Avenue Jean-Rieux

avenue de Toulouse, en France

L'avenue Jean-Rieux (en occitan : avenguda Joan Rius) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Avenue Jean-Rieux
Image illustrative de l’article Avenue Jean-Rieux
Le début de l'avenue, après le pont Montaudran au-dessus du canal du Midi.
Situation
Coordonnées 43° 35′ 23″ nord, 1° 28′ 15″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Métropole Toulouse Métropole
Ville Toulouse
Quartier(s) Côte Pavée
Pont-des-DemoisellesLa Terrasse
Début no 2 port Saint-Étienne et no 56 port Saint-Sauveur
Fin no 286 avenue Antoine-de-Saint-Exupéry et no 1 route de Revel
Morphologie
Longueur 3 261 m
Largeur entre 12 et 17 m
Transports
Métro de Toulouse Métro Ligne TAE du métro de Toulouse : Côte-PavéeOrmeau (2028)
Liste des lignes de bus de Toulouse Bus L851
Odonymie
Anciens noms Chemin-haut de Montaudran (XIVe – XIXe siècle)
Rue Complaisance (1794)
Chemin, puis rue de la Côte-Pavée (1860-1947)
Nom actuel 12 avril 1947
Nom occitan Avenguda Joan Rius
Histoire et patrimoine
Création avant le XIVe siècle
Notice
Archives 315555900829
Géolocalisation sur la carte : Toulouse
(Voir situation sur carte : Toulouse)
Avenue Jean-Rieux
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Avenue Jean-Rieux

Situation et accès

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Description

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L'avenue Jean-Rieux est une voie publique. Elle traverse le quartier de la Côte Pavée, puis les quartiers du Pont-des-Demoiselles et de La Terrasse.

La chaussée compte une voie de circulation automobile dans chaque sens. Il existe, entre le port Saint-Sauveur et la rue du Chant-du-Merle seulement, une bande cyclable dans le sens montant.

Voies rencontrées

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L'avenue Jean-Rieux rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

  1. Port Saint-Étienne (g)
  2. Port Saint-Sauveur (d)
  3. Rue Bernard-Mulé (d)
  4. Rue Ambroise-Frédeau (g)
  5. Rue Louis-Vitet (d)
  6. Rue Pierre-Larousse (d)
  7. Rue Périssé (g)
  8. Rue du Chant-du-Merle (d)
  9. Rue Henri-Lanfant (g)
  10. Impasse Saint-Félix (d)
  11. Rue René-Vaïsse (d)
  12. Rue Lucien-Cassagne (g)
  13. Rue Saint-Éloi (d)
  14. Rue Belle-Paule (g)
  15. Rue Sirol (g)
  16. Rue Beauséjour (g)
  17. Rue Raspail (d)
  18. Avenue Armand-Leygue (d)
  19. Rue de Limayrac (g)
  20. Rue Pradal (d)
  21. Rue Dieudonné-Costes (g)
  22. Rue Beau-Soleil (g)
  23. Rue Jean-Baptiste-Noulet (d)
  24. Boulevard Deltour (g)
  25. Rue du Docteur-Charles-Bonneau (d)
  26. Rue du Docteur-Jean-Arlaud (g)
  27. Rue Jacques-Bénigne-Bossuet (d)
  28. Rue Barrau (d)
  29. Avenue André-Bousquairol (d)
  30. Avenue des Glaïeuls (d)
  31. Rue Jean-Martin-Charcot (d)
  32. Rue des Narcisses (g)
  33. Rue du Commandant-L'Herminier (d)
  34. Avenue de Courrèges (d)
  35. Avenue de Savoie (g)
  36. Avenue Paul-Langevin (d)
  37. Rue du Val-d'Aran (g)
  38. Avenue des Cottages (d)
  39. Rue Mireille (g)
  40. Rue du Saint-Gervais (g)
  41. Rue du Gers (d)
  42. Rue Jean-Paul-Laurens (d)
  43. Chemin Mal-Clabel (g)
  44. Rue Hélène-Boucher (d)
  45. Rue Édouard-Lartet (g)
  46. Allée Consuelo-de-Saint-Exupéry (d)
  47. Rue de Peyresourde (d)
  48. Rue de l'Yser (g)
  49. Rue de Fontenelle (d)
  50. Rue de l'Aude (g)
  51. Rue Engalières (d)
  52. Rue Pierre-Lauzeral (d)
  53. Rue de l'Ariège (g)
  54. Chemin Mal-Clabel (g)
  55. Rue de Tahiti (d)
  56. Impasse Dargassis (g)
  57. Place de l'Ormeau (g)
  58. Rue Raymond-Corraze (g)
  59. Avenue Antoine-de-Saint-Exupéry (d)
  60. Route de Revel (g)

Transports

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Travaux de la station Côte-Pavée en 2023.

