Antonin Debidour
Antonin Debidour, né le à Nontron (département de la Dordogne), mort le à Paris (5e arrondissement)[1], est un historien français.
| Conseiller municipal de Nontron | |
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| Conseiller municipal de Nancy |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Elie Louis Marie Marc Antoine Debidour |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Enfant |
Élie Debidour (d) |
| Distinctions |
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Carrière
modifierEn 1868, Antonin Debidour est reçu à l'École normale supérieure. En 1873, il est reçu troisième à l'agrégation d'histoire et géographie[2].
Entre 1868 et 1873, Antonin Debidour est successivement nommé au lycée Bertran-de-Born de Périgueux, au lycée Alexandre-Ribot de Saint-Omer (département du Pas-de-Calais) et au lycée Victor-Duruy de Mont-de-Marsan.
Antonin Debidour devient professeur au lycée d'Angers et à l'École supérieure des lettres en 1874.
Le , il soutient ses deux thèses de doctorat ès lettres à la Faculté de Paris[3]. La première, en français, traite de la vie municipale à Angers pendant la Fronde[4]. La deuxième, en latin, s'intéresse à Theodora, la femme de l'empereur romain d'Orient Justinien Ier[5].
Il entre à l'université de Nancy en tant que professeur de géographie en 1878 puis il prend la tête en 1880 de la chaire d'histoire avant de devenir le doyen de cette université en 1886. Il devient par la suite inspecteur en chef de l'enseignement primaire en 1890 et il est membre du jury d'agrégation d'histoire de 1891 à 1895[6].
En 1894-1895, il est chargé d'un cours libre sur les rapports entre l'Église et l'État à la faculté des lettres de Paris puis il prend ensuite la tête de la chaire d'histoire du christianisme dans les temps modernes de 1906 à 1917. Il est également inspecteur général honoraire en 1907[6]. C'est un fervent défenseur de la séparation de l'Église et de l'État[7].
Au cours de sa carrière, Antonin Debidour a été membre de nombreux groupes et sociétés tels que l'Académie de Stanislas, la Société des gens de lettres, la Société de géographie de l'Est (dont il a été le président), la Société d'histoire moderne, la Ligue de l'enseignement, le Collège libre des sciences sociales, la Société d'histoire de la Révolution et la Société d'histoire de la Révolution de 1848, ou encore la Société d'enseignement supérieur[6].
Son fils Élie Debidour (d)
sera notamment président de l'École pratique des hautes études.
Bibliographie
modifierParmi les travaux de Debidour, on citera notamment :
- La fronde angevine (1877), prix Thérouanne en 1878.
- Précis d'histoire de l'Anjou (1878).
- Histoire de du Guesclin (1880).
- Le général Bigarré d'après ses mémoires inédits (1880).
- L'impératrice Théodora (1886).
- Études critiques sur la Révolution, l'Empire et la période contemporaine (1886).
- Les chroniqueurs français du Moyen Âge (1888-1889).
- Histoire diplomatique de l'Europe du Congrès de Vienne au Congrès de Berlin : 1814-1878 (deux tomes, 1890).
- Histoire des rapports de l'Église et de l'État en France de 1789 à 1870 (1898).
- Le général Fabvier, sa vie militaire et sa vie politique (1904).
- L'Église catholique et l'État sous la 3e République (deux tomes, 1906-1909).
- Vers la grande guerre 1914-16 (1917).
Distinctions
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Officier de la Légion d'honneur, décret du [8]
Chevalier de la Légion d'honneur, décret du
Postérité
modifierIl a donné son nom à une voie du 19e arrondissement de Paris , l'avenue Debidour.
Notes et références
modifier- (sv) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en suédois intitulé « Antonin Debidour » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Archives de Paris, « État civil du 5e arrondissement, registre des décès du 20 février au 17 mars 1917, vue 1 / 31, 5D 217 »
, sur https://archives.paris.fr (consulté le ) - ↑ André Chevrel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - ↑ https://eslettres.bis-sorbonne.fr/notice/Doctorant/5020, consulté le 27 novembre 2023.
- ↑ Antonin Debidour, La fronde angevine, tableau de la vie municipale au XVIIe siècle, Paris, E.Thorin, 1877, 427 p., URL : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5332732t, consulté le 27 novembre 2023.
- ↑ Antonin Debidour, De Theodora, Justiniani Augusti uxore, Paris, E.Thorin, 1877, 70 p., URL : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t53327294, consulté le 27 novembre 2023.
- 1 2 3 Christophe Charle, « 27. Debidour (Marc, Elie, Louis, Marie, Antoine dit Antonin) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 1, , p. 53–54 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Grande Encyclopédie soviétique, « Debidour, Antonin », sur encyclopedia2.thefreedictionary.com (consulté le )
- ↑ « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica,
Annexes
modifierBibliographie
modifier- (sv) Svensk uppslagsbok. Malmö, 1931.
- Isabelle Guyot-Bachy, « Marc Élie Louis Marie Antoine (dit Antonin) Debidour », dans Isabelle Guyot-Bachy et Jean-Christophe Blanchard (dir.), Dictionnaire de la Lorraine savante, Metz : Éditions des Paraiges, 2022, p. 110-111
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la recherche :
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