Anglesqueville-la-Bras-Long
Anglesqueville-la-Bras-Long est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
| Anglesqueville-la-Bras-Long | |||||
Anglesqueville l'hiver. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Dieppe | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Côte d'Albâtre | ||||
| Maire Mandat |
Bruno Naze 2020-2026 |
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| Code postal | 76740 | ||||
| Code commune | 76016 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Anglesquevillais | ||||
| Population municipale |
134 hab. (2023 |
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| Densité | 38 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 46′ 52″ nord, 0° 46′ 59″ est | ||||
| Altitude | Min. 93 m Max. 128 m |
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| Superficie | 3,53 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Saint-Valery-en-Caux | ||||
| Législatives | Dixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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Géographie
modifierLocalisation
modifierCommune du pays de Caux située dans le canton de Saint-Valery-en-Caux.
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Ermenouville, Fultot, Gonzeville, Hautot-l'Auvray, Héberville et Sainte-Colombe.
| Sainte-Colombe | Ermenouville | |||
| Hautot-l'Auvray | N | Héberville | ||
| O Anglesqueville-la-Bras-Long E | ||||
| S | ||||
| Fultot | Gonzeville |
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[3] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[4]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 941 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ectot-lès-Baons à 15 km à vol d'oiseau[7], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,5 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (78,3 %), prairies (21,7 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Decimam terre de Anglekevilla en 1155, Apud Engleskevillam en 1189 (Rec. Henri II I, 102, II, 426), A. de Angleskevilla en 1178, Decimas de Engleskevilla Lablalum en 1202 (Le Cacheux, Longueville 31, 100), Anglica Villa vers 1210, Ecc. de Englesquevilla vers 1240 (H. Fr. XXIII, 640, 295), Presbyter de Anglica Villa en 1248 (Bonnin 30), Englesqueville en 1319 (Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3267, 3268), Anglicavilla la Braelont en 1337, Englesqueville la Braalon (Arch. S.-M. 10 H 108) ou la Braalon 1399[15], Anglesqueville la Braslong en 1419 (Arch. nat. P. 303-509), Englesqueville la Bras longs en 1505 (Arch. S.-M. 7 H 2061), Anglesqueville la Brallon en 1512 (Arch. S.-M. B. Echiq.), Englesqueville les Branllons en 1520 (Arch. S.-M. E tab. Neufchâtel, Anglesqueville la Braslong en 1534 (Arch. S.-M. G. Chap.), Englesqueville la Braslon en 1645, Sainte Anne d'Anglesqueville la Braslong en 1704 (Arch. S.-M. G 1669), Englesqueville la Bralon en 1648, Anglesqueville la Braslongs en 1738 (Pouillés), Notre-Dame d'Anglesqueville la Bras Long en 1714 (Arch. S.-M. G 738, Anglesqueville la bras longs en 1715 (Frémont), Englesqueville la Braslon en 1757 (Cassini), Englesqueville la bras long en 1788 (Dict.), Anglesqueville-le-Bras-Long en 1953 (Nom.)[16].
Il s'agit d'une formation médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». Le premier élément Anglesque- est, comme c'est parfois le cas, un adjectif, ici un adjectif ethnique à savoir « anglaise », d'où le sens global de « domaine rural anglais »[16]. Englesque / anglesque est la forme normanno-picarde correspondant à l'ancien français englesche, anglesche « anglaise ».
Le suffixe -esque est la forme normanno-picarde qui correspond à l'ancien français -esche, féminin des suffixes de nationalité en -ois cf. ancien français : danois, danesche ; anglois, anglesche ; tiois, tiesche « allemand ». On sait par ailleurs que la Normandie a été peuplée au Xe siècle en partie par des colons anglo-scandinaves, soit d'origine danoise (voire norvégienne) ou alors d'origine anglo-saxonne[17].
Le qualificatif la-Bras-Long est difficilement interprétable, « la-Bras-long » étant visiblement une étymologie populaire[18]. La forme Engleskevilla Lablalum de 1202[19] (la plus ancienne) empêche de voir dans le qualificatif Bralon un composé à partir du vieux norrois lundr qui a donné par ailleurs la Londe, Yquelon, Yébleron, etc. Il doit s'agir d'une déformation d'un nom de famille[20].
Homonymie avec Anglesqueville-l'Esneval et Anglesqueville-sur-Saâne, ancienne commune intégrée à la moderne Val-de-Saâne. Elles sont toutes deux également situées en Seine-Maritime. Ailleurs en Normandie, l'ancienne graphie Englesqueville a été conservée.
Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement le nom d'Anglesqueville-la-Réunie[21].
Histoire
modifierPolitique et administration
modifierRésultats électoraux
modifierLors du second tour de l'élection présidentielle de 2002, la commune affichait un taux de participation de 100 %. Si d'autres communes françaises comme Orliaguet (Dordogne) ou Nogaret (Haute-Garonne) avaient un taux de participation identique, Anglesqueville-la-Bras-Long était celle qui comptait, avec 97 inscrits, le plus d'électeurs.
Liste des maires
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].
En 2023, la commune comptait 134 habitants[Note 4], en évolution de +14,53 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- « Anglesqueville-la-Bras-Long sur le site de l'Institut géographique national », sur ign.fr via Wikiwix
- Anglesqueville-la-Bras-Long sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique d'Anglesqueville-la-Bras-Long » sur Géoportail (consulté le 18 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Anglesqueville-la-Bras-Long et Ectot-lès-Baons », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ectot Les Baons », sur la commune d'Ectot-lès-Baons - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Ectot Les Baons », sur la commune d'Ectot-lès-Baons - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 978-2-7084-0040-5, OCLC 6403150, BNF 34633052), p. 29-30.
- 1 2 Charles de Robillard de Beaurepaire et dom Jean Laporte, Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, t. 13, Paris, 1982-1984 (lire en ligne), p. 5.
- ↑ François de Beaurepaire, op. cit.
- ↑ Jean Adigard des Gautries, Fernand Lechanteur, « Les noms des communes de Normandie » - II. In: Supplément aux Annales de Normandie. 11e année, n°4, 1961, p.33.
- ↑ Dictionnaire topographique de la France comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Dictionnaire du département : Seine-Maritime, page 953.
- ↑ Christian Guerrin - Les compléments toponymiques dans les noms de communes de Seine-Maritime [article] Nouvelle revue d'onomastique Année 2000 - page 13.
- 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614
- ↑ « Vœux municipaux : Paul Ménard "passe le témoin" », Le Courrier cauchois, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Veronique Weber, « Paul Ménard : « 52 ans que j’ouvre la porte de la mairie chaque jour » : Paul Ménard est le maire d'Anglesqueville-la-Bras-Long depuis 52 ans. Interview », Les Informations dieppoises, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Liste des maires »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.

