Isi est gouverneur local du nome du Trône d'Horus, durant l'Ancien Empire, au début de la VIe dynastie[1]. Il est principalement connu grâce à son mastaba d'Edfou. À la fin du Moyen Empire et durant la Deuxième Période intermédiaire, il est vénéré comme une divinité locale.

Isi
Nom en hiéroglyphe
izi
Transcription Jsj
Période Ancien Empire
Dynastie Ve-VIe dynasties
Fonction principale Nomarque
Successeur Méryrênéfer-Qar
Famille
Conjoint Inet
Enfant(s) Qar
Deuxième conjoint Ibi
Enfants avec le 2e conjoint Méryrênéfer-Qar
Troisième conjoint Sechséchet Sathor
Enfants avec le 4e conjoint Heroui, Henout, Houabenmaât, Idou, et Shenou
Sépulture
Type mastaba
Emplacement Edfou
Date de découverte 1933
Découvreur Maurice Alliot

Biographie

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Dans son mastaba, des blocs décorés ont été découverts, qui retracent sa biographie[2]. Selon le texte, il commence sa carrière sous Djedkarê Isési et est promu à un poste plus élevé sous le roi Ounas. Il obtient ensuite d'autres fonctions sous le roi Téti de la VIe dynastie, qui le nomme gouverneur local du nome du Trône d'Horus. Plus tard, Isi est également impliqué dans des commissions à la cour royale.

L'inscription mentionne également les noms des membres de sa famille :

  • une première épouse, Inet, avec qui elle a un fils nommé Qar[3],
  • une seconde épouse, Ibi, avec qui elle a un fils également nommé Qar et qui devient, par la suite, le successeur d'Isi en tant que nomarque d'Edfou sous le nom de Méryrênéfer-Qar[3],
  • une troisième épouse, la dernière mais aussi la plus importante, nommée Sechséchet Sathor, est une fille de Téti[4],[3],[5].

Plusieurs enfants sont connus : Heroui, Henout, Houabenmaât, Idou, et Shenou[6].

Sépulture

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Ce dignitaire est inhumé à Edfou dans un mastaba découvert en 1933, situé aux abords de la ville. Construit en briques de terre crue et non en pierre, le mastaba présente des parties de murs dégradées par le temps. Les décorations murales ont disparu. Une fausse porte, appartenant à Isi, a été découverte à l'extérieur du mur est[7]. De 1938 à 1939, une expédition franco-polonaise réexamine le mastaba désormais enfoui, ainsi que les parties souterraines abritant la chambre funéraire, déjà pillée dans l'Antiquité. Un sarcophage de pierre portant l'inscription « L'Ami unique, Isi » y est trouvé, mais pas sa dépouille. Une autre chambre avait été négligée par les pilleurs de tombes : le squelette d'une femme y est découvert, sans aucune trace de momification. Elle avait simplement été déposée à même le sol. Conformément à la pratique courante de l'époque, qui consistait à partager les objets découverts, nombre d'entre eux finirent au Musée national de Varsovie, tandis que d'autres rejoignirent les collections du Musée du Louvre à Paris. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale interrompt ces fouilles. À partir de 2001, les recherches dans cette région reprennent dans le cadre du « Projet Tell Edfou » (dirigé par Nadine Moeller). Cette fois, l'accent est mis sur l'étude du développement d'Edfou en tant que capitale provinciale. Le mastaba d'Isi est réexaminé et certaines questions en suspens concernant l'histoire du tombeau trouvent des réponses[8].

Divinisation

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À la fin du Moyen Empire, Isi est vénéré comme un saint local. De nombreux habitants ont placé des stèles près de son mastaba. Sur ces stèles, il est souvent appelé le dieu vivant[9], il est également appelé vizir, bien qu'il n'y ait aucune preuve claire qu'il ait jamais occupé cette fonction de son vivant[10].

Notes et références

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  1. Martinet 2024, p. 38.
  2. Strudwick 2005, p. 340-342.
  3. 1 2 3 Stasser 2013, p. 46-47.
  4. Kanawati 2007, p. 21-22 et 50.
  5. Martinet 2024, p. 46-47.
  6. Alliot 1935, p. 23.
  7. Alliot 1935.
  8. Moeller 2005, p. 36–41.
  9. Alliot 1937, p. 93-160.
  10. Troche 2021, p. 129.

Bibliographie

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