Mykérinos
Menkaourê (translittération égyptienne Mn-kȝw-Rˁ), plus connu sous la forme hellénisée de son nom Mykérinos (grec : Μυκερίνος / mukerínos), est un roi égyptien de la IVe dynastie de l'Ancien Empire. Il règne aux alentours une à deux décennies entre la fin du XXVIe siècle et le tout début du XXIVe siècle avant notre ère[note 1], succédant soit à Khéphren, soit à l'éphémère roi Bikhéris[note 2], et précède Chepseskaf. Il est connu pour avoir fait construire la troisième pyramide de Gizeh, ainsi que pour de magnifiques statues, plusieurs triades, qui y ont été retrouvées.
| Mykérinos | |
Détail de la Triade, en grauwacke, représentant Mykérinos encadré par deux déesses (musée du Caire). | |
| Période | Ancien Empire |
|---|---|
| Dynastie | IVe dynastie |
| Fonction principale | roi |
| Prédécesseur | Khéphren ou Bikhéris |
| Dates de fonction | XXVIe siècle / XXVe siècle / XXIVe siècle AEC[note 1] |
| Successeur | Chepseskaf |
| Famille | |
| Grand-père paternel | Khéops |
| Grand-père maternel | Khéops |
| Père | Khéphren |
| Mère | Khâmerernebty Ire |
| Conjoint | Khâmerernebty IIRekhetrê |
| Enfant(s) | ♂ Khouenrê♂ Chepseskaf (?)♂ Sekhemrê (?)♀ Khentkaous Ire (?)Bounéfer (?) |
| Fratrie | ♀ Khâmerernebty II♂ Nebemakhet♂ Khenterka♂ Douarê♂ Niouserrê♂ Ânkhem... (?)♀ Shepsetkaou♂ Sekhemkarê♂ Nykaourê♂ Ânkhmârê♂ Akhrê♂ Iounmin♂ Iounrê♂ Hor♂ Douaenrê (?)♂ Nyânkhrê (?)♀ Hémetrê♀ Rekhetrê♀ Nimaâthâpy (?)♂ Khentkaous Ire (?) |
| Sépulture | |
| Nom | Pyramide de Mykérinos |
| Type | Pyramide à faces lisses |
| Emplacement | Plateau de Gizeh |
| modifier |
|
Généalogie
modifierAscendance
modifierMykérinos est le fils de Khéphren et le petit-fils de Khéops. Un couteau de silex trouvé dans son temple funéraire mentionne la mère d'un roi, Khâmerernebty Ire, suggérant que Khéphren et cette reine étaient les parents de Mykérinos[2],[3],[4],[5].
Fratrie
modifierLa cour royale comptait plusieurs demi-frères de Mykérinos. Ses frères Nebemakhet, Douaenrê, Nykaourê et Iounmin ont servi comme vizirs pendant le règne de leur frère. Son frère Sekhemkarê était peut-être plus jeune et est devenu vizir après la mort de Mykérinos.
Épouses
modifierMykérinos aurait eu au moins deux épouses :
- Khâmerernebty II ; elle est connue pour être la fille de Khâmerernebty Ire et la mère de Khouenrê ; l'emplacement de la tombe de Khouenrê suggère qu'il était un fils de Mykérinos, faisant ainsi de sa mère l'épouse de ce roi[6],[7],[4],[8],[9],
- Rekhetrê ; elle est une fille probable de Khéphren, et de ce fait son mari est sans doute Mykérinos[10],[11],[8],
- Khentkaous Ire ; elle est connue uniquement comme « mère de deux rois de Haute et Basse Égypte »[12],[13] ; aucun titre ne fait d'elle l'épouse d'un roi[14], ce qui fait qu'elle n'est généralement pas considérée comme une épouse royale mais uniquement une mère royale[15].
Trois pyramides de reines ont été construites au sud de la pyramide de Mykérinos, or les trois reines précédemment citées ont été enterrées ailleurs à Gizeh. Ainsi, l'identité des propriétaires de ces pyramides est inconnue. Des fragments d'ossements d'une jeune femme ont même été découverts dans G-IIIb[16]. Ainsi, il est possible que ces pyramides appartiennent à des épouses de Mykérinos, bien qu'il soit possible que l'une d'elles appartienne à Khâmerernebty Ire, dont la tombe reste à découvrir[17].
Descendance
modifierPlusieurs enfants ont été attribués à Mykérinos par les chercheurs, bien que certaines filiations soient incertaines[note 3]. Nous trouvons les princes et princesses suivantes :
- Khouenrê, « fils aîné du roi de sa chair » ; ce prince est clairement attesté comme le fils de la reine Khâmerernebty II[19],[7],[20],[8],[9],
- Sekhemrê, « fils aîné du roi » ; ce prince est connu uniquement par une statue dans la tombe de Khâmerernebty II ; certains chercheurs, du fait de cette statue, proposent de faire de ce prince un fils de Mykérinos[21],[22] ; cependant, d'autres chercheurs considèrent, pour des critères stylistiques, que cette statue devait dater de la fin Ve - début VIe dynastie, et qu'en conséquence, ce prince ne pouvait être le fils de la reine Khâmerernebty II[23] ; on peut ajouter que, à moins d'en faire des jumeaux[note 4], une reine ne peut avoir deux « fils aînés du roi »,
- le roi Chepseskaf, successeur de Mykérinos ; cependant, rien n'indique que Chepseskaf soit son fils, aucune épouse relativement certaine de Mykérinos ne porte d'ailleurs le titre de « mère du roi » ; d'autres reconstructions généalogiques proposent plutôt de faire de Chepseskaf le fils de la reine Khentkaous Ire[15],[25],
- Khentkaous Ire ; plusieurs éléments semblent indiquer qu'elle était une fille royale et la lient particulièrement à Khéphren et, par la localisation de sa tombe, à Mykérinos[26],[27] ; ainsi, si des chercheurs comme Miroslav Verner préfèrent faire d'elle la fille de Khéphren[27], certains laissent ouverte la possibilité qu'elle soit la fille de Mykérinos[28],
- Bounéfer, « fille du roi de sa chair » et « épouse du roi » ; Bounéfer est également prêtresse de Chepseskaf, ainsi elle est considérée soit comme la fille de Chepseskaf[29], soit comme son épouse[30],[31] ; dans le second cas, certains font d'elle une potentielle fille de Mykérinos[31].
Une fille décédée au début de l'âge adulte est mentionnée par Hérodote. Elle a été placée dans une salle magnifiquement décorée du palais de Saïs, dans une sépulture zoomorphe en bois à couches d'or creuses en forme de vache agenouillée, recouverte extérieurement d'une couche de peinture rouge, sauf le cou, et les cornes qui étaient couvertes de couches adéquates d'or[32].
Règne
modifierDurée
modifierLa durée exacte du règne de Mykérinos est inconnue. Le Canon royal de Turin, liste royale datant du Nouvel Empire, lui attribue un règne de « x + 8 ans », ce qui pourrait correspondre à 18 ou 28 ans[33]. La liste royale dressée par Africanus, copie fautive de l'œuvre Ægyptiaca du prêtre égyptien Manéthon, qui vécut au IIIe siècle avant l'ère commune, lui attribue 63 ans de règne[34]. Ces durées, issues des listes royales écrites des siècles, voire millénaires, après la IVe dynastie, sont à prendre avec précaution.
Les années de règne de la IVe à la VIe dynastie étaient comptés en numérotant les recensements de bétail depuis le début de chaque règne ; ces recensements avaient lieu plus ou moins tous les deux ans[note 5], avec semble-t-il des exceptions, notamment les 7e et 8e recensements de bétail du règne de Snéfrou qui ont été consécutifs selon le sixième registre des annales inscrites sur la pierre de Palerme[36],[37].
L'attestation contemporaine donnant une durée de règne la plus élevée est celle mentionnant une « année après le onzième recensement », attesté un fragment de papyrus découvert à Gebelein, tandis que d'autres attestations donnent des années inférieures, notamment sur des marques de construction sur des blocs du mastaba G 7530 du cimetière est du complexe funéraire de Khéops et du mastaba G VI S du cimetière sud du complexe funéraire de Khéops qui donnent respectivement une « année du dixième recensement » et une « année du onzième recensement »[38]. En considérant une fréquence bisannuelle des recensements, le règne de Mykérinos a dû durer au moins 22 ans.
Avènement
modifierMykérinos a succédé soit à son père Khéphren, soit au mystérieux Bikhéris, qui est peut-être l'un de ses cousins Baka[39] ou Setka[40], tous deux fils du roi Djédefrê. L'ordre de successions entre Khéphren et Bikhéris fait débat : en effet, les listes royales du Nouvel Empire placent systématiquement Khéphren comme successeur de Djédefrê[41], mais certains chercheurs préfèrent placer Bikhéris avant Khéphren[39] : ils évoquent des arguments d'ordre architectural, qui rapprochent la pyramide inachevée de Zaouiet el-Aryan à la pyramide de Djédefrê[42],[43],[40],[39]. Cependant, cette analyse est réfutée par d'autres, notamment Roman Gundacker qui indique que, si la pyramide de Djedefrê est plus proche de celle de Snéfrou à Meïdoum que de celle de Khéops, on peut également noter que celle de Khéphren est plus proche de celle de Khéops que de celle de Djedefrê, et qu'on ne peut donc en déduire la position chronologique exact de Bikhéris sur la base d'une telle analyse[44].
Dans le cas d'une succession directe entre Djédefrê et Khéphren, et sachant que le pouvoir se transmettait normalement de père en fils, celle-ci mena à de nombreuses spéculations de la part des chercheurs. Par exemple, George Andrew Reisner supposa que des conflits familiaux avaient éclaté après la mort de Khéops, deux branches de la famille se disputant la suprématie. Selon cette théorie, Djédefrê n'était même pas destiné à être l'héritier légitime du trône, et Khéphren s'empara du pouvoir après sa mort. Cependant, l'hypothèse de Reisner n'est étayée par aucune preuve archéologique. Aucune damnatio memoriae n'eut lieu après la mort de Djédefrê ; il fut vénéré et figure dans des listes royales postérieures. Une prise de pouvoir illégitime peut donc être exclue. La question de savoir pourquoi son frère Khéphren lui succéda et non l'un de ses fils demeure cependant sans réponse[45].
