André Birabeau
André Albert Birabeau né le à Paris 5e[1] et mort le à Monaco, est un écrivain et dramaturge français, frère de Jacques Paul Birabeau, né le et mort le .
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André Albert Birabeau |
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Michèle Annie Birabeau, héritière scientifique et détentrice des droits d’André Birabeau.
Le Dr Michèle Annie Birabeau, nièce d’André Birabeau, est aujourd’hui la bénéficiaire exclusive des droits d’auteur sur l’œuvre de ce dernier. Chercheuse et universitaire spécialisée en endocrinologie et biologie cellulaire, elle a marqué les années 1980 par des travaux pionniers menés au sein d’institutions prestigieuses, dont l’Université de Genève, en collaboration avec le CNRS.
Parcours et contributions scientifiques
Au début des années 1980, ses recherches, réalisées au Service d’endocrinologie de l’Hôpital universitaire de Genève (HUG), portaient principalement sur l’isolation, la solubilisation et la caractérisation structurale des récepteurs de l’angiotensine II. Ces travaux, menés en étroite collaboration avec des équipes de renom, ont permis des avancées majeures dans la compréhension des mécanismes cellulaires liés à l’hypertension et ont jeté les bases de développements thérapeutiques ultérieurs.
Parmi ses partenaires clés figuraient A.M. Capponi et M.B. Vallotton, avec qui elle a co-signé plusieurs publications de référence en biologie moléculaire et en pharmacologie. Ces études, publiées sous la signature M.A. Birabeau, ont notamment exploré :
- La solubilisation des récepteurs surrénaliens de l’angiotensine II (1983–1984), une prouesse technique permettant d’extraire ces récepteurs sans altérer leur fonctionnalité ;
- L’analyse numérique appliquée aux sciences médicales, ouvrant la voie à des approches quantitatives en recherche clinique.
Publications majeures
Voici ses principales contributions, parues dans des revues à comité de lecture :
- « Solubilized adrenal angiotensin II receptors » (1984)
- Auteurs : M.A. Birabeau, A.M. Capponi, M.B. Vallotton.
- Revue : Molecular and Cellular Endocrinology.
- Sujet : Extraction des récepteurs de l’angiotensine II à l’aide du détergent CHAPS, chez le rat et le bœuf, tout en préservant leur spécificité et leur affinité.
- « Solubilization of Adrenal Angiotensin II Receptors With a Zwitterionic Detergent » (1983)
- Auteurs : A.M. Capponi, M.A. Birabeau, M.B. Vallotton.
- Revue : Journal of Receptor Research.
- Sujet : Méthodologie biochimique innovante pour isoler les récepteurs membranaires tout en maintenant leur haute affinité pour les peptides de l’angiotensine II.
- « Solubilized active pituitary and ovarian gonadotropin-releasing hormone receptors » (1983–1984)
- Auteurs : B.P. Winiger, M.A. Birabeau, U. Lang, A.M. Capponi, P.C. Sizonenko, M.L. Aubert.
- Revues : Molecular and Cellular Endocrinology / Life Sciences.
- Sujet : Étude collaborative sur les récepteurs de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH), un domaine clé de l’endocrinologie moléculaire.
Impact sur la recherche et l’industrie pharmaceutique
À l’époque, le laboratoire genevois fonctionnait selon le modèle de la recherche fondamentale publique, privilégiant la diffusion ouverte des connaissances plutôt que la commercialisation immédiate. Bien que le D<sup>r</sup> Birabeau n’ait pas déposé de brevets à son nom, ses découvertes ont directement inspiré des innovations majeures en cardiologie :
- Fondements des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA-II) : Ses publications, largement citées, ont décrit les premières méthodes fiables pour stabiliser et extraire ces récepteurs. Ces travaux ont été repris par des groupes pharmaceutiques (DuPont, Takeda, Merck) pour développer des molécules ciblant spécifiquement ces récepteurs, comme les sartans (Losartan, Valsartan).
- Traitements de l’hypertension artérielle : L’isolation des récepteurs de l’angiotensine II a permis le développement de médicaments aujourd’hui prescrits à des millions de patients, révolutionnant la prise en charge de l’hypertension et la protection cardiovasculaire.
En résumé : Si elle n’a pas tiré de redevances ou de droits de propriété intellectuelle de ses découvertes, ses recherches ont posé les bases scientifiques sans lesquelles les médicaments cardiovasculaires modernes n’auraient pu voir le jour. Son héritage réside ainsi dans l’avancement de la science au service de la santé publique.
