Luigi Bompard
Luigi Bompard (1879-1953) est un artiste italien, à la fois peintre, graveur et illustrateur, rattaché à l'Art nouveau.
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Peintre, aquafortiste, graveur d'ex-libris, illustrateur, dessinateur |
Biographie
modifierLouis (dit « Luigi ») Bompard est né le 8 septembre 1879 à Bologne de Jules Bompard, un négociant français bisontin, et de Cesira Oppi, une photographe bolonaise. Il a un frère cadet, Paolo (« Paul ») Bompard, né en 1887, qui deviendra banquier et l'ami de James Joyce. Les deux frères sont devenus italiens peu avant la Première Guerre mondiale[1].
Luigi Bompard ne semble avoir reçu aucune formation artistique ; autodidacte, il fréquente dans sa jeunesse, vers 1900, la bohème bolonaise, un groupe informel appelé les Giambardi della Sega, qui se réunissait au palazzo Bentivoglio, où il croise Alfredo Baruffi et Augusto Majani[2].
Influencé par les revues allemandes Jugend et Simplicissimus, il commence à produire des dessins dès 1898 pour des périodiques illustrés tels que Il Natale de la Lira et L'Italia Ride, nouant des amitiés avec d'autres artistes, dont Baruffi, Franz Laskoff, Ugo Valeri, Majani. Il réalise ses premières affiches, sous l'influence de Marcello Dudovich[3].
Il participe à la prestigieuse édition annuelle de la revue Novissima[4].
En tant que peintre, il expose à la Biennale de Venise (1905, 1912), ainsi qu’à Rome, à la Mostra di Refiutati (1905), et à la Società degli Amatori e Cultori di Belle Arti (1906). Après un court passage à Paris, où il croise Giovanni Boldini et Leonetto Cappiello, il s'installe à Milan[5].
En 1911, il est le directeur artistique des publications de l’exposition universelle de Turin[6]. Il commence à collaborer à L'Illustrazione Italiana et à La Lettura. En 1914, peu avant la guerre, il suit le procès de Henriette Caillaux.
En 1915, il participe à la Mostra nazionale dell'incisione (« exposition internationale de la gravure ») à Milan, puis l'année suivante, à la Esposizione dell'Associazione italiana acquafortisti e incisori (« exposition de l'association italienne des aquafortistes et des graveurs sur bois ») de Londres[3].
Après 1918, il retourne à Rome, et livre de nombreux dessins satiriques à Il Travaso delle Idee, Il Giornale della Domenica, La Tribuna illustrata, La Voce d'Italia, Il Corriere dei piccoli, Marc'Aurelio, et Il Guerin Meschino.
En 1921, il devient membre du Gruppo Romano Incisori Artisti (GRIA), qui réunit des graveurs[7].
Au cours des années 1930-1940, il apparaît comme un artiste incapable de s'intégrer à l'idéologie fasciste[3].
Luigi Bompard meurt le 24 février 1953 à Rome.
Œuvre
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Affiches lithographiées
modifier- L'Emilia Societa Italiana d'Assicurazioni, v. 1901.
- Margherita. Il Piu Bel Giornale Di Moda Italiano, Milan, Treves, v. 1902.
- Il Resto Del Carlino, Milan, G. Ricordi, 1903.
- Fratelli Nanni Mortadella di Bologna, Bologne, Saver e Barigazzi, v. 1905.
- Pillole di St. Antonio, Bologne, Edmondo Chappuis[8], v. 1905.
- Rimini Grand Hôtel. L'Ostenda d'Italia, Bologne, E. Chappuis, v. 1905.
- Le Caramelle Igieniche, Vicence, Angelo Casarotto, 1910.
- Proton per la salute della donna, 1914.
- Gandusio, affiche de film, Milan, Arti G. Ricordi, 1931.
Ouvrages illustrés
modifier- La Fotografia, Bologne, Giov. Mengoli, v. 1900.
- Alfredo Testoni, La sgnera Cattareina in pellegrinagg'. Sonetti, Bologne, Ditta Nicola Zanichelli, 1901.
- Ernest Shackleton, La conquista del Polo Sud, 1909.
- Le Esposizioni del 1911: Roma, Torino, e Firenze, Milan, Fratelli Treves, 1911.
- Giuseppe Monti, Cucina buona in tempi cattivi, Milan, Treves, 1917.
- Couvertures d'éditions populaires de romans pour Mondadori (années 1930).
- Danzatrice : 30 disegni, 30 dessins de danseuses, préf. de Lucio D'Ambra, Milan, Casa Editrice Ceschina, 1935.
Notes et références
modifier- ↑ (en) [PDF] Giorgio Melchiori (dir.), Joyce in Rome. The Genesis of Ulysses, Rome, Bulzoni, 1984, p. 32-36.
- ↑ (it) « I Giambardi della Sega », sur Bologna On Line, 7 mars 2021.
- 1 2 3 « Luigi Bompard », in: Fanelli & Godoli, Dizionario degli illustratori simbolisti e Art nouveau, vol. I, Florence, Cantini, 1990, p. 65.
- ↑ (it) Novissima, Milan, 1903, sur archive.org.
- ↑ (it) « Bompard, Luigi », in: Dizionario d'arte Sartori.
- ↑ (en) « Bompard Luigi », sur Turin 1911 Project.
- ↑ (it) Gruppo Romano Incisori Artisti 1921, Rome, Fratelli Palombi Editori, 1988, p. 108-112.
- ↑ (en) « D. Chappuis, Edmondo », sur Turin 1911 Project.
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (it) A. M. Comanducci, Dizionario illustrato dei pittori disegnatori e incisori italiani moderni e contemporanei, Milan, L. Patuzzi, 1962, vol. I, p. 217.
- (it) R. Bossaglia, Il Liberty in Italia, Milan, Saggiatore, 1968, p. 65.
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :