Niouserrê (fils de Khéphen)
Niouserrê, ou Nyouserrê, est un prince de la IVe dynastie, fils du roi Khéphren et de la reine Mérésânkh III.
| Niouserrê | |||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Ny-wsr-Rˁ | ||||
| Période | Ancien Empire | ||||
| Dynastie | IVe dynastie | ||||
| Famille | |||||
| Grand-père paternel | Khéops | ||||
| Grand-père maternel | Kaouab Ier | ||||
| Grand-mère maternelle | Hétep-Hérès II | ||||
| Père | Khéphren | ||||
| Mère | Mérésânkh III | ||||
| Fratrie | ♂ Nebemakhet♂ Khenterka♂ Douarê♂ Ânkhem... = Ânkhmârê (?)♀ Shepsetkaou | ||||
| Sépulture | |||||
| Nom | G 8140 | ||||
| Type | Tombe creusée dans le roc | ||||
| Emplacement | nécropole de Gizeh, cimetière central | ||||
| Découvreur | Selim Hassan | ||||
| modifier |
|||||
Attestations
modifierNiouserrê est attesté par trois tombes situées dans la nécropole de Gizeh[1] :
- sa propre tombe G 8140, située dans le cimetière central,
- la tombe de sa mère G 7530+7540 Mérésânkh III, située dans le cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops,
- la tombe de son frère aîné G 8172 Nebemakhet, située dans le cimetière central.
Ses titres sont les suivants[1] :
- « Fils du roi de sa chair » (sȝ-nsw.t nj ẖt=f),
- « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (ḫtmw bjty),
- « Ami unique » (smr wˁtj),
- « Prêtre-lecteur en chef de son père » (ẖrj-ḥb ḥrj-tp n jt=f),
- « Porte-parole de tout Boutite » (r P nb).
Généalogie
modifierNiouserrê est l'un des fils du roi Khéphren et de la reine Mérésânkh III[2],[3].
Sépulture
modifierNiouserrê possède un tombeau rupestre inachevé (G 8140) dans le cimetière central de la nécropole de Gizeh. Orienté approximativement nord-sud, son entrée se situe dans l'angle nord-ouest. Il se compose d'une grande chambre principale de 10,9 × 4,2 × 3,3 m, soutenue par deux piliers. Bien que les murs aient été enduits, la chambre est restée dépourvue de décoration. Un court passage, partant du milieu du mur ouest, mène à une petite chambre de 3,0 × 0,5 × 2,2 m. Au nord de ce passage se trouve une petite niche, probablement conçue comme une fausse porte. Dans l'angle nord-est de la chambre principale se dresse un banc de pierre, et dans l'angle nord-ouest, un puits descend vers une chambre funéraire, où aucune sépulture n'a cependant été découverte[4].
Notes et références
modifier- 1 2 Baud 2005, p. 475.
- ↑ Baud 2005, p. 476.
- ↑ Callender 2011, p. 127-128.
- ↑ Hassan 1930, p. 185-188.
Bibliographie
modifier- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- (en) Selim Hassan, Excavations at Gîza IV: 1932–1933, Le Caire, Government Press, Bulâq, (lire en ligne).