Filmographie
modifier- Comme dialoguiste :
- 1932 : L'Ane de Buridan, réalisé par Alexandre Ryder
- Comme scénariste :
- 1937 : Un déjeuner de soleil, réalisé par Marcel Cravenne
- Comme auteur de l'œuvre originale :
- 1931 : La Fille et le garçon, réalisé par Wilhelm Thiele et Roger Le Bon
- 1932 : La Fleur d'oranger, réalisé par Henry Roussell
- 1932 : Côte d'Azur, réalisé par Roger Capellani
- 1934 : Votre sourire, réalisé par Pierre Caron et Monty Banks
- 1934 : On a trouvé une femme nue, réalisé par Léo Joannon
- 1935 : Voyage d'agrément, réalisé par Christian-Jaque
- 1937 : Un déjeuner de soleil, réalisé par Marcel Cravenne
- 1938 : La Chaleur du sein, réalisé par Jean Boyer
- 1942 : À vos ordres, Madame, réalisé par Jean Boyer
- 1946 : La Femme fatale, réalisé par Jean Boyer
Théâtre
modifier- 1920 : La Femme fatale, Théâtre des Mathurins[2].
- 1921 : Une sacré petite blonde d'André Birabeau et Pierre Wolff, Théâtre Daunou
- 1923 : Est-ce possible ?, mise en scène Lugné-Poe, Théâtre de l'Œuvre
- 1923 : Le Parfum de da femme coupable
- 1924 : La Fleur d'oranger d'André Birabeau et Georges Dolley, Comédie Caumartin
- 1924 : On a trouvé une femme nue, Théâtre des Nouveautés
- 1924 : Le Chemin des écoliers, Théâtre des Mathurins
- 1924 : Chifforton, Théâtre des Nouveautés
- 1927 : L'Eunuque 3 actes d'Henri Duvernois et André Birabeau, Théâtre Femina
- 1927 : La femme fatale (reprise), comédie en 3 actes, Comédie Caumartin, mise en scène René Rocher , avec Paul Bernard et Blanche Montel
- 1927 : Le mauvais ange, comédie en 3 actes, Comédie Caumartin
- 1930 : Une femme qui a du sans dans les veines, comédie en 3 actes et 4 tableaux, Théâtre du Palais-Royal, avec Augustine Leriche
- 1933 : Ma sœur de luxe, mise en scène André Lefaur, Théâtre de Paris
- 1935 : Dame nature, Théâtre de l'Œuvre
- 1936 : Fiston, comédie en quatre actes, Théâtre des Variétés le avec André Berley et Marguerite Pierry
- 1937 : Pamplemousse, Théâtre Daunou
- 1938 : Dame Nature, Théâtre Daunou
- 1939 : Cicatrice, Théâtre Daunou[3]
- 1941 : Tout n'est pas noir, Théâtre Daunou
- 1942 : Le second couplet, Théâtre Saint-Georges avec Henri Garat et Spinelly
- 1942 : Le fleuve amour, Théâtre Daunou, avec Jean Paqui et Suzet Maïs
- 1954 : Souviens-toi mon amour, mise en scène Pierre Dux, Théâtre Édouard VII
Autres écrits
modifier- Promesse des fleurs, histoires d'enfants, publié dans La Petite Illustration, romans n° 224 du
- La débauche, roman, 1924, Flammarion
- Pipette et Zénana, nouvelles, 1921, Flammarion
- H. Collet, La chèvre d'or, comédie lyrique; livret d'André Birabeau, Théâtre Graslin, Nantes,
Bibliographie
modifier- Annette et son Américain - 1919 (Flammarion - Collection "Les auteurs Gais")
Citations
modifier- Lorsqu'un homme commence à soupçonner que son père avait peut-être raison, c'est généralement que son propre fils commence à lui donner tort.
- Il y a des ménages qui sont musiciens à leur façon : ils jouent du triangle.
- Non, les artistes ne sont pas inutiles. Tenez, quand deux pays n'ont pas réussi à signer un accord militaire ou un accord financier, ils signent un accord culturel.
- J'aime beaucoup les femmes qui calculent. Ce sont les meilleures. Elles calculent tout ce qu'elles perdraient à ne m'être pas agréable.
- Il y a des choses qu'on n'oserait pas faire s'il fallait les dire à un confident.
- La preuve que le théâtre est un endroit singulier: on s'habille pour entrer dans une baignoire.
- Le dernier d'une famille nombreuse a l'impression d'être monté en surnombre dans un train déjà complet.
- On devrait prendre des conjoints comme on prend des députés, pour cinq ans ; après cela, le conjoint essayerait de se faire réélire.
Notes et références
modifier- ↑ Acte de naissance n° 2518 (vue 24/31) avec mentions marginales du mariage et du décès. Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 5ème arrondissement, registre des naissances de 1890.
- ↑ « Le Ménestrel », sur Gallica, (consulté le )
- ↑ « André Birabeau », Mercure de France, , p. 128
Liens externes
modifier- Ressources relatives au spectacle :
- Ressource relative à l'audiovisuel :