Téti
Téti est le premier roi et le fondateur de la VIe dynastie égyptienne. Il s'est fait construire une pyramide à Saqqarah, près de celle de Menkaouhor. Il succède à Ounas et meurt assassiné, remplacé sur le trône par le mystérieux Ouserkarê. On situe son règne aux alentours de 2323 / 2321 à 2291 av. J.-C.[note 1].
| Téti | |
Statue de Téti trouvée dans un puits près du temple funéraire de sa pyramide à Saqqarah - Musée égyptien du Caire | |
| Période | Ancien Empire |
|---|---|
| Dynastie | VIe dynastie |
| Fonction principale | roi |
| Prédécesseur | Ounas |
| Dates de fonction | -2374 à -2354 (selon D. B. Redford) -2345 à -2323 (selon I. Shaw) -2323 / -2321 à -2291 (selon J. P. Allen) -2322 à -2312 (selon J. von Beckerath) -2318 à -2300 (selon D. Franke) -2311 à -2281 (selon J. Málek) |
| Successeur | Ouserkarê |
| Famille | |
| Grand-père maternel | Iynéfert (?) |
| Grand-mère maternelle | Mérytitès (?) |
| Père | Shepespouptah (?) |
| Mère | Sechséchet Ire |
| Conjoint | Ipout Ire |
| Enfant(s) | ♂ Pépi Ier |
| Deuxième conjoint | Khouit II |
| Troisième conjoint | Neith Ire |
| Quatrième conjoint | Sechséchet (?) |
| Cinquième conjoint | Hétep-Hérès III |
| Sixième conjoint | Khentet... (?) |
| Enfants avec le 6e conjoint | ♂ Ouserkarê (?) |
| Enfants avec le 7e conjoint | ♂ Tétiânkhkem♀ Ouâtetkhethor Sechséchet♀ Noubkhetnebty Sechséchet♀ Sechséchet Shechit♀ Sechséchet Shechti♀ Mérout Sechséchet♀ Reine anonyme de Pépi Ier♂ Nebkaouhor Idou (?)♀ Sechséchet Idout (?)♀ Sechséchet Sathor (?)♀ Sechséchet, épouse de Merefnebef (?)♀ Sechséchet, épouse de Remni (?)♀ Sechséchet, épouse de Pépyânkh l'Ancien (?)♀ Sechséchet, épouse de Nyânkhnéfertem (?)♀ Inti (?) |
| Sépulture | |
| Nom | Pyramide de Téti |
| Type | Pyramide à faces lisses |
| Emplacement | Saqqarah |
| Date de découverte | |
| Découvreur | Gaston Maspero |
| Fouilles | 1907 James Edward Quibell 1921-1922 Cecil Mallaby Firth 1951 puis 1956 Jean-Philippe Lauer et Jean Sainte Fare Garnot 1965 Jean Leclant et Jean-Philippe Lauer |
| Objets | Textes des pyramides Sarcophage en grauwacke portant une inscription hiéroglyphique autrefois dorée Cuve à canopes |
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Généalogie
modifierOrigines
modifierTéti n'est, en l'état actuel des connaissances, pas d'origine royale. Sa mère était la dame Sechséchet Ire. Le nom de son père est inconnu, Jean Yoyotte et Jean Vercoutter avaient proposé Shepespouptah, hypothétique fils d'Ounas, dernier roi de la Ve dynastie, mais rien ne vient confirmer une telle supposition[1]. Une autre hypothèse, proposée par Naguib Kanawati, ferait de Sechséchet la fille d'un certain Iynéfert, prêtre funéraire de Mykérinos et dont le mastaba atteste qu'il était père d'une Sechséchet et d'une Nebet, ainsi que de trois fils nommés Tjenti, Qai-Iouf et Iynéfert ; Iynéfert et Tjenti sont connus pour être les noms de deux vizirs du règne d'Ounas ou, pour le second, du tout début du règne de Téti, tandis que Nebet est connue pour être le nom de l'une des reines d'Ounas. Si cette hypothèse, que Thierry Stasser[2] et Yannis Gourdon[3] trouvent séduisante, s'avère exact, alors cela ferait de Téti le neveu par alliance de son prédécesseur.
