10e Bataillon (Canadians), CEC

bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien de la Première Guerre mondiale

Le 10e Bataillon (Canadians), CEC (10th Battalion (Canadians), CEF en anglais), surnommé The Fighting Tenth (littéralement, « Le 10e Combattant »), était un bataillon d'infanterie du Corps expéditionnaire canadien (CEC) durant la Première Guerre mondiale. Il participa à toutes les batailles importantes impliquant des troupes canadiennes sur le front de l'Ouest en tant que composante de la 2e Brigade d'infanterie canadienne (en) au sein de la 1re Division canadienne. Le 10e Bataillon, CEC est l'unité canadienne ayant reçu le plus de décorations en une seule bataille pour ses exploits durant la bataille de la cote 70. Son histoire et son héritage sont perpétués par The Royal Winnipeg Rifles et The Calgary Highlanders (10th Canadians).

10e Bataillon (Canadians), CEC
Image illustrative de l’article 10e Bataillon (Canadians), CEC
Le 10e Bataillon, CEC marchant devant Stonehenge en Angleterre en

Création
Dissolution
Pays Drapeau du Canada Canada
Allégeance Forces armées canadiennes
Branche Corps expéditionnaire canadien
Type Infanterie
Effectif 43 officiers et 1 051 soldats
Fait partie de 2e Brigade d'infanterie canadienne (en)
Surnom The Fighting Tenth
White Gurkhas
Marche Colonel Bogey March
Anniversaire
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles front de l'Ouest
Deuxième bataille d'Ypres
Bataille de la Somme
Bataille de la crête de Vimy
Bataille de la cote 70
Bataille de Passchendaele
Bataille d'Amiens
Offensive des Cent-Jours
Emblème

Histoire

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La création du 10e Bataillon, CEC a été autorisée le . Le suivant, il fut organisé au camp Valcartier au Québec à partir de recrues provenant de Calgary en Alberta et de Winnipeg au Manitoba, principalement du 103rd Regiment (Calgary Rifles) (en) et du 106th Winnipeg Light Infantry[1],[2],[3]. Son premier commandant fut le lieutenant-colonel Russell Lambert Boyle (en), un vétéran de la seconde guerre des Boers en Afrique du Sud[1],[2].

Le , il s'embarqua à Québec au Québec à bord du Scandinavian pour la Grande-Bretagne où il arriva le avec un effectif de 43 officiers et 1 051 soldats[1],[3].

Le 8e Bataillon, CEC en

Le , il arriva en France et combattit sur le front de l'Ouest en tant que composante de la 2e Brigade d'infanterie canadienne (en) au sein de la 1re Division canadienne jusqu'à la fin de la guerre[1],[2],[3]. La première bataille du bataillon fut la bataille de Kitcheners' Wood (en) durant la deuxième bataille d'Ypres en Belgique. Le commandant du bataillon, le lieutenant-colonel Russell Lambert Boyle, fut tué au cours de cette bataille[2]. Au cours du conflit, le bataillon reçut des renforts provenant du 9e Bataillon de réserve canadien (en)[1],[2].

En somme, au cours de la guerre, le 10e Bataillon, CEC a eu 1 315 tués et 3 250 blessés.

Le , le 10e Bataillon, CEC retourna en Grande-Bretagne, puis, le suivant, au Canada. Le , il fut démobilisé à Calgary. Le , il fut officiellement dissout[1],[2].

Honneurs de bataille

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Soldats canadiens à l'attaque de la cote 70 en

Les honneurs de bataille sont le droit donné par la Couronne à une unité militaire d'apposer sur son drapeau régimentaire les noms des batailles ou des conflits dans lesquels elle s'est illustrée.

Honneurs de bataille du 10e Bataillon (Canadians), CEC[2]
Première Guerre mondiale
Ypres, 1915, '17 Gravenstafel
Saint-Julien Festubert, 1915
Mont Sorrel Somme 1916
Thiepval Hauteurs de l'Ancre
Arras 1917 Vimy, 1917
Arleux Cote 70
Passchendaele Amiens
Scarpe, 1918 Drocourt-Quéant (en)
Ligne Hindenburg Canal du Nord
Poursuite vers Mons France et Flandres 1915-1918

Fanfare

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Le 10e Bataillon, CEC avait une fanfare[1].

Commandants

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Commandants du 10e Bataillon, CEC[1] :

  1. Lieutenant-colonel Russell Lambert Boyle (en)
  2. Lieutenant-colonel J. G. Rattray (à partir du )
  3. Lieutenant-colonel D. M. Ormond (à partir du )

Héritage

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Plaque commémorative dédiée au 10e Bataillon, CEC et aux Calgary Highlanders sur l'hôtel de ville de Calgary en Alberta

Drapeau régimentaire

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Le drapeau régimentaire du 10e Bataillon, CEC a été déposé à l'église presbytérienne Knox à Calgary en Alberta le [1].

Perpétuations

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À partir du , suite à des pressions de la part de vétérans du 10e Bataillon, CEC qui avaient organisé une association, il a été décidé que l'histoire et l'héritage du 10e Bataillon, CEC seraient perpétués par deux régiments : The Royal Winnipeg Rifles et The Winnipeg Light Infantry (en)[1],[2].