Années conservées sur la pierre de Palerme
modifierLe règne de Mykérinos, comme ceux de tous les rois ayant régné avant le milieu de la Ve dynastie était conservé sur les annales de la pierre de Palerme. Plus précisément, le règne de Mykérinos devait être situé au haut du verso de la pierre. Cependant, l'état fragmentaire de la pierre ne conserve que peu de choses de son règne. En effet, s'il était peut-être enregistré sur le registre supérieur du verso du fragment du Caire no 1, registre complètement illisible du fait de l'état abrasé de la pierre[46], c'est surtout le registre supérieur du verso du fragment de Palerme qui semble conserver la toute fin du règne de Mykérinos et le tout début de celui de son successeur Chepseskaf[47] :
- Mykérinos :
- « ... mois et vingt-quatre jours » (ȝbd ... sw 24),
- Chepseskaf :
- « ... mois et onze jours ; apparition du roi de Basse et Haute-Égypte ; unification de la Haute et Basse-Égypte ; contournement du mur ; fête du diadème ; création de deux (statues de) Oupouaout ; suivi par le roi des dieux qui unit les Deux Terres (?) ... provisionneurs (?) choisissant l'emplacement de la pyramide « Fontaine de Chepseskaf » ; ... le sanctuaire-sénout de Haute et Basse-Égypte : tous les vingt jours ; ... 1[6]24 ... [6]00 ; quatre coudées trois paumes deux doigts et demi » (ȝbd ... sw 11 ; ḫˁ(t)-nsw.t-bjty ; smȝ Šmˁ Tȝ-Mḥw ; pẖr ḥȝ jnb ; ḥb-sšd ; mst Wp-wȝwt 2 ; šms nsw.t nṯr.w smȝ Tȝ.wy ... [ḫntjw (?)-]š šsp st qbḥ-Šps-s-kȝ.f ; ... Šmˁ Mḥw snwt 20 hrw nb ; ... 1[6]24 ... [6]00 ; mḥ 4 šsp 3 ḏbˁ 2½).
Expéditions à l'étranger
modifierLes expéditions à l'étranger étaient de plusieurs natures : il y avait premièrement les expéditions commerciales, puis les expéditions pour rapport des matières premières des carrières et des mines, et enfin les expéditions visant à capturer et ramener des étrangers et leurs bétails. Le règne de Mykérinos s'est illustré dans au moins deux de ces trois domaines.
Commerce
modifierDes relations commerciales avec la Syrie sont attestées notamment par des fragments de vases en albâtre et en pierre grise[48],[49]. En 2013, un fragment de sphinx portant le nom Mykérinos a été découvert à Tel Hazor, en Israël, dans une fosse à proximité de l'entrée du palais municipal ; cependant, les chercheurs suppose que la statue a été apportée dans cette ville à une époque ultérieure, peut-être le Nouvel Empire, car aucune relation commerciale datant de la IVe dynastie n'est attestée avec cette ville[50].
Expéditions
modifierAucune inscription n'atteste formellement de l'envoi d'expéditions minières ; cependant, les matériaux utilisés pour son complexe funéraire et ses statues attestent de l'exploitation de plusieurs carrière, notamment l'utilisation de grauwacke pour les triades de Mykérinos, pierre exploitée au Ouadi Hammamat. De plus, le pouvoir égyptien sous son règne contrôlait une bonne partie de la Basse-Nubie, comme l'atteste la présence de nombreux sceaux à son nom retrouvés dans la forteresse de Bouhen[51], déjà contrôlée sous le règne de son père[52].
Monuments et statues
modifierAucun monument de Mykérinos n'est connu en dehors de son complexe funéraire. Cependant, ce dernier a livré de nombreuses statues, découvertes lors des fouilles menées par George Andrew Reisner à partir de 1908.
Presque toutes les statues connues de Menkaourê proviennent des fouilles menées par George Andrew Reisner dans le complexe pyramidal à partir de 1908. La plupart des pièces ont été découvertes dans le temple de la vallée, notamment les triades de Mykérinos. D'autres découvertes ont été faites dans le temple funéraire. Ces objets sont aujourd'hui conservés au Musée des Beaux-Arts de Boston et au Musée égyptien du Caire. Seules trois statues ont été découvertes hors de la nécropole de Gizeh.
Les triades de Mykérinos
modifierReisner a mis au jour quatre triades exceptionnellement bien conservées ; une autre était fortement endommagée et plusieurs autres n'ont subsisté que sous forme de fragments. Toutes les triades sont en grauwacke et représentent le roi accompagné de la déesse Hathor, appelée « Dame du Sycomore », et d'un nome égyptien personnifié. Le roi est représenté, autant qu'il soit possible de le discerner, avec les mêmes insignes sur toutes les triades : la couronne blanche de Haute-Égypte, la barbe cérémonielle et un pagne plissé ; toutefois, les nomes égyptiens personnifiés qui ont pu être identifiés ne sont que des nomes de Haute-Égypte, rien n'interdit donc que le roi portait la couronne rouge de Basse-Égypte quand il était accompagné d'un nome égyptien personnifié de Basse-Égypte.
La première des triades bien conservées (Le Caire JE 46499)[53],[54] mesure 93 cm de haut. Elle représente Mykérinos debout au centre, la jambe gauche tendue. À sa droite se tient Hathor, reconnaissable à son attribut du disque solaire entre deux cornes de vache, placé au-dessus de sa tête. À la gauche du roi se trouve le 7e nome de Haute-Égypte, personnifié par une femme et identifiable grâce à l'étendard du nome portant le symbole de la déesse Bat.
Une deuxième triade (Le Caire JE 40679)[53],[55] est pratiquement identique. Avec ses 92,5 cm de haut, elle est de taille similaire. Ici, à la gauche du roi se trouve le 17e nome de Haute-Égypte, identifiable grâce à l'étendard du nome portant le symbole du chacal.
Un troisième groupe (Le Caire JE 40678)[53],[56] est légèrement plus haut, à 95,5 cm. Ici aussi, les figures sont disposées de la même manière, mais la personnification du 4e nome de Haute-Égypte est cette fois représentée nettement plus petite que les autres triades.
La quatrième triade (Boston 11.3147)[57],[58] est fortement endommagée et n'est conservé que sur une hauteur de 80 cm ; il comprend également la tête du roi, haute de 30 cm et conservée à Bruxelles[57]. La triade est composé du roi debout au centre, avec une figure féminine, probablement Hathor, à sa droite, et vraisemblablement un autre nome personnifié à sa gauche, cette fois-ci représenté comme un homme.