Épouses
modifierLe roi est connu pour avoir plusieurs épouses :
- la reine Khouit II, attestée par sa pyramide à côté de celle de Téti ; elle semble être la première reine de Téti à avoir eu une pyramide[4] ; si elle porte de manière certaine le titre d'« épouse du roi », le titre de « fille du roi » a également été découvert dans son temple funéraire ; si Zahi Hawass[5], qui a publié la découverte, et Thierry Stasser[4] font de cette reine une fille d'un roi qui ne pourrait être que Ounas, Yannis Gourdon considère que ce titre pourrait en fait se référer à une fille de Khouit II, qu'il identifie à Ouâtetkhethor Sechséchet[6],
- la reine Ipout Ire, qui s'est faite construire un mastaba pendant le règne de son époux, mastaba qui a été transformé en pyramide pendant le règne de son fils Pépi Ier[7],[8] ; sur la stèle fausse porte de la reine, sculptée pendant le règne de son fils, elle porte le titre inhabituel de « fille du roi de Haute et Basse-Égypte »[7],[8] ; Stasser[9] comme Gourdon[8] considèrent ce titre comme devant être pris avec précaution car pouvant être fictif, bien que Stasser ne réfute pas totalement la véracité de ce titre, Ipout Ire pouvant être une fille d'Ounas et d'une épouse secondaire ; Gourdon rappelle qu'Ipout signifie « Celle d'Ipou », c'est-à-dire la ville d'Akhmîm[8] ; cela pourrait signifier que la reine venait de cette ville — Pépi Ier érigea d'ailleurs une chapelle dédiée à sa mère à Coptos et associée à Min, dieu tutélaire de Coptos et d'Akhmîm[8] —, à moins que, si elle est bien fille d'une épouse secondaire d'Ounas, ce soit sa mère qui ne vienne de là, comme Ipout II, fille royale et nommée ainsi en l'honneur de son ancêtre Ipout Ire[10],
- la reine Neith Ire, identifiée très récemment par des inscriptions dans le temple funéraire de sa pyramide située à côté de celles des deux reines précédentes[11] ; la pyramide avait été associée par erreur par son découvreur, Zahi Hawass, à celle de Sechséchet Ire[12],
- une reine Sechséchet, identifiée par un bloc retrouvé dans le temple funéraire de Téti et qui mentionne ...Ḥr ḥm.t nṯr Ṯȝjssp=f Sš-sš.t ; le premier titre, ...Ḥr, est probablement la deuxième partie du titre tjs.t Ḥr ou du titre smr.t Ḥr, deux titres d'épouse royale ; quant au titre nṯr Ṯȝjssp=f, il s'agit d'un titre de prêtrise souvent porté par des reines également filles royales[13],[14],[15] ; Stasser suppose que cette reine nommée Sechséchet pourrait également être la propre sœur de Téti[16] ; Gourdon pense quant à lui que cette reine a été nommée ainsi à la suite de son mariage avec Téti[15],
- l'un des fragments de papyrus datés du règne de Téti et retrouvés près de la pyramide d'Ounas portait le nom d'une reine nommée Hétep-Hérès III ; Stasser et Gourdon réfutent l'identification de cette reine à une homonyme de la IVe dynastie car il s'agit d'archives relatives à la gestion du chantier de construction de la pyramide de Téti, et font donc de cette reine une épouse de Téti[17],[15],
- un bloc de remploi, provenant du monument funéraire de Sechséchet Ire et démantelé par Pépi Ier, a été retrouvé dans le temple funéraire de Pépi Ier ; ce bloc était inscrit avec le texte, aujourd'hui lacunaire, mw.t nsw.t bjtj ḫntt... ; si mw.t nsw.t bjtj signifie clairement « mère du roi de Haute et Basse Égypte », la partie ḫntt a parfois été considérée comme le début d'un nom propre, parfois rendu par Khentkaous ; cependant, non seulement, le double t interdit la reconstruction Khentkaous, mais, surtout, ḫntt pourrait parfaitement être le début d'un titre de reine, comme ḫntt-r-s.t-smȝ ; en conséquence, Stasser et Gourdon réfutent l'identification de ce texte à une reine de Téti, mais l'associent à une série de titres associée à Sechséchet Ire[18],[19] ; Callender réfute une telle position et considère que cette Khentet... doit être considérée comme une épouse d'un roi, probablement de Téti, et serait donc la mère de l'obscur Ouserkarê[20].
