Île Seguin

île des Hauts-de-Seine, France

L'île Seguin est une île sur la Seine, dans l'ouest de la région parisienne, dans le département des Hauts-de-Seine. D'une surface de 11,5 hectares, elle est située face à Meudon, juste en aval de l'île Saint-Germain, entre Boulogne-Billancourt, dont elle dépend administrativement, sur sa rive droite, et Sèvres et Meudon sur sa rive gauche.

Île Seguin
L'île Seguin en 2011 (vue vers le nord-est).
L'île Seguin en 2011 (vue vers le nord-est).
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Seine
Coordonnées 48° 49′ 26″ N, 2° 14′ 00″ E
Géologie Île fluviale
Administration
Région Île-de-France
Département Hauts-de-Seine
Commune Boulogne-Billancourt
Autres informations
Site officiel www.ileseguin-rivesdeseine.frVoir et modifier les données sur Wikidata
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Île Seguin
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Île en France

Avant le XVIIe siècle, l'île est la propriété de l'abbaye de Saint-Victor et ses terres sont louées à des fermiers. En 1747, le roi Louis XV fait l'acquisition de l'île, pour ses filles. Elle est ensuite revendue avant la Révolution française à une blanchisserie. En 1790, l'île devient propriété de l'État. Elle est acquise en 1794 par un chimiste, Armand Seguin, qui affirme sa vocation industrielle en y construisant une tannerie. Durant la Belle Époque, tout en conservant cette fonction industrielle, l'île Seguin devient également un lieu prisé pour des loisirs champêtres.

Après la Première Guerre mondiale, à partir de 1919, Louis Renault patron de la « Société des Automobiles Renault », dont les usines occupent jusqu’ici des terrains sur les deux rives de la Seine, à Boulogne-Billancourt et à Meudon, acquiert progressivement ce terrain insulaire. Il le surélève de 5 mètres pour le protéger des crues du fleuve, puis y implante de 1929 à 1992 la principale usine de construction automobile du groupe Renault qui couvre finalement la quasi-totalité de l'île. La construction de cette usine commence en 1929, et la production en 1930. Une longue façade édifiée le long de la Seine et conçue par l'architecte Albert Laprade unifie l’ensemble. L'île devient un symbole de l'industrie en France, ainsi que des luttes syndicales et l'un des principaux sites industriels de ce pays.

Les bâtiments industriels sont rasés en 2004-2005 et le site est dépollué. Les projets d'aménagement se succèdent ensuite, sans aboutir. Un projet d'aménagement émerge toutefois dans la difficulté au début du XXIe siècle après bien des négociations, et des consultations de la population sur les différents projets proposés. Les principaux compromis portent sur la densité des constructions, leur hauteur, et la végétalisation de l'espace, ainsi que sur l'appropriation par les habitants de la commune des espaces communs créés. Le projet retenu comprend la construction d'un pôle artistique d'une part, et culturel d'autre part, sur les deux pointes de l'île, et, dans la partie centrale entre ces deux pointes, 12 000 m2 de jardin public (le parc départemental Gauthier Maugin, parsemé de sculptures), un campus sportif, un pôle multimédia et divers services et immeubles. Le début des travaux a lieu en 2014.

Sur l'une des pointes, un complexe baptisé La Seine musicale est livré dès . L'autre pointe consacrée à la culture, avec le centre culturel baptisé Le Large est inauguré en encastré entre des bureaux, un hôtel (date d'inauguration prévue en novembre 2026), et une barre de bureaux surmontant un multiplexe Pathé, doté d’une salle OMNIMAX, ouvert en juillet 2026.

Histoire

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Avant Renault

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Avant le XVIIe siècle, l'île est la propriété de l'abbaye de Saint-Victor et ses terres sont louées à des fermiers qui y pratiquent des cultures[1].

L'île se trouve subitement valorisée avec la création du château de Versailles. Le pont de Sèvres devient un passage obligé entre Versailles et Paris[1]. En bois, construit en 1684, ce pont se trouve à l'extrémité aval de l'Île Seguin, sur la nouvelle route qui relie Versailles à Paris et devient alors un lieu fréquenté par l'aristocratie. En 1747, le roi Louis XV fait l'acquisition de l'île – alors dénommée « île de Sèvres » – pour ses filles. Devenue l'île Madame, elle est ensuite revendue avant la Révolution française à une blanchisserie, la société Riffé, appelée « Buanderie de Sèvres ».

