Alfredo Baruffi

peintre et graveur italien (1873-1948)

Alfredo Baruffi (1873-1948) est un artiste peintre et un graveur italien, réputé pour ses nombreuses illustrations en noir et blanc Art nouveau.

Alfredo Baruffi
Portrait photographique (vers 1914).
Biographie
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Peintre, graveur, dessinateur, graveur d'ex-librisVoir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Alfredo Baruffi est né à Bologne le 13 décembre 1873. Autodidacte sur le plan artistique, tout en étant employé-comptable à la Cassa di Risparmio in Bologna (en), il intègre en 1897 un groupe d'artistes bolonais anti-académiques et bohèmes, I Giambardi della Sega, installé au palais Bentivoglio[1]. Il y croise Augusto Majani (it), caricaturiste connu sous le nom de « Nasica », ainsi que Luigi Bompard. La même année, il commence à livrer des illustrations à des revues humoristiques, signant ses dessins « Barfredo » ; il usera d'autres pseudonymes, tels « Mimo » et « Giustin da Budiara ». Ses premières compositions sont publiées dans Ehi ch'al scusa nuovo (1897), Il Tesoro (1897), Bologna che dorme (1898-1899)[2]. Il produit également ses premiers ex-libris gravés. En 1898, il est élu membre de la société savante bolonaise Belle Arti Francesco Francia (Società Francesco Francia per le Belle Arti in Bologna, fondée en 1894), dont il deviendra le secrétaire[3].

Baruffi contribue ensuite à L'Arpa (1899), Italia ride (1900), Novissima (1901-1910), Emporium (1904-1905) et Vita d’Arte (1908-1913), des périodiques prestigieux de portée nationale. Le magazine The Studio lui consacre un important article en 1901[3].

En 1902, il présente ses travaux à la Première exposition internationale d'art décoratif moderne de Turin. Puis, avec la Biennale de Venise (1905, 1910 et 1914), Milan (1906), et Rome (1911), Baruffi s'inscrit comme l'un des principaux tenants de l'Art nouveau en Italie.

Durant la guerre, il livre des compositions à Bianco e Nero (1916), puis dans les années 1920, il collabore avec des maisons d'édition telles Formiggini[4] et Zanichelli. Il travaille comme conseiller artistique pour les établissements Chappuis (Bologne), spécialisés dans l'impression lithographique[3].

Les dernières années de sa vie, il les consacre à la rédaction de son autobiographie.

Il meurt en 1948 à Bologne.

Son œuvre graphique (dessins, bois gravés, eaux-fortes) est très marquée à ses débuts par le style Art nouveau français, dont Eugène Grasset, mais aussi par les préraphaélites. Il s'en détache, affectionnant des décors néoclassiques bucoliques et une ornementation florale, assez singuliers[5].

Une autre dimension de son travail était l'intérêt qu'il portait à la ville de Bologne, sur le plan architectural et des artisanats d'art. Il fut proche d'Alfonso Rubbiani, dès 1900, et contribua à des travaux d'embellissement et de restaurations de la cité. Inspiré par William Morris, il cofonde Æmilia Ars avec Rubbiani, une coopérative d'artisans, produisant de la dentelle et des bijoux[6].

Écrits publiés

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  • La selva rossa, 1924.
  • [Barfredo Da Bologna], Un quarto di secolo a Palazzo Bentivoglio, 1897-1923. Memorie di un artista sedentario, 4 tomes, Bologne, 1940.

Ouvrages illustrés

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  • E qui volo nisi ut ardeat?, 1899.
  • Dante, Vita nova, 1902-1903.
  • Le Tasse, Aminta, 1904.
  • G. Cosentino, La famiglia Fornari nell'industria e nell'arte fabrianese, 1902.
  • P. L. Occhini, Il malato d'Asia, 1903.
  • Alfredo Testoni, Il sonetti del fiacaresta, 1903.
  • Nonna Felsina, 1906.
  • G. Cosentino, Le donne di Shakespeare. Desdemona. Ofelia, 1906.
  • Alessandro Tassoni, La Secchia, 1908.
  • Giovanni Pascoli, Le canzoni di Re Enzio, 1908-1909.
  • I. Baccini, Tra suocera e nuora..., 1909.
  • G. Pascoli, Poemi italici, 1911.
  • A. Firenzuola, Novelle, 1913.
  • F. Vatielli, La civiltà musicale di moda, 1913.
  • F. Pastonchi, Il randagio, 1920.

Galerie

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Notes et références

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  1. ↑ (it) Alfredo Baruffi e i "Giambardi della Sega", sur Bologna On Line.
  2. ↑ (it) Bologna che dorme , notice bibliographique sur Storia e Memoria di Bologna.
  3. 1 2 3 (it) G. Fanelli et E. Godoli (dir.), Dizionario degli illustratori, tome I, Florence, Cantini, 1990, p. 23-24.
  4. ↑ (it) Aneddoti bolognesi, raccolti da Alfredo Testoni e da Oreste Trebbi, Rome, Formiggini, 1929, p. 120-122.
  5. ↑ (it) Marinella Pasquali, « Alfredo Baruffi: una "sorridente serenità pagana" fra naturalismo e simbolismo », in: Strenna storica bolognese, 1982, p. 317-328.
  6. ↑ « L’opera di Alfredo Baruffi ricostruita attraverso i materiali del Fondo Baruffi di Roma », 2006 — sur Academia.

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