Nebet est une reine égyptienne, épouse du roi Ounas[1],[2],[3]. Elle a vécu à l'époque de la fin de la Ve dynastie.

Nebet
Nom en hiéroglyphe
n
nb
bt
Transcription Nb.t
Période Ancien Empire
Dynastie Ve dynastie
Fonction principale Reine d'Égypte
Famille
Père Iynéfert (?)
Mère Mérytitès (?)
Conjoint Ounas
Enfant(s) Ounasânkh (?)
Khouit II (?)
Fratrie ♂ Tjenti (?)
♂ Qai-Iouf (?)
♂ Iynéfert (?)
Sechséchet Ire (?)
Khenout (?)
Sépulture
Type double mastaba
Emplacement à côté de la pyramide d'Ounas à Saqqarah

Généalogie

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Origines

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Un prêtre du culte funéraire de Mykérinos, enterré à Gizeh et nommé Iynéfert, a représenté sa famille dans sa tombe, à savoir son épouse Mérytitès, ses fils Tjenti, Qai-Iouf et Iynéfert, et ses filles Nebet et Sechséchet. Il est à noter que ce nom de Sechséchet est très rare. Selon Naguib Kanawati, que suit Thierry Stasser, cette Nebet serait identique à la reine homonyme d'Ounas et propose que cette Sechséchet serait identique à la mère homonyme de Téti. Ils ajoutent que l'un des vizirs du roi se nommait Iynéfert, qu'il faudrait identifier au fils homonyme du prêtre funéraire ; enfin, un autre vizir nommé Tjenti, ayant eu cette charge à la toute fin du règne d'Ounas, ou au début de celui de Téti, serait à identifier au fils homonyme du prêtre funéraire. Il propose également que Sechséchet[4].

Vivienne Gae Callender suggère quant à elle que, Nebet et Khenout étant enterrées dans un double mastaba, le décor de chacune des deux parties étant également très proche de l'autre, elles pourraient être sœurs[5].

Époux et enfants

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Nebet est l'une des deux épouses attestées du roi Ounas, comme l'attestent ses titres et la localisation de sa tombe[1],[3].

Cependant, il n'y a aucune certitude concernant les enfants qu'a pus engendrer le couple[5]. Ounas et Nebet eurent peut-être un fils, le « fils du roi », le « chambellan royal », le « prêtre de Maât » et le « surveillant de Haute-Égypte » Ounasânkh[6], qui meurt durant la dixième année du règne d'Ounas[7]. La filiation d'Ounasânkh est indirectement suggérée par son nom et ses titres, et par la présence de sa tombe près de celles de Nebet et d'Ounas. Mais cette filiation n'est pas universellement acceptée[8],[9],[note 1].

La redécouverte et fouille de la pyramide de Khouit II  première épouse de Téti, probablement mariés avant même la montée sur le trône de Téti[note 2] , a permis la découverte d'au moins[note 3] un bloc inscrit avec le titre de « fille du roi »[12]. Selon l'auteur des fouilles, le décor insiste sur le statut de fille du roi et d'épouse du roi de Khouit II[13]. Ainsi, plusieurs chercheurs considèrent aujourd'hui cette reine comme une fille d'Ounas[14],[15]. En conséquence, Stasser, s'appuyant sur la reconstruction de la famille de Nebet proposée initialement par Kanawati, propose de faire de Khouit II une fille de Nebet : Téti aurait ainsi épousé sa cousine[16]. Cependant, Yannis Gourdon doute que ce titre de « fille du roi » correspondent à la souveraine Khouit II et il associe plutôt ce titre à une fille de Téti et Khouit, peut-être la « fille aînée du roi de sa chair » Ouâtetkhethor Sechséchet (il appuie son raisonnement en faisant la comparaison avec une scène similaire du complexe funéraire d'Ânkhésenpépi II qui la représente avec l'une de ses filles)[17].

Les titres de Nebet sont[18] :

  • « Celle du grand sceptre-hétès » (wr.t-ḥts),
  • « Celle qui voit Horus et Seth » (mȝȝ.t-Ḥrw-Stẖ),
  • « Grande des louanges » (wr.t-ḥst ),
  • « Épouse du roi » (ḥm.t-nsw.t),
  • « Épouse du roi, sa bien-aimée » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f),
  • « Épouse du roi, sa bien-aimée tous les jours » (ḥm.t-nsw.t mry.t=f rˁ nb),
  • « Celle qui se joint au bien-aimé des Deux Maîtresses » (smȝw.t-mry-Nbty),
  • « Suivante du Grand » (ẖt.t-Wr),
  • « Compagnon d'Horus » (smr.t-Ḥrw),
  • « Compagnon d'Horus, sa bien-aimée » (smr.t- Ḥrw mry.t=f),
  • « Celle qui s'assoit avec Horus » (tjst-Ḥrw).