Enfants
modifierLes enfants attribués de manière certaine à Téti sont les suivants :
- Pépi Ier, son deuxième successeur, fils de la reine Ipout Ire[17],
- Tétiânkhkem, « fils aîné du roi de sa chair », qui épousa une certaine Mérout et dont le mastaba se trouve entre la pyramide d'Ipout Ire et celle de Neith Ire[21],[22] ; le nom de sa mère a fait l'objet de plusieurs hypothèses : Zahi Hawass[23],[24] et Naguib Kanawati[21] font de sa mère la reine Khouit II ; Michel Baud considérait quant à lui que sa mère était la reine Ipout Ire, sa tombe étant située juste à côté[25] ; Thierry Stasser réfute ces deux hypothèses[note 2] et propose que le prince soit né d'une troisième lignée maternelle[26], peut-être la reine Neith Ire, dont la pyramide se trouve juste à côté ; Yannis Gourdon considère quant à lui que le prince serait un fils du roi Pépi Ier, décédé au début du règne, avant que la nécropole associée à la pyramide ne soit prête[27],
- Ouâtetkhethor, surnommée Sechséchet, mariée à Mérérouka, le vizir et chef des prêtres de la pyramide de Téti, avec qui elle eut un fils, nommé Mérytéti ; elle est appelée « fille aînée du roi de sa chair » et possède une chapelle dans le mastaba de son époux ; elle est adulte et représentée dans la tombe de Mérérouka comme étant aussi importante que lui — contrairement à ses autres sœurs, chacune représentée plus jeune et de taille plus réduite que leur époux respectif —, ce qui montre son statut très élevé[28] ; selon Kanawati, elle serait la fille de la reine Ipout Ire[29] ; selon Stasser, son statut et son âge lui permet de déduire que la princesse était probablement la fille de la reine la plus importante et ancienne, c'est-à-dire probablement Khouit II[28],
- Noubkhetnebty, surnommée Sechséchet, « fille du roi de sa chair », mariée au vizir Kagemni, avec qui elle eut peut-être deux fils, nommés Tétiânkh et Irenakhty[30] ; elle est représentée dans le mastaba de son époux en tant que très jeune fille ; son nom rappelle celui d'Ouâtetkhethor, tout deux basés sur la titulature du roi ; ainsi, elle est considérée comme étant née de la même reine qu'Ouâtetkhethor[31],[32] ; en conséquence, selon Kanawati, elle serait la fille de la reine Ipout Ire[31], tandis que selon Stasser, elle serait plus probablement la fille de Khouit II[32],
- Sechséchet, surnommée Shechit, « fille aînée du roi de sa chair », et épouse du superintendant Néfersechemptah, et représentée dans le mastaba de son époux situé dans la nécropole du complexe pyramidal de Téti ; elle est représentée à de nombreuses reprises dans la tombe de son époux (moins qu'Ouâtetkhethor, mais plus que ses autres (demi-)sœurs), ce qui montrerait son rang de fille aînée d'une épouse principale de Téti[33],[34] ; comme elle n'a pas la même mère qu'Ouâtetkhethor, Kanawati propose comme mère la reine Khouit II, quant à Stasser, il indique juste que sa mère devait être d'un rang élevé, sans pour autant donné de nom (il avait déjà associé la reine Khouit II à Ouâtetkhethor)[34],
- Sechséchet, surnommée Shechti, « fille du roi de sa chair », mariée au « gardien des couronnes, grand intendant des deux maisons du Trésor, supérieur des prêtres de la pyramide de Téti » Shepespouptah (il est peut-être identique à celui ayant laissé une dédicace sur le linteau d'entrée de la tombe de Mehou), la princesse est représentée dans la tombe de son époux d'une taille réduite et jeune[33],[35] ; mariée à un officiel important mais de second rand par rapport à Mérérouka, Kagemni ou encore Néfersechemptah, il est probable qu'elle ne soit la fille cadette que d'une épouse secondaire[35],
- Mérout, surnommée Sechséchet, titrée « fille aînée du roi » — sans la précision « de sa chair » —, mariée au « scribe royal des documents, supérieur des scribes, noble du roi » Ptahemhat et représentée dans la tombe de ce dernier située près du complexe funéraire de Djéser[36],[37] ; son rang d'aînesse indique qu'elle était une fille d'une autre reine qu'Ouâtetkhethor et Shechit[36],[37] ; le rang peu élevé de son époux indiquerait que sa mère était une épouse secondaire, d'un rang inférieur à la mère d'Ouâtetkhethor[37],
- une fille anonyme mentionnée sur un fragment d'obélisque retrouvé dans la nécropole des reines de Pépi Ier, plus précisément dans la partie sud du complexe de la pyramide de l'Ouest, mais n'appartenant pas à ce dernier ; ce fragment mentionne en effet l'« épouse royale de la pyramide de Pépi Ier, fille aînée du roi » ; un autre fragment retrouvé dans la nécropole est inscrit du texte « fille du roi de sa chair » ; cette reine anonyme est une fille royale de Téti et est différente de toutes les autres reines connues de Pépi Ier ; la mention de « fille aînée du roi » indique de manière certaine qu'elle était issue d'une lignée maternelle différente que les autres « fille aînée du roi » ; sa pyramide se situe dans la nécropole des reines de Pépi Ier et est encore à retrouver[38].
D'autres enfants lui sont souvent attribués, sans pour autant qu'il y ait unanimité parmi les chercheurs. Deux vizirs d'Ounas, Akhethétep Hemi et Ihy, s'étaient fait construire chacun un mastaba, situé à l'extrémité d'une rangée de mastaba située au nord de la chaussée d'Ounas ; or, ces deux vizirs ont été disgrâciés et ces deux mastabas ont été réattribués d'une part au « fils aîné du roi de sa chair » Nebkaouhor, surnommé Idou, pour le mastaba d'Akhethétep Hemi (les inscriptions et représentations dans la tombe d'Akhethétep Hemi n'ont d'ailleurs pas du tout été retouchées, montrant une inhumation très rapide du fils royal), et d'autre part à la « fille du roi de sa chair » Sechséchet, surnommée Idout, pour le mastaba d'Ihy. Comme ce que laisse suggérer leur surnom respectif, ces deux enfants semblent avoir été frère et sœur ; or, premièrement, Sechséchet est un nom donné à beaucoup de filles de Téti, deuxièmement, elle est représentée avec la tresse de l'enfance, et, troisièmement, l'enterrement de la princesse a eu lieu très probablement sous le règne de Téti[note 3], il est certain que Sechséchet Idout soit une fille de Téti, et il est donc très probable que Nebkaouhor Idou soit également un fils de Téti[40],[29]. Thierry Stasser suppose qu'ils ont été enterrés dans la nécropole d'Ounas car ils seraient morts au tout début du règne de Téti : la nécropole associée au complexe funéraire de Téti n'était donc pas prête à recevoir les sépultures de ces deux enfants royaux. En conséquence, il suppose que la mère de ces deux enfants royaux devait être une reine que Téti aurait épousé avant de monter sur le trône ; or la pyramide la plus ancienne des trois pyramides de reine appartient à la reine Khouit II, qu'il fait donc la mère de ce prince et de cette princesse[40]. Naguib Kanawati considère quant à lui que ces deux enfants seraient nés de la reine Ipout Ire, qu'il considère comme la fille d'Ounas, ce qui justifierait l'enterrement de ces deux enfants royaux dans la nécropole de leur grand-père maternel[29].