En 1790, avec la nationalisation de la blanchisserie, l'île revient dans le giron de l'État[2]. Brève propriété d'un banquier en 1793, Jean-Baptiste Vandenyver, qui meurt guillotiné quelques mois plus tard[2], elle est disputée par les municipalités de Sèvres, Issy-les-Moulineaux et Auteuil lors des nouvelles délimitations de Paris. Elle est finalement rattachée à la commune d'Auteuil. Elle est acquise en 1794 par un chimiste, Armand Seguin — qui lui laissera son nom — pour y appliquer une nouvelle méthode pour tanner le cuir[2]. Elle comporte alors essentiellement des tanneries et des blanchisseries. En 1859, la commune d'Auteuil est supprimée. La partie située à l'intérieur de l'enceinte de Thiers est rattachée à Paris (quartier d'Auteuil), tandis que la partie située à l'extérieur, dont le lotissement de Billancourt et l'île Seguin, est rattachée à la commune de Boulogne (Boulogne-Billancourt depuis 1925).

Durant la Belle Époque, tout en conservant sa fonction industrielle, l'île Seguin est également un lieu prisé pour les loisirs : canotage, tir aux pigeons, pêche à la ligne, etc...[2].

La période de l'usine Renault

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En 1919, Louis Renault patron de la « Société des Automobiles Renault », dont les usines occupaient jusqu’ici des terrains sur la rive droite de la Seine, à Boulogne-Billancourt (« le Trapèze »), ainsi que sur la rive gauche, à Meudon (Bas-Meudon), acquiert l'île Seguin.

L'industriel y construit sa première usine entre 1929 et 1934. À partir de ce moment, l'histoire de l'île au XXe siècle coïncide désormais avec celle de l'usine Renault. Complètement autonome, ce site industriel possède sa propre centrale électrique et plusieurs sites d'essais de voiture, dont une piste souterraine[1], ainsi qu'un pont d'embarquement pour transporter les véhicules par voie fluviale. C'est alors la plus grande usine de France, avec plus de 30 000 employés.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l’usine, qui produit alors des camions pour l’occupant allemand, subit plusieurs bombardements alliés notamment le 3 mars 1942 et en 1943, faisant des dizaines de victimes dans les villes avoisinantes[3].

Louis Renault accusé de collaboration avec l’ennemi meurt en prison en 1944, peu avant son procès. L'entreprise est alors nationalisée le sous le nom de « Régie nationale des usines Renault ».

Dans les années 1950, l'usine symbolise la croissance et la modernité de l'industrie française, notamment au moment où la Régie Renault lance la fabrication en grande série de la populaire 4CV. L'usine devient en même temps un bastion du syndicalisme, notamment pendant les événements de Mai 1968.

Alors qu'elle possède désormais de nombreux sites de production, en France comme à l'étranger, la régie annonce la fermeture de l'usine en 1989, celle-ci ne correspondant plus aux exigences des nouveaux processus de production. La dernière voiture, une Supercinq, sort des chaînes le . Le nettoyage des bâtiments commence presque immédiatement après, mais ce qui pose le plus de problème est l'énorme chantier de désamiantage et de dépollution du sol. La démolition des bâtiments de l'usine Renault se trouvant sur l'île démarre le et s'acheve le .

L'usine a inspiré celle du dessin animé Code Lyoko[4].

Le cirque éphémère de l'île Seguin.

En 2011, la directrice de cirque Madona Bouglione installe trois chapiteaux blancs sur l'île Seguin[5] et invite le Cirque du Soleil[6] avec le spectacle Corteo, Kooza et le Cirque Plume avec le spectacle « L'atelier du peintre ». Sous ses chapiteaux, elle présente un spectacle pour la fondation Pernod Ricard lors de la soirée annuelle du monde de l'art contemporain « Le Bal jaune »[7] au moment de la FIAC. La chanteuse Björk s'y produit en concert devant le public parisien. Une émission de télévision, The Best, y est tournée.

