Afua Hirsch
Afua Hirsch, née le à Stavanger (Norvège), est une écrivaine, journaliste et ancienne barrister britannique. Elle a travaillé pour The Guardian et a été rédactrice en chef des affaires sociales et de l'éducation pour Sky News de 2014 à 2017.
| Juré du prix Brooker (d) | |
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| Parentèle |
Peter Hirsch (grand-oncle) |
| Site web |
(en) www.afuahirsch.com |
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Brit(ish) (d) |
Jeunesse
modifierNée le [1] à Stavanger en Norvège[2], d'un père britannique et d'une mère Akan du Ghana, elle est élevée à Wimbledon, au sud-ouest de Londres[3],[4]. Son grand-père paternel, Hans (plus tard John), qui était juif, a fui Berlin en 1938[5]. Son grand-oncle est le métallurgiste Peter Hirsch. Son grand-père maternel, diplômé de l'université de Cambridge, a participé à la mise en place du système éducatif post-indépendance au Ghana, mais est devenu ensuite un exilé politique[6].
Hirsch a fait ses études au lycée privé de Wimbledon (en)[7] et étudie ensuite la philosophie, politique et économie au St Peter's College d'Oxford (1999-2002)[8],[9],[10]. Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts, elle obtient un diplôme d'études supérieures en droit (en) de la BPP Law School (en)[4]. Elle se qualifie comme barrister en 2006 et se forme aux Doughty Street Chambers (en).
Carrière
modifierHirsch commence à travailler comme barrister dans le domaine de la défense pénale, du droit public et du droit international public.
Journalisme et écrits
modifierHirsh a été une correspondante légale pour The Guardian[11]. Elle a vécu en Grande-Bretagne et au Sénégal et a été basée à Accra, au Ghana comme correspondante du Guardian en Afrique de l'Ouest[12],[13]. De 2014 à 2017, elle est rédactrice en chef des affaires sociales et de l'éducation pour Sky News[14].
Hirsch a contribué avec What Does It Mean To Be African? à l'anthologie de Margaret Busby, New Daughters of Africa en 2019[15].
Article du Guardian sur la colonne Nelson
modifierEn , dans The Guardian, Hirsch se demande si la colonne Nelson devait rester en place, avec l'implication qu'elle pourrait être supprimée. Elle a soutenu que le monument de Londres est un symbole du suprémacisme blanc car Horatio Nelson s'est opposé au mouvement abolitionniste[16]. Peu de temps après, l'historien de l'art et ancien directeur de musée, Roy Strong, déclare que la suggestion de supprimer la colonne était un point de vue « ridicule », commentant que « une fois que vous commencerez à réécrire l'histoire à cette échelle, il ne restera plus de statue ou de maison historique... Le passé est le passé. Vous ne pouvez pas réécrire l'Histoire »[17],[3]. Au mois de mai suivant, Hirsch déclare que l'idée de supprimer la colonne Nelson a détourné l'attention de son argument principal selon lequel la Grande-Bretagne devrait examiner plus attentivement son passé pour mieux se comprendre aujourd'hui[18]. Dans un article présentant son documentaire télévisé, The Battle for Britain's Heroes, Hirsch a déclaré qu'elle « n'attendait pas réellement dans un bulldozer, prête à prendre d'assaut Trafalgar Square, comme certains semblaient le croire »[19].
Brit(ish)
modifierLe livre de Hirsch, Brit(ish): On Race, Identity and Belonging (en), est publié par Jonathan Cape en . Le livre traite de l'histoire, de la culture et de la politique des Noirs dans le contexte de la Grande-Bretagne, du Sénégal et du Ghana.
The Battle for Britain's Heroes
modifierDans l'émission télévisée The Battle for Britain's Heroes, diffusée pour la première fois par la chaîne britannique Channel 4 fin , Hirsch évoque des aspects moins connus de la carrière de l'ancien Premier ministre britannique Winston Churchill, tels que son attitude envers les Indiens et son plaidoyer pour le gazage (en) des « tribus sauvages » en Mésopotamie (en partie dans l'actuel Irak) après la Première Guerre mondiale[20]. Dans sa revue du programme, Hugo Rifkind (en) écrit dans The Times que le « sous-texte est souvent que Hirsch attaque la Grande-Bretagne même en mentionnant ce truc », ce qui implique, en raison de ses propres antécédents, qu'il « est franchement haineux de sa part », mais Hirsch ne laisse pas « ses opinions se définir par opposition à celles de ses détracteurs »[21].
African Renaissance: When Art Meets Power
modifierReconnaissance
modifierHirsh a fait partie du jury du Prix Booker 2019 qui a fait de Margaret Atwood et de Bernardine Evaristo les deux co-lauréates, ce qui a suscité beaucoup de controverses[23],[24],[25].
Plus tard cette année-là, Hirsch est incluse dans la Powerlist (en) qui définit chaque année les 100 Britanniques d'origine africaine et afro-caribéenne les plus influents[26].
Vie privée
modifierBibliographie
modifierOuvrages
modifier- (en) Brit(ish) : On Race, Identity and Belonging, Londres, Jonathan Cape, , 384 p. (ISBN 978-1911214281).
- (en) Equal to Everything : Judge Brenda and the Supreme Court, Londres, Legal Action Group, , 36 p. (ISBN 978-1912273485).
Sélection d'articles
modifier- (en) « What's it like being black in Norway? », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- (en) « Britain: rainbow nation, racist background », Prospect, (ISSN 1359-5024, lire en ligne, consulté le ).
- (en) « Toppling statues? Here's why Nelson's column should be next », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- (en) « The fantasy of 'free speech' », Prospect, (ISSN 1359-5024, lire en ligne, consulté le ).
- (en) « The racism that killed George Floyd was built in Britain », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- (en) « Afua Hirsch On The Crucial Black History Lessons All Schools Should Be Teaching », Vogue, (ISSN 0262-2130, lire en ligne, consulté le ).
Références
modifier- ↑ (en) Joanne Kavanagh, « Who is Afua Hirsch and what were the journalist's comments about Nelson's Column? », The Sun, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « What's it like being black in Norway? », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 3 (en) « Brit(ish) by Afua Hirsch – island stories », Financial Times, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) « Afua Hirsch »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur St Peter's College (Oxford).
- ↑ (en) « Afua Hirsch: Asking the difficult questions on identity », sur thejc.com, (consulté le ).
- ↑ (en) « Afua Hirsch: 'I'm British — why should I be grateful for that?' », The Times, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Spotlight on Afua Hirsch, Wimbledon High School », sur gdst.net, (consulté le ).
- ↑ (en) « On being Brit(ish) by Afua Hirsch (SPC 1999) », sur spc.ox.ac.uk (consulté le ).
- ↑ (en) « I went to Oxford. As a black female student, I found it alienating and elitist », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « About », sur Afua Hirsch (consulté le ).
- ↑ (en) « Afua Hirsch on human rights »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur bihr.org.uk.
- ↑ (en) Afua Hirsch, « Our parents left Africa – now we are coming home », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Afua Hirsch », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « Afua Hirsch »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur corporate.sky.com.
- ↑ (en) « Read 'What Does It Mean To Be African?' by Afua Hirsch, from the new anthology New Daughters of Africa », sur The Johannesburg Review of Books (en), (consulté le ).
- ↑ (en) Afua Hirsch, « Toppling statues? Here's why Nelson's column should be next », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Laura Freeman, « Everywhere Sir Roy Strong looks, the thumbscrews are tightening », The Times, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) James Jackson, « The Battle for Britain's Heroes », The Times, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Afua Hirsch, « Britain doesn't just glorify its violent past: it gets high on it », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Sean O'Grady, « TV Review: The Battle for Britain's Heroes (Channel 4) », The Independent, (ISSN 0951-9467, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Hugo Rifkind, « TV review: Hugo Rifkind on The Battle for Britain's Heroes », The Times, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) « African Renaissance: When Art Meets Power », sur BBC (consulté le ).
- ↑ (en) Adam Sherwin (en), « Booker Prize 2019 row as award shared between Margaret Atwood and Bernardine Evaristo », sur inews.co.uk, (consulté le ).
- ↑ (en) Afua Hirsch, « Judging the Booker prize: 'I'm proud of our decision' », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) John Boyne, « In defence of the Booker judges », The Irish Times, (ISSN 0791-5144, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Kelly-Ann Mills, « Raheem Sterling joins Meghan and Stormzy in top 100 most influential black Brits », The Daily Mirror, (ISSN 0956-8050, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Martina Evans, « Brit(ish) review: dazzling stories about race and identity », The Irish Times, (ISSN 0791-5144, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (en) Afua Hirsch, Brit(ish) : On Race, Identity and Belonging, Londres, Jonathan Cape, , 384 p. (ISBN 978-1911214281, lire en ligne), p. 288.
Liens externes
modifier- (en) Site officiel
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