Albert Goullé
Albert Goullé, né le à Darnétal et mort le à Paris 14e, est un journaliste, feuilletoniste, écrivain, romancier et homme politique socialiste français.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 74 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Albert Frédéric Goullé |
| Nationalité |
française |
| Activité |
| Partis politiques |
|---|
Journaliste sous le Second Empire, il rejoint la Commune de Paris avant de s'exiler à l'étranger. Revenu en France, il devient écrivain et rédacteur régulier du Cri du peuple. En 1881, il aide à la formation du Comité révolutionnaire central (CRC) avec Édouard Vaillant puis rejoint le Parti socialiste révolutionnaire (PSR). Il rallie l'Union sacrée durant la Première Guerre mondiale.
Biographie
modifierMilitantisme socialiste et guerre franco-prussienne
modifierNé à Darnétal en 1844, Albert Goullé passe sa jeunesse dans un environnement industriel constitué d'ouvriers tisseurs et de filature. Élevé dans une famille de manufacturiers, il vient à Paris à l'âge de treize ans et commence très tôt à militer dans les groupements socialistes[1].
Ayant adhéré à l'Association internationale des travailleurs (AIT), il se trouve à la Prison Sainte-Pélagie pour délit de presse en compagnie d'Henri Rochefort et d'Auguste Vermorel quand la République est proclamée le 4 septembre 1870. Resté à Paris lors du siège, il fait alors partie du Comité de Vingt arrondissements et signe l'Affiche Rouge en . Il également dans le même temps un rédacteur régulier du journal La Patrie en danger d'Auguste Blanqui et du Cri du peuple de Jules Vallès.
La Commune de Paris et l'exil
modifierLe , il est combattant à Belleville et décide de rejoindre la Commune de Paris[1] durant laquelle il devient commandant d’état-major attaché au général Émile Eudes et, à partir du , juge rapporteur à la cour martiale[2].
Réfugié à Londres, Goullé adhère au groupe blanquiste « La Commune révolutionnaire » et signe en 1874 la brochure Aux Communeux, déclaration athée, communiste et révolutionnaire.
Journalisme sous la Troisième République
modifierDe retour en France, il participe en 1881 à la fondation du Comité révolutionnaire central (CRC) ainsi qu’au lancement du journal Ni Dieu ni Maître en 1880. Devenu journaliste à plein temps, il consacre une grande partie de son activité à la rédaction de romans-feuilletons.
Ralliement à l'Union sacrée
modifierAu déclenchement de la Première Guerre mondiale, Goullé, fidèle à son patriotisme républicain anti-allemand, rallie l’Union sacrée. Publiant le journal Le Salut mondial, Goullé explique en 1915 :
« Quand les jeunes hommes de ma nation sont en bataille contre les jeunes hommes d’une nation autre, je ne sais pas et je ne veux pas être impartial. Ceux qui veulent exterminer les nôtres sont des bandits. Les nôtres sont des héros. Je n’ai pas honte du tout d’être à leur égard haineux et injuste. La guerre de races cesse d’être une abomination ; elle devient alors l’héroïque lutte pour la vie. Je mets sans barguigner dans le même sac les pacifistes et les poltrons. Nous sommes chez nous des révolutionnaires parce que nous voulons reprendre à ceux qui s’en emparèrent le sol fertilisé et les villes construites par nos ancêtres. Qu’un envahisseur teuton s’y installe, nous aurons à subir, en plus de l’exploitation des possédants actuels, les exactions nouvelles, les vexations et les insultes du conquérant. […] »
La même année, il publie la brochure Cessons la lutte de classe !, trois ans avant sa mort le 5 décembre 1918 à Paris.
Publications
modifier- La Maison d'Auteuil, Paris, 1890
- Les Drames de la cour d'assises, d'après des documents authentiques entièrement inédits, Fayard Frères, Paris, 1896
- La Fille du supplicié, Paris, 1897
- Médecin pour dames, Paris, 1903
- Cessons la lutte de classe !, Paris, 1915
Liste de publications sans date précise :
- L'Infanticide de Bellecombre - Roman judiciaire, Imprimerie Vve Albouy
- L'Inculpée, Imprimerie Ch. Lépice
- Le Beau Portefaix - Roman dramatique, Imprimerie Crété
- La Tour de Nesle - Roman d'aventure, Ollendorffn, Paris
- La Résurrection de la Tour de Nesle, Fayard, Paris
- L’Hôtel du Roi d’Yvetot, Crété de l’Arbre Imprimerie
Notes et références
modifier- 1 2 Georges Labruyère, « Goullé (Albert) », Le Cri du Peuple, , page 1 (lire en ligne)
- ↑ « GOULLÉ Albert, Frédéric », sur Maitron, (consulté le )