Armand-Anne-Auguste-Antonin Sicaire de Chapt de Rastignac

personnalité politique française

Armand Anne Auguste Antoine Saicaire Chapt de Rastignac est un religieux et homme politique français né le à Sarlat (Dordogne) et décédé le à Paris. Député du clergé aux États généraux de 1789 pour le bailliage d'Orléans, il s'oppose à la Constitution civile du clergé, puis à la Constitution française de 1791. Arrêté en août 1792, il est victime d'une exécution sommaire durant les Massacres de Septembre.

Armand-Anne-Auguste-Antonin Sicaire de Chapt de Rastignac
Fonctions
Député aux États généraux de 1789
-
Abbé commendataire (en)
Abbaye Saint-Mesmin de Micy
à partir de
Vicaire général
Prévôt
Basilique Saint-Martin de Tours
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Autres informations
Fête
Blason.

Biographie

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Armand Anne Auguste Antoine Saicaire Chapt de Rastignac naît le à Sarlat, en Dordogne, fils de Charles Chapt de Rastignac, marquis de Laxion, et de Marie Jacqueline Eléonore d'Aydie de Ribérac[1]. Il est aussi un cousin de Louis Jacques Chapt de Rastignac, archevêque de Tours, et du maréchal de Biron,

Séminariste au séminaire de Saint Sulpice, il devient en 1754 docteur en théologie, en Sorbonne. Il est membre de l'assemblée du clergé en 1755 et 1760.

En 1757, il refuse l'évêché de Tulle. En 1773, avec l'appui de son parent, le maréchal de Biron, il est fait abbé commendataire de l'abbaye de Micy près d'Orléans, dont dépend la paroisse de La Chapelle-Saint-Mesmin, prévôt de Saint-Martin de Tours puis archidiacre et grand vicaire d'Arles.

Il est élu député du clergé aux États généraux de 1789 pour le bailliage d'Orléans. Après la mise en place de l'Assemblée nationale constituante, il siège à droite, proteste en 1790 contre la suppression des titres et se prononce pour la religion catholique comme religion d'Etat. Il vote contre les assignats et contre le rattachement d'Avignon.

Le , il proteste contre la constitution. Après avoir signé une protestation contre les décrets en matière ecclésiastique, puis[Information douteuse] refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, il reste à Paris[2],[3].

Il est arrêté et emprisonné le à la prison de l'Abbaye[4],[3]. C'est là qu'il est l'une des victimes des massacres de Septembre, quelques jours plus tard.

Notes et références

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  1. ↑ Notice historique et généalogique sur la maison Chapt de Rastignac, Paris, imprimerie de A. Wittersheim, , 176 p. (lire en ligne), p. 115-121
  2. ↑ Edna Hindie Lemay, Dictionnaire des Constituants 1789-1791, tome 2, Paris, Universitas, , 1022 p. (ISBN 2-7400-0003-0), p. 789-790
  3. 1 2 Eugène Jarossay, Histoire de l'abbaye de Micy-Saint-Mesmin lez-Orléans, 502-1790 : son influence religieuse et sociale d'après les archives et les documents originaux; pièces justificatives et gravures, avec une lettre de Mgr Touchet, Orléans, M. Marron, , 543 p. (lire en ligne), p. 441-442
  4. ↑ Bulletin annuel du GHL chapellois n° 6 (1989), La vie religieuse à La Chapelle Saint-Mesmin sous la révolution, article de Luce Madeline.

Annexes

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Publications

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  • Questions sur la propriété des biens-fonds ecclésiastiques en France (Paris, 1789)
  • Accord de la révélation et de la raison contre le divorce (1791)

Sources

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Liens internes

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Liens externes

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