Alan Ball (football)

footballeur anglais
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Alan Ball, de son nom complet Alan James Ball[1], né le à Farnworth et mort le à Warsash, est un footballeur international puis entraîneur anglais. Milieu de terrain réputé pour son activité et sa qualité de passe, il compte 72 sélections et huit buts avec l'équipe d'Angleterre entre 1965 et 1975. À 21 ans, il est le plus jeune membre de la sélection qui remporte la Coupe du monde 1966 et dispute les 120 minutes de la finale contre l'Allemagne de l'Ouest[2]

Alan Ball
Image illustrative de l’article Alan Ball (football)
Biographie
Nom Alan James Ball, Jr.
Nationalité Britannique
Nat. sportive Anglais
Naissance
Farnworth (Angleterre)
Décès (à 61 ans)
Warsash (Angleterre)
Taille 1,68 m (5′ 6″)
Poste Milieu offensif puis entraîneur
Parcours junior
Années Club
1961-1962 Blackpool FC
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1962-1966 Blackpool FC 126 (44)
1966-1971 Everton FC 250 (80)
1971-1976 Arsenal FC 218 (52)
1976 → Hellenic FC
1976-1978 Southampton FC 161 (11)
1978-1979 Fury de Philadelphia 033 0(5)
1979-1980 Whitecaps de Vancouver 031 (10)
1980-1981 Blackpool FC 038 0(5)
1981-1982 Southampton FC 073 0(2)
1982 → Floreat Athena
1982-1983 Eastern AA
1983-1984 Bristol Rovers 017 0(2)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1965-1975 Angleterre 072 0(8)
Parcours entraîneur
AnnéesÉquipe Stats
1978-1979 Fury de Philadelphia
1980-1981 Blackpool FC 7v, 10n, 17d
1984-1989 Portsmouth FC 94v, 58n, 70d
1989-1991 Stoke City 17v, 21n, 24d
1991-1994 Exeter City 36v, 43n, 56d
1994-1995 Southampton FC 22v, 24n, 21d
1995-1996 Manchester City 13v, 14n, 22d
1998-1999 Portsmouth FC 28v, 26n, 43d
1 Ne sont comptabilisés que les matchs en compétitions officielles, quel que soit le statut (amateur et professionnel). Les matchs amicaux ne sont pas comptabilisés.
2 Matchs officiels.

Après ses débuts professionnels à Blackpool, Ball rejoint en 1966 l'Everton FC, où il forme avec Howard Kendall et Colin Harvey un milieu surnommé la « Holy Trinity ». Il devient champion d'Angleterre en 1970, avant de poursuivre sa carrière à Arsenal, Southampton puis en North American Soccer League, où il remporte le Soccer Bowl avec les Vancouver Whitecaps en 1979[3],[4] Devenu entraîneur, il dirige notamment Portsmouth, qu'il mène à la première division en 1987, ainsi que Southampton et Manchester City. Nommé membre de l'ordre de l'Empire britannique en 2000, il entre à l'English Football Hall of Fame en 2003[2].

Biographie

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Jeunesse et débuts à Blackpool

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Alan Ball est le fils de Alan Ball Sr. (en), lui-même footballeur puis entraîneur. À quinze ans, il joue déjà avec l'équipe première d'Ashton United (en), alors dirigée par son père : il dispute sept rencontres et marque un but durant la saison 1960-1961[5] De petite taille, il est écarté dans sa jeunesse par Bolton Wanderers puis par Wolverhampton Wanderers, avant d'être recruté par Blackpool[6]. Il fait ses débuts professionnels en 1962, à l'âge de 17 ans, à Anfield contre Liverpool[6]. Il s'impose progressivement dans l'équipe et dispute quatre saisons avec le club avant son transfert à Everton. Ses performances lui ouvrent les portes de l'équipe nationale dès 1965.

Everton

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Trois statues de footballeurs sur un socle triangulaire.
La « Holy Trinity » d'Everton, monument représentant Howard Kendall, Alan Ball et Colin Harvey près de Goodison Park.

Après la victoire de l'Angleterre lors de la Coupe du monde 1966, Everton recrute Ball pour 110 000 livres sterling, un montant alors record pour un transfert entre clubs britanniques[3],[2]. Il marque dès son premier match sous ses nouvelles couleurs, contre Fulham, puis inscrit deux buts lors de son premier derby du Merseyside face à Liverpool[3].

Au milieu de terrain, Ball est associé à Howard Kendall et Colin Harvey. Le trio, surnommé la « Holy Trinity », devient l'un des symboles de l'équipe dirigée par Harry Catterick[3]. Everton atteint la finale de la Coupe d'Angleterre 1968, perdue contre West Bromwich Albion, puis remporte le championnat 1969-1970 avec neuf points d'avance sur Leeds United[3]. Ball dispute également le Charity Shield 1970, remporté 2-1 contre Chelsea[7].

