Aziza Jalal
Aziza Jalal (en arabe : عزيزة جلال), de son vrai nom Aziza Mohamed Jalal, historiquement translittérée sous la forme Aziza Galal[1] ; née à Meknès le [1], est une chanteuse marocaine. Aziza Jalal s'est retirée de la scène artistique en 1985 alors qu'elle était au sommet de la chanson arabe[2]. Elle a repris ses activités artistiques en 2019[3]. Pour plus de détails concernant les variations d'orthographe régionales et l'indexation dans les catalogues, voir la section § Nom et translittération.
Aziza Galal
عزيزة جلال
| Surnom | la « voix angélique » |
|---|---|
| Nom de naissance | Aziza Mohamed Jalal |
| Naissance |
Meknès, |
| Activité principale | Chanteuse |
| Genre musical | Musique arabe, musique classique, pop |
| Années actives | 1975-1985 - Retour sur la scéne artistique en 2019 |
| Labels | Alam El Phan, Sawt El Hob, Sawt El Phan |
Biographie
modifierDébuts et célébrité
modifierAziza Jalal est née à Meknès, 130 kilomètres à l'est de Rabat, au Maroc, et obtient son diplôme universitaire à Meknès. Elle participe, en 1975, au programme de découvertes des talents artistiques, présenté et dirigé par le compositeur et parolier marocain Abdenbi Jirari, lors de l'émission de télévision Mawahib qu'il présentait dans les années 1960 et 1970 à la télévision marocaine pour découvrir en compétition de jeunes talents marocains dans divers domaines artistiques. Abdenbi Jirari a fait découvrir au public non seulement Samira Saïd, Naima Samih, et la défunte Raja Belmlih, mais aussi Aziza Jalal[4]. Lors de cette émission, Aziza Jalal chante des chansons de Shadia et d'Asmahan.
Aziza Jalal partira, à la demande de producteurs de chansons aux Émirats arabes unis pendant une courte période de temps, en lui produisant trois reprises de chansons originellement du chanteur émirati Jaber Jassem, Sayidi Ya Sid Sadati, Ghzayel Felah, Ya Shoue, des chansons ayant connues un succès dans le monde arabe. À l'invitation de l'une des principales sociétés de production des disques de musique égyptiennes et arabes, et afin de participer à une cérémonie spéciale et de participer à la cérémonie d'ouverture du Festival international du film du Caire, Aziza Jalal part vers l'Égypte, et ainsi les portes de célébrité se sont ouvertes à la jeune chanteuse marocaine.

Aziza Jalal reçoit, pendant ce temps en Égypte, des offres dans le domaine du cinéma notamment de la part du producteur libanais Tannous Faranjeih. Elle épouse en 1985 l'homme d'affaires saoudien Cheikh Ali bin Butti al-Ghamdi, et quitte l'art au sommet de la gloire et de la célébrité après un court parcours artistique plein de productions. Elle est maintenant heureuse de sa vie conjugale à Taëf avec ses deux fils qui sont diplômés de l'université.
La première station : Maroc
modifierAziza Jalal a été la première chanteuse arabe précédée par la douceur de sa voix en Égypte[réf. nécessaire] lorsque sa participation aux compétitions du programme musical marocain Mawaheb a été publiée dans les journaux marocains et arabes. Le programme est supervisé par le M.Abdenbi Jirari.
Elle participe, et pour la première fois, à la célébration de la fête du trône du Roi Hassan II à l'âge de 20 ans et sur la scène du plus grand théâtre au Maroc, le théâtre du Roi Mohamed VI, où elle a chanté Halakti Ayouni Hna W Hnak ainsi que d'autres chansons comme Layali Al Ons , le Roi a apprécié sa voix et sa performance à cet âge précoce. Plusieurs artistes et producteurs ont recommandé la jeune Aziza Jalal de la nécessite de voyager au Caire.
Après ses débuts à la télévision publique marocaine, notamment à la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT), Aziza Jalal poursuit son parcours artistique et s’oriente vers le monde arabe. Elle se rend au Caire, alors considéré comme l’un des principaux centres de la production musicale arabe, afin d’y poursuivre sa carrière et de travailler avec des poètes, paroliers et compositeurs de renom.
Sa voix attire l’attention du milieu de la production musicale. Elle est notamment remarquée par la société égyptienne de production et de distribution Sout El-Hob, fondée et dirigée par le producteur Atef Montasser. La société produit plusieurs de ses premiers enregistrements, dont des œuvres composées par Mohammed Al-Mougui.
