Augustin Gérard

militaire et franc-maçon français

Augustin Grégoire Arthur Gérard, né le à Dunkerque et mort le à Château-Gontier, est un général de division français, grand-croix de la Légion d'honneur et médaillé militaire.

Augustin Gérard
Fonction
Président
Conseil de l'ordre du Grand Orient de France (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Caveau des gouverneurs (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Augustin Grégoire Arthur GérardVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activités
Militaire, gouverneurVoir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
Autres informations
Arme
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Avant la Première Guerre mondiale, il est chef d'état-major de Joseph Gallieni à Madagascar. Durant la guerre, il commande le 2e corps d'armée lors de la bataille de la Marne puis la 8e armée (dénommé « détachement d'armée de Lorraine » jusqu'au ) du au , la 1re armée du au , puis de nouveau la 8e armée du au .

Il est président du conseil de l'ordre du Grand Orient de France de 1921 à 1923.

Biographie

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Carrière militaire

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Formation

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Sa famille est originaire d'Essoyes, son père, le capitaine Gérard, est capitaine dans l'Infanterie (1817-1893)

Il entre à onze ans au Prytanée national militaire de La Flèche. Il est admis à Saint-Cyr en . Il en sort sous-lieutenant, est affecté à la 69e division d'infanterie. Il passe dans l'infanterie de marine en 1885[1].

Armée coloniale

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Il choisit l'armée coloniale au début de sa carrière militaire. Il est envoyé au Tonkin dans le 3e régiment de tirailleurs tonkinois.

Il y obtient les grades de lieutenant, de capitaine (1887). Il fait partie successivement de l'état-major de l'Indochine (1885-1887 et 1888-1889) et du Tonkin.

Il est ensuite envoyé en mission au Siam (1892-1895). En 1892, il revient en Indochine, comme aide de camp du général Albert Duchemin. Il remplit deux missions : au Siam à Chanthaburi[2] lors de la guerre franco-siamoise de 1893 ; en Chine à Long-Tchéou en 1893. Il devient chef de bataillon le .

Il est à Madagascar en 1896, comme chef d'état-major du corps d'occupation du général Joseph Galliéni, pendant l'expédition de Madagascar[1]. Il commande l'opération d'Ambiky : elle sera dénoncée en 1900, à la Chambre, comme un massacre[3]. Il est à Madagascar de 1896 à 1899. Chef d'état-major à Madagascar, il tient en même temps, de 1893 à 1897, les fonctions de secrétaire général.

Retour en France

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Il est lieutenant-colonel en 1898 et passe dans l'infanterie territoriale[1]. Il est promu colonel en 1903. Colonel à Poitiers puis à Paris au 104e régiment d'infanterie[réf. nécessaire].

Il est missionné par Georges Clémenceau lors de la crise vinicole du Midi, dans le cadre de la révolte des vignerons de 1907[1]. Il est chargé de l'enquête sur la mutinerie du 100e régiment d'infanterie[4], et sur les incidents de Narbonne du 19 au .

Il est promu général de brigade en 1909 à Remiremont. Membre du comité technique de l'infanterie, il est nommé général de division en [5].

Première Guerre mondiale

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En 1914, à la mobilisation, il commande le 2e corps d'armée, à Amiens, à la suite du décès de Marie-Georges Picquart.

Le 20 août 1918 avec les américains Frank Long Winn, Thomas Grafton Hanson, général Passaga, Charles E. Kilbourne à Lucey (Meurthe-et-Moselle).

Appelé en 1915 à commander le détachement d'armée Gérard[6], puis le détachement d'armée de Lorraine, il reçoit ensuite le commandement en chef de la 1re armée, puis de la 8e armée.

Selon Le Poilu républicain, organe officiel de la Fédération nationale des combattants républicains, le général Gérard exerce soncommandement selon les principes démocratiques[7]. Il échoue à la députation en Lorraine en 1919.

Après l'armistice, le général Gérard commande les troupes de Rhénanie lors de l'occupation de la Rhénanie après la Première Guerre mondiale.

La réserve

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Il est affecté le , à la 2e section du cadre de réserve. Il reçoit, peu avant, la médaille militaire[1], des mains de Georges Clemenceau. Dans la réserve, le général Gérard se consacre à la défense des idées républicaines. Il se retire à Château-Gontier, où « il se prodigua dans tous les milieux où l'on pratiquait la solidarité, la mutualité et où l'on défendait l'idéal républicain »[7].

Il est avec Gaston Doumergue, Paul Painlevé, Édouard Herriot, Ferdinand Buisson, Joseph Paul-Boncour, et Frédéric Brunet un des présidents d'honneur de la Fédération nationale des combattants (FNCR)[8]. Se classant à gauche, cette fédération ne rassemble que des « républicains », c'est-à-dire des radicaux et des socialistes, dénonce le « faux apolitisme  » des grandes fédérations du monde combattant, l'Union fédérale des associations françaises d'anciens combattants (UF) et, plus encore, l'Union nationale des combattants (UNC), et proteste contre la présence de l'Église catholique à des manifestations d'anciens combattants[9].

Il meurt le à Château-Gontier. Ses obsèques civiles sont célébrées le , à Château-Gontier. L'inhumation a lieu dans un cimetière de famille à Saint-Laurent-des-Mortiers.

Les Invalides

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En , on place dans le caveau des maréchaux, à l'hôtel des Invalides, le cercueil du général Gérard[1]. Sa veuve effectue un legs à sa mort, en 1936. Une partie de la collection est léguée au musée d'Art et d'Archéologie - hôtel Fouquet de Château-Gontier.

Franc-maçonnerie

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Augustin Gérard est initié en franc-maçonnerie en 1904, au sein de la loge « La Clémente Amitié » à Paris. Il est élu membre du Conseil de l'ordre du Grand Orient de France en 1920, puis président du Conseil de l'ordre de 1921 à 1923[10]. Titulaire du 33e et dernier grade du Rite écossais ancien et accepté, il est membre du Grand Collège des rites. Sa participation est décisive lors de la création de l'association maçonnique internationale en 1921 à Genève. Il est également membre, par affiliation, de la Grande Loge de France, alors sous la présidence du général Peigné. Dans cette double appartenance, il est membre fondateur de la loge no 383, « La République »[1].

Vie privée

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Il se marie le à Elisabeth Vallois. Il en divorce le . Il se remarie avec Louise-Augustine-Marie Couët, à Paris, le . Elle meurt le .

En son quartier-général de Saint-Nicolas-de-Port, commandant de l'Armée de Lorraine le 31 août 1915.
  •  : en disponibilité
  •  : membre du Comité technique de l'infanterie
  •  : commandant de la 13e brigade d'infanterie
  •  : adjoint au commandant supérieur du camp retranché de Paris, commandant la place de Paris et commandant du département de la Seine
  •  : commandant de la 41e division d'infanterie et des subdivisions de région de Bourg-en-Bresse et de Belley
  •  : commandant du 2e corps d'armée
  • du au  : commandant du détachement d'armée Gérard lors de la première bataille de la Woëvre[6]
  •  : commandant du détachement d'armée de Lorraine
  •  : en disponibilité
  •  : commandant de la 1re armée
  •  : commandant du détachement d'armée de Lorraine devenu, le , la 8e armée
  •  : en congé
  •  : placé dans la section de réserve

Décorations

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Jean Luc Le Bras (préf. Daniel Keller), Les grands maîtres du Grand Orient de France : Du XVIIIe siècle à nos jours, Conform Edition, , 125 p. (ISBN 978-2-917075-72-2), « 35 ».Voir et modifier les données sur Wikidata.
  2. Paul Vigné d'Octon, La Gloire du Sabre. Flammarion, 1900.
  3. En garnison à Narbonne durant la révolte des vignerons du Languedoc en 1907, le 100e est consigné cinq dimanches de suite. Cependant, des groupes d’appelés acclament les manifestants et entonnent l'Internationale. Le régiment est envoyé en manœuvres dans le Larzac, puis en garnison à Tulle. G. Guiraudet, La Révolte des vignerons de 1907, bulletin no 2 de la SSH, 1992, en ligne sommieresetsonhistoire.org, consulté le 3 août 2008.
  4. Raymond Poincaré, Au service de la France : neuf années de souvenirs, Tome V, L’invasion – Du 25 novembre au 8 décembre 1914, 1926.
  5. 1 2 Ministère des Armées, « Journal des Marches et Opérations du Détachement d'Armée Gérard », sur mémoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr, (consulté le )
  6. 1 2 Le Poilu républicain : organe officiel de la Fédération nationale des combattants républicains. Numéro du 15 novembre 1926.
  7. « Le Radical », sur Gallica, (consulté le )
  8. « La Lanterne : journal politique quotidien », sur Gallica, (consulté le )
  9. Daniel Ligou, Dictionnaire de la franc-maçonnerie, Paris, Presses universitaires de France, , 5e éd. (1re éd. 1986), 1 376 p. (ISBN 2-13-055094-0), « Gérard (Augustin Grégoire) », p. 501.Voir et modifier les données sur Wikidata .

Annexes

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Articles connexes

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Liens externes

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