Ihy (vizir)
Ihy est un fonctionnaire dans l'Égypte antique à la fin de la Ve dynastie, en fonction à la fin du règne d'Ounas.
| Ihy | ||||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||||
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| Transcription | Jḥy | |||||
| Période | Ancien Empire | |||||
| Dynastie | Ve dynastie | |||||
| Fonction principale | vizir | |||||
| Sépulture | ||||||
| Type | mastaba | |||||
| Emplacement | Saqqarah | |||||
| Date de découverte | 1927 | |||||
| Découvreur | Cecil Mallaby Firth | |||||
| Fouilles | Rizkallah Macramallah | |||||
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Biographie
modifierLe titre le plus élevé d'Ihy est celui de vizir de Basse-Égypte, ce qui fait de lui le fonctionnaire le plus important de la cour royale, juste après le roi[1],[2]. Ihy est également, entre autres titres, « Iry-pat », « Comte », « Ami unique », « Chef de la justice », « Préposé à tous les travaux du roi », « Surveillant du Double Trésor » et « Surveillant du Double Grenier », autant de postes importants à la cour royale[3],[1]. Tout comme son homologue contemporain Akhethétep Hemi, vizir de Haute-Égypte, Ihy semble avoir subi une damnatio memoriae, peut-être liée à la succession semble-t-il difficile entre les rois Ounas et Téti[4],[2].
Sépulture
modifierIhy est principalement connu par son mastaba situé non loin de la pyramide d'Ounas, au nord de la chaussée du complexe, au bout d'une rangée de mastabas s'étirant selon un axe est-ouest, au nord du mastaba d'Akhethétep Hemi, vizir contemporain de Haute-Égypte[5]. Le mastaba, découvert par Cecil Mallaby Firth en 1927, a fait l'objet d'une première description par Rizkallah Macramallah publiée en 1935[6].
Le mastaba a ensuite été usurpé par un « fille du roi » Sechséchet Idout, tout comme celui d'Akhethétep Hemi, usurpé pour être réattribué à la « fils aîné du roi » Nebkaouhor Idou. Ces deux réattributions, la proximité des noms Idou et Idout, le fait que la princesse était nommée Sechséchet — nom partagé par de nombreuses filles du roi Téti, successeur d'Ounas — et la date d'inhumation de Sechséchet Idout sous le règne de Téti, font dire à Naguib Kanawati, Thierry Stasser et Yannis Gourdon qu'il s'agit de deux enfants de Téti nés de la même mère, peut-être décédés au début du règne[note 1], ce qui expliquerait ces deux inhumations dans la nécropole associée à la pyramide d'Ounas, celle associée à la pyramide de Téti n'étant alors pas encore prête[9],[10],[8]. Ces réattributions sont dues à la damnatio memoriae de ces deux vizirs[4],[2].
L'étude du mastaba a montré que, lors de l'usurpation, la décoration du mastaba n'était alors pas très avancée[1]. Le nom et les représentations du vizir ont été systématiquement regravés pour la princesse ; la jeunesse de la princesse est caractérisée par la présence systématique de la tresse de l'enfance et ainsi que de celle de sa nourrice dans l'une de ces représentations[7].
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 Stasser 2013, p. 45.
- 1 2 3 Gourdon 2016, p. 55-56.
- ↑ Strudwick 1985, p. 63.
- 1 2 Stasser 2013, p. 69-70.
- ↑ Stasser 2013, p. 34-35.
- ↑ Macramallah 1935.
- 1 2 Stasser 2013, p. 45-46.
- 1 2 Gourdon 2016, p. 56.
- ↑ Kanawati 2007, p. 14, 20 et 50.
- ↑ Stasser 2013, p. 34-36 et 45-46.
Bibliographie
modifier- (en) Rizkallah Macramallah, Fouilles à Saqqarah. Le mastaba Le Mastaba d'Idout, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, (lire en ligne) ;
- (en) Nigel Strudwick, The Administration of Egypt in the Old Kingdom: The Highest Titles and Their Holders, Londres, Boston, Paul Kegan International, coll. « Studies in Egyptology », (ISBN 978-0-7103-0107-9, lire en ligne) ;
- (en) Naguib Kanawati, Mereruka and King Teti. The Power behind the Throne, Supreme Council of Antiquities, (ISBN 9789774376009) ;
- Thierry Stasser, La mère royale Seshseshet et les débuts de la VIe dynastie, Bruxelles, Editions Safran, , 112 p. (ISBN 978-2874570544) ;
- Yannis Gourdon, Pépy Ier et la VIe dynastie, Paris, Pygmalion, , 429 p. (ISBN 978-2-7564-0558-2 et 2-7564-0558-2).