Lors de la Coupe des clubs champions européens 1970-1971, Ball inscrit notamment trois buts lors de la victoire 6-2 d'Everton contre le Keflavík ÍF[8]. Everton est ensuite éliminé en quarts de finale par le Panathinaïkós, après un nul 1-1 à Goodison Park puis un 0-0 à Athènes[9]. Ball quitte le club en décembre 1971.

Arsenal

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Alan Ball et Bertie Mee en costume à l'aéroport.
Alan Ball avec l'entraîneur d'Arsenal Bertie Mee à l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol en mars 1972.

En décembre 1971, Arsenal recrute Ball pour environ 220 000 livres sterling, un nouveau record britannique selon le club londonien[10]. Il rejoint une équipe qui vient de réaliser le doublé championnat-Coupe d'Angleterre.

Avec Arsenal, Ball atteint la finale de la Coupe d'Angleterre 1972, perdue face à Leeds United, puis termine vice-champion d'Angleterre en 1972-1973[10]. Il devient ensuite capitaine de l'équipe. Malgré le déclin sportif du club au milieu des années 1970, il reste un titulaire important jusqu'à son départ en décembre 1976. Arsenal lui attribue 217 matchs et 52 buts toutes compétitions confondues[10].

Southampton, Amérique du Nord et fin de carrière

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Au cours de l'année 1976, Ball effectue un bref passage en prêt à Hellenic FC, en Afrique du Sud, où il dispute quatre matchs de championnat[11]. Il rejoint Southampton en décembre 1976. Avec les Saints, alors en deuxième division, il participe à la promotion en première division obtenue en 1978. La saison suivante, Southampton atteint la finale de la Coupe de la Ligue 1979, perdue 3-2 face à Nottingham Forest[12].

Pendant ses intersaisons anglaises, il joue également en North American Soccer League. En 1978, il est prêté au Fury de Philadelphie (en), où il exerce aussi un rôle d'entraîneur-joueur[4]. Il rejoint ensuite les Vancouver Whitecaps. En 1979, Vancouver remporte le Soccer Bowl, finale de la North American Soccer League, en battant les Tampa Bay Rowdies 2-1. Ball inscrit sept buts en neuf rencontres pendant les séries éliminatoires et reçoit la distinction de meilleur joueur des play-offs[4],[13].

Ball revient ensuite à Blackpool, où il devient entraîneur-joueur, puis effectue un second passage à Southampton, qui se prolonge jusqu'au début de 1983[14]. Il achève sa carrière de joueur après de brèves expériences avec Floreat Athena (en) en Australie, Eastern AA à Hong Kong et enfin Bristol Rovers, avec lequel il dispute ses derniers matchs en 1983[11],[6].

Équipe d'Angleterre

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Portrait d'Alan Ball sur une vignette de football.
Alan Ball sur une vignette de la collection Panini consacrée à la Coupe du monde 1970.

Ball connaît sa première sélection avec l'Angleterre le , lors d'un match nul contre l'Yougoslavie. Il inscrit son premier but international une semaine plus tard face à l'Suède[1].

Sélectionné pour la Coupe du monde 1966 organisée en Angleterre, il est, à 21 ans, le plus jeune joueur du groupe anglais. Après avoir disputé le match d'ouverture contre l'Uruguay, il ne participe pas aux deux autres rencontres de la phase de groupes. Alf Ramsey le rappelle pour le quart de finale contre l'Argentine, puis le maintient dans le onze pour la demi-finale face à l'Portugal et la finale contre l'Allemagne de l'Ouest[6]. À Wembley, le 30 juillet, Ball dispute l'intégralité des 120 minutes de la finale. Très actif au milieu de terrain, il adresse notamment le centre qui précède le troisième but anglais de Geoff Hurst. Plusieurs de ses coéquipiers le considèrent par la suite comme l'un des meilleurs joueurs de cette finale remportée 4-2[2].

Ball participe également à la phase finale du Championnat d'Europe 1968, où l'Angleterre termine troisième, puis à la Coupe du monde 1970 au Mexique. Lors de cette dernière compétition, il dispute quatre rencontres[6].

Le , lors d'un match qualificatif pour la Coupe du monde contre l'Pologne à Chorzów, il est expulsé après un incident avec Lesław Ćmikiewicz. Il devient alors le deuxième joueur de l'histoire de la sélection anglaise à être expulsé[15]. Sous Don Revie, Ball porte à six reprises le brassard de capitaine en 1975. Sa carrière internationale s'achève la même année, après 72 sélections et huit buts[1].

Carrière d'entraîneur

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Ball connaît ses premières expériences d'entraîneur alors qu'il est encore joueur, d'abord avec le Fury de Philadelphie puis à Blackpool. Après la fin de sa carrière sur le terrain, il prend en 1984 la direction de Portsmouth, alors en deuxième division. Après avoir échoué de peu à obtenir la montée lors de ses premières saisons, il conduit Portsmouth en première division en 1987. Le club est toutefois relégué après une seule saison parmi l'élite et Ball quitte son poste en janvier 1989[6].

