Aly Diouara
Aly Diouara, né le à La Courneuve, est un homme politique et fonctionnaire franco-gambien.
| Aly Diouara | ||
Aly Diouara en 2026. | ||
| Fonctions | ||
|---|---|---|
| Huitième vice-président de Plaine Commune chargé du Développement économique territorial | ||
| En fonction depuis le (4 mois et 2 jours) |
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| Élection | 12 mai 2026 | |
| Président | Bally Bagayoko | |
| Maire de La Courneuve | ||
| En fonction depuis le (5 mois et 17 jours) |
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| Élection | 28 mars 2026 | |
| Coalition | SSDAC-LFI-LE-LRDG-REV-PCF-DVG | |
| Prédécesseur | Gilles Poux | |
| Député français | ||
| En fonction depuis le (2 ans, 2 mois et 6 jours) |
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| Élection | 7 juillet 2024 | |
| Circonscription | 5e de la Seine-Saint-Denis | |
| Législature | XVIIe (Cinquième République) | |
| Groupe politique | LFI-NFP | |
| Prédécesseur | Raquel Garrido | |
| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | La Courneuve (France) | |
| Nationalité | Française Gambienne |
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| Parti politique | SSDAC (depuis 2020) LFI (depuis 2024)[1] |
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| Diplômé de | Université Paris 13 Université Paris-Est-Créteil |
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| Profession | Attaché territorial | |
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| Maires de La Courneuve | ||
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Après avoir travaillé à la ville de Bobigny, il est fonctionnaire territorial à la ville de Drancy. En 2020, il cofonde l'organisation politique La Seine-Saint-Denis au cœur ! (SSDAC), au nom de laquelle il est candidat divers gauche aux élections départementales de 2021 dans le canton de la Courneuve, puis candidat divers aux élections législatives de 2022 dans la 4e circonscription de la Seine-Saint-Denis.
En 2024, investi par La France insoumise (LFI) qui refuse l'investiture à la députée sortante Raquel Garrido, il est élu député de la 5e circonscription de la Seine-Saint-Denis. Il siège à la commission des Affaires culturelles et de l'Éducation. En 2026, il est élu maire de La Courneuve.
Biographie
modifierJeunesse
modifierAly Diouara est né le à La Courneuve, dans le département de la Seine-Saint-Denis[2]. Il grandit au sein de la cité des 4000[3].
Activité professionnelle
modifierAprès avoir travaillé à la Ville de Bobigny jusqu'en 2020, il est fonctionnaire territorial à la Ville de Drancy[4],[5]. Franco-gambien, il est animateur de plusieurs associations à La Courneuve. Il y milite à l’association de quartier ASAD, dans une amicale des locataires de La Courneuve[4], ainsi que dans l'ONG Go Gambia. En 2020, il cofonde l'organisation politique La Seine-Saint-Denis au cœur ![6].
Engagement électoral (depuis 2021)
modifierEn 2021, il est candidat aux élections départementales de la Seine-Saint-Denis dans le canton de la Courneuve, où il obtient 31,26% des voix au second tour[7]. La Seine-Saint-Denis au cœur se présente alors dans trois cantons.
En 2022, il se présente aux législatives sous la bannière de son collectif, et réunit 8,7 % des voix au premier tour dans la quatrième circonscription de la Seine-Saint-Denis (La Courneuve-Stains-Le Blanc-Mesnil)[8], arrivant à la cinquième place. Face à lui, Soumya Bourouaha, candidate du Parti communiste français, investie par la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (NUPES), améliore le score de la députée communiste sortante, l'ex-ministre de la jeunesse et des sports Marie-George Buffet : 36,13% au lieu de 32,80%, le candidat communiste dissident Azzédine Taïbi terminant deuxième avec 21,43%.
En , il proteste contre la réalisation d'une liaison cyclable entre La Courneuve et Bobigny le long de la route départementale 986. Il fait partie des 1 300 personnes ayant signé cette pétition, au moment où 3 000 cyclistes ont participé au rassemblement La Convergence pour réclamer plus de pistes[9]. Le vice-président du Département Corentin Duprey justifie l'orientation de rendre toutes les voies départementales cyclables afin de réduire la pollution et que la pratique du vélo augmente dans toute la Seine-Saint-Denis[9].