La cinquième triade (Boston 09.200)[59],[60], intacte, présente une composition totalement différente : Hathor est assise sur un trône au centre, Mykérinos se tient à sa gauche, et la personnification féminine du 15e nome de Haute-Égypte se trouve cette fois à sa droite
Un autre fragment (Boston 12.1514)[61] pourrait avoir été initialement construit de manière similaire à la triade mentionné précédemment.
Outre ces pièces, on trouve d'autres fragments plus petits en grauwacke, ainsi que quelques-uns en albâtre. Cependant, la reconstitution de ces derniers en triades reste très incertaine. Reisner a suggéré que la grauwacke était utilisée pour les triades des nomes de Haute-Égypte, tandis que l'albâtre était destiné à celles de Basse-Égypte[62].
- Triade de Mykérinos
- Mykérinos encadré par la déesse Hathor à sa droite et par la personnification du 7e nome de Haute-Égypte à sa gauche (Le Caire JE 46499).
- Mykérinos encadré par la déesse Hathor à sa droite et par la personnification du 17e nome de Haute-Égypte à sa gauche (Le Caire JE 40679).
- Mykérinos encadré par la déesse Hathor à sa droite et par la personnification du 4e nome de Haute-Égypte à sa gauche (Le Caire JE 40678).
- Triade fragmentaire de Mykérinos accompagné d'une déesse, probablement Hathor, et d'un nome inconnu (Boston 11.3147).
- Mykérinos accompagné par la déesse Hathor assise à sa gauche et de la personnification du 15e nome de Haute-Égypte (Boston 09.200).
Autres statues de Gizeh
modifierEn plus des triades, de nombreuses autres statues ont été découvertes dans le temple de la vallée. L'une des plus connues est une dyade exceptionnellement bien conservée (Boston 11.1738)[63],[64]. Elle représente le roi debout, coiffé du némès, portant un bouc et un pagne. À sa gauche se tient une reine (Khâmerernebty Ire[65] ou Khâmerernebty II[66] ?). Elle a son bras droit autour de la taille de Mykérinos et sa main gauche agrippe son bras gauche. La statue est en grauwacke et mesure 139 × 57 × 54 cm.
Reisner a découvert dans le temple de la vallée deux statues assises en albâtre, partiellement conservées (Boston 09.202[67],[68] et Le Caire JE 40703[63],[69]), deux statues assises inachevées[70], une tête de statue en albâtre (Le Caire JE 40704)[71],[72] représentant le roi coiffé d'un némès, une autre tête de statue en albâtre (Boston 09.203)[71],[73] (parfois considérée comme un portrait de Chepseskaf), un fragment de visage (Boston 11.717)[71],[74], deux statuettes acéphales représentant le roi debout, l'une en ivoire (Boston 11.280a-b)[71],[75] et l'autre en porphyre (Boston 11.739a-c)[71],[76], ainsi que 14 statuettes inachevées du roi assis, dont certaines sont conservées au Caire, d'autres à Boston et à New York[77],[78].
Les riches découvertes du temple de la vallée contrastent fortement avec les quelques pièces provenant du temple funéraire. Outre quelques petits fragments d'albâtre, de grauwacke et peut-être de cuivre, Reisner n'a trouvé que deux statues. L'une d'elles, cependant, est une statue assise du souverain, plus grande que nature (Boston 09.204)[79],[80]. Elle est en albâtre et mesure 235 cm de haut. La statue a été découverte en plusieurs fragments et est exposée après restauration. La seconde statue (Boston 11.3146)[81],[82] est également en albâtre, mesure environ les deux tiers de la taille réelle et est très incomplète. Seul le torse est en bon état. Concernant les autres statues royales trouvées dans la cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops, il est difficile de déterminer si elles représentent Menkaourê ou Khéphren.
- Les statues découvertes dans le complexe funéraire de Mykérinos
- Dyade de Mykérinos et d'une reine (Boston 11.1738).
- Partie inférieure d'une statue en albâtre de Mykérinos (Boston 09.202).
- Tête d'une statue en albâtre attribuée à Mykérinos et parfois à Chepseskaf (Boston 09.203).
- Statues inachevées de Mykérinos découvertes dans le temple funéraire de la vallée (Boston).
- Statue assise plus grande que nature (Boston 09.204).
- Torse d'une statue en albâtre attribuée à Mykérinos (Boston 11.3146).
Statues hors de Gizeh
modifierDeux statues de Menkaourê ont également été trouvées dans d'autres régions d'Égypte. La première provient des environs du temple de Ptah à Memphis. Elle mesure 55 cm de haut et est faite de diorite gris clair mouchetée de noir. Le roi est représenté assis sur un trône et coiffé du némès. Cette statue est aujourd'hui conservée au Musée égyptien du Caire (Cairo CG 42)[83]. La seconde statue a été découverte en 2004 chez un antiquaire à Louxor. Son origine est inconnue. Cette statue en diorite mesure 66 cm de haut, 19,5 cm de large et 25 cm de profondeur. Mykérinos y est représenté assis sur un trône sans dossier. Il porte un pagne et le némès[84].
En 2013, les vestiges d'un sphinx en granit portant le nom de Mykérinos ont été découverts à Tel Hazor, en Israël. Il s'agit de la seule statue connue représentant ce roi sous la forme d'un sphinx et de la seule statue de Mykérinos découverte hors d'Égypte. Comme aucune relation étroite entre l'Égypte et Hazor n'est connue pour la IVe dynastie, les archéologues supposent que la statue est arrivée à Hazor comme un présent durant le Nouvel Empire et qu'elle y a été détruite plus tard lors d'un conflit. Le fragment restant a été découvert dans une fosse à déchets. Il s'agit d'un morceau de socle de 30 × 40 cm, sur lequel sont conservées les pattes avant du sphinx et une inscription entre elles. La masse total de la statue originale est estimée à environ 500 kg. Cela en fait le plus grand sphinx découvert hors d'Égypte[50].
