rōmaji).

Forme du dictionnaire Dialecte Forme verbale
Forme irréalisée Forme conjonctive Forme terminale Forme attributive Forme hypothétique
寒い (samui) Ōita-ben さむかろ-う (samukarō) さむこう (samukō) [forme euphonique]・さむう+V (samū) さむい (samui) さむい+N (samui) さむけり-ゃー (samukeryā)・さむかり-ゃー(samukaryā)

Dans le cas de la forme conjonctive, comme pour la forme euphonique, il y a une assimilation vocalique avec le -u[nb 3].

Dans le cas de la forme hypothétique, il y a fusion entre la terminaison en -けれ (-kere) (comme en japonais standard) et la particule ば (ba) qui résulte -けりゃー (-keryā). La forme -かりゃー (-karyā) est plus vieille mais peut aussi être employée.

Adjectifs « en na »

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Les adjectifs « en na » de l'Ōita-ben se conjuguent ainsi :

Dans ce tableau, V = Verbe et N = Nom ; le tiret sépare la forme de l'adjectif du verbe auxiliaire (mais pas en rōmaji).

Forme du dictionnaire Dialecte Forme verbale
Forme irréalisée Forme conjonctive Forme terminale Forme attributive Forme hypothétique
静か (shizuka) Ōita-ben しずかじゃろ-う (shizuka jarō) しずかじゃっ-た (shizuka jatta)・しずかに+V (shizuka ni) しずかじゃ (shizuka ja)・しずかな (shizuka na) しずかな+N (shizuka na) しずかなり-ゃ(shizuka narya)・しずかなら (shizuka nara)

Chez les locuteurs plus jeunes, on retrouve や (ya) et non じゃ (ja, dans toutes les formes.

L'Ōita-ben n'emploie que très peu les adjectifs « en na » comme きれいだ (kirei da) ou おっくうだ (okkū da) du japonais standard, et emploie à la place :

  • Soit des adjectifs « en i » comme 美しい (utsukushii) et よだきい (yodakii) ;
  • Soit des adjectifs « en na » transformés en adjectifs « en i ».

Exemples d'adjectifs « en na » transformés en adjectifs « en i » : しかきー (shikakī) au lieu de 四角だ (shikaku da) ; まっさいー (massaī) au lieu de 真っ青だ (massao da) ; おうちゃきー (ōchakī) au lieu de 横着だ (ōchaku da) ; にぎやけー (nigiyakē) au lieu de にぎやかだ (nigiyaka da) ; 気のどきー (ki no dokī) au lieu de 気の毒だ (ki no doku da) ; 真っすぎー (massugī) au lieu de 真っすぐだ (massugu da).

Verbes auxiliaires

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La forme de l'Ōita-ben du verbe auxiliaire ない (nai) est ん (n). La forme correspondant au ないで (naide) standard est んで (nde) ou んぢ (nji).

Exemples : 行かんで (ikande) ou 行かんぢ (ikanji) pour 行かないで (ikanaide).

Une forme correspondant au なかった (nakatta) qui est ざった (zatta) existe dans le sud ainsi que dans la zone montagneuse du nord, mais c'est une forme ancienne. Aujourd'hui, les formes utilisées sont plutôt んじゃった (njatta) et surtout んかった (nkatta) pour les jeunes[14].

La copule est à l'origine じゃ (ja) mais les locuteurs plus jeunes utilisent surtout や (ya), phénomène qui se propage rapidement.

Exemple : じゃけん (ja ken) est détrôné par やけん (yaken).

On peut noter la forme contractée ない (nai) de なさい (nasai).

Exemple : 上着を着ちいきない (uwagi o kichi ikinai) =上着を着ていきなさい (uwagi o kite ikinasai).

La différence d'usage des trois formes potentielles

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Comme les dialectes occidentaux du Japon, il y a une distinction entre la possibilité vis-à-vis de l'état et la possibilité vis-à-vis des capacités, mais dans l'Ōita-ben, il y a aussi une distinction entre l'objectivité et la subjectivité pour les ichidan ; il y a donc trois formes potentielles.

