Eugenio Guarino
Eugenio Guarino, né le 11 février 1875 à Naples et mort le 10 mars 1938 à Gênes, est un journaliste, syndicaliste et homme politique socialiste italien.
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Biographie
modifierJeunesse et socialisme napolitain
modifierJournaliste dès son plus jeune âge, Eugenio Guarino adhère très tôt à la branche napolitaine du Parti socialiste italien (PSI) sous l'influence de Antonio Labriola[1]. Dès lors, il collabora au journal socialiste La Montagna et à l'organe du PSI en Italie du Sud, La Vigilia. Il fut nommé par la suite rédacteur en chef du journal républicain-socialiste La Martinella[1].
En 1898, il participa aux soulèvements ouvriers et dirigea par la suite le Secrétariat du Peuple, créé en alternative à la Chambre du Travail de Naples, exclue de la Fédération italienne des chambres du travail[1]. En 1901, il fut élu conseiller municipal socialiste dans sa ville natale[1]. C'est à cette période qu'il se fit connaître comme rédacteur en chef du journal socialiste napolitain La Propaganda, critique du réformisme et célèbre pour ses enquêtes sur la Camorra.
Du syndicalisme révolutionnaire au réformisme
modifierEn 1904, il intègra la direction nationale du PSI et, avec Arturo Labriola, signa le Manifeste des syndicalistes révolutionnaires peu avant la tenue du IXe Congrès national du parti en octobre 1906. La même année, il participa au congrès fondateur de la Confédération générale du travail italienne[1]. En 1908, il ne suivit pas les syndicalistes révolutionnaires lors de leur scission du PSI, mais resta au sein du parti, se rapprochant progressivement des positions réformistes[1].
Il collabora à l'Avanti !, pour lequel il fut envoyé comme correspondant en Libye pendant la guerre italo-turque et dans les Balkans durant les guerres de 1912-1913[1]. Durant cette période, il était également collaborateur à divers périodiques, dont l'hebdomadaire socialiste illustré Il Viandante (1909-1910) de Tommaso Monicelli[2]. En mai 1918, après l'arrestation de Giacinto Menotti Serrati, il prit la direction de l'Avanti ! et écrivit dans la revue Comunismo, également dirigé par Serrati (1919-1922)[2].
Journalisme sous le régime
modifierAvec le fascisme au pouvoir, Guarino rejoignit l'Associazione Nazionale Studi - Problemi del Lavoro et, bien que toujours sous surveillance, il ne suscita aucune objection de la part des autorités policières[2]. Après avoir travaillé pour les maisons d'édition Bietti et Rizzoli, il s'installa en 1935 à Gênes comme rédacteur pour le journal Il Lavoro[2]. Il mourut à Gênes en mars 1938.
Publications
modifier- Un anno di guerra (settembre 1911 - settembre 1912), Milano 1912.
- La guerra libica e le spese militari, Milano, 1913.
- Nei Balcani durante la guerra, con prefaz. di C. Treves, Milano, 1913.