Antoine Marie Charles Garnier
Antoine Marie Charles Garnier, né le à Troyes, mort le à Blaincourt-sur-Aube, est un homme politique de la Révolution française.
| Antoine Marie Charles Garnier | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député de l'Aube | |
| – (3 ans, 1 mois et 20 jours) |
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| Gouvernement | Convention nationale |
| Député de la Guyane | |
| – (11 mois et 27 jours) |
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| Gouvernement | Conseil des Cinq-Cents |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Troyes, France |
| Date de décès | (à 63 ans) |
| Lieu de décès | Blaincourt-sur-Aube, France |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Montagne Gauche |
| Profession | Avocat |
| députés de l'Aube députés de la Guyane |
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Biographie
modifierMandat à la Convention
modifierLa monarchie constitutionnelle mise en application par la constitution du 3 septembre 1791 prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.
En septembre 1792, Antoine Garnier, alors procureur-syndic de Troyes, est élu député du département de l'Aube, le huitième sur neuf, à la Convention nationale. Il y est surnommé « Garnier de l'Aube » pour être différencié de son collègue homonyme Jacques Garnier dit « Garnier de Saintes », député de Charente-Inférieure[1].
Il siège sur les bancs de la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et vote contre l'appel au peuple et contre le sursis à l'exécution de la peine[2],[3] :
Louis XVI est un conspirateur. Je le condamne à la mort.
Le 13 avril 1793, il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat[4]. Le 28 mai, il vote contre le rétablissement de la Commission des Douze[5].
Le 9 mars, Antoine Garnier est en effet envoyé en mission, aux côtés de Louis Turreau (député de l'Yonne) dans les départements de l'Aube et l’Yonne, afin d'y accélérer la levée en masse[6].
Antoine Garnier adhère à la réaction thermidorienne. La 2ème sans-culottide an II (18 septembre 1794), il est élu membre, le deuxième sur douze, de la Commission chargée de l'examen des papiers de Maximilien de Robespierre[7]. Le 15 brumaire an III (le 5 novembre 1794), il est élu membre, aux côtés de Paul Barras (député du Var), de Jean-Baptiste Harmand (député de la Meuse) et de Joseph Laignelot (député de la Seine)[8].
Sous le Directoire, Antoine Garnier est réélu député pour le département de la Guyane au Conseil des Cinq-Cents, mais son élection est annulée.
Postérité
modifierMarc Antoine Baudot (député de Saône-et-Loire) rapporte dans ses mémoires que Garnier aurait apostrophé Robespierre lors de la séance du 9 thermidor[9] , apostrophe que René Levasseur (député de la Sarthe) attribue quant à lui à Louis Legendre (député de la Seine)[10] :
Robespierre [...] n'a pas renié la mort de Danton. Garnier de l'Aube lui dit :
« Le sang de Danton t'étouffe !
- Ah ! vous voulez venger Danton ; lâches, pourquoi ne l'avez-vous pas défendu ? »
Notes et références
modifier- ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 52, Liste des députés par départements »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 57, séance du 16 et du 17 janvier 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Froullé, Jacques-François (≃1734-1794) et Levigneur, Thomas (≃1747-1794), « Liste comparative des cinq appels nominaux. Faits dans les séances des 15, 16, 17, 18 et 19 janvier 1793, sur le procès et le jugement de Louis XVI [...] »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 62, séance du 13 avril 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Claveau, Louis, Ducom, André Jean (1861-1923), Lataste, Lodoïs (1842-1923) et Pionnier, Constant (1857-1924), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 65, séance du 28 mai 1793 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Aulard, François-Alphonse (1849-1928), « Recueil des actes du Comité de salut public, avec la correspondance officielle des représentants en mission et le registre du conseil exécutif provisoire. Tome 2 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Baron, Marie-Claude (1945-2002) et Brunel, Françoise (née en 1948), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 93, séance de la 2ème sans-culottide an II (18 septembre 1794) »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le ) - ↑ Baron, Marie-Claude (1945-2002) et Brunel, Françoise (née en 1948), « Archives parlementaires de 1787 à 1860, Première série, tome 100, séance du soir du 15 brumaire an III (mercredi 5 novembre 1794) »
, sur https://www.persee.fr, (consulté le ) - ↑ Baudot, Marc-Antoine (1765-1837), « Notes historiques sur la Convention nationale, le Directoire, l'Empire et l'exil des votants »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le ) - ↑ Levasseur, René (1747-1834), « Mémoires de R. Levasseur, de la Sarthe. Tome 3 »
, sur https://gallica.bnf.fr, (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- « Antoine Marie Charles Garnier », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
Liens externes
modifier- Ressource relative à la vie publique :