Achille Braschi
Achille Braschi est un ténor italien, né en à Rome et mort le dans la même ville[1]. Actif sur les scènes italiennes et françaises entre les années 1930 et les années 1960[2], il laisse une trace discographique notable avec l'enregistrement de Cavalleria rusticana réalisé en 1952 pour la Cetra aux côtés de Giulietta Simionato[3].
| Nom de naissance | Achille Braschi |
|---|---|
| Naissance |
Rome, Italie |
| Décès |
Rome, Italie |
| Nationalité | italienne |
| Activité principale |
Ténor ténor dramatique |
| Style | Opéra |
| Activités annexes | Professeur de chant |
| Lieux d'activité | Italie, France, Belgique, Autriche, Royaume-Uni, Espagne, Suisse |
| Années d'activité | 1934-1960 |
| Collaborations | Giulietta Simionato, Arturo Basile, Carlo Tagliabue, Erasmo Ghiglia |
| Éditeurs | Cetra, Everest, Orbis |
| Formation | Études de chant à Rome |
| Maîtres | Morini ; Manfredo Polverosi |
Œuvres principales
Aida, Il trovatore, La forza del destino, Cavalleria rusticana, La Juive, Pagliacci, Tosca, Turandot
Répertoire
Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierCarrière
modifierIl débute en 1934 à Bari, dans le rôle de Don Alvaro dans La forza del destino[4],[5]. Pendant plusieurs années, il chante dans des théâtres secondaires italiens, avec des apparitions à Trieste, Naples, Palerme, Rome, Milan, Florence, Livourne et Vérone[4].
Après la Seconde Guerre mondiale, sa carrière prend de l'ampleur. Il se produit au Teatro San Carlo de Naples, aux Arènes de Vérone, à l'Opéra de Rome, à Trieste, au Maggio Musicale Fiorentino et à Palerme[4].
Il chante également à l'étranger, en particulier en France. Il paraît à Lyon, à Bordeaux en 1959, à Marseille entre 1957 et 1963, ainsi qu'à Nice et à Lille[4],[5]. À Lille, il chante Manrico en 1955 en italien au milieu d'une distribution chantant en français, pratique qu'il répète comme Éléazar dans La Juive en 1956 et comme Turiddu en 1957 ; lors d'un bis de Rachel, quand du Seigneur, il le donne en français[5]. Ses engagements le conduisent aussi à Bruxelles, Graz, Vienne – à la Volksoper, et non au Staatsoper –, Londres, Madrid, Barcelone et Genève[4],[5].
Sa carrière reste majoritairement cantonnée aux théâtres secondaires, ce qui surprend compte tenu de la solidité de sa voix. Il est très demandé comme remplaçant de collègues malades, « parce que, manifestement, lui-même n'était jamais malade et pouvait toujours chanter »[5]. Son apparence scénique est en revanche décrite comme un handicap : extrêmement petit, et « apparemment dépourvu de toute capacité ou ambition d'acteur »[5].
Il poursuit son activité scénique jusque dans la seconde moitié des années 1960[4],[5].
Fin de carrière et enseignement
modifierAprès le ralentissement de sa carrière scénique, il travaille comme professeur de chant à Rome[3].
Analyse de la carrière
modifierLa voix d'Achille Braschi est décrite comme un ténor dramatique puissant, au timbre pénétrant et à la projection solide[3].
Dans son compte rendu de l'enregistrement de Cavalleria rusticana de 1952, Ralph Moore relève un ton serré et un vibrato caprin marqué, attribué à une tension vocale importante[3]. Cette émission, jugée irritante au disque, pouvait se révéler efficace en salle[3].
La critique de The Record Collector le range parmi les « vibrato-owners », « very wide some would say, but he is vibrant »[6].
Jean Cabourg, dans L'avant-scène opéra, écrit à propos de sa Turiddu pour Cetra : « On Cetra we can hear the tenor Achille Braschi (the man who sang the ‘Di quella pira’ thrice in one evening!) as Turiddu: Instead of excessive complexes a voice like elemental forces, with a temper and healthiness, which unfortunately belong to the past. »[7]
Opera Vivrà le classe, avec Antonio Annaloro, Leonida Bellon, Vasco Campagnano ou Mario Filippeschi, dans « la longue liste des ténors de premier ordre éclipsés par les carrières exceptionnelles » de la génération Del Monaco / Corelli / Bergonzi[7].
Son répertoire comprend notamment Manrico dans Il trovatore, Turiddu dans Cavalleria rusticana, Radamès dans Aida, Don Alvaro dans La forza del destino et Éléazar dans La Juive[4],[5]. Sa voix robuste lui permet de bisser régulièrement, et il chante souvent Di quella pira jusqu'à trois fois consécutives, toujours juste[5],[7].
Répertoire
modifier- Don Alvaro – La forza del destino, Giuseppe Verdi
- Manrico – Il trovatore, Giuseppe Verdi
- Radamès – Aida, Giuseppe Verdi
- Turiddu – Cavalleria rusticana, Pietro Mascagni
- Éléazar – La Juive, Fromental Halévy
- Canio – Pagliacci, Ruggero Leoncavallo
- Cavaradossi – Tosca, Giacomo Puccini
- Calaf – Turandot, Giacomo Puccini
Cette liste reprend les rôles attestés dans les sources biographiques de référence[4].
Discographie
modifierLa discographie commerciale de Braschi est rare[6].
| Année | Opéra | Rôle | Partenaires | Chef | Label |
|---|---|---|---|---|---|
| 1952 | Cavalleria rusticana, Pietro Mascagni | Turiddu | Giulietta Simionato (Santuzza), Carlo Tagliabue (Alfio), Fernanda Cadoni (Lola), Liliana Pellegrino (Lucia) | Arturo Basile | Cetra, rééd. Everest S-410/2[8] |
| 1952 | Aida, Giuseppe Verdi (extraits) | Radamès | Olga Carossi (Amneris) | Erasmo Ghiglia | Allegro – Orchestre du Maggio Musicale Fiorentino, Florence |
L'enregistrement de Cavalleria rusticana est réalisé en 1952 à Turin avec l'Orchestre lyrique et le Chœur de la Cetra, sous la direction d'Arturo Basile[3]. Il est publié dans la Cetra opera series et réédité en 1967 par Everest[8].
Des sélections « live » circulent chez les collectionneurs[6].
Références
modifier- 1 2 « Braschi, Achille », sur Deutsche Biographie (consulté le )
- ↑ « Achille Braschi », sur Operabase (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 (en) Ralph Moore, « Mascagni's Cavalleria rusticana – A survey of the major studio recordings in Italian », sur MusicWeb International,
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 (de) Karl-Josef Kutsch et Leo Riemens, Großes Sängerlexikon, Munich, K. G. Saur, , Braschi, Achille
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 « Achille Braschi », sur Historical Tenors (consulté le )
- 1 2 3 Jan Neckers, « A New Golden Age: Forgotten Tenors in Italy – The Record Collector 31 », sur Opera Nostalgia (consulté le )
- 1 2 3 (en) « Achille Braschi », sur Opera Vivrà (consulté le )
- 1 2 (en) « Cavalleria rusticana [sound recording] », sur New York Public Library (consulté le )