Le pont Daydé et le pont Seibert de part et d'autre de l'île.

Du temps de l'usine, l'île est accessible par deux passerelles métalliques (un pont suspendu fabriqué par Daydé en 1928 la relie à la rive droite et un autre pont,un pont en poutre-treillis fabriqué par l'entreprise allemande Seibert en 1931 à la rive gauche). Ces deux ponts comportent une voie ferrée, reliée au réseau SNCF en rive gauche.

Un nouveau pont, le pont Renault, conçu par l'architecte Marc Barani est inauguré en 2009.

Projets successifs de réaménagement de l'île

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A partir de la fin des années 1990, plusieurs idées d'aménagement sont évoquées et des projets architecturaux sont proposés.

L'île Seguin est achetée 43 millions d'euros à la régie Renault par la société anonyme d'économie mixte (SAEM) Val de Seine Aménagement dans laquelle la ville de Boulogne est largement majoritaire (64 %) à côté du département des Hauts-de-Seine (10 %) et de la Caisse des dépôts et consignations (15 %).

Projet de François Pinault

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Un musée d'art contemporain y est envisagé par le milliardaire François Pinault avec un bâtiment de l'architecte Tadao Andō, proposé en 1999. Mais François Pinault renonce officiellement à son projet le dans une déclaration faite au journal Le Monde[8], justifiant cette décision par la longueur des délais administratifs et des tensions locales pour la réalisation de celui-ci. François Pinault décide donc d'implanter ses collections d'art au Palazzo Grassi de Venise[8],[9], avec l'aide de la municipalité vénitienne, puis, pour des expositions temporaires, à la Punta della Dogana, inauguré en 2009[9], ancien bâtiment de la douane de Venise, et enfin à la Bourse de commerce de Paris, lieu inauguré dans cette nouvelle configuration en 2021[9].

Concours d'urbanisme Façade-enveloppe et projet de l'île des Deux Cultures

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Après de nombreux projets avortés, un nouveau concours international est également lancé en 2004. Le projet consiste à entourer l'île d'une « façade-enveloppe » rappelant la mémoire ouvrière du site en échos à la façade construite par l'architecte Laprade. Ce packaging urbain vise à habiller les 175 000 m2 prévus sur l'île. L'objectif est d'associer, autour d'un jardin de 4 hectares, une cité des arts, un pôle d'innovation scientifique consacré à la santé et une cité internationale dotée d'une résidence de chercheurs et d'artistes et d'un centre de rencontres. En octobre 2004, le projet de l'équipe Arm Poitevin-Reynaud, Stéphane Maupin et Jérôme Sans est choisi[10] .

Outre le musée d'art contemporain Pinault, l'installation de l'Institut national du cancer, d'un hôtel quatre étoiles par Cogédim-Intercontinental, et de logements pour des chercheurs devait s'achever avant 2009. L'université américaine de Paris souhaite aussi s'y installer.

Projet de la Cité des Savoirs

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Carte

Le départ inattendu du projet de la Collection Pinault pour Venise est l'occasion de voir émerger de nouvelles propositions. Parmi elles, la Cité des Savoirs du XXIe siècle pour l'Île Seguin, une Cité de La Villette bis en quelque sorte, projet culturel et éducatif en plusieurs espaces de production, d'exposition et d'animation au cœur d'un "jardin aux cultures", émerge par l'implication de la société civile boulonnaise réunie par Sylvain Canet[11].

Ce projet est plus ou moins repris par l'ensemble de la classe politique. Il irrigue les programmes des candidats aux municipales 2008 et débouche même sur l'engagement et la candidature dans ces municipales du président de l'association, Sylvain Canet. Il mène en 2008 une liste MoDem pour les municipales pour faire aboutir ce projet culturel.

Evolution du projet d'aménagement

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Très critique sur l'orientation prise par la municipalité précédente, dirigée par Jean-Pierre Fourcade, autant en termes de densification excessive qu'en termes de programmation (pas de chercheurs mais uniquement des administrations), le député-maire de la ville, Pierre-Christophe Baguet, propose à l'occasion de ces élections municipales de 2008 une alternative au projet de l'« île des Deux Cultures »[12], alternative soutenue par le président du département Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian et son prédécesseur Nicolas Sarkozy[12]. Ce nouveau projet abandonne l'idée de départ de mêler institutions culturelles (création d'une scène de musiques actuelles de 4 000 m2) et scientifiques (installation du siège du CNRS, de l'INSERM et de l'Institut national du cancer). Le projet du campus de l'université américaine de Paris sur 20 000 m2 est également abandonné, notamment en raison du désengagement d'un des partenaires, l'université de New York.

Ce nouveau projet soutenu par Pierre-Christophe Baguet propose une île Seguin se développant autour d'un jardin de sculptures de 4 000 m2 et 110 000 m2 d'activités et de service. L'arrivée de sociétés de l'industrie culturelle et de restaurants est souhaitée, notamment pour générer des revenus de la taxe professionnelle, à l'inverse des institutions précédemment envisagées. Le , Jean-Louis Subileau, directeur de la SAEM qui promouvait le précédent projet, est démis de ses fonctions par le maire Pierre-Christophe Baguet, président de la SAEM[12]. De nombreuses réactions paraîssent alors dans la presse pour défendre ce projet alternatif ou attaquer le projet concurrent, l'île Seguin devenant un enjeu majeur lors des élections municipales de 2008, qui voit la victoire de la liste de Pierre-Christophe Baguet[12].

Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine annonce le le lancement des études concernant les premiers projets de la future « Vallée de la Culture ». Le , Jean Nouvel est désigné pour réaménager l'île Seguin en « île de tous les arts »[13].

Le , le projet de Jean Nouvel est officiellement inauguré en présence de Pierre-Christophe Baguet. Les travaux auraient dû commencer en 2012 pour une livraison prévue en 2017[14]. Ce projet porte à 335 000 m2 l'espace construit, ce qui ne manque pas de faire débat[15]. Le projet prévoit entre autres la construction de cinq tours de bureaux dont la plus haute devrait culminer à 120 m de haut[16]. Mais un recours est déposé par six associations contre la délibération relative à la révision simplifiée du plan local d'urbanisme (PLU) adoptée par le conseil municipal de Boulogne-Billancourt du . Et, suite à ce recours, le tribunal administratif de Cergy Pontoise annule la délibération municipale révisant ce PLU[17].

En , face à ce recours, le maire annonce que le choix serait laissé aux administrés entre plusieurs variantes du projet du même architecte (Jean Nouvel), réduisant la surface à 250 000 m2[18]. Jean Nouvel dévoile le son projet sous la forme de trois variantes quant au nombre de tours (4, 1 ou aucune) et à la surface consacrée aux commerces et aux espaces verts. Un référendum sans valeur légale organisé le détermine que la variante numéro deux du projet est retenue[19]. Les opposants au projet dénoncent l'absence de choix laissé aux habitants qui ne pouvaient se prononcer qu'entre 3 variantes du projet Nouvel[20]. Le référendum contesté n'ayant pas de valeur légale, et les associations ayant maintenu leurs recours contentieux devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise, rien n'est encore joué pour l'avenir de l'Ile Seguin[21]. Les opposants réclament toujours le retour au plan local d'urbanisme qui a été annulé par le maire de Boulogne-Billancourt, soit une constructibilité de 175 000 m2 maximum, et l'absence de tours.

Le ,sur la pointe aval de l'île, Patrick Devedjian pose la première pierre de la Cité musicale de l'île Seguin des architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines. La Seine musicale est livrée en .

Sur la pointe amont, un « grand pôle culturel et artistique », conçu par RCR Arquitectes, Calq et Baumschlager Eberle, est annoncé pour 2021, comprenant un centre d'art,Le Large, un multiplexe de 8 salles et un hôtel également centré sur l'art[22]. Il succède au projet R4 de cité de l'art contemporain d'Yves Bouvier, dessiné par Jean Nouvel, remis en cause par des recours d'associations et les difficultés judiciaires de son promoteur[23] et revendu à l'automne 2016 au groupe immobilier Emerige-AOG[24].

En , la municipalité revoit la constructibilité à la baisse (de 255 000 à 240 000 m2), abaissant notamment le projet de tour à 50 mètres au-dessus de l'île, dans le but de faire cesser les recours contre la révision du PLU, ces recours ralentissant l'ensemble du projet[25]. La limite de 50 mètres pour le dernier plancher étant calculée à partir du bas de l'édifice, situé sur un socle de 36 mètres, et non par rapport à la berge, le projet est toujours contesté[26]. En , un accord de compromis est signé avec une association, prévoyant de limiter toute construction à une hauteur maximum de 50 mètres, en échange d'un arrêt des procédures judiciaires[27].

En 2022 commencent les travaux d'un pôle culturel de 53 000 m3, dévoilé en 2017, qui regroupe un centre d'art contemporain, un cinéma, des bureaux et des commerces. Ils doivent prendre fin en 2026[28],[29]. Et le , un centre d'art contemporain de 5 000 mètres carrés, nommé Le Large, encastré entre un hôtel encore en construction, et une barre de bureaux surmontant un multiplex Pathé, est inauguré[30].

Partie centrale de l'île

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Début 2017, une promesse de vente est signée entre Val de Seine Aménagement et Boulogne Studios, filiale de Vivendi, qui prévoit d'aménager un campus de 150 000 m2, destiné notamment au médias et du numérique, autour d'un jardin et d'un équipement sportif, sur la partie centrale de l'île Seguin[31]. Le site accueillerait des filiales du groupe Vivendi et suppose une nouvelle modification du PLU[32].

Ce projet est par la suite abandonné, ainsi qu'en 2020 celui du consortium DBS (Développement Boulogne Seguin, réunissant les promoteurs immobiliers Hines, Icade et Vinci) ; un nouveau projet, mené par Bouygues Immobilier et le cabinet d'architectes danois BIG (Bjarke Ingels Group) moins dense, prévoyant deux rangées d'immeubles plus bas, voit le jour par la suite[33]. Une consultation en ligne sur celui-ci a lieu en janvier-février 2022, procédure simplifiée permise par le Code de l'environnement quand une évaluation environnementale a déjà eu lieu ; elle aboutit a une majorité défavorable, mais le projet, baptisé « Vivaldi », et destiné notamment à accueillir le campus Bouygues Telecom, n'est toutefois pas remis en cause, le maire Pierre-Christophe Baguet mettant en avant la faible participation[34]. Début avril 2023, Bouygues annonce un accord avec six associations contestant son projet devant la justice, prévoyant une réduction de la hauteur des bâtiments et davantage de végétalisation ; les travaux commencent début 2024[35].