En plus de ces deux enfants, Kanawati et Stasser proposent les filles suivantes :
- Sechséchet, surnommée Sathor, épouse de Isi, gouverneur de la province d'Edfou ; aucun titre ne la mentionne comme fille de roi ; cependant, son nom étant Sechséchet, et son surnom, Sathor étant à rapprocher des noms Nebkaouhor et Ouâtetkhethor (les noms basés sur Horus sont assez rares à cette époque), elle est très probablement une fille de Téti, issue de la même mère que ces deux enfants royaux[41],[42], à savoir Ipout Ire pour Kanawati[41] et Khouit II pour Stasser[42],
- Sechséchet, peut-être surnommée Méresânkh, épouse du vizir Merefnebef, est attestée dans le tombeau de son époux situé près du complexe funéraire de Djéser ; contrairement aux autres épouses de Merefnebef, Sechséchet est représentée de la même taille que le vizir ; ce fait, associé à son nom et au rang de son époux, permettent de supposer qu'elle était une fille de Téti, née d'une épouse secondaire et mariée plutôt en fin de règne de Téti[43],
- Sechséchet, mariée à Remni, « ami unique » et superintendant des gardes du palais ; elle est représentée dans la tombe de son époux, datée de la fin du règne et située dans la nécropole de la pyramide de Téti[44],[45] ;
- Sechséchet, mariée à Pépyânkh l'Ancien de Meir (en), est connue par la tombe de ce dernier à Koçeir el-Amarna (la nécropole de Meir)[46] ; elle serait née d'une épouse secondaire et mariée par son demi-frère Pépi Ier à un notable de Meir pour renforcer les liens avec cette famille[47],
- Sechséchet, épouse du prêtre funéraire Nyânkhnéfertem et dont le tombeau a été retrouvé près de celui de Merefnebef ; Sechséchet est la seule épouse représentée dans la tombe, alors que tout porte à croire qu'elle n'était pas la seule épouse de Nyânkhnéfertem ; de plus, ce qui semble être ses deux fils sont mis en avant par leur père, contrairement à leurs frères et sœurs aînés ; ceci, ainsi que la mention « de sa chair », propre aux titres de la famille royale, poussent Stasser à proposer cette dame comme fille du roi Téti et d'une épouse secondaire[48],
- Inti, « fille aînée du roi de sa chair », enterrée dans un mastaba aujourd'hui perdu et situé dans la nécropole de la pyramide de Téti (les inscriptions du mastaba n'ont été que très partiellement publiées) ; elle est à la fois « fille aînée du roi de sa chair de la pyramide de Téti » et « fille aînée du roi de sa chair de la pyramide de Pépi Ier » ; les inscriptions publiées étant très lacunaires, il est possible qu'elle ait été surnommée Sechséchet, comme plusieurs de ses sœurs ; s'il y a eu des débats concernant la paternité de la princesse, Vivienne Callender et Stasser penchent clairement pour Téti[49],[50] ; Stasser justifie la présence du titre « fille aînée du roi de sa chair de la pyramide de Pépi Ier » par le fait qu'elle était une sœur de Pépi Ier, c'est-à-dire fille d'Ipout Ire, et que c'est au début de son règne que la princesse serait décédée, alors qu'elle était pressentie pour devenir une épouse de son frère[50] ; Yannis Gourdon n'est pas d'accord avec cette interprétation et considère plutôt qu'elle était une fille de Pépi Ier et de la reine Inenek Inti, l'une des principales reines du début du règne de Pépi Ier, mais qu'elle serait décédée avant que la nécropole de la pyramide de Pépi Ier ne soit prête[51], c'est-à-dire dans un scénario analogue à celui du prince Nebkaouhor Idou et de la princesse Sechséchet Idout.
Il peut être constaté que toutes les filles (ou presque, selon la filiation de la princesse Inti) de Téti portent le nom de Sechséchet, c'est-à-dire le nom de la mère de Téti[52]. Il peut également être constaté qu'au moins quatre, peut-être cinq, lignées maternelles sont représentées parmi les filles royales, avec les princesses Ouâtetkhethor Sechséchet, Sechséchet Shechit, Mérout Sechséchet, l'épouse anonyme de Pépi Ier et peut-être Inti[53].
