Alexandre Stirn
Alexandre Armand Adolphe Stirn, né le à Die (Drôme) et mort le à Louveciennes (Yvelines)[1], est haut fonctionnaire français, magistrat de la Cour des comptes.
| Conseiller maître à la Cour des comptes | |
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| - | |
| Préfet de la Haute-Garonne Midi-Pyrénées | |
| - | |
Roger Moris (d) Pierre Doueil (d) | |
| Préfet d'Ille-et-Vilaine Bretagne | |
| - | |
| Préfet du Calvados | |
| - | |
Max Martin (d) Jean Tomasi (d) | |
| Préfet du Lot | |
| - | |
Robert Dumas (d) |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Homme politique, fonctionnaire |
| Père |
Myrtil Stirn (d) |
| Enfants |
| Conflit | |
|---|---|
| Distinction |
Biographie
modifierJeunesse et études
modifierAlexandre Stirn est le fils de Myrtil Stirn, haut fonctionnaire et préfet[2].
Alexandre Stirn est élève du lycée Janson-de-Sailly. Une fois son baccalauréat obtenu, il étudie à la faculté de droit de l'université de Paris, et est en 1932 lauréat en droit avec sa publication La Fonction Exécutive dans le Gouvernement Local en Belgique. Il étudie également à l'École libre des sciences politiques. Il est titulaire d'un doctorat en droit[2].
Parcours professionnel
modifierLe , il devient attaché au ministère des affaires étrangères[3].
Il est mobilisé d' à . Il s'installe avocat en pour le temps de la Seconde Guerre mondiale et obtient son doctorat en droit à l'Université de Toulouse en 1941 (thèse : l'Organisation du marché du lait)[4]. La persécution des juifs concerne aussi sa famille ; il a fait de la résistance et s'est réfugié à Castelsarrasin[5].

À la Libération, il devient le chargé de mission aux Affaires sociales auprès de Jacques Bounin, commissaire du Gouvernement provisoire à Marseille, sa première affectation territoriale. A ce poste, créé par Bounin, il est responsable entre autres « de la répression des faits de collaboration économique et de l'épuration professionnelle »[6].
Il est en 1945 directeur adjoint du cabinet du ministre des Travaux et des transports Jules Moch[7].
Il est directeur adjoint du cabinet du ministre des Travaux publics et des Transports Jules Moch sous de Gaulle avant d'être nommé le préfet du Lot, poste qu'il conserve jusqu’en 1947[8]. Il y favorise le gaullisme et le Rassemblement du peuple français (RPF)[9].
Il est nommé en 1947 préfet du Calvados, poste qu'il conserve jusqu’en 1948[8].
En , il retourne à la préfectorale et devient pour 7 ans préfet d'Ille-et-Vilaine, où il est d'abord IGAME de la 5e Région militaire, ensuite à partir de 1961 coordonnateur de la région Bretagne, et à partir de 1964 préfet de la région Bretagne. Il coopère avec la commission de développement économique régional (CODER) de la Bretagne[10].
Il est préfet d’Ille-et-Vilaine de 1960 à 1967[8].
Le , il est nommé Préfet de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées jusqu'au [11].
En 1970, il intègre la Cour des comptes, en tant que conseiller maître jusqu'en 1980[8].
Alexandre Stirn épouse à 85 ans en 1996 en secondes noces une jeune dame de compagnie de 35 ans, Kenza Es-Safi. Il meurt en à l'âge de 89 ans, laissant une fortune de 9 millions de francs à ses héritiers, qui se disputent en justice[12].
Publications
modifier- Alexandre Stirn (1911-2000), L'Organisation du marché du lait, (présentation en ligne, lire en ligne)
- Alexandre Stirn, Jean-Marie Louvel, Jean Boivin-Champeaux et Joseph Laniel, Calvados : aspect géographique, historique, touristique, économique et administratif du département, Alépée, coll. « Les documents de France », (lire en ligne)
Récompenses et distinctions
modifierDécorations
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Grand officier de la Légion d'honneur, élevé à la dignité de grand officier le
Commandeur de la Légion d'honneur, le
Officier de la Légion d'honneur, promu officier le
Chevalier de la Légion d'honneur, le
Commandeur de l'ordre des Palmes académiques (1980) « pour services rendus à l'enseignement supérieur »[13]- À Caen, la salle opérationnelle de la préfecture de Caen et un pont sur l'Orne portent son nom[14].
Notes et références
modifier- ↑ « BnF Catalogue général », sur bnf.fr (consulté le ).
- 1 2 « M. ALEXANDRE STIRN conseiller-maître à la Cour des comptes », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « ISNI 000000011907565X Stirn, Alexandre (1911-2000) » [archive du ], sur www.isni.org (consulté le )
- ↑ Jean Claude Fau, Ces Tarn-et-Garonnais qui ont aidé et sauvé des Juifs durant les années noires: 1940-1944, p. 33
- ↑ Ghislaine Bouchet, Commissariat régional de la République (1944-1946) 1939-1946 Notice descriptive, Archives départementales de l'Hérault, Montpellier, octobre 2005 [lire en ligne].]
- ↑ Parti socialiste SFIO (France) Auteur du texte et Parti socialiste (France) Fédération (Paris) Auteur du texte, « Le Populaire : journal-revue hebdomadaire de propagande socialiste et internationaliste ["puis" socialiste-internationaliste] », sur Gallica, (consulté le )
- 1 2 3 4 « Les préfets de la Haute-Garonne 1800 - 2007 »
- ↑ Bernard Lachaise, Le gaullisme dans le Sud-Ouest au temps du RPF, Fédération historique du Sud-Ouest, 1997 p. 88
- ↑ Romain Pasquier, La capacité politique des régions: Une comparaison France/Espagne, 2015, (sans pagination)
- ↑ « Vérification que vous n'êtes pas un robot ! », sur archives.haute-garonne.fr (consulté le )
- ↑ Renaud Lecadre, « Le riche préfet, la jeune héritière et l'ancien ministre », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°21/01/1981 - Légifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Stirn… Alexandre, Archives Le Bocage Libre, avril 2001
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Archives conservées par : Archives nationales (19920266/86, d_1817)
- Dictionnaire biographique des préfets (-), Archives nationales [lire en ligne].
- « STIRN, Alexandre Armand Adolphe », sur Archives nationales (consulté le )