Député insoumis (depuis 2024)
modifierAux élections européennes de 2024, le collectif La Seine-Saint-Denis au cœur s'associe à La France insoumise (LFI)[8], qui arrive en tête dans le département. Quelques jours après, l'Assemblée nationale est dissoute et les législatives anticipées de juin et juillet 2024 convoquées : pour représenter le Nouveau Front populaire, il est investi par la direction nationale de LFI dans une autre circonscription que celle où il était présent en 2022, la cinquième circonscription (Bobigny-Drancy-Le Bourget). Il s'oppose alors à la députée sortante LFI Raquel Garrido, qui comme d'autres députés sortants de LFI est écartée car identifiée comme critique de la direction[10].
Raquel Garrido qualifie Diouara de « pseudo insoumis » et souligne qu'il travaille à la mairie de Drancy, tenue par l'UDI[8], aux méthodes contestées. Elle se désiste néanmoins en sa faveur après être arrivée troisième au premier tour[11]. Au second tour, le , Aly Diouara est élu député de la Seine-Saint-Denis par 60,55 % au second tour contre la maire UDI de Drancy, Aude Lagarde[12],[13]. Immédiatement, Raquel Garrido ainsi qu'une proche d'Aude Lagarde déposent un recours contre son élection, estimant qu'il est chef du service du centre de ressources associatives à la mairie de Drancy, en contradiction avec l'article L-132 du code électoral[14]. Le , le Conseil constitutionnel valide définitivement l'élection du député, en contredisant les conclusions que la Commission nationale des comptes de campagne avait tirées quelques mois plus tôt. Le député affirme alors que cette décision le conforte dans le sentiment d'avoir été visé par « une cabale politique, institutionnelle et médiatique[15],[16] ».
En , le député porte plainte pour cyberharcèlement et menaces de mort. Selon son avocate, Aly Diouara, fait l'objet d'« attaques personnelles, empreintes de racisme et d'islamophobie, [qui] dépassent le cadre de la critique légitime que tout politique peut recevoir dans l'exercice de ses fonctions[17] ». Le , cinq des six prévenus renvoyés devant le tribunal correctionnel de Paris sont reconnus coupables de harcèlement à raison de l'origine, l'ethnie ou la race à son encontre[18].
Il dénonce régulièrement l'action de la Police nationale. Ainsi, il dit s'être senti « menacé » par l'attitude de policiers lors d'un contrôle à Bobigny, le . Il assure que les jeunes ont fait l'objet d'un « contrôle au faciès » et qu'il a subi une intimidation au taser pour avoir « eu le malheur d'invoquer le respect des droits » de ces jeunes »[19]. En réponse à ses publications, le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, dit « apporter (son) plein soutien aux fonctionnaires de police qui n'ont fait qu'accomplir leur mission, dans le cadre des lois de la République »[20]. En , il tweete « la police tue. Et elle tue souvent les mêmes. Par choix, par racisme et par nostalgie coloniale »[21]. Le préfet de police de Paris porte plainte contre des propos qui « offensent les femmes et les hommes engagés au quotidien pour la sécurité et la protection de tous ». Le député lui répond que « le temps des colonies est terminé »[22],[23].
Maire de La Courneuve (depuis 2026)
modifierEn , il se déclare candidat aux élections municipales à La Courneuve avec le soutien de La France insoumise[24]. Au premier tour, la liste qu'il conduit arrive en tête au premier tour (38 %) devant celle du candidat socialiste Oumarou Doucouré (35,4 %). Il conclut un accord de second tour avec la candidate communiste Nadia Chahboune (21,8 %), dans le but de barrer la route au PS. Il l'emporte au second tour avec 51,5 % des voix[25],[26]. Le , il devient huitième vice-président de Plaine Commune chargé du Développement économique territorial[27].
La campagne est marquée par des tensions. Aly Diouara accuse son concurrent Oumarou Doucouré de « pratiques clientélistes… en échange de voix » et incrimine également le président du département Stéphane Troussel. Aly Diouara est condamné en première instance le à 500 euros d'amende avec sursis pour diffamation publique par la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris[28],[29],[30]. S'il maintient ses accusations à l'audience du [31], il est de nouveau condamné par la cour d'appel le [32].
Après son élection, il met en ligne une vidéo de son installation, dont le titre « Une ville, un peuple, un maire » pouvait évoquer le slogan du Troisième Reich « Un peuple, un État, un chef », ce qui le conduit à supprimer rapidement sa publication et à la rééditer avec un autre titre[33].