Le lien entre Ouserkarê, son successeur immédiat, et Téti n'est pas clair ; roi éphémère, il n'a pas subi de damnatio memoriae, ce qui indiquerait qu'il était le successeur légitime de Téti, et donc son fils ; si tel est le cas, il pourrait être le fils de la reine Khentet...[54].
Longueur du règne
modifierIl existe une grande incertitude quant à la durée exacte du règne de Téti. Sur le canon royal de Turin du Nouvel Empire, le nombre d'années de son règne n'est pas conservée. Le prêtre égyptien Manéthon, qui a vécu au IIIe siècle avant notre ère, donne trente ans (ou dans la version d'Ératosthène, trente-trois ans).
Les dates contemporaines apportent peu de clarté, car il ne reste que très peu de dates qui peuvent être clairement attribuées au règne de Téti. La date la plus élevée qui puisse être attribuée avec certitude est « l'année après le sixième recensement ». Il s'agit du recensement national du bétail à des fins de collecte de l'impôt. Selon Michel Baud, un « onzième recensement » dans la tombe de Nikaou-Isési pourrait également être attribuée à Téti, bien qu'aucun nom de roi ne soit mentionné non plus. Certains problèmes sont dus au fait que ces recensements avaient initialement lieu tous les deux ans (c'est-à-dire qu'une « année du dixième recensement » était suivie d'une « année après le dixième recensement »), mais plus tard, ils pouvaient également avoir lieu annuellement (une « année du dixième recensement » était suivie d'une « année du onzième recensement »). Étant donné qu'en dehors des deux dates mentionnées ci-dessus, seules quelques mentions de l'année du premier recensement et de l'année après ce premier recensement ont survécu dans les papyrus d'Abousir, aucune déclaration fiable ne peut être faite quant à la régularité du recensement annuel sous le règne de Téti.
Il en résulte une durée minimale de règne de treize ans et une durée maximale de vingt-deux ou vingt-trois ans[55], ce qui se traduit également par des points de vue très différents selon les chercheurs : alors que Thomas Schneider lui accorde dix-huit ans de règne[56], pour Jürgen von Beckerath, c'est plutôt dix ans[57].
Règne
modifierLes sources permettant de décrire le règne de Téti sont peu nombreuses. La capitale est à Memphis. Seule une inscription des carrières d’Hatnoub (Moyenne-Égypte) et des fragments des annales de Saqqarah-sud permettent d’avoir des informations. L’inscription de la carrière d’Hatnoub signale que le roi effectua une expédition dans ce lieu pour obtenir de la calcite. Cette roche (parfois appelée à tort albâtre) permettait de confectionner des objets de luxe et du mobilier funéraire. Téti offrit des objets en calcite au roi de Byblos. Un sistre portant les titres du roi fut retrouvé à Dendérah. Cet objet en calcite est aujourd'hui exposé au Metropolitan Museum of Art de New York. Un obélisque brisé au nom de Téti a été découvert à Héliopolis.
Son nom d'Horus Celui qui pacifie les Deux Terres pourrait être une indication qu'il a réussi à pacifier le royaume avant ou au début de son règne. Pour autant, les troubles ne sont pas terminés. En effet, Téti aurait été assassiné par ses propres gardes du corps, selon Manéthon[58],[59]. Naguib Kanawati a soutenu la thèse de Manéthon, en faisant remarquer par exemple que le règne de Téti a vu une augmentation importante du nombre de gardes à la cour égyptienne, ceux-ci devenant responsables des soins quotidiens du roi. La tentative de damnatio memoriae visait en particulier trois hommes, le vizir Héri, le responsable des armes Méréri et le médecin en chef Seânkhuuiptah, qui pourraient donc être derrière le meurtre[60].
Toujours est-il que le mystérieux Ouserkarê lui succède. Ses relations avec la famille royales sont inconnues. Peu de temps après, Pépi Ier, fils de Téti, succède à Ouserkarê. Mais les troubles ne sont toujours pas fini. En effet, Pépi Ier fera l'objet également d'une tentative d'assassinat, qui échouera cette fois. Ces troubles annoncent déjà le déclin de l'Ancien Empire, qui s'effondrera après le règne de Pépi II, arrière-petit-fils de Téti.
Représentations
modifierLa seule sculpture connue de Téti est une statue debout trouvée par James Edward Quibell lors de la campagne de fouilles de 1906/07 à Saqqarah, un peu à l'est de la pyramide de Téti, dans le remplissage d'un puits funéraire. Il se trouve actuellement au Musée égyptien du Caire (Inv.-No. JE 39103). La statue est faite de granit rouge et a une hauteur préservée de 74 cm. Les jambes sous les genoux ne sont pas conservées. La statue a un pilier arrière et montre le roi en position debout, la jambe gauche en avant. Il a les bras près du corps et serre les poings. Le roi porte un tablier et sur sa tête la couronne blanche de Haute-Égypte. Les paupières et les sourcils sont sculptés. Une barbe ne semble pas avoir été présente. Une inscription, qui attribuerait clairement la statue à Téti, n'est pas conservée. Quibell y voit donc un possible portrait de Mérikarê de la Première Période intermédiaire. L'attribution à Téti a été faite par William Stevenson Smith sur la base de deux critères : l'un d'eux était l'emplacement de la découverte, qui est très proche de la pyramide de Téti. D'autre part, la qualité du travail lui semblait nettement supérieure à celle des statues comparables de la Première Période intermédiaire[61],[62],[63].