Même si elle porte les titres d'une reine, elle est représentée dans sa tombe comme une femme de haut rang sans aucun insigne de reine.

Elle avait ses propres domaines, qui étaient administrés par des femmes[19].

Sépulture

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Nebet a été enterrée dans un double mastaba avec une autre reine, Khenout, à côté de la pyramide d'Ounas à Saqqarah[20]. Le mastaba a été fouillé par Peter Munro[21].

Notes et références

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  1. En particulier le titre de « fils du roi » est donné à des fils royaux et à des non-royaux[10].
  2. Ouâtetkhethor Sechséchet, « fille aînée de sa chair » de Téti et épouse de Mérérouka, a été mariée dès le début du règne de Téti, car elle est représentée dans le décor du mastaba de Mérérouka dès le début de la construction, construction qui démarra dès le début du règne. Cela signifie qu'elle était déjà née avant la montée sur le trône de Téti[11].
  3. Seul un rapport préliminaire a été publié en 2000.

Références

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  1. 1 2 Baud 2005, p. 489.
  2. Tyldesley 2008, p. 56.
  3. 1 2 Callender 2011, p. 195-204.
  4. Stasser 2013, p. 22-24.
  5. 1 2 Callender 2011, p. 201.
  6. Williams 1981, p. 31.
  7. Onderka 2009, p. 166.
  8. Schmitz 1976, p. 31 & 89.
  9. Onderka 2009, p. 150 & 167–170.
  10. Onderka 2009, p. 149–150.
  11. Stasser 2013, p. 38-40.
  12. Hawass 2000, p. 444, fig. 11.
  13. Hawass 2000, p. 430.
  14. Stasser 2013, p. 32-33.
  15. Callender 2011, p. 219.
  16. Stasser 2013, p. 65-67 et 97.
  17. Gourdon 2016, p. 49-51.
  18. Callender 2011, p. 200.
  19. Grajetzki 2005.
  20. Callender 2011, p. 195-206.
  21. Munro 1993.

Bibliographie

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  • (de) Bettina Schmitz, Untersuchungen zum Titel S3-NJŚWT "Königssohn", Bonn, Habelt, coll. « Habelts Dissertationsdrucke: Reihe Ägyptologie, Heft 2 », (ISBN 978-3-7749-1370-7) ;
  • (en) Bruce Williams, « The Tomb Chapels of Netjer-User and Unis-Ankh », Field Museum of Natural History Bulletin, Chicago, David Walsten, , p. 26–32 ;
  • (de) Peter Munro, Der Unas-Friedhof Nord-West, Bd.1, Topographisch-historische Einleitung; Das Doppelgrabe der Königinnen Nebet und Khenut, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, , 148 p. (ISBN 978-3805313537) ;
  • (en) Wolfram Grajetzki, Ancient Egyptian Queens: A Hieroglyphic Dictionary, Londres, Golden House Publications, , 120 p. (ISBN 978-0-9547218-9-3) ;
  • Michel Baud, Famille royale et pouvoir sous l'Ancien Empire égyptien, Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, coll. « Bibliothèque d'étude 126/1-2 », , 2e éd. (1re éd. 1999), 678 p. (ISBN 2-7247-0250-6, lire en ligne) ;
  • (en) Zahi Hawass, « Recent discoveries in the pyramid complexe of Teti at Saqqara », dans Miroslav Barta, J. Krejci, Abusir and Saqqara in the Year 2000, Archiv orientalni Supplementa IX, Prague, Czech Institute of Egyptology, , 612 p. (ISBN 978-8085425390), p. 413-444 ;
  • Joyce Tyldesley, Chronique des reines d'Égypte, Arles, Actes Sud, (1re éd. 2006 en anglais (Thames & Hudson)), 224 p. (ISBN 978-2742775668) ;
  • (en) Pavel Onderka, The Tomb of Unisankh at Saqqara and Chicago, Charles University à Prague, Czech Institute of Egyptology, (lire en ligne) ;
  • (en) Vivienne Gae Callender, In Hathor's Image : The Wives and Mothers from Egyptian Kings from Dynasties I-VI, vol. I, Prague, Czech Institute of Egyptology Charles University, , 406 p. (ISBN 978-80-7308-381-6) ;
  • Thierry Stasser, La mère royale Seshseshet et les débuts de la VIe dynastie, Bruxelles, Editions Safran, , 112 p. (ISBN 978-2874570544) ;
  • Yannis Gourdon, Pépy Ier et la VIe dynastie, Paris, Pygmalion, , 429 p. (ISBN 978-2-7564-0558-2 et 2-7564-0558-2).