  1. Forme irréalisée +らるる (raruru) : vis-à-vis de l'état, objective. Par exemple, 食べらるる (tabe-raruru) signifie « pouvoir manger » car l'aliment n'est pas pourri [uniquement pour les ichidan] ;
  2. Forme hypothétique +る (ru) : vis-à-vis de l'état, subjective. Par exemple, 食べれる (tabere-ru) signifie « pouvoir manger » car la personne n'est pas encore repue. Dans la même logique, on a 飲める (nome-ru) « pouvoir boire ».
  3. Forme conjonctive + きる (kiru) : vis-à-vis des capacités. Par exemple, 食べきる (tabe-kiru) signifie « pouvoir manger » car la personne aime l'aliment, elle n'a pas de problèmes de santé quand elle mange l'aliment, contrairement à d'autres personnes. Dans la même logique, on a 飲みきる (nomi-kiru) « pouvoir boire ».

Pour les formes négatives des formes potentielles, on se base sur les formes ci-dessus.

Exemple : pour « ne pas pouvoir manger » :

  1. État et objectif : 食べられん (taberaren) ;
  2. État et subjectif : 食べれん (taberen) ;
  3. Capacités : 食べきらん (tabekiran).

La forme 2 n'est pas la forme moderne courante formée par apocope du ら (ra) de られる (rareru), elle est observée depuis assez longtemps. Cette forme ne peut en aucun cas représente et l'objectivité et la subjectivité, mais uniquement la subjectivité dans l'Ōita-ben. Exemples :

  • Phrase correcte : まだ満腹やないけん食べれる (mada manpuku yanai ken tabereru) : je ne suis pas encore repu donc je peux manger (subjectif) ;
  • Phrase incorrecte : そんケーキはまだ賞味期限が切れちょらんき食べれるで (son kēki wa mada shōmikigen ga kirechoran ki tabereru de) : la date de péremption de ce gâteau n'a pas encore été dépassée donc je peux le manger (objectif, donc cette phrase est incorrecte : la forme correcte du verbe est 食べらるる taberaruru).

Dans le dialecte du sud de la côte, au lieu d'utiliser きる (kiru), la forme 3 se construit d'une de ces manières[15] :

  • よう () + verbe. Par exemple, よう食べる (yō taberu) ;
  • ええ (ē) + verbe. Par exemple, ええ食べる (ē taberu).

La différence d'usage de -よる (-yoru) et -ちょる (-choru)

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Comme les dialectes occidentaux, il correspond au ている (te iru) du japonais standard deux formes représentant deux aspects. Le premier, よる (yoru), précédé de la forme conjonctive, marque une action en cours [< -i de la forme conjonctive + 居る oru]. Le second, ちょる (choru), précédé de la forme euphonique, marque une action terminée ayant une influence, un résultat ou une continuation sur le présent (aspect perfectif) [< て te + 居る oru]. よる (yoru) et ちょる (choru) peuvent se contracter en よん (yon) et ちょん (chon).

  1. さっきから雨が降りよるなあ (sakki kara ame ga furiyoru nā) : il pleut depuis tout à l'heure (il pleut actuellement : action en cours) ;
  2. いつん間にか雨が降っちょるなぁ (itsu n ma ni ka ame ga fucchoru nā) : à un moment ou un autre, il a plu (on peut le voir, par exemple, l'herbe est mouillée : action passée ayant un résultat dans le présent).

Particules

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La particule casuelle が (ga) peut devenir ぐ (gu) dans la partie nord ou い (i) dans la partie sud[4].

Exemple : 雨い降りよる (ame i furiyoru) au lieu de 雨が降っている (ame ga futte iru)

La particule casuelle を (o) peut fusionner avec la voyelle précédente[14],[nb 4] si celle-ci est courte (1 more) et qu'elle fait partie d'un mot d'au moins 2 mores[14].

