Adèle Ferrand

peintre française

Julie Adèle Ferrand, dite Adèle Ferrand ( - ) est une peintre et une dessinatrice française.

Adèle Ferrand
Autoportrait à la robe blanche, par Adèle Ferrand.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 30 ans)
Saint-PierreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Julie Adèle FerrandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Conjoint
Œuvres principales

Biographie

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Adèle Ferrand naît le rue des Dominicains à Nancy dans une famille de papetiers[1]. Ses parents, Henriette Foisy et Georges Ferrand, s'établissent à Nancy en 1814 pour fuir la Restauration à Paris[2]. Leur voisin, le dessinateur Jean-Jacques Thorelle, aurait fait découvrir le monde de l'art à la fratrie[3].

En 1830, sous la Monarchie de Juillet, elle déménage à Paris avec ses parents. Jules Ferrand est admis aux Beaux-Arts tandis qu'Adèle Ferrand se forme au portrait en peignant sa famille[1],[3]. Elle devient très jeune une maîtresse de l'école romantique[1],[2],[3].

En 1837, elle est admise au Salon Royal du Louvre, qu'elle fréquente régulièrement. Elle est aussi exposée à Rouen et à Nancy[1] et s'assure des revenus grâce à son activité de copiste[2].

En 1844, la famille s'installe sur la place Vendôme et Adèle Ferrand rencontre Denis François Le Coat de Kerveguen, originaire de La Réunion. Ils se marient deux ans plus tard et, accompagnée de ses parents, Adèle Ferrand déménage à Saint-Pierre où elle vit chez sa belle-mère veuve. Elle a un fils, nommé Hervé[1],[2].

Dans sa correspondance, elle fait connaître son opposition à l'esclavage, alors même que la richesse de son beau-frère, Gabriel Le Coat de Kerveguen, repose sur le système esclavagiste[4].

Elle meurt à l'âge de 30 ans, le , terrassée par la fièvre typhoïde[5], et repose au cimetière de Saint-Pierre[2].

La vraie Adèle Ferrand

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Pendant longtemps, quelques peintures d'Élisabeth Marcel, une miniaturiste née à Massieux en 1809, sont attribuées à Adèle Ferrand[1],[4]. L'erreur remonte à l'édition de 1882 du dictionnaire Bellier et Auvray qui regroupe l'œuvre et l'état civil des deux femmes sous la même notice biographique[4].

La confusion persiste car, selon Suzanne Greffet-Kendig, conservatrice des Musées Départementaux de La Réunion, Élisabeth Marcel aurait peut-être épousé un des frères d'Adèle Ferrand. Greffet-Kendig rétablit la vérité dans son ouvrage La vraie Adèle Ferrand paru en 1988[4].

Peinture

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Le Portrait de Mme Ferrand d'Adèle Ferrand, représentant sa mère, est exposé dans le Grand Salon du Louvre. Ses contemporains la comparent à Jean-Baptiste Greuze et lui passent de nombreuses commandes[1],[6]. C'est aussi le cas des Beaux-Arts de Paris qui, sur la décision du ministre de la Culture, lui demandent une copie du Christ portant la Croix de Pierre-Paul Prud'hon à destination de la cathédrale de Toul[2].

« La noblesse et la grâce » de ses toiles sont remarquées dans la presse de l'époque[2],[3]. En 2024, Beaux-Arts Magazine reconnaît à ses portraits « une grande acuité psychologique »[7].

Postérité

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Son fils Hervé lègue au musée Léon Dierx 26 peintures et dessins qui sont rassemblés dans la « Salle Mme Denis Le Coat de Kervéguen » inaugurée en 1922[1]. Ses œuvres sont aujourd'hui consultables en ligne sur le site web de l'Iconothèque historique de l'océan Indien.

La ville de Saint-Paul lui rend hommage en baptisant un établissement scolaire « école primaire publique Adèle Ferrand »[8].

Une exposition en son honneur a lieu en 2015 au Musée Léon Dierx[9].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 Michel Verguin (dir.) et Mario Serviable (dir.), Dictionnaire biographique de La Réunion (vol. 1), CLIP, ARS Terres Créoles, , 212 p. (ISBN 2-908578-19-0), p. 36-37
  2. 1 2 3 4 5 6 7 « Adèle Ferrand , artiste-peintre au cœur créole », Le Journal de l'île de La Réunion,‎ (lire en ligne [archive du ])
  3. 1 2 3 4 Gaston Schwinn, « 2006 : le mystérieux tableau attribué à Adèle Ferrand », Républicain Lorrain,‎ (lire en ligne)
  4. 1 2 3 4 « Le mystère Adèle Ferrand, identification d’une artiste réunionnaise », 7 Lames la mer,‎ (lire en ligne)
  5. ↑ « Registre d'état-civil de Saint-Pierre, acte de décès no 21 de l'année 1848 », sur Archives nationales d'outre-mer, p. 6
  6. ↑ « Adèle Ferrand, portraitiste », sur Musée Léon Dierx (consulté le )
  7. ↑ Florelle Guillaume, « La Réunion : de musées en centres d’art, nos incontournables pour découvrir l’île sous un jour nouveau », Beaux-Arts Magazine,‎ (lire en ligne)
  8. ↑ « École primaire publique Adèle Ferrand », sur Education.gouv.fr
  9. ↑ « Catalogue de l'exposition « Adèle Ferrand : une femme peintre dans les années romantiques » », sur CCBMN.culture.gouv.fr (consulté le )

Pour approfondir

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Bibliographie

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  • Suzanne Greffet-Kendig, Musée Léon-Dierx (préf. Serge Ycard), La vraie Adèle Ferrand : Nancy 1817-Bourbon 1848, Saint-Denis-de-la-Réunion, Conseil général de la Réunion, (OCLC 20725038)
  • Claude Allemand-Cosneau (exposition du 8 octobre 2015 au 27 mars 2016), Adèle Ferrand : une femme peintre dans les années romantiques, Saint-Denis-de-la-Réunion, Musée Léon-Dierx, (ISBN 9782952787468, OCLC 958032749)

Liens externes

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