Tétiânkhkem ou Tétiânkh le Noir (en égyptien ancien : « Que vive Téti, le Noir ») est un prince égyptien, fils de Téti ou de Pépi Ier.

Tétiânkhkem
Nom en hiéroglyphe
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t
t
i
>anxn
x
I6G17
Transcription Ttj-ˁnḫ-km
Période Ancien Empire
Dynastie VIe dynastie
Famille
Père Téti ou Pépi Ier
Mère Khouit II (?)
Ipout Ire (?)
Neith Ire (?)
Sépulture
Type Mastaba
Emplacement Saqqarah
Date de découverte 1992-1993
Découvreur Zahi Hawass
Fouilles 1992-1993

Attestations

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Le prince est connu par deux éléments[1],[2],[3] :

  • son mastaba, situé dans la nécropole de la pyramide de Téti, à l'est de la pyramide d'Ipout Ire, et à l'ouest de la pyramide de Neith Ire, le complexe de cette dernière s'appuyant sur le tombeau du prince, démontrant ainsi qu'elle a été construite après le mastaba,
  • cinq marques de construction du complexe funraire de Pépi Ier, plus spécifiquement dans la pyramide, sur le mur d'enceinte et dans le temple funéraire[4].

Le prince porte les titres suivants :

  • « Fils aîné du Roi de sa chair » (sȝ-nsw.t smsw nj ẖt=f),
  • « Iry-pat » (jry-pˁt),
  • « Ami unique »,
  • « Superintendant de Haute-Égypte »,
  • « Scribe des paroles divines »,
  • « Chancelier du dieu »,
  • « Celui qui est honoré devant le grand dieu ».

Généalogie

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Le nom des parents du prince a fait l'objet de divers débats ; deux hypothèses concernent son père :

  • plusieurs chercheurs, sur la base de la localisation de sa tombe, considèrent qu'il s'agit d'un fils de Téti ; mais le nom de la mère n'est pas certain :
    • Zahi Hawass[5],[6] et Naguib Kanawati[7], ainsi que Vivienne Gae Callender — bien que sans certitude —[8], font de sa mère la reine Khouit II,
    • Michel Baud considère quant à lui que sa mère était la reine Ipout Ire, sa tombe étant située juste à côté[1],
    • Thierry Stasser, arguant que le prince était un fils aîné de roi et qu'il était encore vivant pendant le règne de Pépi Ier, indique qu'il ne pouvait pas être le fils d'Ipout Ire ; Khouit II étant une reine plus ancienne et plus importante qu'Ipout Ire, il indique qu'elle ne pouvait pas non plus être la mère du prince ; Stasser suppose donc qu'il était le fils d'une troisième reine[9],
  • Yannis Gourdon et Aidan Dodson considèrent quant à eux que le prince serait un fils du roi Pépi Ier[3],[10], Gourdon ajoute qu'il serait décédé au début du règne, avant que la nécropole associée à la pyramide de Pépi Ier ne soit prête[3].

Le mastaba indique que Tétiânkhkem épousa une certaine Mérout[11].

Sépulture

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Son tombeau se trouve entre la pyramide d'Ipout Ire et celle de Neith Ire. Cette dernière a été construite après le mastaba du prince[12], tandis que la pyramide d'Ipout Ire était, pendant le règne de Téti, un mastaba sans temple funéraire[13],[note 1]. Cela signifie que, lors de la construction du mastaba du prince, l'espace était libre.

Le prince est représenté sur les blocs de l'entrée de la chapelle avec son épouse Mérout. L'ensemble de ses titres sont également inscrits sur la fausse porte. Dans le caveau ont été découverts un sarcophage anépigraphe en calcaire, avec à l'intérieur une momie d'un jeune homme de 20 à 25 ans, ainsi qu'un repose-tête en albâtre, inscrit au nom du « fils royal aîné de sa chair, ami unique, honoré devant le grand dieu, Tétiânkh ».

Notes et références

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  1. ↑ Pendant le règne de Pépi Ier, le mastaba de la reine a été modifié en pyramide, et le temple funéraire associé a été construit[13].

Références

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  1. 1 2 Baud 2005, p. 432-433.
  2. ↑ Stasser 2013, p. 37-38.
  3. 1 2 3 Gourdon 2016, p. 72-73.
  4. ↑ Dobrev 1996, p. 107-109.
  5. ↑ Hawass 2000, p. 430-433.
  6. ↑ Hawass 2011, p. 174-175.
  7. ↑ Kanawati 2003, p. 139.
  8. ↑ Callender 2011, p. 220.
  9. ↑ Stasser 2013, p. 36-38.
  10. ↑ Dodson et Hilton 2004, p. 78.
  11. ↑ Stasser 2013, p. 36-37.
  12. ↑ Stasser 2013, p. 37.
  13. 1 2 Stasser 2013, p. 30.

Bibliographie

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  • Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Bibliothèque d'étude 126/1-2 », , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6, lire en ligne) ;
  • Vassil Dobrev, « Les marques sur pierres de construction de la nécropole de Pépi Ier. Étude prosoprographique. », BIFAO, no 96,‎ , p. 103-142 (lire en ligne) ;
  • (en) Naguib Kanawati, Conspiracies in the Egyptian Palace. Unis to Pepy I, Routledge, (ISBN 0-415-61937-8) ;
  • (en) Aidan Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Londres, Thames & Hudson Ltd, , 320 p. (ISBN 978-0-500-05128-3) ;
  • (en) Zahi Hawass, « Recent discoveries in the pyramid complexe of Teti at Saqqara », dans Miroslav Barta, J. Krejci, Abusir and Saqqara in the Year 2000, Archiv orientalni Supplementa IX, Prague, Czech Institute of Egyptology, , 612 p. (ISBN 978-8085425390), p. 413-444 ;
  • (en) Zahi Hawass, « The Discovery of the Pyramid of Queen Sesheshet(?) at Saqqara », dans Vivienne Gae Callender, Ladislav Bares, Miroslav Barta, Jiri Janak, Jaromir Krejci, Times, Signs and Pyramids: Studies in Honour of Miroslav Verner, Prague, Czech Institute of Egyptology, , 449 p. (ISBN 978-8073082574) ;
  • (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
  • Thierry Stasser, La mère royale Seshseshet et les débuts de la VIe dynastie, Bruxelles, Editions Safran, , 112 p. (ISBN 978-2874570544) ;
  • Yannis Gourdon, Pépy Ier et la VIe dynastie, Paris, Pygmalion, , 429 p. (ISBN 978-2-7564-0558-2 et 2-7564-0558-2).