Exemples :

さきゅー (sakyū), ou さきょー (sakyō) dans les dialectes de la péninsule de Kunisaki et du sud de la côte, au lieu de 酒を (sake o) ; はのー (hanō), ou 花ー (hanā) dans le dialecte du nord-est de la côte, au lieu de 花を (hana o) ; 年ゅー (toshū), ou 年ょー (toshō) dans les dialectes de la péninsule de Kunisaki et du sud de la côte, au lieu de 年を (toshi o[14])

Mais :

せんべいを (senbē o) [pas d'assimilation vocalique] ; 気を (ki o) [pas d'assimilation vocalique[14]].

La particule へ (e) n'est pas utilisée, à la place on emploie la particule に (ni) qui se réduit à い (i) et amène alors une assimilation vocalique[14]. Cependant, si le mot se termine par une voyelle longue ou n'est composé d'une seule more, il n'y a pas de réduction et donc pas d'assimilation[14].

Exemples :

おおいてー (ōitē) [< 大分い ōita i < 大分に ōita ni] au lieu de 大分に (ōita ni) ;

Mais :

東京に (tōkyō ni) [pas d'assimilation vocalique] ; 木に (ki ni) [pas d'assimilation vocalique].

Pour marquer une direction sans préciser la destination, on peut utiliser des particules comme さめ (same), さね (sane), どり (dori), どぅり (duri), んごつ (ngotsu)[14]. Pour marquer le but d'une action, on utilise げ (ge) ou げー () dans la moitié du nord de la préfecture[4].

Quant aux particules de substantivation, elles sont en japonais standard の (no) ou のもの (no mono). Très largement dans Kyūshū, on trouve と (to). D'ailleurs, dans la partie occidentale - régions de Hita et de Kusu et région montagneuse de Nakatsu - on trouve と (to) ou つ (tsu). Dans la partie septentrionale - région de Nakatsu, Usa et Bungo-Takada - on trouve のん (non). Dans les autres régions, on utilise の (no)[4].

Pour marquer une raison ou une cause, on utilise き (ki), きー (), けー () ou けん (ken). Cette particule correspond au から (kara) du japonais standard. Dans le nord, on peut aussi trouver なきー (nakī) ; dans la péninsule de Kunisaki, ほで (hode) [< ほどに hodo ni] ; dans une partie du sud montagneux, のっちぇ (nocche) [< によって ni yotte][16].

Exemple : 眠ったき何もしちょらん (nemutta ki nani mo shichoran) au lieu de 眠ったから何もしていない (nemutta kara nani mo shite inai).

Pour marquer une opposition, on utilise des particules comme けんど (kendo), けんどん (kendon), けどが (kedo ga), けんどが (kendo ga). Dans la région de Hita, on trouve la particule ばっちぇん (bacchen) [< ばってん batten des dialectes Hichiku)[14].

っちゃ (ccha) ou ちゃ (cha) est une particule finale qui met l'accent sur le contenu de la phrase. On en trouve une autre au nord de la préfecture : ちこ (chiko) (voir いいちこ iichiko).

Exemple : 違うっちゃ!俺はやっちょらんっちゃ! (chigau ccha ! ore wa yacchoran ccha !) = 違うって!俺はやってないって!(chigau tte ! ore wa yattenai tte !).

に (ni) est une particule finale qui est proche du だよ (da yo) du japonais standard.

Exemple : まだ宿題しちょらんに (mada shukudai shichoran ni) = まだ宿題してないんだよ (mada shukudai shitenai ndayo).

にから (ni kara) est une particule finale qui correspond au のに (no ni) du japonais standard.

Exemple : せっかくしちょいたにから (sekkaku shichoita ni kara) = せっかくしておいたのに (sekkaku shite oita no ni) [notez la fusion te + o = cho).

かえ (kae) est une particule finale qui correspond au かい (kai) du japonais standard mais aussi au -なさい (-nasai) quand précédé de la forme négative.

Exemple : 元気かえ? (genki kae ?)= 元気かい? (genki kai ?) ; 使ったらちゃんと直さんかえ (tsukattara chan to naosan kae) = 使ったらちゃんと片付けなさい (tsukattara chan to katazuke-nasai).

かや (ka ya) est une particule finale qui correspond au のか (no ka) du japonais standard.

Exemple : 宿題したんかや (shukudai shita n ka ya)= 宿題したのか (shukudai shita no ka).

が (ga) est une particule finale emphatique, souvent impliquant un sentiment de colère. Elle est proche de っちゃ (ccha).

Exemple : もう作りよるが (mō tsukuriyoru ga) = もう作っているぞ (mō tsukutte iru zo).

かり (kari) correspond au から (kara) marquant l'origine spatio-temporel du japonais standard.

まぢ (maji) correspond au まで (made) du japonais standard.

こげー (kogē), そげー (sogē), あげー (agē) et どげー (dogē) correspondent aux こんな (konna), そんな (sonna), あんな (anna) et どんな (donna) du japonais standard.

Vocabulaire caractéristique

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L'Ōita-ben possède de nombreux termes atypiques.

Notes et références

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Références

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  1. (ja) 日本方言の記述的研究 Étude descriptive des dialectes japonais »], institut national de la langue japonaise et de la linguistique, , p. 241-242
  2. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 243
  3. 1 2 (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 245-246
  4. 1 2 3 4 (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 265
  5. 1 2 3 (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 247
  6. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 246
  7. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 244-245
  8. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 245
  9. 1 2 (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 251
  10. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 248-249
  11. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 249-250
  12. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 256-258
  13. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 260
  14. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 264
  15. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 263
  16. (ja) 講座方言学 Étude scolaire des dialectes »], vol. 9, , p. 263-264

Remarques

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  1. Au sein des dialectes Hōnichi, le dialecte parlé dans la majeure partie de la préfecture de Miyazaki est appelé « dialecte de Hyūga » (Hyūga-ben), du nom de l'ancienne province.
  2. Au sein des dialectes Hōnichi, le dialecte parlé dans l'est de la préfecture de Fukuoka est appelé « dialecte de Buzen de la préfecture de Fukuoka », du nom de l'ancienne province.
  3. 1 2 3 Voir la partie concernée : phonologie, assimilation vocalique
  4. L'assimilation vocalique avec -o est la suivante : a + o = ō/ā // i + o = yū/yō // u + o = uo // e + o = yū/yō // o + o = ō.

Sources

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  • « NHK日本語発音アクセント辞典 新版 » [« Nouvelle édition du dictionnaire d'accentuation du japonais de la NHK »], NHK Broadcasting Culture Research Institute (NHK Publishing inc., 1998) - Ce livre inclut les règles d'accentuation du japonais standard ;
  • « 全国アクセント辞典» [« Dictionnaire d'accentuation au Japon »], Teruo Hirayama, (publication du Tokyodo, 1977) - Ce livre inclut l'accentuation traditionnelle de l'Ōita ;
  • « 日本方言の記述的研究 » [« Étude descriptive des dialectes japonais »], institut national de la langue japonaise et de la linguistique (1959), pages 239 à 264 (village de Kawanobori, district d'Ōno, préfecture d'Ōita) ;
  • « 日本言語地図 » [« Carte de la langue japonaise »], volumes 1 à 6, institut national de la langue japonaise et de la linguistique (1966-1974) ;
  • « 方言文法全国地図 » [« Carte de la grammaire dialectale au Japon »], volumes 1 à 6, institut national de la langue japonaise et de la linguistique (1989-2006) ;
  • « 講座方言学 »[« Étude scolaire des dialectes »], volume 9 "dialectes de Kyūshū", partie 'Ōita-ben', KOKUSHOKANKOKAI (1983).

Articles connexes

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