Notes et références

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  1. 1 2 3 Prisca Cez, L'île Seguin à Boulogne-Billancourt L'île de la controverse : mémoire publié en 2006, , 154 p. (lire en ligne).
  2. 1 2 3 4 Île Seguin, histoire (inachevée) d'une longue gestation, de Vincent Renard, CNRS-Polytechnique, décembre 2001.
  3. ↑ Alain Constant, « La France sous les bombes alliées », Le Monde, .
  4. ↑ « Inspirations de la série Code Lyoko », sur codelyoko.fr (consulté le ).
  5. ↑ « Madona Bouglione », sur pcbaguet.typepad.com, journal du maire de Boulogne Billancourt, (consulté le ).
  6. ↑ « Corteo : Spectacle de tournée. Voir billets et offres », sur Cirque du Soleil (consulté le ).
  7. ↑ « Le Bal jaune ».
  8. 1 2 François Pinault, « Île Seguin : je renonce », Le Monde, .
  9. 1 2 3 Philippe Dagen, « Le Palazzo Grassi se fait musée pour accueillir les œuvres préférées de François Pinault »,
  10. ↑ « La promenade en résille d'ARM architecture habillera le pourtour de l'île Seguin », Le Monde,
  11. ↑ {{lien web |langue=fr |titre=ylvain Canet, agitateur d'école |auteur1=Luc Bronner | date= 24 novembre 2005 | périodique=[[Le Monde | url=https://www.lemonde.fr/societe/article/2005/11/24/sylvain-canet-agitateur-d-ecole_713837_3224.html}}
  12. 1 2 3 4 Grégoire Allix, « Sur l'île Seguin toujours déserte, un nouveau projet repart à zéro », Le Monde, .
  13. ↑ « Le projet de Jean Nouvel choisi pour l'aménagement de l'île Seguin », .
  14. ↑ lavieimmo.com.
  15. ↑ Des voix refusent le bétonnage dans Le Parisien du 23 mai 2011.
  16. ↑ « Voilà les tours de l'ile Seguin », Le parisien, .
  17. ↑ « Ile Seguin : la délibération du 16 juin 2011 approuvant la révision simplifiée du PLU de Boulogne-Billancourt relative à son aménagement est annulée », sur Tribunal administratif de Cergy Pontoise,
  18. ↑ « L’avenir de l’île Séguin entre les mains des boulonnais », Le Journal des arts, .
  19. ↑ Boulogne-Billancourt Informations, janvier 2913, no 412..
  20. ↑ « Les jolies tours de magie de l'Ile Seguin », Le Monde]], .
  21. ↑ "Rien n'est joué pour l'Ile Seguin", Challenges, 17 décembre 2012.
  22. ↑ « L'Ile Seguin dévoile un projet artistique et culturel », sur Batirama, .
  23. ↑ Martine Robert, « L’affaire Bouvier menace l’île Seguin ».
  24. ↑ « Yves Bouvier abandonne le projet parisien R4 », sur 24 heures (consulté le ).
  25. ↑ Il n'y aura pas de tour sur l'île Seguin, Le Parisien.fr.
  26. ↑ Ile Seguin : une muraille aussi haute que les coteaux de Meudon !, site de l'association Sauvons l'ile Seguin, 8 octobre 2015.
  27. ↑ Boulogne : les constructions sur l'île Seguin ne doivent pas dépasser 50 mètres, leparisien.fr, 25 septembre 2015.
  28. ↑ Béatrice de Rochebouët, « L'île Seguin veut repartir de l'avant », Le Figaro, supplément Le Figaro et vous,‎ 24-25 septembre 2022, p. 34 (lire en ligne).
  29. ↑ Roxana Azimi, « De la fermeture des usines Renault à la création d’un centre d’art contemporain, la saga de l’île Seguin, terrain maudit », LeMonde,
  30. ↑ Roxana Azimi, « Le Large, un nouveau centre d’art, s’installe sur l’île Seguin », Le Monde,
  31. ↑ article sur le sujet sur le site de la mairie boulognebillancourt.fr. Consulté le 4 octobre 2017.
  32. ↑ Vincent Bolloré, patron de Vivendi, va regrouper ses activités sur l'île Seguin, lesechos.fr, 15 mars 2017.
  33. ↑ « Boulogne-Billancourt : premier test populaire pour le projet de Bouygues sur l’île Seguin », Le Parisien, .
  34. ↑ « Boulogne-Billancourt : 752 contributions et 72,5 % d’avis défavorables au projet Bouygues sur l’île Seguin », Le Parisien, .
  35. ↑ « Boulogne-Billancourt : un-accord trouvé pour la construction d'un projet immobilier sur l'île Seguin », sur BFM TV, .

Voir aussi

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Bibliographie

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Ouvrages

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  • Gilbert Hatry, Pierre Mercier, L'Île Seguin, Éditions Jcm, 1991. 110 pages,
    Ouvrage extrêmement documenté
  • Renault sur Seine : hommes et lieux de mémoires de l'industrie automobile Costa-Lascoux, Jacqueline Éditions La Découverte 2007. [lire en ligne]
  • Île Seguin - , Jean-Louis Loubet, Etai Distribution, 2004.
  • Alain Michel et Laure Pitti, « Renault à Billancourt : des usines au(x) patrimoine(s), histoire d’une conquête et d’un effacement », dans Jean-Claude Daumas (dir.), La mémoire de l’industrie : De l’usine au patrimoine, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, (ISBN 978-2-84867-140-6, DOI 10.4000/books.pufc.28244 Accès libre, lire en ligne), p. 377–399.
  • Thiébault Dromard, « La vérité sur… l'éternelle friche de l'île Seguin », Challenges, no 296,‎ , p. 54-55 (ISSN 0751-4417)

Articles connexes

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Liens externes

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