Alors qu'il était supposé quitter son siège de député le , Aly Diouara cumule conformément à la loi sa fonction de maire avec celle de député dans l'attente du jugement sur un recours contestant sa victoire aux élections municipales[34]. Le Canard enchaîné ironise sur de « très opportunes et — apparemment — fantaisistes contestations électorales » en remarquant que le recours — en fait déposé par un de ses sympathisants[35] —, laissant penser qu'il est réalisé afin de permettre ce cumul[36]. En août 2026, l'élu indique percevoir ses seules indemnités parlementaires, supérieures à celle de maire[35]. L'hebdomadaire Le Canard enchaîné indique qu'il demeure locataire d'un logement social à La Courneuve à l'été 2026, soit plus de deux ans après son élection comme député, alors qu'il avait lui-même reproché en décembre 2022 au maire d'alors, Gilles Poux, d'occuper un HLM dans une commune où les demandes sont très nombreuses[37].
Le , il prend un arrêté interdisant les expulsions locatives sans relogement, qui est suspendu dès le par le tribunal administratif de Montreuil[38]. Après avoir accroché le drapeau de la Palestine au fronton de l'Hôtel de ville le , il le retire dès le [39]. En juin, il propose au Conseil municipal de nommer la députée européenne LFI Rima Hassan citoyenne d'honneur de La Courneuve[40]. Début juillet 2026, 18 commerces alimentaires dont 16 sur l'Avenue Paul-Vaillant-Couturier sont fermés par arrêté préfectoral à la suite de contrôles d'hygiène. Bien que la plupart aient pu rouvrir en moins de deux semaines, le maire critique l'action du Préfet : « La méthode laisse à désirer, voire interroge fortement sur le caractère non pas disproportionné mais sur les relations qu'entretiennent les services de l’État et la Ville », ce qui conduit Julien Charles à répliquer que « On nous parle d'acharnement. Oui, nous sommes acharnés à défendre la sécurité des consommateurs à La Courneuve comme ailleurs en Seine-Saint-Denis »[41].
Affaires judiciaires
modifierCyberharcèlement raciste
modifierLe , sept hommes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Paris pour cyberharcèlement à caractère raciste visant Aly Diouara sur le réseau social X[42]. Le ministère public requiert des peines allant jusqu'à huit mois d'emprisonnement ferme pour plusieurs messages injurieux et racistes publiés à l'encontre du député, notamment les expressions « nègre de maison », « bamboula » ou « bonobo »[43].
Le , six hommes sont condamnés pour cyberharcèlement envers Aly Diouara à des peines allant de l'amende avec sursis à quatre mois d'emprisonnement avec sursis. Le tribunal retient, pour cinq des prévenus, la circonstance aggravante liée à l'origine, l'ethnie ou la race et qualifie les faits de « haine en meute »[44]. Les condamnés sont également tenus de verser solidairement 5 000 euros de dommages et intérêts à Aly Diouara pour préjudice moral[45].
Affaire « Pouletgate »
modifierLe , en pleine campagne des élections municipales à La Courneuve, Aly Diouara publie un communiqué dans lequel il accuse l'équipe du candidat socialiste Oumarou Doucouré d'avoir procédé à des distributions « d'enveloppes d'argent » lors d'une réunion publique organisée le , ainsi qu’à des distributions de colis alimentaires, notamment de morceaux de poulet, en échange de soutiens électoraux le [46]. Il évoque également la présence du président du conseil départemental de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel, lors de certains des faits dénoncés[47].
À la suite de ces déclarations, Oumarou Doucouré et Stéphane Troussel portent plainte pour diffamation publique. Le , le tribunal correctionnel de Paris condamne Aly Diouara à une amende de 500 euros avec sursis pour diffamation envers Oumarou Doucouré, ainsi qu'au versement de 3 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral. Le tribunal estime que les accusations formulées ne reposent pas sur des preuves suffisantes et considère que, « en sa qualité d'acteur de premier plan du débat public municipal », Aly Diouara devait appuyer ses déclarations sur des éléments factuels solides[48]. Il est toutefois relaxé concernant Stéphane Troussel, le tribunal estimant que la qualification juridique retenue à son encontre est erronée[49].
Aly Diouara fait appel de cette décision. Le , devant la cour d'appel de Paris, il déclare maintenir ses propos et affirme avoir reçu plusieurs témoignages faisant état de pratiques de clientélisme au sein de l'entourage de ses adversaires politiques[47], mais il est de nouveau condamné le pour diffamation, avec une peine de 500 euros d'amende avec sursis et un euro symbolique pour préjudice moral des plaignants[32]. Pour Oumarou Doucouré et Stéphane Troussel, il s'agit de « deux décisions de justice et (du) même constat : des méthodes crasses qui s'appuient sur des accusations infondées, destinées à salir ses adversaires politiques ».
Controverses
modifierAprès son investiture aux législatives, plusieurs médias rappellent ses propos contre Raphaël Glucksmann, la CGT, le Parti communiste et des personnalités juives ou son soutien à Hassan Iquioussen[5],[6],[8],[50], selon certains en mode accusatoire et « à charge », car il est « racisé », dénonce la journaliste d'Arrêt sur images Élodie Safaris[51]. Comme les députés Carlos Martens Bilongo ou Nadège Abomangoli, il a été à plusieurs reprises depuis son élection la cible d'insultes racistes et de menaces[52]. Selon Le Point, à qui il déclare « j'emmerde ceux qui me parlent de communautarisme », Aly Diouara assume de tenir « un discours identitaire et racialiste[53]. »
Accusations d'antisémitisme
modifierLe , il qualifie Raphaël Glucksmann, tête de liste Place publique-PS aux élections européennes 2024, de « candidat sioniste de la droite libérale de gôche »[8]. France Info rappelle alors qu'il a « cibl[é] plusieurs personnalités de gauche issues de la communauté juive ». En effet, dans une vidéo publiée dans un autre tweet durant cette campagne, il appelle à « dégager » trois candidats : Raphaël Glucksmann, François Kalfon et Emma Rafowicz, qu'il accuse d'être « complices du génocide »[5],[8], « au mépris », selon le journal Marianne, « du discours de la candidate et du Parti socialiste sur la question ». Ces candidats étant les seuls visés de la liste PS-PP et tous trois ayant des noms à consonance juive, il est accusé d'antisémitisme[54],[55]. Le , il conteste les accusations d'antisémitisme et se dit victime d'une « vague de propos diffamatoires » et affirme que son « premier combat est et restera contre toutes les formes de racisme »[56], qui sont « le fruit d’une volonté de faire taire la parole et l'expression des quartiers populaires qu'[il] peu[t] également incarner »[3] et explique que « dire de Glucksman qu’il est sioniste est un propos politique et non antisémite comme on essaie de le faire croire »[3].
A la fin de l'année 2025, l'hebdomadaire Le Nouvel Obs rapporte une nouvelle sortie à connotation antisémite pour avoir visé sur X le docteur Mathias Wargon, chef d'un service d'urgences à l'hôpital Delafontaine, en ces termes : « soutenir un génocide et diriger un service d'urgences : voilà le "chef" d'un hôpital à deux pas de chez moi », alors que ce dernier s'était exprimé sur la vaccination[57]
Critiques envers la CGT
modifierAly Diouara critique à plusieurs reprises la CGT, qu'il présente comme « l'organisation syndicale la plus corrompue et la plus sectaire qu'il [lui] a été donné d'observer »[58], en dénonçant des « excédents cumulés par l'union locale CGT » de l'union locale CGT de La Courneuve « un véritable trésor de guerre abondé par les subventions de la majorité socialo-communiste NUPES » et en demandant « à qui sert ce pactole ? ». Le , il dénonce les propos tenus la veille par la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet, qui estimait pourtant que l'immigration constitue un « atout économique pour la France » et réclamait « une égalité entre les travailleurs »et que les « travailleurs immigrés aient les mêmes droits que les travailleurs français » ; il considère que ces propos feraient « de l'immigré une vulgaire variable d'ajustement économique, un agrégat » et dénonce « ce genre de discours qui croit rendre service à une cause et qui en réalité poursuit et alimente le dessein des réactionnaires et des racistes en tous genres »[59].
Critiques envers les autres partis de gauche
modifierEn 2021, il estimait que « le corporatisme de gauche est avant toute chose, un corporatisme BLANC » (...), puis en en réaction à la présence de Clémentine Autain, Olivier Faure et Alexis Corbière à l'université d'été du PS, il publie sur X « Salut les blancs, dites… on vous dérange pas trop dans votre remake de la conférence de Berlin ? »[54]. Il évoque dans un autre post « tous ces BLANCS qui décident comment vont vivre les gueux (noirs, arabes,indo-pakiastanais & co) »[53].
Il qualifie la ligne du PCF sur l'immigration d'« intégration assimilationniste, répressive et raciste ». Il dénonce ainsi un « corporatisme de gauche [qui] est avant toute chose, un corporatisme blanc »[54]. Quand le secrétaire national Fabien Roussel est interrogé sur CNews sur le concept contesté de racisme antiblanc et qu'il répond, « Bien sûr qu'il existe », Aly Diouara est parmi ceux qui le critiquent : il l'accuse de « flatter le prêt-à-penser réac » et annonce que « ce monsieur ne sera jamais ni mon partenaire, ni mon camarade »[60].
Le , alors qu'elle prenait la défense du nouveau maire de Sarcelles Bassi Konaté face aux propos estimés racistes de l'ancien maire François Pupponi, la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier se voit apostrophée par Aly Diouara sur X « Dans pas longtemps, on parlera de ton racisme Marine »[61]. Lors de sa prise de parole à la tribune de la manifestation organisée à Saint-Denis le en réaction aux attaques racistes subies en particulier par Bally Bagayoko, il s'en prend au Parti socialiste : « En 2027, rien à faire de la primaire. En 2027, il n'y a qu'un seul bouclier face à l'extrême droite, c'est celui de l'insoumission. Les socialistes sont des traîtres "H24". Soit ils se ressaisissent, soit nous devrons les dégager »[62],[63].
Synthèse des résultats électoraux
modifierÉlections législatives
modifier| Année | Parti | Circonscription | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | |||||
| 2022 | SSDAC | 4e de la Seine-Saint-Denis | 1 768 | 8,70 | 5e | Battu | ||||
| 2024 | SSDAC - LFI | 5e de la Seine-Saint-Denis | 12 141 | 33,10 | 1er | 20 511 | 60,55 | 1er | Élu | |
Élections municipales
modifierLes résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
| Année | Liste | Commune | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | CM | CC | ||||
| 2026 | LFI-LÉ-LRDG-SSDAC | La Courneuve | 2 877 | 38,00 | 1er | 4092 | 51,53 | 1er | |||
Élections départementales
modifier| Année | Parti | Canton | Binôme | 1er tour | 2d tour | Issue | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | ||||||
| 2021 | Divers | La Courneuve | Mebrouka Hadjadj | 1 357 | 20,10 | 2e | 2 154 | 31,26 | 2e | Battu | |
Notes et références
modifier- ↑ Sascha Garcia, « Résultats des législatives 2024 : sans Raquel Garrido, l'insoumis Aly Diouara élu en Seine-Saint-Denis », Libération, (consulté le ).
- ↑ « M. Aly Diouara », sur le site de l'Assemblée nationale.
- 1 2 3 Célian Ripoll, « Ali [sic] Diouara, la bataille des quartiers »,
- 1 2 Louise Aurat, « Départementales : Aly Diouara : « Nos élus ont besoin d'un rappel à l'ordre » », sur bondyblog.fr, (consulté le ).
- 1 2 3 « Législatives 2024 : qui est Aly Diouara, le candidat investi par LFI en Seine-Saint-Denis ? », sur Franceinfo, (consulté le ).
- 1 2 Damien Dole et Noa Jacquet, « Législatives : qui sont les nouveaux députés de gauche issus de la société civile ? »
, sur Libération, (consulté le ). - ↑ « Seine-Saint-Denis (93) - canton de La Courneuve (9307) Résultats du canton au 2d tour », sur interieur.gouv.fr, (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 Hugues Maillot, « Glucksmann «sioniste», «les Blancs», imam Iquioussen: les obsessions d'Aly Diouara, investi par LFI à la place de Raquel Garrido », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- 1 2 Anthony Lieures, « « Tout ça pour une piste faite pour les JO… » : ces voies cyclables qui divisent encore les banlieusards », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ Sacha Nelken et Charlotte Belaïch, « «Une purge» : LFI ne réinvestit pas les députés frondeurs Corbière, Garrido ou Simonnet aux législatives 2024 »
, sur Libération, (consulté le ). - ↑ « Législatives 2024 : Raquel Garrido se désiste en Seine-Saint-Denis », sur Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Législatives 2024 en Seine-Saint-Denis : Aly Diouara succède à Raquel Garrido dans la 5e circonscription », sur actu.fr, (consulté le ).
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- ↑ « LES DÉLÉGATIONS DES VICE‑PRÉSIDENT·E·S ET CONSEILLER·E·S DÉLÉGUÉ·E·S DE PLAINE COMMUNE SONT CONNUES », sur Plaine Commune, (consulté le )
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- ↑ Nathalie Revenu, « « Pouletgate » à La Courneuve : condamné pour diffamation, le maire Aly Diouara maintient ses accusations en appel », sur leparisien.fr, (consulté le ).
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- ↑ Victor Mérat, « «Une ville, un peuple, un maire» : accusé par un député RN d'avoir repris un slogan nazi, le maire LFI de La Courneuve supprime son message », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Hélène Haus, « Pourquoi l'Insoumis Aly Diouara, élu maire de La Courneuve, reste député… pour l'instant », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- 1 2 « "On dirait un copier-coller" : le maire LFI Aly Diouara accusé d’avoir orchestré un faux recours pour continuer de toucher son indemnité de député », sur .midilibrefr, (consulté le ).
- ↑ David Rousset, « Recours vers le futur à La Courneuve », sur Le Canard enchaîné, (consulté le ).
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- ↑ Gaëtane Morin et Candice Doussot, « La Courneuve : les arrêtés anti-expulsion du maire LFI Aly Diouara suspendus à leur tour », sur Le Parisien, (consulté le ).
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- 1 2 Nathalie Revenu, « « Pouletgate » à La Courneuve : condamné pour diffamation, le maire Aly Diouara maintient ses accusations en appel »
, sur Le Parisien, (consulté le ). - ↑ Pierre De Baudouin et Agence France-Presse, « "Je maintiens mes propos faisant état de clientélisme" : pourquoi le maire de La Courneuve Aly Diouara est jugé pour diffamation ? », sur France 3 Paris Île-de-France, (consulté le ).
- ↑ « Poulet et cash contre votes : Aly Diouara reconnu coupable de diffamation envers Oumarou Doucouré », sur Marianne, (consulté le ).
- ↑ Joy Azzi, « Glucksmann "candidat sioniste" : des tweets d'Aly Diouara pointés du doigt après son investiture par LFI », sur lejdd.fr, (consulté le ) : « le tweet appelait à « rejeter avec force et dégoût les discours nationaux de certains de nos dirigeants locaux », et « parmi eux, les élus du Parti socialiste de Seine-Saint-Denis qui font campagne (sans aucune honte) pour le candidat sioniste de la droite libérale de gôche, Raphaël Glucksmann » »
- ↑ Élodie Safaris, « Offensive anti-NFP : calomnier les candidats racisés ad nauseam », sur Arrêt sur images, .
- ↑ « Nadège Abomangoli, vice-présidente de l'Assemblée, porte plainte pour propos racistes et sexistes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 Sébastien Schneegans, « La grande OPA de LFI sur les municipales », sur lepoint.fr, .
- 1 2 3 « "Marre de ces discours de 'gauche'" : pour le député LFI Aly Diouara, même la CGT et Sophie Binet sont racistes », sur marianne.net, (consulté le ).
- ↑ « RN et LFI : les deux antisémitismes », sur Le Journal Info (consulté le ).
- ↑ Loris Guémart, « Vrai ou Fake a-t-elle tenté de joindre Aly Diouara, candidat NFP ? », sur Arrêt sur images, .
- ↑ Rémy Dodet, « A La Courneuve, Aly Diouara, l'insoumis des quartiers qui veut incarner « la nouvelle France » de Mélenchon »
, sur Le Nouvel Obs, (consulté le ). - ↑ Eve Szeftel, « Raquel Garrido dépose un recours pour faire annuler l'élection du député LFI Aly Diouara », sur Libération (consulté le ).
- ↑ « "Marre de ces discours de 'gauche'" : pour le député LFI Aly Diouara, même la CGT et Sophie Binet sont racistes », sur marianne.net, (consulté le ).
- ↑ AFP, « Le racisme antiblanc, «bien sûr qu'il existe», estime Fabien Roussel », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie de Montalembert de Cers, « Marine Tondelier accusée de racisme par le nouveau maire LFI de La Courneuve Aly Diouara », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
- ↑ Victor Delair, « À Saint-Denis, LFI mobilise, mais ne parvient pas à masquer les divisions de la gauche », sur leparisien.fr, (consulté le ).
- ↑ « "Les socialistes sont des traîtres H24", soutien à la Jeune garde : ces propos que "Le Monde" n'a pas entendus à Saint-Denis », sur marianne.net, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Site officiel
- Ressources relatives à la vie publique :