Akhethétep Hemi est un fonctionnaire de l'Égypte antique à la fin de la Ve dynastie, en fonction à la fin du règne d'Ounas.

Akhethétep Hemi
Transcription ȝḫ.t-ḥtp Ḥmj
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Fonction principale vizir
Sépulture
Type mastaba
Emplacement Saqqarah
Fouilles 1937-1938, Selim Hassan

Biographie

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Le titre le plus élevé d'Akhethétep Hemi était celui de vizir de Haute-Égypte, ce qui faisait de lui le fonctionnaire le plus important de la cour royale, juste après le roi. Outre le titre de vizir, il est également « Iry-pat », « Surveillant du Double Trésor », « Surveillant des scribes des documents du roi » et « Surveillant du Double Grenier », autant de postes importants à la cour royale[1]. Tout comme son homologue contemporain Ihy, vizir de Basse-Égypte, Akhethétep Hemi semble avoir subi une damnatio memoriae, peut-être liée à la succession semble-t-il difficile entre les rois Ounas et Téti[2],[3].

Sépulture

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Akhethétep Hemi est principalement connu par son mastaba situé non loin de la pyramide d'Ounas, au nord de la chaussée du complexe, au bout d'une rangée de mastabas s'étirant selon un axe est-ouest, au sud du mastaba d'Ihy, vizir contemporain de Basse-Égypte[4]. Le mastaba a été fouillé en 1937-1938 et publié par Selim Hassan[5].

Le mastaba a ensuite été usurpé par un « fils aîné du roi » Nebkaouhor Idou, tout comme celui d'Ihy, usurpé pour être réattribué à la « fille du roi » Sechséchet Idout. Ces deux réattributions, la proximité des noms Idou et Idout, le fait que la princesse était nommée Sechséchet  nom partagé par de nombreuses filles du roi Téti, successeur d'Ounas  et la date d'inhumation de Sechséchet Idout sous le règne de Téti, font dire à Naguib Kanawati, Thierry Stasser et Yannis Gourdon qu'il s'agit de deux enfants de Téti nés de la même mère, peut-être décédés au début du règne[note 1], ce qui expliquerait ces deux inhumations dans la nécropole associée à la pyramide d'Ounas, celle associée à la pyramide de Téti n'étant alors pas encore prête[8],[9],[7]. Ces réattributions sont dues à la damnatio memoriae de ces deux vizirs[2],[3].

L'étude du mastaba a montré que, lors de l'usurpation, la tombe était proche de la fin de la décoration : en effet, sur la très grande majorité du décor, rien n'a été touché lors de l'usurpation, seul le nom du propriétaire originel avait été remplacé par celui du prince[10],[11]. Cependant, sur un linteau et des fragments d'une architrave, qui devaient se trouver au dessus de la porte d'entrée, le nom de Nebkaouhor Idou semble avoir été original et ne pas avoir remplacé celui d'Akhethétep Hemi. Or le nom de Nebkaouhor Idou sur le linteau est précédés de titres identiques à ceux d'Akhethétep Hemi, ce qui rend difficile de décider quels titres dans la décoration de la tombe appartiennent à l'un ou l'autre. Ceci a été diversement interprété : selon Nigel Strudwick et Yannis Gourdon, le prince aurait également été un haut fonctionnaire, aux fonctions similaires à Akhethétep Hemi, et devaient donc être assez âgé lors de l'inhumation[12],[7] ; selon Thierry Stasser, le nom de Nebkaouhor Idou aurait simplement été ajouté aux parties non terminées du décor, et l'inhumation ayant peut-être été précipitée, le décor du mastaba n'aurait été que partiellement adapté au nouveau propriétaire[13].

Notes et références

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  1. A minima pour Sechséchet Idout dont les représentations ne laissent aucun doute sur sa jeunesse : elle est systématiquement représentée avec la tresse de l'enfance et sa nourrice l'accompagne dans l'une de ses représentations[6],[7].

Références

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  1. Strudwick 1985, p. 56.
  2. 1 2 Stasser 2013, p. 69-70.
  3. 1 2 Gourdon 2016, p. 55-56.
  4. Stasser 2013, p. 34-35.
  5. Hassan 1975.
  6. Stasser 2013, p. 45-46.
  7. 1 2 3 Gourdon 2016, p. 56.
  8. Kanawati 2007, p. 14, 20 et 50.
  9. Stasser 2013, p. 34-36 et 45-46.
  10. Hassan 1975, p. 61-62.
  11. Strudwick 1982, p. 89-91.
  12. Strudwick 1982, p. 91.
  13. Stasser 2013, p. 35-36.

Bibliographie

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