En 1921, le 1er Bataillon du Calgary Regiment fut nommé « 1er Bataillon (10th Battalion, CEF) Calgary Highlanders » et devint un bataillon portant le kilt. Le , ce bataillon devint un régiment distinct, The Calgary Highlanders, qui continua de perpétuer l'héritage du 10e Bataillon, CEC[2].

En 1955, The Winnipeg Light Infantry fut amalgamée avec The Royal Winnipeg Rifles et la perpétuation du 10e Bataillon, CEC fut donc transéférée à ce régiment[2].

Dans la culture

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Le 10e Bataillon, CEC est représenté dans les films Légendes d'automne et La Bataille de Passchendaele.

La chanson de cornemuse Machine Gunner Wally Bennett a été écrite par un membre du corps de cornemuses des Calgary Highlanders en l'honneur du sergent Wally Bennett, un vétéran du 10e Bataillon, CEC.

Membres notoires

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Le sergent intérimaire Arthur George Knight (en), récipiendaire de la croix de Victoria

Deux soldats du 10e Bataillon, CEC furent décorés de la croix de Victoria, la plus haute récompense des forces du Commonwealth : le soldat Harry W. Brown (en), pour ses actions durant la bataille de la cote 70 le , et le sergent intérimaire Arthur George Knight (en), pour ses actions à Villers-lès-Cagnicourt en France le [2].

Le caporal J.T. Milne du 10e Bataillon, CEC est le premier Canadien à être décoré de la médaille militaire à trois reprises[2].

Le sergent Masumi Mitsui (en) du 10e Bataillon, CEC, d'origine japonaise, a commandé la section japonaise du 10e Bataillon, CEC. Il a notamment participé à la bataille de la crête de Vimy et commandé une section de 35 soldats d'origine japonaise durant la bataille de la cote 70. Il a été décoré de la British War Medal, de la médaille militaire et de la Victory Medal. De retour au Canada, il a notamment été président d'une branche de la Légion royale canadienne et a fait des pressions pour la reconnaissance des droits des Nippo-Canadiens (en). Durant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement canadien a refusé son offre de service militaire, il a vu sa propriété confisquée et a été interné avec sa famille.

Deux autres membres du 10e Bataillon, CEC avait été nommés pour recevoir la croix de Victoria, mais ont reçu des décorations moindre au lieu : le capitaine Charles Costigan et le lance-caporal George William Allan[2].

Le sergent William Alexander (en) du 10e Bataillon, CEC fut exécuté pour désertion le en France. Il est l'un des 25 soldats canadiens exécutés durant la Première Guerre mondiale (en). Son exécution a suscité des controverses au Canada[4],[5].

Nippo-Canadiens

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Section japonaise du 11e peloton du 10e Bataillon, CEC en

Le 10e Bataillon, CEC a été remarqué pour avoir accepté, sans préjudice, un nombre important de Nippo-Canadiens (en) parmi ses rangs alors que d'autres bataillons canadiens refusaient ces volontaires pour des raisons raciales. Par ailleurs, plusieurs de ceux-ci furent décorés pour bravoure durant leur service avec le 10e Bataillon, CEC. La galerie des Calgary Highlanders aux Military Museums (en) à Calgary en Alberta a une exposition dédiée à ces soldats.

Associations régimentaires

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Les vétérans de retour au Canada ont créé deux associations distinctes, une à Winnipeg au Manitoba et une à Calgary en Alberta. De nos jours, ces associations ont été amalgamées respectivement avec les associations régimentaires des Royal Winnipeg Rifles et des Calgary Highlanders.

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (en) « Guide to Sources Relating to Units of the Canadian Expeditionary Force: Infantry » [PDF], sur Bibliothèque et Archives Canada (consulté le ), p. 61-66.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 (en) « 10th Battalion, CEF », sur canadiansoldiers.com (consulté le ).
  3. 1 2 3 (en) « 10th Battalion CEF », sur Wartime Canada (consulté le ).
  4. ↑ « Alexander, William », sur Dictionnaire biographique du Canada (consulté le ).
  5. ↑ (en) Daniel G. Dancocks, Gallant Canadians : The Story of the Tenth Canadian Infantry Battalion, 1914-1919, Calgary Highlanders Regimental Funds Foundation, , 251 p. (ISBN 0-9694616-0-7).

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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  • (en) Calgary Highlanders Association Heritage Section, Gallant Canadians : The Story of the 10th Battalion Calgary Highlanders Association Heritage Section, 1995-2006, 10th Battalion Calgary Highlanders Association Heritage Section, 98 p. (ISBN 978-0-9782646-6-6)
  • (en) Daniel George Dancocks, Gallant Canadians : The Story of the Tenth Canadian Infantry Battalion, 1914-1919, Calgary (Alberta), Calgary Highlanders Regimental Funds Foundation, , 251 p. (ISBN 0-9694616-0-7)
  • (en) J. A. Holland, The story of the Tenth Canadian Battalion, 1914-1917, London, W. Charles,
  • (en) Michael A. Dorosh, Calgary's Infantry Regiment : A Pictorial History of The Calgary Highlanders, Calgary Highlanders Regimental Funds Foundation, , 440 p. (ISBN 978-0-969461-64-7)