Sépulture
modifier
Ouverte à la poudre à canon par Richard William Howard Vyse.
Menkaure fut le bâtisseur de la troisième et dernière des trois pyramides de Gizeh, que les Égyptiens nommaient Netjer-er-Menkaourê, ce qui signifie « Menkaourê est divin ». Avec une base mesurant 102,2 × 104,6 m[85] et une hauteur initiale de 65,55 m[85],[86], elle est nettement plus petite que les pyramides de Khéops et de Khéphren (un dixième du volume de la pyramide de Khéops[87]). Le calcaire des environs immédiats servit de matériau de construction pour le noyau, tandis que le parement était composé de granit rose jusqu'à une hauteur de 15 m et de calcaire de Tourah peint en rouge pour imiter le granit pour les couches suivantes[85]. Un passage descend du côté nord vers une antichambre souterraine. Un autre passage, situé au-dessus du premier et se terminant en cul-de-sac dans la maçonnerie à peu près au niveau de la base de la pyramide, mène également à cette antichambre. Il s'agit vraisemblablement du couloir d'accès initial, abandonné suite à une modification du plan de construction. La chambre funéraire proprement dite se trouve sous l'antichambre. Le sarcophage de granit qui y fut découvert mesurait 2,43 × 0,94 × 0,88 m[12]. Il s'agissait du premier sarcophage à présenter des saillies et des niches caractéristiques du motif dit en façade de palais. Il différait ainsi sensiblement des sarcophages de conception très simple qui l'avaient précédé. En 1838, il devait être transporté en Grande-Bretagne, mais n'y parvint jamais, le navire ayant coulé lors d'une tempête[87].
À l'est de la pyramide se dresse le temple funéraire, dont le plan est similaire à celui du complexe funéraire de Khéops. Il est relié au temple de la vallée par une chaussée de 608 m de long. Le complexe des deux temples devaient initialement être construits en pierre, mais Mykérinos mourut avant leur achèvement. C'est son successeur, Chepseskaf, qui termina les deux temples et la chaussée, en utilisant la méthode de construction en briques, plus rapide et moins coûteuse[88]. La zone située immédiatement devant le temple de la vallée de Mykérinos n'a pas encore été entièrement fouillée, car un cimetière islamique la recouvre.
La pyramide possède trois pyramides secondaires. La pyramide orientale (G-IIIa) est une véritable pyramide et, de par sa substructure, est parfois considérée comme la pyramide de culte originelle de Mykérinos, conçue comme tombeau symbolique pour son ka[16]. Cependant, la découverte d'un sarcophage à l'intérieur suggère qu'elle fut ultérieurement transformée en tombeau de reine[16]. Les deux autres structures (G-IIIb et G-IIIc) sont des pyramides à degrés, pensées dès l'origine comme des tombeaux de reines[16], la pyramide G-IIIb étant prévue plus ou moins en même temps que la pyramide G-IIIa, tandis que la pyramide G-IIIc semble avoir été construite bien après les deux autres[17]. Des fragments d'ossements d'une jeune femme ont même été découverts dans G-IIIb[16]. Les deux reines connues de Mykérinos, Khâmerernebty II et Rekhetrê, ont été enterrées dans le cimetière central de Gizeh, mais la dernière demeure de la mère du roi, Khâmerernebty Ire, reste inconnue : Vivienne Gae Callender et Peter Jánosi ont suggéré que la pyramide centrale G-IIIb devait lui être destinée car les deux autres ont semble-t-il été convertie pour l'une et construite pour l'autre tardivement dans le règne, ce qui peut convenir pour des reines tardives du roi maispas pour la mère du roi[17].
La vaste nécropole de Gizeh ne semble pas avoir connu d'expansion significative sous le règne de Mykérinos. Le seul ajout notable est le tombeau rupestre de son fils Khouenrê, situé dans une carrière au sud-est de la pyramide de Mykérinos. Aucune fosse à barque, comme celles trouvées près des pyramides de Khéops et de Khéphren, n'a été mise au jour à proximité de la pyramide de Mykérinos.

Titulature
modifierPostérité
modifierAncien Empire
modifierUn culte funéraire est attesté dès Mykérinos et perdure jusqu'à la fin de la VIe dynastie. 21 prêtres et fonctionnaires funéraires associés à ce culte sont recensés pour cette période[89]. Bien que ce nombre soit inférieur à celui de Khéops et Khéphren, qui comptent respectivement 73[90] et 32[91] prêtres et fonctionnaires funéraires, il reste le troisième plus élevé de la IVe dynastie. Cependant, l'importance économique du culte funéraire a considérablement diminué sous Mykérinos. De nombreux domaines agricoles étaient généralement établis pour fournir les offrandes. Par exemple, 60[92] domaines sont attestés pour Khéops et 51[93] pour Khéphren, tandis que seulement deux sont documentés pour Mykérinos[94].
Des décrets des rois Mérenrê Ier et Pépi II, accordant certains privilèges au clergé, ont été découverts dans le temple funéraire de Mykérinos. Le nom de Mykérinos est toujours écrit ici avec le déterminatif de la statue royale assise, suggérant qu'à cette époque, le culte n'était plus dirigé vers le roi défunt lui-même, mais seulement vers ses statues. Le décret de Pépi II indique également que des travaux de restauration ont été entrepris au temple funéraire durant cette période[95].
