Ayo Bankole

compositeur et organiste nigérian

Ayo Bankole (né à Jos, le  ; mort à Lagos, le [1]) est un compositeur et organiste nigérian (groupe ethnique Yoruba, sud-ouest du Nigeria)[2].

Ayo Bankole
Bankole in 1960
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Naissance
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Lagos (Nigeria)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

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Il naît dans une famille de musiciens : son père, Theophilus Abiodun Bankole, est organiste et chef de chœur à l’église anglicane Saint-Luc à Jos, et sa mère enseigne la musique pendant de nombreuses années à l'école Queen's, à Ede, dans l’État d'Osun, un lycée du gouvernement fédéral.

Ayo Bankole étudie ensuite à Londres, à la Guildhall School of Music and Drama où il rencontre le jeune étudiant en art dramatique et poète Brian Edward Hurst. Bankole a utilisé un poème de Hurst, intitulé Children of the Sun, pour créer une vaste composition chorale sous le même nom. Cette œuvre fut interprétée à la Guildhall School en 1960. Bankole a aussi étudié au Clare College et a obtenu une bourse de la Fondation Rockefeller pour étudier l'ethnomusicologie à l'Université de Californie à Los Angeles[3]. Hurst a par ailleurs pris une photographie du compositeur nigérian debout à l'extérieur de la Guildhall School.

Il a travaillé comme professeur de musique, compositeur, chef de chœur, interprète et musicologue auprès de formations chorales indépendantes, notamment le « Choir of Angels » (composé d’élèves de trois lycées de Lagos : le Reagan Memorial, le Lagos Anglican Girls Grammar School et le Methodist Girls High School), la Lagos University Musical Society, la Nigerian National Musico-Cultural Society et le chœur de la Chapel of the Healing Cross, tous situés à Lagos. Il a composé de nombreuses œuvres de musique liturgique chrétienne en langue yoruba et ses compositions présentent des éléments issus à la fois de la musique traditionnelle nigériane et de la musique classique occidentale. Il a également composé des génériques pour certaines séries télévisées nigérianes.

L'une de ses œuvres majeures de la fin de sa carrière fut la « Cantate FESTAC n° 4 », pour solistes, chœur, orgue, orchestre et instruments traditionnels nigérians. Cette œuvre, liée au deuxième Festival mondial des arts et de la culture des Noirs et des Africains (FESTAC), a été créée en 1976 à la cathédrale du Christ de Lagos sous la direction du compositeur[4].

Bankole est mort en 1976 à Lagos, tué par un membre de sa famille d'après certaines sources[4].

Style et compositions

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Ayo Bankole est considéré comme l'un des compositeurs pionniers de la musique savante nigériane moderne. Son style de composition reflète une synthèse entre les traditions classiques occidentales et les éléments musicaux africains, notamment ceux issus de la musique yoruba[5].

Son œuvre comprend des compositions pour orgue, piano, chœur et voix soliste, dont beaucoup sont destinées à la liturgie chrétienne. Sa musique se caractérise par une vitalité rythmique, des inflexions modales et l'intégration d'expressions musicales autochtones dans un cadre formel occidental.

Œuvres

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Musique vocale

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  • Song cycle pour baryton-basse, 1958
  • Baba Se Wa ni Omo Rere (Père, fais de nous de bons enfants), cantate en yoruba, pour chœur de femmes et orchestre de chambre, 1958
  • Three Yoruba Songs, pour basse et piano, 1959
  • Three Part Songs, pour chœur de femmes, 1959
  • Beni Arunkarun Kan Ki Yio Sunmo Irere, 1959
  • Christmas Comes But Once a Year, 1959
  • Keresimesi Odun De, 1960
  • The Children of the Sun, 1961
  • Choral Fugue, 1962
  • Jona, cantate en yoruba, pour soprano solo, récitant en anglais, tambour, piano, tambura et orchestre, 1964
  • Canon pour Noël, 1964
  • Little Jesus, 1964
  • And Art Thou Come, 1964
  • Eru O b’Omo Aje, 1964
  • God Rest You Merry, 1966
  • Lullaby (Berceuse), 1966
  • Be Prepared (Girl Guide’s Jubilee Song) 1966
  • Dix chants Yoruba, pour voix et piano, 1966
  • Angels from the Realms, 1966
  • Ore-Ofe Jesu Kristi (La grâce de Jésus), pour chœur a cappella, 1967
  • The School Song, composé pour sa tante
  • Salve Christe, 1968
  • Psaume 23, 1968
  • Adura fun Alafia (Prière pour la paix), pour voix et piano, 1969
  • Ona Ara (Voies mystérieuses), pour grand chœur, solistes, orgue et instruments Yoruba, 1970
  • Fun Mi Ni ‘Beji, n°1 et 2, pour chœur a cappella, 1970
  • Love Everlasting, 1972
  • Mighty Africa Games, 1973
  • Festac, cantate en anglais et en yoruba, pour solistes, chœur et orchestre contenant des bois, des cuivres et quelques instruments traditionnels nigériens, 1974
  • Festac Cantata n°4, 1976
  • Grand Little One, paroles de Meki Nzewi
  • Gbogbo Aiye E Yo E Ho
  • Requiem
  • Sweet Sweet Jesus, paroles de Meki Nzewi

Claviers

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  • Ya Orule (1957)
  • Nigerian Suite (1957, 5 mouvements)
  • Christmas Sonata, sonate pour piano (1959)
  • The Passion, sonate n°2 en do majeur pour piano (1959, 3 mouvements)
  • English Winterbirds, sonate pour piano (1961)
  • Fugal Dance
  • Egun Variations en sol majeur. Sur Tona Nowe, un chant de l'ethnie Egun, l'une des quelques 200 du Nigeria
  • Variations for Little Ayo
  • Toccata and Fugue, pour orgue, 1960
  • Trois Toccatas, pour orgue, 1967

Notes et références

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  1. Schmidt, Cynthia. "Bankole, Ayo." in International Dictionary of Black Composers. Chicago: Fitzroy Dearborn. pp. 75-80. (ISBN 1884964273)
  2. (en) « Ekele: Piano Music by African Composers », sur Gramophone (consulté le )
  3. Sadoh et Godwin, « Ayo Bankole at 80 », Musical Times, vol. 156, no 1930, , p. 73–88 (JSTOR 24615725, lire en ligne)
  4. 1 2 Godwin Sadoh, « Ayo Bankole’s FESTAC Cantata: A Paradigm for Intercultural Composition », sur The Diapason, (consulté le )
  5. Olabode F. Omojola, « Contemporary Art Music in Nigeria: An Introductory Note on the Works of Ayo Bankole (1935–76) », Africa: Journal of the International African Institute, vol. 64, no 4, , p. 533–543 (DOI 10.2307/1161372)

Bibliographie

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  • Akin Euba, « Ayo Bankole: A View of Modern African Art Music Through the Works of a Nigerian Composer ». Dans Essays on music in Africa, no. 1 (1988), p. 87–117. Bayreuth: IWALEWA-Haus.
  • Aaron Horne, Keyboard Music of Black Composers: A Bibliography, Greenwood Press, 1992 (OCLC 246809073).
  • Olabode F. Omojola, « Contemporary Art Music in Nigeria: An Introductory Note on the Works of Ayo Bankole ». Africa: Journal of the International African Institute, v. 64, no. 4 (1994), p. 533–543.
  • Godwin Sadoh, Intercultural Dimensions in Ayo Bankole's Music. iUniverse, 2007. (ISBN 0-595-46436-X). (ISBN 978-0-595-46436-4).

Liens externes

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