Tatjet
Tatjet est une reine du début de la VIe dynastie,[note 1].
| Tatjet | ||||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Tȝṯ.t | |||||
| Période | Ancien Empire | |||||
| Dynastie | VIe dynastie | |||||
| Fonction principale | Reine d'Égypte | |||||
| Famille | ||||||
| Conjoint | Téti (?) | |||||
| Sépulture | ||||||
| Emplacement | Saqqarah | |||||
| modifier |
||||||
Attestation
modifierTatjet n'est attestée que par une stèle fausse porte usurpée, trouvée à Saqqarah (sans plus de précision) par Georges Daressy en 1888 et conservée au Musée égyptien du Caire (CG 1425)[2],[3],[4]. La propriétaire d'origine de la stèle, anonyme, a dû faire fabriquer cette stèle entre le règne de Niouserrê et celui de Djedkarê Isési selon Vivienne Gae Callender, qui base son analyse sur des critères stylistiques. Selon Callender, Tatjet a dû vivre peu après cette propriétaire d'origine car le style des hiéroglyphes qui a remplacé le nom d'origine est du même style que le reste du texte[5]. D'ailleurs, la reine porte un diadème avec des lotus, coiffe absente des représentations des reines de l'Ancien Empire, mais présente sur certaines représentation des femmes de l'élite, voire, parfois, des princesses de la Ve dynastie[6]. Callender date la reine du début de la VIe dynastie notamment parce que les usurpations pendant l'Ancien Empire, y compris pour la famille royale, sont surtout présentes lors du règne de Téti (voir notamment les mastabas de Sechséchet Idout et Nebkaouhor Idou), et que la combinaison des couleurs de la stèle fausse porte (peinture rouge sur l'ensemble de la stèle et peinture jaune pour les hiéroglyphes) est courante pour le règne de Téti et le début de celui de Pépi Ier[6].
La reine portait les titres suivants[7] :
- « Épouse du Roi sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f),
- « Celle qui est honorée/révérée par Osiris » (jmȝḫw ḫr Wsr),
- « Celle qui est honorée/révérée par le Grand Dieu » (jmȝḫw ḫr nṯr ˁȝ).
On note l'absence de certains titres pourtant systématique chez les reines, comme le titre « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t Ḥrw Sts̆)[8].
Généalogie
modifierLa datation de la stèle oriente vers le règne de Téti, même si aucun élément textuel ne l'atteste de manière absolue[6]. Cela signifie qu'il pourrait s'agir d'une épouse de ce roi.
Sépulture
modifierLa fausse porte ayant été découverte à Saqqarah, la tombe de la reine devait se trouver dans cette nécropole.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Etonnamment, la reine n'est pas référencée dans les corpus de Michel Baud[1].
Références
modifier- ↑ Baud 2005.
- ↑ Daressy 1889, p. 82-83.
- ↑ Gauthier 1907, p. 196.
- ↑ Porter et Moss 1981, p. 736.
- ↑ Callender 2011, p. 230-231.
- 1 2 3 Callender 2011, p. 232.
- ↑ Callender 2011, p. 231.
- ↑ Callender 2011, p. 231-232.
Bibliographie
modifier- Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6) ;
- (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
- Georges Daressy, Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes: pour servir de bullletin à la Mission Française du Caire, vol. XI, (lire en ligne) ;
- Henri Gauthier, Le livre des rois d'Egypte, vol. I : Des origines à la fin de la XIIe dynastie, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Mémoires publiés par les membres de l’Institut français d’archéologie orientale » (no 17), (lire en ligne) ;
- (en) Bertha Porter et Rosalind Moss, Topographical Bibliography of Ancient Egyptian Hieroglyphic Texts, Reliefs, and Paintings, vol. II : Memphis, Part II: Ṣaqqâra to Dahshûr, Oxford, The Clarendon Pres, .