Associazione Nazionale Studi - Problemi del Lavoro
L'Associazione Nazionale Studi - Problemi del Lavoro (ANS-PL), est une association fondée en 1927 par Rinaldo Rigola.
| Fondation |
3 mars 1927 |
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| Dissolution |
1943 |
| Type | |
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| Forme juridique | |
| Siège |
2, via Manfredo Fanti |
| Fondateur | |
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| Idéologie |
Histoire
modifierL'association, dont l'organe officiel était la revue du même nom, Problemi del Lavoro, soutenait partiellement les politiques sociales du syndicalisme fasciste, même si des voix critiques y exerçaient leur influence[1]. Son siège national se trouvait à Milan et elle disposait de sections dans toute l'Italie.
Face à la négation des libertés syndicales et politiques imposée par le fascisme, le dessein du groupe de Rigola était de rechercher une collaboration technique avec le régime, en la centrant sur les questions relatives à la vie quotidienne des organisations de producteurs et sur un réexamen des traditions politiques du mouvement ouvrier[2]. Dans les années 1930, la revue présenta au public italien le débat sur la révision du socialisme qui s'articulait alors en Europe, faisant découvrir en Italie un auteur comme Henri De Man[2].
Ruggero Zangrandi écrira dans son livre Il lungo viaggo attraverso il fascismo :
« Si, à ses débuts, l’Association et son organe s’efforcèrent de maintenir une certaine distance et rendirent peut-être quelques services aux travailleurs grâce à des brochures de conseil syndical et au maintien d’une pâle tradition socialiste, après 1930-1932 ils perdirent tout reste d’indépendance et de dignité, ainsi qu’une grande partie de leur influence, pourtant déjà limitée, auprès de leurs premiers adeptes. Aux critiques prudentes adressées au fascisme succéda une polémique contre les exilés politiques, en particulier les communistes, auxquels le numéro d’octobre 1932 de I Problemi del Lavoro alla jusqu’à reprocher « d’avoir rempli les prisons et les lieux de relégation de militants » ! En 1935-1936, la revue approuva explicitement l’agression contre l’Éthiopie ; en 1937-1938, elle ne publia pas un mot sur la guerre civile espagnole ni, à la fin de 1938, sur la campagne raciste. Enfin, en septembre 1939, elle exprima une acceptation hypocrite et résignée de l’agression nazie, présentée comme une « conséquence inévitable de la politique de réarmement » ».
La revue fut fermée en juin 1940, après avoir accueilli quelques articles ouvertement antifascistes et lorsque, avec l'entrée en guerre de l'Italie, Mussolini décida d'un nouveau tournant à l'égard du débat culturel. L'Association fut dissoute en 1941 pour « activité politique contraire aux directives du régime »[3].
Membres et collaborateurs de la revue
modifier- Rinaldo Rigola
- Angiolo Cabrini
- Ludovico Calda
- Ettore Reina
- Giovan Battista Maglione (parfois sous le pseudonyme Maglio, Gibiemme ou Bruno Arnaldi)
- Carlo Azimonti
- Giuseppe Emilio Colombino
- Franz Weiss
- Eugenio Guarino
- Torquato Nanni
- Pulvio Zocchi
- Alibrando Giovannetti
- Antonio Graziadei
- Camillo Prampolini
- Giuseppe Massarenti
- Angelo Filippetti
- Antonio Guarnieri-Ventimiglia
- Ruggero Zangrandi
- Giuseppe Bottai (sous pseudonyme)
- Massimo Fovel
- Mario Bettinotti
- Bruno Castellarin
- Alessandro Schiavi
- Attilio Di Napoli
- Eugenio Curiel
Notes et références
modifier- ↑ Carlo Cartiglia, Rinaldo Rigola e il sindacalismo riformista in Italia, Feltrinelli, , 183 e 193
- 1 2 Learco Andalò, Tito Menzani, Antonio Graziadei economista e politico (1873-1953), BraDypUS Editore, (lire en ligne)
- ↑ Guido P. Conti, Ernesto Tarantini, Luigi Bellotti, Carlo Azimonti. L'uomo e l'opera, , p. 103
Sources
modifier- Luigi (Longo) Gallo, « La propaganda antisocialista dei Problemi del lavoro », Lo Stato operaio, n°6, 1934, pp. 453-460.
Bibliographie
modifier- Antonio Alosco, I socialfascisti. Continuità tra socialismo e fascismo, Luni Editrice, 2021.
- Antonio Alosco, La Confederazione Generale del Lavoro (CGL) dalla lotta di classe al corporativismo. Una storia oscurata ma esemplare, Luni Editrice, 2023.
- Mirko Razzoli, Rinaldo Rigola Il primo segretario della Confederazione Generale del Lavoro, 2019.
- Carlo Cariglia, Rinaldo Rigola e il sindacalismo riformista in Italia, Feltrinelli, 1976.
- Carlo Cartiglia, La destra sindacale e Mussolini: "I Problemi del lavoro", Rivista di Storia Contemporanea; Torino Vol. 4, N° 4, (Oct 1, 1975).