Moyen Empire et Nouvel Empire
modifierSous la XIIIe dynastie, le nom de Mykérinos fut intégré aux Textes des sarcophages, et au Nouvel Empire, il fut également inclus dans le Livre des Morts, qui en est issu. Les formules 30B, 64 et 148 du Livre des Morts contiennent une postface dans plusieurs manuscrits, qui traite de l'histoire supposée de ces sentences. Elles sont considérées comme l'œuvre du dieu Thot et auraient été découvertes par le prince Hordjédef sous le règne de Mykérinos[96].
Basse Époque
modifierLe temple funéraire détruit de la pyramide de reine G1C, à l'ouest de la pyramide de Khéops, avait été recouvert par un petit temple d'Isis, « maîtresse des pyramides » dès la XVIIIe dynastie, temple qui fut considérablement agrandi pendant la XXIe dynastie. Dans le cadre du culte d'Isis, un culte dédié à Khéops fut rétabli. Outre Khéops, d'autres rois étaient également vénérés occasionnellement. Deux prêtres de Mykérinos sont attestés dès la XXVIe dynastie ; ils étaient également prêtres de Khéops ou de sa pyramide. Cependant, deux sceaux attestent aussi l'existence d'un prêtre nommé Hénat, de la XXVIIe dynastie, qui portait simplement le titre de « prêtre de Mykérinos ». Ainsi, Mykérinos bénéficiait apparemment d'un culte indépendant durant la Basse Époque[97].
Un cercueil anthropomorphe en bois, découvert dans la chambre funéraire avant de la pyramide de Mykérinos, date de la XXVIe dynastie ou d'une période ultérieure et était probablement destiné à renouveler le rite funéraire royal. Des fragments de squelette humain, datant toutefois du début de l'ère chrétienne, ont également été mis au jour à proximité du cercueil[98].
Traditions grecques
modifierL'historien grec Hérodote (Ve siècle av. J.-C.) ne rapporte que quelques anecdotes concernant les trois rois inhumés à Gizeh. Il décrit Khéops et Khéphren comme des tyrans cruels qui fermèrent tous les temples du pays et forcèrent le peuple à construire ses pyramides. Mykérinos, en revanche, est présenté comme un souverain bienveillant qui rouvrit les temples au peuple. Malgré son règne juste, Hérodote affirme qu'il connut de nombreux malheurs. Tout d'abord, sa fille bien-aimée mourut et il la fit enterrer à Saïs dans un cercueil en forme de vache. Le second coup du sort fut une prophétie annonçant qu'il ne lui restait que six ans à vivre. Mykérinos, qui trouvait injuste que sa vie soit si courte comparée à celle de ses deux prédécesseurs tyranniques, apprit que l'Égypte était vouée à une période de 150 ans d'oppression, une fatalité que Khéops et Khéphren avaient perçue, contrairement à Mykérinos. Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.) en donne une description plus concise, pratiquement identique à celle d'Hérodote.
Enfin, le géographe Strabon (Ier siècle av. J.-C./Ier siècle) ne mentionne pas Mykérinos, mais rapporte une légende concernant sa pyramide. Selon cette légende, il s'agirait du tombeau d'une femme nommée Rhodopsis. Un jour, alors qu'elle prenait son bain, un aigle vint lui prendre une de ses chaussures et la jeta sur les genoux d'un roi anonyme qui rendait la justice à Memphis. Le roi partit alors à la recherche de la propriétaire de la chaussure et la trouva à Naucratis. Il la prit pour épouse et fit finalement construire pour elle la pyramide susmentionnée.
Notes et références
modifierNotes
modifier- 1 2 En termes de chronologie absolue, la détermination de dates exactes de début et de fin de règne est un exercice périlleux du fait de l'ancienneté du règne, plusieurs chercheurs ont fait chacun des propositions ; on trouve par exemple :
- 2530 à 2510 AEC selon R. Krauss,
- 2551 à 2523 AEC selon D. B. Redford,
- 2514 à 2486 AEC selon J. von Beckerath,
- 2472 à 2454 AEC selon D. Arnold,
- 2532 à 2503 AEC selon Shaw,
- 2490 à 2473 AEC selon Allen,
- 2488 à 2460 AEC selon Málek,
- 2480 à 2462 AEC selon P. Vernus & J. Yoyotte),
- 2414 à 2396 AEC selon Dodson.
- ↑ Bikhéris est identifié au constructeur de la pyramide inachevée de Zaouiet el-Aryan, que certains chercheurs pensent être le prince Baka[1].
- ↑ Deux problèmes majeurs concernent les titres de filiation royale et leurs détenteurs : le premier problème est que ces titres pouvaient, d'une part attribués à des roturiers et être donc purement honorifiques, et d'autre part, être attribués à des petits-enfants royaux[18] ; le second problème est la datation souvent incertaine des monuments et documents qui attestent de l'existence de ces princes et princesses.
- ↑ Situation proposée pour Néferirkarê et Netjerirenrê par Miroslav Verner[24].
- ↑ Les années des recensements sont alors notées rnpt zp X, soit littéralement « Année de la Xe occasion », et les années intercalaires sont alors notées rnpt m-ḫt zp X, soit littéralement « Année après la Xe occasion »[35].
Références
modifier- ↑ Monnier 2017, p. 164.
- ↑ Baud 2005, p. 532-533.
- ↑ Callender 2011, p. 118.
- 1 2 Dodson et Hilton 2004, p. 59.
- ↑ Tyldesley 2008, p. 48.
- ↑ Baud 2005, p. 533-534.
- 1 2 Callender 2011, p. 131-133.
- 1 2 3 Grajetzki 2005, p. 13-14.
- 1 2 Tyldesley 2008, p. 48-50.
- ↑ Baud 2005, p. 515.
- ↑ Callender 2011, p. 135.
- ↑ Baud 2005, p. 546-547.
- ↑ Callender 2011, p. 147-148.
