Bally Bagayoko

homme politique français

Bally Bagayoko, né le à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), est un homme politique français.

Bally Bagayoko
Illustration.
Bally Bagayoko en .
Fonctions
Maire de Saint-Denis
En fonction depuis le
(5 mois et 19 jours)
Élection
Coalition LFI-PCF-SSDAC
Prédécesseur Mathieu Hanotin
Président de Plaine Commune
En fonction depuis le
(4 mois et 19 jours)
Élection 21 avril 2026
Prédécesseur Mathieu Hanotin
Conseiller municipal de Saint-Denis
En fonction depuis le
(5 mois et 19 jours)
Élection 15 mars 2026
Maire Lui-même

(19 ans, 3 mois et 16 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 16 mars 2008
30 mars 2014
Maire Patrick Braouezec
Didier Paillard
Laurent Russier
Vice-président du conseil général de la Seine-Saint-Denis[a]

(7 ans et 9 jours)
Élection
Président Claude Bartolone
Stéphane Troussel
Prédécesseur Fonction créée
Successeur Fonction supprimée
Conseiller général de la Seine-Saint-Denis

(7 ans et 13 jours)
Élection
Circonscription Saint-Denis-Nord-Est
Président Claude Bartolone
Stéphane Troussel
Prédécesseur Didier Paillard
Successeur Canton supprimé
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Levallois-Perret (France)
Nationalité Française
Parti politique app. PCF (avant )
Ensemble (-)
LFI (depuis )
Diplômé de Université Paris-VIII
Profession Cadre à la RATP

Image illustrative de l’article Bally Bagayoko
Maires de Saint-Denis

Issu d'une famille originaire du Mali, il est cadre de la RATP. Il est adjoint des différents maires communistes de Saint-Denis de à , ainsi que vice-président du département de à .

Il perd son mandat de conseiller général face au socialiste Mathieu Hanotin en puis, après avoir rejoint La France insoumise en , l'affronte à nouveau lors des élections municipales de où il mène la liste insoumise. Son retrait au second tour en faveur de la liste communiste n'empêche toutefois pas la victoire de Mathieu Hanotin.

Après un nouvel échec face à l'édile socialiste lors des élections départementales de , il parvient à former contre lui une liste alliant les insoumis et les communistes pour les élections municipales de . Remportant l'élection dès le premier tour, il permet à La France insoumise de remporter sa première commune de plus de 100 000 habitants. Son élection provoque en parallèle une vague de désinformation et de nombreuses attaques racistes.

Biographie

Bally Bagayoko est né le à Levallois-Perret[1]. Il grandit dans le quartier Dourdin de Saint-Denis au sein d'une famille d'origine malienne dont le père est mécanicien[2]. Il est diplômé de l'université Paris-VIII en géopolitique et titulaire d'une maîtrise de sciences et techniques (MST) spécialité « connaissance des banlieues » de cette même université[1]. Il est père de quatre enfants[3].

Basketteur en Nationale 2[1], il entraîne l'équipe de basket du Saint-Denis Union Sports (SDUS), où figure notamment le futur slameur et artiste Grand Corps Malade, Fabien Marsaud, dont le père Jacques Marsaud est secrétaire général de la ville de Saint-Denis sous les mandatures de Marcelin Berthelot et Patrick Braouezec de 1981 à 1999, avant de devenir directeur général adjoint à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) et secrétaire général du PCF de Saint-Denis[4],[2],[5]. Séduit par son leadership, il le présente au maire Patrick Braouezec, qui l'engage comme animateur jeunesse dans le quartier du Franc-Moisin[2]. Devenu élu municipal, il aurait ensuite été engagé « sans concours ni entretien »[6] comme cadre à la RATP, où Jacques Marsaud aurait favorisé son embauche comme référent banlieues, puis chargé du développement territorial dans le Val-d’Oise[2],[7], département où la RATP n'exploite qu'une seule ligne de transport[8]. La RATP réfute les propos du Canard enchaîné et déclare qu’il « a été recruté en 2001 après avoir passé les entretiens d’embauche puis ceux préalables à la titularisation comme c’est le cas pour tous les agents RATP au statut »[9]. Elle précise également qu’il « n’y a pas de concours pour intégrer la RATP comme c’est le cas dans la fonction publique, car les agents RATP ne sont pas fonctionnaires »[9].

Parcours politique

Bally Bagayoko est élu conseiller municipal à Saint-Denis dès [10]. Dès 2002, il devient adjoint au maire Patrick Braouezec chargé de la communication et des nouvelles technologies de l'information, avant de prendre en charge la jeunesse en 2004, sous le mandat de Didier Paillard[1], puis de 2014 à 2020 adjoint au maire de Didier Paillard, puis de Laurent Russier chargé des sports, de l'emploi et de l'insertion[1].