Il entraîne ensuite Stoke City de 1989 à 1991, puis Exeter City entre août 1991 et janvier 1994[16]. Pendant cette période, il intègre également l'encadrement de l'équipe d'Angleterre sous la direction de Graham Taylor[17].

En janvier 1994, Ball devient entraîneur de Southampton. Il contribue au maintien du club en première division, puis le conduit à la dixième place lors de la saison 1994-1995. Son passage est notamment associé à une période très productive de Matthew Le Tissier[17]. Ball rejoint Manchester City à l'été 1995. Le club est relégué à l'issue de la saison 1995-1996, à la différence de buts, et Ball quitte ses fonctions au début de la saison suivante[6].

Il retourne à Portsmouth en janvier 1998, alors que le club connaît de graves difficultés sportives et financières. Après avoir assuré le maintien lors de sa première demi-saison, il reste en poste jusqu'en décembre 1999, date à laquelle il est licencié[18]. Ce second passage constitue son dernier poste d'entraîneur principal.

Style de jeu

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Ball évolue principalement au milieu de terrain. Malgré sa petite taille, il se distingue par une activité constante, sa mobilité, son jeu de passe et sa capacité à accompagner les attaques. Brian Glanville souligne notamment son énergie, son courage et la simplicité de ses passes[6]. À Everton, son association avec Kendall et Harvey repose sur la complémentarité des trois milieux, Ball apportant notamment dynamisme et présence offensive[3].

Fin de vie et reconnaissance

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Ball est nommé membre de l'ordre de l'Empire britannique (MBE) en 2000 pour services rendus au football[19]. Everton le fait entrer parmi ses « Giants » en 2001[3], puis le National Football Museum l'intronise à l'English Football Hall of Fame en 2003[2].

Il meurt dans la nuit du 24 au , à l'âge de 61 ans, après une crise cardiaque survenue à son domicile de Warsash. Il venait de tenter d'éteindre un feu de jardin qui s'était rallumé[20]. Ses funérailles ont lieu le à la cathédrale de Winchester, en présence d'environ 2 000 personnes et de plusieurs de ses anciens coéquipiers champions du monde en 1966[21].

Palmarès

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En sélection
En club

Entraîneur

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  • Portsmouth FC
    • Deuxième division anglaise : vice-champion en 1986-1987 et promotion en première division[6].

Distinctions individuelles

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  • Joueur de la saison d'Arsenal en 1973-1974[22].
  • Meilleur joueur des séries éliminatoires de la North American Soccer League en 1979[4].
  • Intronisé parmi les « Giants » d'Everton en 2001[3].
  • Intronisé à l'English Football Hall of Fame en 2003[2].

Bibliographie

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  • (en) Alan Ball, Playing Extra Time, Century, , 368 p. (ISBN 978-0-330-42742-5).
  • Jean-Philippe Réthacker, « Les onze héros de Wembley : Alan Ball », France Football, no 1090,‎ , p. 18-19.
  • Vincent Duluc, « Alan Ball est mort », L'Équipe,‎ , p. 7.

Notes et références

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  1. 1 2 3 (en) « Alan Ball (837) », sur The England International Database (consulté le ).
  2. 1 2 3 4 5 6 (en) « Alan Ball », sur National Football Museum (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) « Alan Ball », sur Everton FC (consulté le ).
  4. 1 2 3 4 5 (en) « American English: Six players to make it Stateside », sur The Football Association, (consulté le ).
  5. ↑ (en) « Alan Ball – Fifty Years On », sur Ashton United FC, (consulté le ).
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 (en) Brian Glanville, « Alan Ball obituary », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. 1 2 (en) « Chelsea 1 Everton 2 », sur The Bounder - Chelsea FC results, (consulté le ).
  8. ↑ (en) « Everton FC - Keflavík ÍF 6:2 », sur worldfootball.net (consulté le ).
  9. ↑ (en) « European history », sur Panathinaikos FC (consulté le ).
  10. 1 2 3 (en) « Alan Ball », sur Arsenal FC (consulté le ).
  11. 1 2 (en) « Alan Ball », sur National Football Teams (consulté le ).
  12. ↑ (en) « The 1970s », sur Southampton FC (consulté le ).
  13. ↑ (en) « When Ball won it all with Whitecaps », sur FIFA, (consulté le ).
  14. ↑ (en) « Alan Ball Football Player Statistics », sur 11v11.com (consulté le ).
  15. ↑ (en) « Poland 2 England 0 », sur England Football Online, (consulté le ).
  16. ↑ (en) « Alan Ball », sur The Grecian Archive, University of Exeter (consulté le ).
  17. 1 2 (en) David Lacey, « Ball's energy and enthusiasm made him unique », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. ↑ (en) « Ball sacked as Portsmouth boss », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. ↑ (en) « World Cup winner Ball dies (61) », The Irish Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  20. ↑ (en) « England World Cup winner Alan Ball dies at 61 », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. ↑ (en) « Football says farewell to Alan Ball », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. ↑ (en) « Icons that have won our men's Player of the Season », sur Arsenal FC, (consulté le ).

Liens externes

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