L'avenue Jean-Rieux est parcourue et desservie sur presque toute sa longueur, entre le port Saint-Étienne et la rue Édouard-Lartet, par la ligne de Linéo L8 et, entre le boulevard Deltour et la rue Édouard-Lartet, par la ligne de bus 51. Si elles s'écartent de l'avenue Jean-Rieux pour emprunter le chemin Mal-Clabel, elles empruntent à nouveau l'avenue entre la rue Raymond-Corraze et la rue de Tahiti. Du côté du port Saint-Étienne et du port Saint-Sauveur se trouvent également les arrêts de la ligne de Linéo L1 et de bus 27.

L'avenue Jean-Rieux reste en revanche relativement éloignée des stations de métro. La construction de la ligne Ligne TAE du métro de Toulouse permettra l'ouverture de plusieurs stations qui desserviront l'avenue : la station Ormeau, sur la place du même nom, et la station Côte-Pavée, au carrefour de la rue Pradal.

Enfin, il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse le long de l'avenue Jean-Rieux ou à proximité : les stations no 195 (15 rue Pierre-Larousse), no 199 (4 boulevard Deltour), no 201 (256 avenue Antoine-de-Saint-Exupéry), no 205 (58 avenue des Cottages), no 206 (20 avenue Armand-Leygue) et no 344 (58 avenue Jean-Rieux).

Odonymie

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Portrait de Jean Rieux en 1918 (Le Cri de Toulouse, bibliothèque municipale).

L'avenue porte le nom de Jean Rieux (1878-1933). Engagé dans sa jeunesse dans le socialisme guesdiste, il adhère au Parti ouvrier français en 1899, qui rejoint en 1905 le Parti socialiste français de Jean Jaurès pour former la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). À partir de 1905, il est régulièrement élu au conseil municipal de Toulouse. Il est maire de Toulouse entre 1908 et 1910, puis entre 1912 et 1919, où il est battu par son adversaire, Paul Feuga. À partir de 1925, il devient l'adjoint du nouveau maire socialiste, Étienne Billières, avant de renoncer à toute fonction en 1931[1].

Les premières mentions, au XVIIe siècle, désignent l'avenue comme le chemin-haut de Montaudran, puisqu'il menait de la porte Saint-Étienne (emplacement de l'actuel no 64-66 rue de Metz) au village de Montaudran. Le qualificatif de haut lui vient de ce qu'il passait par les hauteurs de la butte du Calvinet, par opposition au chemin-bas qui, depuis la porte du Château (emplacement de l'actuel no 1 place du Parlement), menait à Montaudran en passant au pied de la butte (actuelles rue Alfred-Duméril, allée des Demoiselles et avenue Antoine-de-Saint-Exupéry)[2]. En 1794, pendant la Révolution française, on donna à la première partie de l'avenue le nom de rue de la Complaisance, mais il ne subsista pas[3]. C'est en 1860 que s'imposa le nom de chemin de la Côte-Pavée, qui lui était populairement donné depuis le XVIIIe siècle[4]. Finalement, en 1947, la municipalité de Raymond Badiou décida d'attribuer le nom de Jean Rieux à l'avenue[1].