La deuxième station : Émirats arabes unis
modifierAziza Jalal a quitté sa ville natale Meknès la première fois en 1975 alors qu'elle était la seule à avoir le talent parmi ses sept frères et sœurs. Elle a vécu brièvement aux Émirats arabes unis où elle a repris les chansons du défunt Jabir Jassim :
Sayidi Ya Syid Sadati, Ghazil Fela, Ya shouq Hezni Al Hawa Shouq.

Le Caire : La porte de la gloire
modifierDès son arrivée au Caire, Aziza a commencé à préparer des chansons des plus importants auteurs et compositeurs égyptiens tels que Sinbati, Taweel, Muji, Baligh, et Sayed Makkawi, qui cherchaient une telle voix depuis la mort d’Abdel Halim Hafez. Aziza Jalal, par sa présence sur la scène et sa performance, et par le fait qu'elle dispose de couches de voix qui la qualifient pour être l'ambassadrice de la chanson de chansons authentiques, s'est donc rendue en Égypte à l'invitation d'une des principales sociétés de production pour revivre une cérémonie spéciale et participer à la cérémonie d'ouverture du Festival du film du Caire. La première chanson était Ila Awal Ma tqabelna selon les mots du poète Mamoun al-Shennawi, qui a chanté de ses paroles les stars du chant en Égypte et dans le monde arabe et le compositeur de musique Mohammed Al-Mughi, qui est sorti du vide qu'il a vécu à cause de la rareté des voix à l'époque.
Succès
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La première chanson, Ila Awel Matkabilna, des mots du poète et Kamel Shinawi, et composée par le musicien Mohammed Al Mogi, qui, lui, a composé Howa El Hobi Lieba, ou L'amour est un jeu?, est également un succès dans le monde arabe. Rapidement, Aziza Jalal devient une star dans le monde de la chanson arabe, collaborant ainsi avec les plus grands noms des artistes compositeurs, paroliers et Poètes arabes de l’époque comme Helmi Bakr, le grand compositeur Baligh Hamdi, qui lui a composé deux chefs-d’œuvre tel que Mestaniak. Sans oublié le compositeur Saied Makkawi, et le grand compositeur de la chanson arabe classique qui a composé aussi à la diva arabe Oum Kalthoum, soit Riyadh Sombati. La dernière chanson enregistrée par Aziza Jalal fut la chanson Man Ana?, ou Qui suis-je?, qui a été aussi la dernière chanson de Riyadh Sombati. Avec sa voix puissante et claire, on aurait dit qu'Aziza Jalal avait une voix démoniaque et angélique d'une pureté incomparable[5], Aziza Jalal a chanté la religion, l'amour et la nation marocaine. Chanteuse préférée du roi Hassan II, elle a chanté pour la marche verte et l'unité nationale, comme elle a chanté pour Jérusalem et elle aussi chanté pour l'unité arabe lors des jeux panarabes à Rabat, au Maroc de 1985. La diva Aziza Jalal a donné une série de concerts nationaux et internationaux, pour des causes humanitaires.
Le retrait de Aziza Jalal à l'âge de 26 ans
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Aziza Jalal a donné plusieurs concerts dans plusieurs pays arabes, dont l'Égypte, la Syrie, l'Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït, la Tunisie, et son dernier concert était au Maroc au Théâtre Mohamed cinq, à Rabat. Aziza Jalal vend des millions d'albums à travers ses hits Mistaniyak, Howa, Al Hobi Lieba, Haramti Al Hobi Alaya, Waltakayna, Zayé Manta, et Minak Wi Ilik, et Rouhi Feek Ana[6]. En 1985, Aziza Jalal chante à la cérémonie d’ouverture des jeux panarabes à Rabat, au Maroc. La même année, elle se marie avec un homme d'affaires saoudien. Aziza Jalal ne chantera désormais.
La carrière d’Aziza Jalal, bien que relativement courte, a contribué à établir sa notoriété dans le monde de la chanson arabe. Sa voix et son style d’interprétation ont fait l’objet de commentaires élogieux dans la presse. Dans un article publié le 7 juin 2019 par TelQuel, le journaliste Anis Hajjam revient sur son parcours et décrit sa voix, sa sensibilité et sa présence scénique. Il qualifie également sa retraite de la scène de prématurée et souligne la réaction qu'elle a suscitée auprès du public arabe. Le terme de « crash » employé dans l'article est utilisé au sens figuré pour évoquer l'impact de sa retraite artistique.
Sa voix douce reste inoubliable pour son public[2]. « Une voix intellectuelle, une sensibilité intuitive, une prestance qui en impose, un chant qui console. L’artiste pénètre les âmes et les enjolive[7] ». Elle est cette chanteuse que l’audience arabe attendait tel le messie.

Le grand retour de Aziza Jalal
modifierAprès 34 ans, la chanteuse Aziza refait parler d’elle[8]. « Un passage à la télévision saoudienne MBC[9] a suffi à laisser libre cours à des spéculations sur un retour de l’artiste à la chanson. Plus de trente ans après son retrait, cette éventualité n’est pas été évoquée », écrit le journaliste Anis Hajjam dans un article de TelQuel publié le .
Discographie
modifierAlbums Studio
modifier| Chansons | الأغاني |
|---|---|
| Halakti Ayouni Hna W Hnak | حلقت عيوني هنا وهناك |
| Ahila Al Maghreb | عاهل المغرب |
| Batala Al Qodss | بطل القدس |
| Ya Laylo Toul | ياليـل طول |
| Al Aido Ada | العيد عاد |
| Annouro Mawsolo | النور موصول |
| Yorani Liarchika | يغن لعرشك |
| Min Koli Dakit Alb | من كل دقة قلب |
| Sayidi Ya Sid Sadati | سيدي ياسيد ساداتي |
| Gazayil Follah | غزيل فله |
| Ya Shoue | ياشوق هزني هوى الشوق |
| Ella Aweel Matkabilna | إلا أول ماتقابلنا |
| Howa El Hobi Liaba | هو الحب لعبه |
| Waltakayna | والتقينا |
| Zayi Manta | زي مانت |
| Minak Wi Eleek | منك واليك |
| Mestaniak | مستنياك |
| Min Haak Tiatibni | من حقك تعاتبني |
| Haramti El Hob | حرمت الحب عليه |
| Rouhi Feek | روحي فيك |
| Azzamzamiya | قصيدة الزمزمية |
| Mawlay | مولاي |
| Ghali Ya Hassan | غال ياحسن |
| Inta Omri | إنت عمري |
| Arouh Limin | أروح لمين |
| Al Atlal | الأطلال |
| Layali El Onss | ليالي الأنس |
| Youmi El Massira | ِمِن يِنسى يوم المسيرة |
| Official song of the Pan Arab Games 1985 | 1985 الأغنية الرسمية لإفتتاح الألعاب العربية |
| Man Ana | من أنا؟ |
Nom et translittération
modifierAziza Jalal (en arabe : عزيزة جلال) est également créditée sous l'orthographe latine Aziza Galal. Ces deux graphies désignent la même chanteuse marocaine ; la différence reflète la translittération et la prononciation de son nom arabe dans l'alphabet latin. L'orthographe Jalal est largement utilisée dans les références marocaines, francophones et internationales, tandis que Galal apparaît principalement dans les publications musicales, les enregistrements et les catalogues égyptiens[10][11].
L'orthographe Aziza Jalal est employée par de nombreuses sources médiatiques et culturelles d'envergure. Le magazine marocain TelQuel, par exemple, l'a désignée sous le nom d'« Aziza Jalal » lors de sa couverture de son retour à la vie publique[12]. Les ouvrages de référence en langue anglaise utilisent également Aziza Jalal, notamment le Routledge Handbook on Women in the Middle East, qui l'identifie explicitement comme une chanteuse marocaine[10].
L'orthographe Aziza Galal est quant à elle historiquement documentée dans les publications musicales arabes et égyptiennes. Dans la revue Arabies (page 83), un passage consacré aux chanteuses de la scène musicale égyptienne évoque Aziza Galal sous cette graphie, décrivant son succès et sa voix distinctive[11]. Cela fournit un exemple historique publié de la forme Galal parallèlement à la forme Jalal, plus répandue.
La coexistence de Jalal et Galal est conforme aux variations régionales de prononciation et de représentation latine de la lettre arabe ج (jīm). En arabe égyptien, le ج est couramment prononcé comme une occlusive vélaire voisée /ɡ/, tandis que l'arabe marocain et d'autres variétés de l'arabe possèdent des prononciations différentes. La recherche linguistique sur l'arabe égyptien documente le développement historique et la persistance de la prononciation /ɡ/ au Caire et en Basse-Égypte[13][14][15].
Dans ce contexte linguistique, Galal reflète la prononciation égyptienne du nom arabe جلال, avec la consonne initiale prononcée /ɡ/, tandis que Jalal représente l'orthographe latine habituellement rencontrée dans les contextes marocains et internationaux plus larges. Les deux formes correspondent donc au même nom arabe originel, عزيزة جلال, plutôt qu'à deux identités artistiques distinctes.