Sépulture
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Téti a édifié sa pyramide, nommée Djedsout Téti (Les places de Téti sont stables), au Nord-Est du complexe funéraire de Djéser, juste à côté de celle de Menkaouhor, à Saqqarah. La pyramide de Téti est donc le deuxième monument royal à contenir le corpus théologique complexe, appelé communément textes des pyramides, destiné à aider et à accompagner la renaissance du roi devenu un dieu. La pyramide de Téti est très ruinée aujourd'hui mais a fait l'objet de travaux de restaurations et est actuellement la seule pyramide qui se visite dans la nécropole de Saqqarah.
Complexe funéraire
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Le complexe funéraire de Téti était composé, en plus de la pyramide, d'un temple de la vallée, d'un temple funéraire et d'une chaussée couverte les reliant. Le temple de la vallée a depuis disparu, probablement détruit dès la Basse époque, un temple consacré à Anubis s'y étant édifié. En soi, le plan du temple de Téti est également comparable sur beaucoup de points à celui d'Ounas. Une différence notable est le fait que la chaussée n'arrive pas au centre de la façade est du temple, position standard de l'entrée du temple, mais à l'extrémité sud de cette façade. Ceci est dû au fait que la pyramide de Menkaouhor, construite juste en avant de celle de Téti, gênait le tracé de la chaussée.
On accède donc au temple par le biais d'un premier vestibule d'un développement nord-sud en façade et rejoignant l'axe est-ouest du monument. Suivait dans cet axe principal un second vestibule dont l'épaisseur des murs suggère une couverture voûtée. Ce vestibule ouvrait sur une cour à ciel ouvert bordée sur ses quatre côtés de colonnades et dont l'objet principal était la présentation des offrandes et les libations rituelles qui avaient lieu quotidiennement au temple. Son unique issue se trouve centrée à l'ouest et donne accès à la partie intime, le sanctuaire. Incluse dans le péribole de la pyramide royale, cette partie sacrée était réservée aux prêtres du roi. S'y trouvait une chapelle à cinq niches qui devaient contenir les cinq naoi abritant cinq statues du roi apparaissant sous l'aspect des cinq divinités principales du royaume. Cette partie intime comprenait outre une salle abritant la stèle fausse porte du roi, véritable objet du culte funéraire, une double série de magasins rejetés de part et d'autre de l'axe du temple. La première série encadre la partie d'accueil et est accessible par un long corridor se développant sur toute la largeur de l'édifice, corridor qui débouche au sud et au nord à l'intérieur du péribole de la pyramide. La deuxième série encadre le sanctuaire et la salle des statues divines et n'était accessible que depuis cette dernière.
La pyramide cultuelle avait une base carrée de 15,7 m de côté, convergeant vers le sommet à ~ 63,26° et mesurait autrefois 15,7 m de haut également. Ceinte dans son propre péribole, elle se trouve au sud-est de la pyramide royale et n'était donc accessible que par le corridor qui distribue magasins et salles de culte. Cette petite pyramide d'une dizaine de mètres de hauteur recouvrait un dispositif souterrain composé d'une courte descenderie menant à une chambre souterraine unique.
Pyramide
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L'orientation de la pyramide n'est pas alignée sur les quatre points cardinaux. En revanche, dans ses dimensions et dans l'agencement de ses infrastructures, la pyramide suit un programme standard établi par Djedkarê Isési. La pyramide avait une base carrée de 78,75 m de côté, soit 150 coudées, convergeant vers le sommet à ~ 53° et mesurait autrefois 52,5 m, soit 100 coudées de haut.
L'accès aux chambres funéraires se situe à l'intérieur de la chapelle accolée contre la face nord de la pyramide. L'entrée débouche sur un couloir descendant de dix-huit mètres de long. L'entrée était autrefois obstruée par un bouchon de granit aujourd'hui disparu. Le couloir descendant était probablement aussi obstrué sur toute sa longueur par de gros blocs de calcaire que les voleurs ont fait éclater et dont les débris encombraient encore le col au moment de la découverte. Au couloir descendant se succèdent un couloir horizontal, un vestibule, un autre couloir, une chambre aux herses, un dernier couloir et un passage de granit qui ouvre sur les appartements funéraires du roi. La chambre aux herses s'étend sur plus de six mètres et est conçue en alternant le calcaire et le granit. Les trois herses en granit, à l'origine abaissées, sont maintenant brisées en plusieurs morceaux laissant la voie libre aux visiteurs. Le couloir horizontal mène droit aux appartements funéraires composés d'un serdab, d'une antichambre et d'une chambre funéraire tous les trois alignés suivant l'axe est-ouest. L'antichambre et la chambre funéraire sont couvertes d'une énorme voûte en chevrons. Elles sont reliées par un passage dont l'accès était fermé par une porte à deux vantaux. Les parois de ces salles sont couvertes d'inscriptions gravées communément appelées textes des pyramides. La pyramide de Téti est donc le deuxième monument royal à contenir ce corpus théologique complexe destiné à aider et à accompagner la renaissance du roi devenu un dieu.