Histoire

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Moyen Âge et période moderne

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Époque contemporaine

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Patrimoine et lieux d'intérêt

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Caserne Courrège

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En 1938, la moitié du domaine de Courrège, entre l'avenue Jean-Rieux (actuel no 202) et l'avenue Antoine-de-Saint-Exupéry (actuel no 101), est acquise par l'État pour l'aménagement d'une caserne de gendarmerie destinée à abriter la Garde républicaine mobile, mais la Seconde Guerre mondiale en retarde la construction. Les travaux sont finalement menés entre 1953 et 1964, sur les plans du chef de bataillon Champagne, directeur de travaux du Génie de Toulouse, et des architectes Gérard et Verrey. Deux bâtiments, construits entre 1953 et 1954 sur l'avenue Jean-Rieux et la rue Jean-Martin-Charcot, servent d'atelier pour le stockage et l'entretien des véhicules. Les bâtiments destinés aux logements sont construits progressivement en trois phases, entre 1954 et 1963. Ce sont neuf barres d'immeubles, qui comptent 70 logements. Les villas des officiers supérieurs – le général commandant la gendarmerie de la 5e région militaire, et les deux colonels commandant la 5e légion et la 5e légion de gendarmerie mobile – sont finalement construites entre 1963 et 1964[5].

Lycée privé Sainte-Marie-des-Champs

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Le lycée Sainte-Marie-des-Champs est un établissement d'enseignement privé catholique. Il est placé depuis 1999 sous tutelle diocésaine.

En 1806, une communauté de sœurs de l'Enfant-Jésus ouvre une école et un pensionnat dans l'ancien couvent des Feuillants, au cœur du faubourg Saint-Cyprien (actuel grand séminaire, no 9 rue des Teinturiers) : leur « école charitable » s'adresse aux jeunes filles des classes populaires. En 1904, à la suite de la loi sur les congrégations, l'institution devient la pension Maintenon, dans la rue Pierre-de-Fermat (actuel no 3), puis, en 1909, dans la rue des Fleurs (actuel no 22)[6]. En 1919, la congrégation acquiert la maison de campagne des Jésuites, à la Côte-Pavée (actuel no 169 avenue Jean-Rieux) : cinq ans plus tard, l'Institution est transférée et prend le nom de « Sainte-Marie des Champs »[7]. En 1936, l'Institution Sainte-Marie-des-Champs devient une école secondaire. En 1974, une section technologique est ouverte. En 1980, l'internat est fermé – il est rouvert en 1996, à l'extérieur du lycée cependant.

Établissements religieux

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  • no  33 : couvent Notre-Dame du Mont Carmel.
    En 1858, les capucins font construire un nouveau couvent dans le quartier de Guilheméry (actuel no 33). La chapelle conventuelle, dédiée à saint Louis, est construite sur les plans de l'architecte Henry Bach et consacrée en 1861. En 1935, le corps du père Marie-Antoine est transférée du cimetière de Terre-Cabade dans une des chapelles de l'église. Le couvent est acquis par la communauté des Carmes en 1999 et la chapelle placée sous l'invocation de Notre-Dame du Mont-Carmel[N 1],[8].
    La chapelle du Carmel présente une façade de style néo-roman inspiré des basiliques italiennes, telle la basilique Saint-Zénon de Vérone. Elle est divisée en trois parties, qui rappellent la répartition intérieure : la nef centrale, plus élevée, et les bas-côtés correspondant aux chapelles latérales. Le portail est voûté en berceau et possède au tympan une sculpture figurant le blason de l'ordre des capucins : les bras croisés de Jésus et de François d'Assise, sortant d'un nuage, présentent leurs stigmates. À l'intérieur, la chapelle possède une nef unique de cinq travées, cantonnée de chapelles latérales. Le chevet est plat. Elle est voûtée d'arêtes et éclairée par des fenêtres hautes. Elle est flanquée d'un petit clocher polygonal latéral.
    Les bâtiments conventuels s'organisent au sud de la chapelle conventuelle. Ils se composent de trois corps de bâtiment, qui entourent un jardin central[9].
  • no  130 : couvent de Petites Sœurs des pauvres et EHPAD « Ma Maison ».
    Les Petites Sœurs des pauvres sont une congrégation religieuse féminine qui se consacre à l'accueil et aux soins pour les personnes âgées les plus modestes. En 1854, elles s'installent à Toulouse, dans un immeuble du quartier des Carmes (actuels no 40 place des Carmes, no 42 rue Pharaon et no 11 rue des Régans). En 1868, elles transportent leur maison à la Côte Pavée[10]. C'est désormais un Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) qui accueille 58 résidents en chambres individuelles et 32 en résidence autonomie.
    Le bâtiment principal est construit entre 1867 et 1868. Il est successivement agrandi par la construction en 1875 de la chapelle, en 1882 de la buanderie, en 1884 de l'aile nord, et entre 1887 et 1895 de l'aile sud, réservée aux femmes. Il existe également, le long de l'avenue Jean-Rieux, deux fermes, qui servent à alimenter la cuisine du couvent. Entre 1926 et 1955, le pavillon des ménages est construit au nord, le long de la rue Pradal. En 1963, il est relié au bâtiment principal par un nouveau corps de bâtiment. En 1969, l'Atelier "4" construit une aumônerie dans le coin sud-est de la parcelle, en même temps qu'un ensemble de quatre immeubles à l'est (actuelle résidence Les 4 As, no 134 avenue Jean-Rieux et no 55 rue Jean-Baptiste-Noulet). En 1972, le bâtiment principal est agrandi par l'architecte Célestin Minot sur les trois côtés de la cour et sur l'extrémité des deux ailes du côté est, et surélevé d'un troisième étage[11]. Entre 2015 et 2018, d'importants travaux de modernisation et de reconstruction sont engagés : si la chapelle et la buanderie sont conservées, les autres bâtiments sont démolis afin de permettre la construction d'une nouvelle résidence.

Immeubles et maisons

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  • no 21 : maison (premier quart du XXe siècle)[12].
  • no 44 : maison (deuxième moitié du XIXe siècle)[13].
no 120 : maison Le Mesnil.
  • no 120 : maison Le Mesnil.
    La maison, représentative de l'Art nouveau, est construite en 1910 par l'architecte Eugène Laforgue, à l'angle de la rue Pradal. Elle est entourée d'un jardin auquel on accède par un portail à l'angle. Elle est constituée de plusieurs corps de bâtiment disposés en L, dans un jeu d'asymétrie. Les façades sont animées par la polychromie de l'enduit blanc qui couvre les murs et de la brique utilisée pour les embrasures, les chaînages d'angle et les éléments de décor.
    Le corps de bâtiment gauche forme un avant-corps, qui s'élève sur cinq niveaux : un sous-sol, un rez-de-chaussée surélevé, deux étages et un niveau de comble. Un escalier en pierre de sept marches mène à la porte, couverte par un arc segmentaire et encadrée de deux fenêtres étroites. Le 1er étage est percé de deux fenêtres réunies sous le même arc segmentaire et par un balcon en menuiserie ornés de motifs géométriques. Le 2e étage est percé d'une fenêtre plus simple en plein cintre. Le niveau de comble est couvert d'un toit brisé à pavillon en ardoise, soutenu par des aisseliers.
    Le corps de bâtiment à droite compte un étage de moins. Le rez-de-chaussée est éclairé par une grande fenêtre semi-circulaire en forme d'arc outrepassé, qui a conservé sa menuiserie. L'agrafe en pierre porte une tête d'homme. Le 1er étage est percé de deux fenêtres par un balcon en menuiserie ornés de motifs géométriques. Le niveau de comble est également couvert d'un toit en ardoise soutenu par des aisseliers[14],[15].
  • no 127 : cité de la Régie du Gaz.
    La cité de la Régie du Gaz est réalisée à partir de 1949 pour le compte de l'office municipal HLM de Toulouse, afin de loger les employés de la régie municipal du Gaz. Il s'agit de la première collaboration de Pierre Viatgé, nommé adjoint de l'architecte départemental en 1948, et de Fabien Castaing, jeune architecte diplômé de l'école d'architecture de Toulouse[16], ainsi que du premier ensemble de logements sociaux réalisé à Toulouse après la Seconde Guerre mondiale. Les six pavillons totalisent 34 logements. Ils s'élèvent au cœur d'une vaste parcelle arborée entre l'avenue Jean-Rieux et la rue de Limayrac. L'édicule à l'entrée de la cité est orné d'un bas-relief du sculpteur Robert Pagès figurant une mère et ses enfants[17],[18].
  • no 184 : villa Mailhes
    La villa est construite en 1930 dans un style classique. Puis rénové en 2012. Elle se situe en face de la fin du lycée St Marie des Champs et au croisement de l'avenue avec la Rue Jean-Martin-Charcot. Elle est aujourd'hui la propriété de la famille Mailhes.
no 221 : maison néo-basque.
  • no 230 : maison.
    La maison, construite dans le deuxième quart du XXe siècle, est représentative de l'architecture régionaliste et du style néo-basque. Elle s'élève au cœur d'une vaste parcelle arborée, séparée de l'avenue Jean-Rieux par un mur de clôture en pierre. L'édifice se compose de plusieurs corps de bâtiment. Au rez-de-chaussée, les ouvertures sont en plein cintre, tandis qu'elles sont rectangulaires aux étages supérieurs. À droite, un escalier hors-œuvre permet de monter à une terrasse qui donne accès à la porte principale. Le niveau de comble est mis en valeur par un faux pan de bois peint encadrant une fenêtre triple, encadrée de pilastres[19]
no 230 : maison toulousaine.
  • no 230 : maison toulousaine.
    La maison, construite dans la deuxième moitié du XIXe siècle, est bâtie en brique. Elle s'élève parallèlement à l'avenue Jean-Rieux, mais en léger retrait. Elle se développe sur cinq travées et deux niveaux, séparés par un cordon. Le rez-de-chaussée est percé de baies rectangulaires, tandis que le comble est percé d'ouvertures qui ont des ornements en terre cuite[20]
  • no 239 : villa Gardinal.
    La villa est construite en 1956 pour la famille Gardinal, sur les plans de l'architecte Pierre Lafitte. La composition des façades sur l'avenue, l'utilisation des pilotis et le toit-terrasse sont caractéristiques du mouvement moderne et de l'influence de Le Corbusier. Au rez-de-chaussée, l'espace évidé est supporté par les pilotis. Il permet de distribuer la buanderie, le garage et une chambre. L'escalier monte au 1er étage, où le hall mène au séjour, qui s'ouvre sur un balcon au sud, vers les Pyrénées. Une porte dérobée distribue une chambre et la salle de bains. La façade nord, côté jardin, est remarquable pour sa courbure. Il est percé de quatre petites fenêtres qui éclairent l'escalier intérieur balancé à deux volées[21].

Personnalité

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Notes et références

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  1. La communauté des Carmes toulousains s'était refondée en 1986. Elle s'était d'abord installée dans l'ancienne maison de l'Apostolat de la prière, achetée aux Jésuites (actuel no 9 rue Monplaisir), avant qu'un groupe parte occuper en 1988 l'ancien couvent des Franciscains (actuel no 2 rue d'Aquitaine). En 1999, les Carmes se regroupent dans le couvent des capucins, qui rejoignent le couvent de la rue d'Aquitaine, tandis que les Jésuites reprennent possession du couvent de la rue Monplaisir.

Références

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  1. 1 2 Salies 1989, vol. 2, p. 368.
  2. Salies 1989, vol. 1, p. 185.
  3. Salies 1989, vol. 1, p. 310.
  4. Salies 1989, vol. 1, p. 323.
  5. « Le casernement de la Gendarmerie à Toulouse », Des prévôts aux commandants de région, sur le site Le cahier Toulousain, 15 septembre 2012 (consulté le 15 avril 2021).
  6. Salies 1989, vol. 2, p. 126.
  7. Salies 1989, vol. 2, p. 429.
  8. « Histoire des Carmes à Toulouse - Troisième fondation : 1986 à nos jours », sur le site des Carmes de Toulouse (consulté le 15 avril 2021).
  9. Notice no IA31129213, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  10. Salies 1989, vol. 2, p. 275.
  11. Notice no IA31129235, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  12. Notice no IA31103177, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  13. Notice no IA31122838, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  14. Papillault 2016, p. 238.
  15. Notice no IA31125972, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  16. Papillault 2016, p. 201.
  17. Notice no IA31125979, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  18. Fiche « Cité de la Régie du Gaz », sur le site PSS-Archi, 2 décembre 2009, mis à jour le 28 mars 2010 (consulté le 26 juillet 2021).
  19. Notice no IA31123828, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  20. Notice no IA31123821, sur le site de l'inventaire général du patrimoine, région Occitanie/ville de Toulouse.
  21. Papillault 2016, p. 204.
  22. Salies 1989, vol. 2, p. 489.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 (ISBN 978-2-8672-6354-5).
  • Rémi Papillault (dir.), Laura Girard et Jean-Loup Marfaing, Guide d'architecture du XXe siècle en Midi toulousain, coll. « Architectures », Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2016 (ISBN 978-2-8107-0469-9).

Articles connexes

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Liens externes

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