- ↑ Callender 2011, p. 148-149.
- 1 2 Callender 2011, p. 150-153.
- 1 2 3 4 5 Lehner 1997, p. 136.
- 1 2 3 Callender 2011, p. 115.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 33-34.
- ↑ Baud 2005, p. 536.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 60.
- ↑ Baud 2005, p. 574.
- ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 61.
- ↑ Callender 2011, p. 133.
- ↑ Verner 2014, p. 39.
- ↑ Verner 2014, p. 23-24.
- ↑ Callender 2011, p. 144.
- 1 2 Verner 2014, p. 24.
- ↑ Callender 2011, p. 149.
- ↑ Baud 2005, p. 445.
- ↑ Callender 2011, p. 157.
- 1 2 Verner 2014, p. 18.
- ↑ Hérodote, 2.129-132.
- ↑ (en) « Turin King List: column 4 », sur Pharaoh.se
- ↑ (en) « Menkaura », sur Pharaoh.se
- ↑ Ciavatti 2022, p. 108-109.
- ↑ Wilkinson 2000, p. 140-147.
- ↑ Ciavatti 2022, p. 112.
- ↑ Gautschy et al. 2017, p. 86.
- 1 2 3 Monnier 2017, p. 164-165.
- 1 2 Dodson 1985, p. 21–24.
- ↑ Gundacker 2015a, p. 59.
- ↑ Edwards 1994, p. 97–105.
- ↑ Dobrev 1999, p. 20-21.
- ↑ Gundacker 2015b, p. 164, note 322.
- ↑ Jánosi 2005, p. 63-64.
- ↑ Wilkinson 2000, p. 216.
- ↑ Wilkinson 2000, p. 148-151.
- ↑ Dunand 1937, XXXIX, nos 1794, 2367, 2471, 5120.
- ↑ Porter et Moss 1952, p. 390.
- 1 2 Ancient Egyptian leader makes a surprise appearance at an archaeological dig in Israel July 9, 2013, sciencedaily.com.
- ↑ Kaplony 1981, p. 116–127.
- ↑ Monnier 2010, p. 120.
- 1 2 3 Porter et Moss 1974, p. 28.
- ↑ Reisner 1931, p. 109-110, no 12.
- ↑ Reisner 1931, p. 109, no 11.
- ↑ Reisner 1931, p. 109, no 10.
- 1 2 Porter et Moss 1974, p. 28-29.
- ↑ Reisner 1931, p. 110, no 13.
- ↑ Porter et Moss 1974, p. 27.
- ↑ Reisner 1931, p. 109, no 9.
- ↑ Reisner 1931, p. 110, no 14.
- ↑ Reisner 1931, p. 110, nos 15-16.
- 1 2 Porter et Moss 1974, p. 29.
- ↑ Reisner 1931, p. 110, no 17.
- ↑ Callender 2011, p. 132.
- ↑ Tyldesley 2008, p. 50-51.
- ↑ Porter et Moss 1974, p. 29-30.
- ↑ Reisner 1931, p. 111, no 19.
- ↑ Reisner 1931, p. 110, no 18.
- ↑ Reisner 1931, p. 111, nos 20-21.
- 1 2 3 4 5 Porter et Moss 1974, p. 30.
- ↑ Reisner 1931, p. 111, no 22.
- ↑ Reisner 1931, p. 112, no 23.
- ↑ Reisner 1931, p. 112, no 24.
- ↑ Reisner 1931, p. 114, no 48.
- ↑ Reisner 1931, p. 113, no 40.
- ↑ Porter et Moss 1974, p. 30-31.
- ↑ Reisner 1931, p. 112-113.
- ↑ Porter et Moss 1974, p. 32-33.
- ↑ Reisner 1931, p. 108, no 1.
- ↑ Porter et Moss 1974, p. 33.
- ↑ Reisner 1931, p. 108, no 2.
- ↑ Borchardt 1911, p. 39.
- ↑ Hawass 2008, p. 211-218.
- 1 2 3 Lehner 1997, p. 134.
- ↑ Guinness Book of World Records 2012, , 194 p. (ISBN 978-1-904994-68-8).
- 1 2 Lehner 1997, p. 135.
- ↑ Lehner 1997, p. 136-137.
- ↑ Wildung 1969, p. 213-214.
- ↑ Wildung 1969, p. 152-156.
- ↑ Wildung 1969, p. 200-202.
- ↑ Wildung 1969, p. 156-158.
- ↑ Wildung 1969, p. 202-204.
- ↑ Wildung 1969, p. 215.
- ↑ Wildung 1969, p. 216-217.
- ↑ Wildung 1969, p. 217-221.
- ↑ Wildung 1969, p. 168, 222–223.
- ↑ Wildung 1969, p. 223–224.
Bibliographie
modifierBibliographie sur la famille royale
modifier- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, t. 2, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Bibliothèque d'étude » (no 126/2), , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0248-4 et 2-7247-0250-6, ISSN 0259-3823, lire en ligne) ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology, Charles University in Prague, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson, , 320 p. [détail des éditions] (ISBN 978-977-424-957-0) ;
- Joyce Anne Tyldesley (trad. Aude Gros de Beler et Pierre Girard), Chronique des reines d'Égypte : Des origines à la mort de Cléopâtre [« Chronicle of the queens of Egypt: from early dynastic times to the death of Cleopatra »], Arles, Actes Sud, (1re éd. 2006), 224 p. (ISBN 978-2-7427-7566-8).
Autres références
modifier- (de) Ludwig Borchardt, Catalogue Général des Antiquités Égyptiennes du Musée de Caire. Statuen und Statuetten von Königen und Privatleuten Nr. 1-1294, vol. 1 : Text und Tafeln zu Nr. 1-380, Berlin, Service des Antiquités de l'Égypte, Reichsdruckerei, (lire en ligne) ;
- Aurore Ciavatti, « Le règne de Snéfrou: nouvel examen des sources chronologiques », Bulletin de l’Institut français d’archéologie orientale (BIFAO), no 122, , p. 107-153 ;
- Peter A. Clayton (trad. Florence Maruéjol), Chronique des Pharaons [« Chronicle of the Pharaohs »], Tournai, Casterman, (1re éd. 1994), 224 p. (ISBN 978-2-2032-3304-1) ;
- Vassil Dobrev, « La IVe dynastie: un nouveau regard », Égypte, Afrique et Orient, no 15, , p. 2-28 ;
- (en) Aidan Mark Dodson, « On the date of the unfinished pyramid of Zawyet el-Aryan », Discussion in Egyptology, no 3, ;
- Maurice Dunand, Fouilles de Byblos, t. 1 : 1926–1932, Paris, Librairie orientaliste Paul Geuthner, (lire en ligne) ;
- (en) I.E.S. Edwards, « Chephren’s Place among the Kings of the Fourth Dynasty », dans Christopher Eyre (dir.), Anthony Leahy (dir.), and Lisa Montagno Leahy (dir.), The Unbroken Reed. Studies in the Culture and Heritage of Ancient Egypt in Honour of A. F. Shore, Londres, Egypt Exploration Society, coll. « Occasional Publications » (no 11), , 97-105 p. ;
- (en) Rita Gautschy, Michael E. Habicht, Francesco M. Galassi, Daniela Rutica, Frank J. Rühli, Rainer Hannig et Rainer Hannig, « A New Astronomically Based Chronological Model for the Egyptian Old Kingdom », Journal of Egyptian History, no 10, , p. 69-108 ;
- (en) Wolfram Grajetzki, Ancient Egyptian Queens: A Hieroglyphic Dictionary, Londres, Golden House Publications, (ISBN 978-0-9547218-9-3) ;
- Hérodote, Histoires ;
- (de) Roman Gundacker, « Das Fragment Ägyptisches Museum Berlin als Teil einer bislang verkannten Königsliste: ‚Die Königsliste von Abusir‘ », Wiener Zeitschrift für die Kunde des Morgenlandes, Vienne, no 105, 2015a, p. 33-67 (lire en ligne) ;
- (de) Roman Gundacker, « The Chronology of the Third and Fourth Dynasties according to Manetho’s Aegyptiaca », dans Peter Der Manuelian, Thomas Schneider, Towards a New History for the Egyptian Old Kingdom: Perspectives on the Pyramid Age, BRILL, coll. « Harvard Egyptological Studies », 2015b, p. 76-199 ;
- (en) Zahi Hawass, « A Statue of Menkaure Found in Luxor », dans Eva-Maria Engel, Vera Müller et Ulrich Hartung (dir.), Zeichen aus dem Sand. Streiflichter aus Ägyptens Geschichte zu Ehren von Günter Dreyer, Wiesbaden, Harrassowitz, coll. « Menes » (no 5), (lire en ligne), p. 211–218 ;
- (de) Peter Jánosi, Giza in der 4. Dynastie. Die Baugeschichte und Belegung einer Nekropole des Alten Reiches, vol. I : Die Mastabas der Kernfriedhöfe und die Felsgräber, Vienne, Verlag der Österreichischen Akademie der Wissenschaften, , 464 p. (ISBN 978-3700132448) ;
- (de) Peter Kaplony, Die Rollsiegel des Alten Reiches, vol. 2 : Katalog der Rollsiegel, Bruxelles, Fondation égyptologique Reine Elisabeth, coll. « Monumenta Aegytiaca » (no 3), ;
- (en) Mark Lehner, The Complete Pyramids, Londres, Thames & Hudson, , 256 p. (ISBN 978-0-5000-5084-2) ;
- Franck Monnier, Les forteresse égyptiennes, Bruxelles, Éditions Safran, coll. « Connaissance de l'Égypte Ancienne » (no 11), , 208 p. (ISBN 978-2-87457-033-9) ;
- Franck Monnier, L'ère des géants : Une description détaillée des grandes pyramides d'Égypte, Paris VIe, Editions de Boccard, , 268 p. (ISBN 978-2-7018-0493-4) ;
- (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Reliefs, and Paintings, vol. III : Memphis, Part I: Abu Rawash to Abusir, Oxford, The Clarendon Press, 2e édition, revue et augmentée par Jaromir Málek, (1re éd. 1929) (lire en ligne) ;
- (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Reliefs, and Paintings, vol. VII : Nubia, the Deserts and outside Egypt, Oxford, The Clarendon Press, ;
- (en) George Andrew Reisner, Mycerinus,The Temples of the Third Pyramid at Giza, Cambridge, MA, Harvard University Press, ;
- (en) Miroslav Verner, « Archaeological Remarks on the 4th and 5th Dynasty Chronology », Archiv Orientální, vol. 69, no 3, , p. 363-418 ;
- (en) Miroslav Verner, Sons of the Sun : Rise and Decline of the Fifth Dynasty, Prague, Czech Institute of Egyptology, Charles University in Prague, , 308 p. (ISBN 978-80-7308-541-4) ;
- (de) Dietrich Wildung, Die Rolle ägyptischer Könige im Bewußtsein ihrer Nachwelt, Munich, Berlin, (lire en ligne) ;
- Toby Alexander Howard Wilkinson, Royal Annals of Ancient Egypt: the Palermo Stone and its Associated Fragments, London, Kegan Paul International, (ISBN 0-7103-0667-9).
Liens externes
modifier- Ressource relative aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :