Bounéfer

ancienne reine de l'Égypte antique

Bounéfer est une ancienne reine égyptienne de la IVe ou Ve dynastie. On ne sait pas à quel roi elle était mariée. Bounéfer est enterrée dans la tombe G 8408 dans le cimetière central de la nécropole de Gizeh.

Bounéfer
Image illustrative de l’article Bounéfer
Tombe de Bounéfer.
Nom en hiéroglyphe
bnfrf
r
Transcription B(w)-nfr
Période Ancien Empire
Dynastie IVe/Ve dynastie
Fonction principale Reine d'Égypte
Famille
Père Mykérinos (?)
Chepseskaf (?)
Mère Khentkaous Ire
Conjoint Chepseskaf (?) / Djédefptah (?)
Sépulture
Nom G 8408
Type Tombe rupestre
Emplacement Nécropole de Gizeh
Objets Trois stèles fausses portes

Attestation

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La reine est attestée uniquement par sa tombe rupestre, située à Gizeh à côté de la pyramide de Khentkaous Ire[1],[2]. La tombe, tout comme les tombes voisines, a été creusée dans une tranchée elle-même creusée lors la construction de la pyramide de Khentkaous Ire ; ainsi, ces tombes rupestres sont postérieures à la pyramide, permettant d'avoir une datation relative certaine entre les défunts de ces tombes rupestres et la reine Khentkaous Ire[3],[4].

Les titres de Bounéfer sont conservés dans sa tombe à Gizeh[5],[1],[6] :

  • « Épouse du Roi » (ḥm.t-nsw.t),
  • « Épouse du Roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f),
  • « Fille du roi de sa chair » (sȝ.t nsw.t nt ẖt=f),
  • « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆),
  • « Grande des louanges » (wr.t ḥs.t),
  • « Grande du sceptre-hétès » (wr.t ḥts),
  • « Grande du sceptre-hétès des Deux Maîtresses » (wr.t ḥts Nb.ty),
  • « Prêtresse de Tjasépef » (ḥm.t-nṯr Ṯȝ-spf),
  • « Prêtresse d'Hathor » (ḥm.t-nṯr Ḥw.t-Ḥrw),
  • « Prêtresse de l'Horus Chepsesket » (ḥm.t-nṯr Ḥrw S̆pss-ẖ.t),
  • « Prêtresse bien-aimée du Nebty Chepses » (ḥm.t-nṯr mry.t=f S̆pss-Nb.ty).

Généalogie

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Les titres de Bounéfer font d'elle la fille d'un roi et l'époux d'un autre roi[7],[8],[1],[2],[9].

Les titres de Bounéfer en tant que prêtresse de Chepseskaf ont conduit à la théorie selon laquelle Bounéfer aurait pu être une épouse ou une fille de Chepseskaf[7],[8],[1],[2],[9]. Si Joyce Tyldesley, Aidan Dodson et Dyan Hilton ne prennent pas parti[7],[8], Michel Baud préfère voir en Chepseskaf le père de Bounéfer[1], tandis que Miroslav Verner et Vivienne Callender préfèrent voir en Chepseskaf l'époux de Bounéfer[3],[9].

Si Chepseskaf est le père de Bounéfer, alors son royal époux reste inconnu, bien que l'énigmatique Djédefptah ait été suggéré par Wilfried Seipel[1],[5]. Si Chepseskaf est l'époux de Bounéfer, alors il a été proposé que son royal père était Mykérinos[9]. Il a également été suggéré que Bounéfer puisse être la fille de Khentkaous Ire, du fait de la proximité entre les deux sépultures[3]. Cependant, l'absence de titre d'« épouse du roi » pour Khentkaous Ire fait qu'elle n'est aujourd'hui pas considérée comme l'épouse d'un roi[10], ce qui rend peu probable une parenté mère-fille entre ces deux femmes.

Un personnage masculin anonyme, « inspecteur juridique des scribes », est figuré dans la tombe dans une représentation postérieure à l'état initial de la tombe[1]. Ce personnage ne porte pas le titre de « fils du roi » et son poste, relativement peu élevé pour un membre de la famille royale, a fait dire qu'il pourrait s'agir soit d'un fils d'un second mariage de Bounéfer[9], soit d'un petit fils ou descendant plus lointain[11].

Sépulture

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La tombe de Bounéfer est taillée dans la roche située au nord du complexe funéraire de la reine Khentkaous Ire dans le cimetière central. La façade du tombeau s'ouvre au sud et une grande porte mène à une grande chapelle. À l'est, une autre porte permet d'entrer dans la tombe. Le nom et les titres de Bounéfer apparaissent sur les murs et les piliers de la salle. Un fils est mentionné dans l'une des scènes, mais il porte les titres simples de juge et d'inspecteur des scribes[12]. La chambre funéraire de Bounéfer contenait un sarcophage en calcaire blanc. À l'intérieur du sarcophage, un crâne féminin a été trouvé d'une femme estimée à la mi-trentaine. Il est possible que ce soit le crâne de la reine Bounéfer[5].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Baud 2005, p. 445.
  2. 1 2 3 Callender 2011, p. 154.
  3. 1 2 3 Callender 2011, p. 157.
  4. Jánosi 1993, p. 56 et 60–62.
  5. 1 2 3 Grajetzki 2005.
  6. Callender 2011, p. 155-157.
  7. 1 2 3 Dodson et Hilton 2004, p. 52–53 et 55–56.
  8. 1 2 3 Tyldesley 2008, p. 50.
  9. 1 2 3 4 5 Verner 2014, p. 18.
  10. Callender 2011, p. 150.
  11. Callender 2011, p. 158.
  12. Hassan 1930, p. 176-199, figs. 146-166, pls. 54-58.

Bibliographie

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  • (en) Selim Hassan, Excavations at Gîza IV. 1932–1933, Le Caire, Government Press, (lire en ligne), p. 176-199, figs. 146-166, pls. 54-58 ;
  • (en) Wolfram Grajetzki, Ancient Egyptian queens: a hieroglyphic dictionary, Golden House, (ISBN 978-0-9547218-9-3) ;
  • Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
  • (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
  • (en) Miroslav Verner, Sons of the Sun : Rise and Decline of the Fifth Dynasty, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 308 p. (ISBN 978-80-7308-541-4) ;
  • (en) Aidan Dodson et Dyan Hilton, The complete royal families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, (ISBN 978-0-500-05128-3) ;
  • Joyce Ann Tyldesley, Chronique des reines d'Égypte : Des origines à la mort de Cléopâtre, Actes Sud, (ISBN 978-2742775668) ;
  • (de) Peter Jánosi, « G 4712 - Ein Datierungsproblem », Göttinger Miszellen, vol. 133, , p. 56 et 60–62 (lire en ligne [PDF]).