Sechséchet Sathor
Sechséchet, au beau nom Sathor, est peut-être l'une des filles du roi Téti. S'il s'agit bien d'une fille du roi, alors, comme ses sœurs, elle porte le nom de sa grand-mère Sechséchet Ire.
| Sechséchet Sathor | |||||||
| Nom en hiéroglyphe | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Transcription | Sš-sš.t Sȝ.t-Ḥr | ||||||
| Période | Ancien Empire | ||||||
| Dynastie | VIe dynastie | ||||||
| Famille | |||||||
| Père | Téti (?) | ||||||
| Conjoint | Isi | ||||||
| Sépulture | |||||||
| Type | Mastaba | ||||||
| Emplacement | Edfou | ||||||
| Date de découverte | 1933 | ||||||
| Découvreur | Maurice Alliot | ||||||
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Attestation
modifierGénéalogie
modifierSechséchet Sathor ne porte pas de titre indiquant qu'elle était une fille de roi. Cependant, étant donné qu'elle est l'épouse principale d'Isi, qu'un grand vase au couvercle inscrit au nom de Téti a été découvert dans la tombe, que le nom Sechséchet semble être un nom très rare et donné de manière systématique aux filles de Téti, plusieurs chercheurs font de Sechséchet Sathor une fille de ce roi[2],[1],[3].
Sépulture
modifierIsi est inhumé à Edfou dans un mastaba découvert en 1933, situé aux abords de la ville. Construit en briques de terre crue et non en pierre, le mastaba présente des parties de murs dégradées par le temps. Les décorations murales ont disparu. Une fausse porte, appartenant à Isi, a été découverte à l'extérieur du mur est[4]. De 1938 à 1939, une expédition franco-polonaise réexamine le mastaba désormais enfoui, ainsi que les parties souterraines abritant la chambre funéraire, déjà pillée dans l'Antiquité. Un sarcophage de pierre portant l'inscription « L'Ami unique, Isi » y est trouvé, mais pas sa dépouille. Une autre chambre avait été négligée par les pilleurs de tombes : le squelette d'une femme y est découvert, sans aucune trace de momification. Elle avait simplement été déposée à même le sol. Conformément à la pratique courante de l'époque, qui consistait à partager les objets découverts, nombre d'entre eux finirent au Musée national de Varsovie, tandis que d'autres rejoignirent les collections du Musée du Louvre à Paris. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale interrompt ces fouilles. À partir de 2001, les recherches dans cette région reprennent dans le cadre du « Projet Tell Edfou » (dirigé par Nadine Moeller). Cette fois, l'accent est mis sur l'étude du développement d'Edfou en tant que capitale provinciale. Le mastaba d'Isi est réexaminé et certaines questions en suspens concernant l'histoire du tombeau trouvent des réponses[5].
Notes et références
modifier- 1 2 Stasser 2013, p. 46-47.
- ↑ Kanawati 2007, p. 21-22 et 50.
- ↑ Martinet 2024, p. 46-47.
- ↑ Alliot 1935.
- ↑ Moeller 2005, p. 36–41.
Bibliographie
modifier- Maurice Alliot, Rapports préliminaires. Tome Dixième. 2e partie, Rapport sur les fouilles de Tell Edfou (1933), Le Caire, Institut français d'archéologie orientale, , 40 p. (lire en ligne) ;
- Maurice Alliot, « Un nouvel exemple de vizir divinisé dans l’Égypte ancienne », Le Bulletin de l'Institut français d'archéologie orientale, no 37, , p. 93-160 (lire en ligne) ;
- Nadine Moeller, « Les nouvelles fouilles de Tell Edfou », Bulletin de la société française d'égyptologie, no 164, , p. 29–46 (lire en ligne) ;
- (en) Naguib Kanawati, Mereruka and King Teti. The Power behind the Throne, Supreme Council of Antiquities, (ISBN 9789774376009) ;
- Thierry Stasser, La mère royale Seshseshet et les débuts de la VIe dynastie, Bruxelles, Éditions Safran, , 112 p. (ISBN 978-2874570544) ;
- Émilie Martinet, La fabrique des élites dans l'Égypte pharaonique, Bruxelles, Éditions Safran, , 240 p. (ISBN 978-2874571404).