De à , il est conseiller général du canton de Saint-Denis-Nord-Est et vice-président au conseil général de la Seine-Saint-Denis[2],[1]. En plus de ces deux mandats électifs, il conserve son emploi à la RATP[11]. Durant l'été 2026, l'hebdomadaire Le Canard enchaîné médiatise cet emploi et s'interroge sur l'effectivité de son temps de travail, ce qui conduit l'association AC !! Anti-corruption à déposer plainte pour demander à la justice de s'en assurer[12],[4]. La RATP « conteste l’ensemble des informations relayées par l’hebdomadaire »[9].

Après le revers de sa liste avec Florence Haye face à celle conduite par Mathieu Hanotin et Nadège Grosbois sur le canton de Saint-Denis-1 en 2015, une délibération est votée qui prévoit notamment une augmentation des indemnités de Bally Bagayoko (de 1 577 à 3 183 €)[13],[11].

En 2012, il rejoint le mouvement Ensemble, au sein du Front de gauche[1]. Alors que Didier Paillard a été réélu en 2014, il démissionne de sa fonction de maire dès 2016. Dans les débats internes de la majorité municipale, le communiste Laurent Russier est préféré à Bally Bagayoko[14]. Il attribue ce choix à sa couleur de peau, à son audience jugée limitée aux quartiers et son absence d'adhésion partisane, mais en conçoit une forme d'injustice qui le conduit à choisir La France insoumise (LFI) en afin de s'affirmer : « Je suis à LFI depuis , surtout par opportunité parce que le PCF dont j'étais l'allié ne m'a pas donné ma chance »[14],[2]. Aux élections législatives de 2017, il souhaite se présenter dans la 1re circonscription (quartier de la Plaine, Saint-Ouen, L'Île-Saint-Denis, Épinay-sur-Seine), mais il se désiste pour soutenir l'insoumis Éric Coquerel[15].

Il se présente avec l'étiquette LFI à l'élection municipale de face à Laurent Russier[16],[17], où il finit en troisième position derrière les socialistes et les communistes[18]. Inquiet de la loyauté de leurs colistiers pour élire le maire, les communistes posent des conditions rendant impossible la fusion des deux listes, si bien que Bally Bagayoko retire sa liste et sort du conseil municipal[2]. Lors de l'élection municipale de , il remporte dès le premier tour la mairie de Saint-Denis sous l'étiquette LFI, alliée au Parti communiste français[19]. Pendant sa campagne, il met en avant sa proximité avec les habitants de la ville et son enfance en HLM dans un quartier populaire, tout en soulignant son expérience de gestion municipale[20],[21].

Maire de Saint-Denis

Saint-Denis devient la première ville de plus de 100 000 habitants administrée par La France insoumise[22],[23]. Bally Bagayoko déclare vouloir incarner la « Nouvelle France » promue par Jean-Luc Mélenchon[24]. Son élection est très médiatisée et suscite un fort impact, en France et dans plusieurs pays africains francophones[25].

Interrogé par Apolline de Malherbe sur le plateau de RMC quelques jours après son élection au sujet du concept de « Nouvelle France », il dit ne pas apprécier le terme de « racisés », préférant parler de lui comme « héritier de l'immigration»[26],[27].

Désinformation et accusations racistes

Au soir de l'élection le 15 mars, il reprend la formule du poète communiste Jean Marcenac : « Ville des rois morts et du peuple vivant » sous la forme « Ville des rois et du peuple vivant »[28]. Il est alors l'objet d'attaques racistes par la fachosphère et plusieurs personnalités d'extrême droite, qui propagent l'infox selon laquelle il aurait dit « Noirs » au lieu de « rois », l'accusant d'être « ségrégationniste »[29],[30]. La fausse nouvelle est reprise sur France 5, BFM TV et France Info[31]. D'autres désinformations, issues de l'extrême droite et propagées par certains médias le visent[32]. Ces infox suscitent une grande indignation et des protestations parmi la gauche politique et des médias qui dénoncent un traitement raciste[32],[33],[34],[31].

Visé par des propos racistes tenus sur le plateau de CNews le par le psychologue Jean Doridot et le philosophe Michel Onfray, le maire de Saint-Denis annonce porter plainte et souhaite un « grand rassemblement » pour lutter contre le racisme[35],[36],[37]. Dans la foulée, plusieurs parlementaires annoncent saisir l'Arcom, à la suite des propos tenus sur la chaine du groupe Bolloré[36]. Bagayoko appelle quant à lui à la fermeture de CNews[38]. Après un silence de plusieurs jours[39], les ministres de l'Intérieur et de la Culture, Laurent Nuñez et Catherine Pégard, dénoncent des « attaques ignobles »[40],[41], et le footballeur Lilian Thuram des « attaques racistes » qui « nourrissent les stéréotypes ancestraux de la négrophobie » ainsi qu'un « narcissisme blanc »[42]. Bally Bagayoko porte plainte et le préfet de la Seine-Saint-Denis se constitue partie civile. Deux enquêtes sont ouvertes, une pour « injure publique » à caractère raciste et l'autre pour le cyberharcèlement dont l'élu a été victime à la suite de l'émission de CNews[43].

En réaction aux nombreuses attaques racistes dans les médias, il organise le un rassemblement contre le racisme auquel plusieurs dizaines de milliers de personnes participent place Victor-Hugo[44]. Les personnalités de droites et du gouvernement en sont absentes, dont Aurore Bergé, ministre chargée de la lutte contre les discriminations, ce qui est dénoncé par SOS Racisme, qui condamne aussi le silence d'Emmanuel Macron[45]. Ce dernier lui apporte finalement son soutien le 14 avril, ce que le maire de Saint-Denis trouve « tardif »[46]. Une autre manifestation a lieu le , qui rassemble plusieurs milliers de personnes à Paris[47].

Cependant, quelques semaines plus tard, il est encore ciblé sur ses origines par l'éditorialiste de CNews Vincent Hervouët pour regretter la décolonisation : « On a perdu le Mali et on a monsieur Bagayoko en échange »[26]. Le 11 juin, Bally Bagayoko porte plainte contre une banderole raciste appelant à la « remigration » accrochée sur la basilique par un groupuscule identitaire, «Objectif Remigration», issu du groupe d’extrême droite Les Natifs[48].

Mandature

Bally Bagayoko annonce dans la foulée de son élection engager un processus de désarmement progressif de la police municipale, en commençant par les lanceurs de balles de défense (LBD), qu'il juge peu contrôlables et aux effets potentiellement graves et dont il demande qu'ils ne soient plus montrés sauf nécessité, avant de soumettre à référendum une nouvelle doctrine de la police municipale devant définir un nouveau niveau d'armement[49],[50]. Il décide également de ne plus engager seule la police municipale sur les lieux de trafic[50]. Il entend enfin redéployer une partie des moyens budgétaires dédiés à la sécurité vers de mesures de gratuité sur les transports en commun et de fournitures scolaires, ainsi qu'un vélo pour les élèves en classe de troisième[50], alors qu'il déclare dans Le Monde : « Je vais maintenir les 135 policiers municipaux et le nombre de caméras pendant toute la durée de mon mandat »[14]. Deux mois environ après sa prise de fonction, Bally Bagayoko déclare qu'une « vingtaine » de policiers municipaux, dont le chef de la police municipale, ont quitté les effectifs de la commune depuis son élection[51],[52]. Bally Bagayoko s'engage toutefois à les remplacer, tout en reconnaissant des difficultés de recrutement, qui concernent de nombreux territoires en France[51],[52].

Lors des canicules de -, l'opposition reproche à Bally Bagayoko de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour rendre possible la baignade dans le canal Saint-Denis à l'été , comme cela a été fait à Paris dans le canal Saint-Martin[53],[54].

En , il décroche le portrait officiel du président de la République, Emmanuel Macron, de son bureau à la mairie de Saint-Denis. Ce geste lui vaut un « rappel à l'ordre » du préfet de Seine-Saint-Denis, bien que l'accrochage de ce portrait dans les mairies ne soit pas une obligation légale, étant davantage un usage consacré par la tradition républicaine[55],[56],[57]. Bally Bagayoko ouvre le premier meeting de campagne pour l'élection présidentielle française de 2027 de Jean-Luc Mélenchon, le 7 juin sur la place Victor-Hugo à Saint-Denis, qui réuni 26 000 personnes[58],[59].

Président de Plaine commune

Devenue maire, il annonce dès son intention de présider l'Établissement public territorial Plaine Commune. Il est élu le face à la candidature du maire de Saint-Ouen-sur-Seine, Karim Bouamrane[60],[61]. Il cumule cette responsabilité avec les présidences de la SEM et de la SPL Plaine Commune Développement[62].

En , Plaine commune exprime un avis négatif à l'enquête publique sur le projet du Syndicat des eaux d'Île-de-France de doter son usine de production d'eau potable de Neuilly-sur-Marne d'un dispositif de filtration par osmose inverse basse pression et exprime le souhait de quitter le giron du SEDIF à moyen terme, mais son président Richard Dell'Agnola exprime son opposition à cette intention[63].

Bally Bagayoko et des membres de sa majorité sont désignés au conseil d'administration de Suivez la flèche, chargée de la reconstruction de la flèche de la basilique Saint-Denis, dont il brigue alors la présidence en juillet 2026[64]. Il fait face à la candidature de Stéphane Bern qui rassemble plus de soutiens, ce qui conduit Bally Bagayoko à se désister au dernier moment tout en dénonçant des « manquements juridiques »[65]  et une partie de ses soutiens à quitter la séance. L'ancien maire apparenté PCF Patrick Braouezec en 2016, puis le maire PS Mathieu Hanotin n'avaient pas eu de candidatures alternatives face à eux[65], si bien que Bally Bagayoko s’interroge de cette « candidature surprise » et pensait « décrocher le poste de droit »[66],[67],[65]. Stéphane Bern confirme que c'est l'État, propriétaire de la basilique, qui l'avait invité à se présenter[68],[69].

Résultats électoraux

Élections municipales

Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.

Année Liste Commune 1er tour 2d tour Sièges obtenus
Voix % Rang Voix % Rang CM Interco
[70] LFI Saint-Denis 2 468 18,04 3e Retrait
0  /  55
0  /  3
[71] LFI-PCF-SSDAC 13 506 50,77 1er
47  /  59
3  /  4

Élections cantonales et départementales

Année Parti Canton Binôme 1er tour 2d tour Issue
Voix % Rang Voix % Rang
[72] PCF Saint-Denis-Nord-Est 3 392 40,09 1er 6 172 99,95[73] 1er Élu
[74] E! Saint-Denis-1 Florence Haye (PCF) 2 406 31,03 2e Retrait Battu
[75] LFI Sofia Boutrih (PCF) 2 241 39,08 2e Retrait Battu

Mandats et fonctions

Mandats municipaux

Mandats départementaux

Prises de positions et polémiques

Laïcité à l'école

Après s'être exprimé en 2025 contre la possible interdiction du voile dans la pratique sportive, il exprime durant l'été 2026 son opposition à la loi de 2004 interdisant le port de signes religieux dans les écoles publiques : « Sous couvert du principe de laïcité, certaines lois viennent remettre en cause certains droits fondamentaux. Depuis une vingtaine d’années, ces lois auraient pour objet, cibler la communauté musulmane. Donc je ne m’inscris pas dedans »[77].

Polémique sur le narcotrafic

Durant la campagne électorale, le maire sortant Mathieu Hanotin considère que sans avoir d'« accointances » avec le narcotrafic, la proposition de Bally Bagayoko de désarmer et réduire les missions de la police municipale lui aurait attiré les faveurs des trafiquants de drogue[78]. Interrogé, Bally Bagayoko dénonce dans un courriel des « interprétations » et des « insinuations »[79], et porte plainte en diffamation contre Mathieu Hanotin. La plainte est classée sans suite[79].

La cellule investigation de Radio France établit en que Bally Bagayoko est intervenu en puis en en faveur des frères Ahmed et Adams Doumbia. En , alors en campagne, il sollicite l'adjoint chargé du commerce, oralement puis par messages, pour défendre le dossier de réouverture de la boîte de nuit clandestine gérée par Ahmed Doumbia[80],[79]. Devenu maire, Bally Bagayoko serait également intervenu en faveur d'un autre frère, Adams Doumbia, qui dirigerait officieusement la section football du SDUS, dont l'élu fut vice-président, et dont il soutient la scission d'avec l'omnisports[79]. L'affaire fait polémique car les frères Doumbia ont été condamnés par le passé à plusieurs reprises, notamment pour trafic de stupéfiants[79].

Enquête pour détournement de fonds publics

En août 2026, le parquet national financier ouvre une enquête préliminaire visant Bally Bagayoko, notamment pour des faits susceptibles de relever du détournement de fonds publics, du recel et de la concussion. La procédure porte sur les conditions dans lesquelles il a exercé un emploi de cadre à la RATP parallèlement à ses mandats électifs. Elle fait suite à des révélations du Canard enchaîné et à une plainte déposée par l'association AC!! Anti-Corruption[81].

À la fin du mois d'août, le Figaro précise que selon la HATVP, « À la fin de la période 2011-2014, Bally Bagayoko y déclarait la rémunération annuelle suivante : 51.447 euros émanant de la RATP, 45.500 euros du conseil départemental de Seine-Saint-Denis et 15.822 euros de la ville de Saint-Denis. Si l’on en croit cette déclaration, son revenu annuel à la fin de cette période s’élevait donc à 112.769 euros. Cela représente environ 9400 euros mensuels : 5100 euros en provenance de ses mandats électifs et 4300 euros de la RATP. Ces sommes sont vraisemblablement exprimées en net puisque le guide de la HATVP demande aux déclarants d’inscrire leurs revenus nets. »[82].

Notes et références

Notes

  1. Chargé des technologies de l'information et des services urbains.

Références

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