La chambre funéraire comporte un sarcophage en grauwacke inachevé, un fragment du couvercle et une cuve à canopes qui n'est autre qu'un simple trou creusé dans le sol. Pour la première fois, un sarcophage royal comporte des inscriptions, ici gravées en léger creux à l'intérieur de la cuve.
Pyramides de reines
modifierLa pyramide de Téti est accompagnée de trois pyramides plus petites pour les reines Ipout Ire et Khouit II et pour la mère du roi Sechséchet Ire.
Pyramide d'Ipout Ire
modifierIl s'agit d'une petite pyramide dédiée à la reine Ipout Ire. Sa base faisait 21 m de côté et sa hauteur était de 21 m. En effet, l'accès au caveau se fait de manière insolite au niveau du deuxième degré de la pyramide par un puits placé à sa surface et descendant directement à une chambre funéraire de petite dimension. Cette particularité est l'indice que le monument initial n'était pas une pyramide mais bien un mastaba qui avait été bâti pour une épouse secondaire du roi. Ce n'est que par la suite, au cours du règne ou après l'accession au trône du fils d'Ipout, Pépi Ier, que le monument sera alors transformé en pyramide et le complexe attenant développé. Ce changement de destination a probablement eu lieu après la mort de la reine car le puits donnant accès au caveau se trouvait condamné une fois le mastaba transformé en pyramide et aucun autre accès n'a été découvert. De plus le caveau ne se trouve pas à l'aplomb de la pyramide, mais est déporté vers l'est, il n'a pas été transformé ou agrandi comme on pourrait s'y attendre si le monument pyramidal avait été commandé par la reine elle-même de son vivant. Le caveau a révélé un certain nombre de vestiges du viatique funéraire de la reine abandonné par les pillards. On citera notamment des éléments d'un collier ousekh, un bracelet en or, des vases canopes en calcite, divers débris de vaisselle en pierre, un appui-tête en albâtre ainsi qu'une tablette également en albâtre portant sept récipients destinés aux sept huiles sacrées utilisées dans certains rites religieux dont les noms sont indiqués. Le sarcophage externe en calcaire contenait encore des débris d'un sarcophage intérieur en cèdre du Liban et les restes d'une femme qui avait été momifiée. L'analyse de ces ossements révéla qu'elle est morte autour de la cinquantaine ce qui pour l'époque était déjà un âge avancé.
Le temple suit un plan inhabituel, sans doute en raison de la présence d'autres monuments préexistant à proximité, réduisant d'autant l'espace disponible. On accédait ainsi à l'ensemble par le sud, l'entrée du complexe se faisant face à la pyramide de Téti, par un portique soutenu par quatre piliers de calcaire à section carrée. Suivait une première pièce ou vestibule munie de deux piliers de même matière distribuant par le nord une cour péristyle, dont les portiques étaient également soutenus par des piliers. Au nord de cette cour cérémonielle se trouvaient des magasins. Par l'ouest du vestibule, on accédait au péribole de la pyramide qui l'entoure sur trois de ses côtés, le dernier étant occupé par le sanctuaire du temple alignant ses salles sur un développement nord-sud. Cette partie intime du temple comprise dans le péribole de la pyramide était réservée au culte funéraire de la reine et contenait une salle à trois niches qui devaient conserver les trois naoi abritant des statues de la reine ou de divinités. La salle destinée à la stèle fausse porte de la reine se trouvait presque au centre de la face orientale de la pyramide. Principal objet du culte qui était rendu dans tout temple funéraire, elle était faite en calcaire et précédée d'une table d'offrande en granite rouge adoptant la forme du signe « hotep » et donnant les titres et le nom de la reine. Suivait enfin une dernière salle destinée à abriter le matériel de culte. Sur la face nord de la pyramide se trouvait la traditionnelle chapelle, d'où partent habituellement les infrastructures, même si pour cette pyramide, ce n'est pas le cas.
Pyramide de Khouit II
modifierIl s'agit d'une petite pyramide dédiée à la reine Khouit II. Sa base faisait environ 20 m de côté mais l'état du monument ne permet pas de connaître son angle d'inclinaison et donc sa hauteur initiale, mais, par comparaison avec celle d'Ipout Ire, elle devait être d'environ 20 m. Le monument devait être un mastaba à l'origine. Sur sa face nord s'ouvrait la descenderie menant directement à la chambre funéraire située à l'aplomb de la pyramide avec à l'est de cette dernière un magasin ou serdab, élément que l'on retrouve dans les pyramides royales de cette période. Au moment de la fouille, la chambre funéraire contenait encore le sarcophage externe de la reine en granite rouge d'Assouan. Bien que l'ensemble du complexe paraisse beaucoup moins développé que d'autres pyramides de reines connues pour cette dynastie ou pour la Ve dynastie, la pyramide de Khouit n'en possède pas moins tous les éléments nécessaires au culte funéraire de la reine et son caveau apparait comme une copie en modèle réduit et dépourvu de textes des pyramides de celui de son époux.
L'accès au complexe se faisait par le sud-est de l'enceinte et distribuait un plan en « L » inversé. L'état de ruine du complexe ne permet pas de tracer un plan précis mais divers éléments ont été trouvés. Il y avait une cour cérémonielle destinée à la présentation des offrandes quotidiennes et des magasins pour stocker ces offrandes. La partie réservée au culte était développée sur un axe nord-sud contre la face est de la pyramide. Constituée d'une salle à trois niches et d'une salle abritant la stèle fausse porte de la reine avec une table d'offrandes, elle comportait également trois magasins dont la fonction était d'abriter le matériel du culte. Un corridor partant de la salle aux trois niches longeait le sanctuaire vers le nord et débouchait sur le péribole de la pyramide.
Pyramide de Neith Ire
modifierNeith Ire est une reine inconnue[note 4],[64],[11]. La petite pyramide, découverte en 2008, avait une base de 22 m de côté et une hauteur de 14 m. Elle ne fait aujourd'hui plus que 5 m de haut et se trouvait sous 7 m de sable, un petit sanctuaire et des murs en briques de terre cuite datant de périodes ultérieures étant construits au-dessus[65],[66].
Nécropole
modifierÀ proximité de ce complexe funéraire se trouve une nécropole contemporaine comprenant les pyramides des épouses du roi ainsi que les mastabas de la cour royale dont les reliefs comptent parmi les chefs-d'œuvre de l'art de l'Ancien Empire. Parmi les nombreux tombeaux qui forment cette nécropole de la VIe dynastie, on citera notamment :
- le mastaba de Tétiânkhkem, prince royal, fils de Téti ;
- le mastaba de Kagemni, vizir de Téti ;
- le mastaba d'Ânkhmahor, vizir de Téti ;
- le mastaba de Mérérouka, vizir de Téti.
Titulature
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Selon J. P. Allen). Autres avis de spécialistes : -2374 à -2354 (D. B. Redford), -2345 à -2323 (I. Shaw), -2322 à -2312 (J. von Beckerath), -2318 à -2300 (D. Franke), -2311 à -2281 (J. Málek).
- ↑ Stasser réfute ces deux hypothèses car le prince était encore vivant pendant le règne de son frère Pépi Ier (des inscriptions au nom du prince ont été retrouvées sur cinq blocs découverts in situ dans la pyramide, dans le mur d'enceinte et dans le temple funéraire du complexe pyramidal de Pépi Ier ; ceci montre d'une part que le prince était encore vivant pendant le règne de son frère, mais qu'il participait activement au chantier le plus important du règne). Or, il s'agit d'un fils aîné, et Khouit II est une reine plus importante et probablement plus ancienne de Téti que ne l'est Ipout Ire, mère de Pépi Ier. En conséquence, pour l'une comme pour l'autre, Tétiânkhkem ne peut à la fois être leur fils aîné et être encore vivant pendant le règne de Pépi Ier ; Stasser en déduit donc que ce prince soit né d'une troisième reine[22].
- ↑ Dans la tombe d'Ihy réutilisé pour la princesse se trouve une mention d'un scribe nommé Tétiânkh, la partie Téti étant entourée d'un cartouche[39].
- ↑ Elle ne doit pas être confondue avec la reine Neith II, épouse de Pépi II et propriétaire d'une petite pyramide à côté de celle de son époux.
Références
modifier- ↑ Baud 2005, p. 580-582.
- ↑ Stasser 2013, p. 24.
- ↑ Gourdon 2016, p. 48-49.
- 1 2 Stasser 2013, p. 32-33.
- ↑ Hawass 2000, p. 422-430.
- ↑ Gourdon 2016, p. 49-51.
- 1 2 Stasser 2013, p. 30-31.
- 1 2 3 4 5 Gourdon 2016, p. 51-52.
- ↑ Stasser 2013, p. 30-32.
- ↑ Callender 2011, p. 282.
- 1 2 Hawass 2022, p. 21-30.
- ↑ Hawass 2011, p. 173-190.
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- ↑ Stasser 2013, p. 14-15 et 86.
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- ↑ Stasser 2013, p. 87-88.
- 1 2 Stasser 2013, p. 34.
- ↑ Stasser 2013, p. 13-14.
- ↑ Gourdon 2016, p. 52.
- ↑ Callender 2011, p. 214-216.
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- ↑ Stasser 2013, p. 36-38.
- ↑ Gourdon 2016, p. 72-73.
- 1 2 Stasser 2013, p. 38-40.
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