Cette coexistence des deux graphies s'observe également dans les catalogues musicaux et les plateformes d'écoute. Le catalogue de Spotify comprend des albums associés à l'artiste où elle est identifiée sous l'orthographe Aziza Jalal, tandis que d'autres entrées de catalogue utilisent Aziza Galal[16],[17].
L'orthographe Aziza Galal est de la même manière préservée dans les archives d'enregistrements du répertoire musical des années 1970 et 1980. Par exemple, le catalogue de Mazzika présente le titre « Aziza Galal – Rouhi Feek » conjointement avec le nom arabe عزيزة جلال, fournissant une preuve directe de l'association de l'orthographe latine Galal avec la forme arabe du nom de la chanteuse[18].
La distinction est donc purement une question de translittération en caractères latins et de prononciation régionale, et non d'identité. Aziza Jalal demeure l'orthographe principale utilisée pour le titre de l'article et dans la majorité des sources marocaines et internationales, tandis qu'Aziza Galal reste une variante historique légitime présente dans les publications musicales égyptiennes, les enregistrements et les catalogues numériques.
Sources
modifier- (en) Suad Joseph et Afsaneh Najmabadi, Routledge Handbook on Women in the Middle East, Routledge,
- « Égypte : Les voix de femmes », Arabies, nos 25–30, , p. 83
- (en) Manfred Woidich et Liesbeth Zack, « The g/ğ-Question in Egyptian Arabic Revisited », Estudios de Dialectología Árabe, no 4, , p. 33–51
- (de) Manfred Woidich, Das Kairenisch-Arabische: Eine Grammatik,
- (en) El-Said Badawi et Martin Hinds, A Dictionary of Egyptian Arabic: Arabic-English,
Notes et références
modifier- 1 2 Aziza Galal sur alrai.com, consulté le 15 août 2014.
- 1 2 Aziza Jalal : A short but intense career that saw her reach the pinnacle of artistic success.
- ↑ « Aziza Jalal revient au chant après 30 ans d’absence », sur Le7tv.ma, (consulté le )
- ↑ MAP, « Le parolier Abdenbi Jirari n'est plus », sur Le Matin.ma, (consulté le )
- ↑ عزيزة جلال نموذج للطرب الكلاسيكي بحنجرتهاالمميزة والألحان الفخمة)
- ↑ عزيزة جلال (أشهر من جلست على كرسي الانتظار)
- ↑ Aziza Jalal… la voix angélique
- ↑ « Vidéo. 30 ans après, la diva, Aziza Jalal enchante à nouveau , H24info », (consulté le )
- ↑ « Le retour insoupçonné de Aziza Jalal », sur Telquel.ma (consulté le )
- 1 2 Joseph et Najmabadi 2022.
- 1 2 Arabies 1988.
- ↑ « Le retour insoupçonné de Aziza Jalal », TelQuel, 7 juin 2019 [consulté le 9 août 2026].
- ↑ Woidich et Zack 2009.
- ↑ Woidich 2006.
- ↑ Badawi et Hinds 1986.
- ↑ « Aziza Jalal – Spotify artist profile », Spotify [consulté le 9 août 2026].
- ↑ « Aziza Galal – Spotify artist profile », Spotify [consulté le 9 août 2026].
- ↑ « Aziza Galal – Rouhi Feek », Mazzika [consulté le 9 août 2026].
Livres de références
modifier- الرماد والموسيقى: حفريات في ذاكرة غنائية عربية, واصل، أحمد, دار الفرابي، 2009 - (ISBN 9953713340), 9789953713342- . (ar)
- Alif bāʼ, Volume 10, by Karīm Irāqī, Publisher, Dār al-Jamāhīr lil-Ṣiḥāfah, 1977, Indiana University - Digitized on 16 July 2010
- Iraqi Maqam voices of women: an analytical study of the critical technical experience of Iraqi women in singing Almqami, by Hussein Azami, by Hussein Azami, AIRP, 2005 - 316 pages. (ISBN 9953366772), 9789953366777. (ar)
- Songs and stories, by Karīm Irāqī, by Karīm Irāqī, Company Whites of Arts and Letters, Volume 1, Aghānī wa-ḥikāyātuhā, Karīm ʻIrāqī - . (ar)
- La condition de la femme au Maroc, by Abderrazak Moulay Rchid, Volume 33 of Collection de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales: Série de langue française Issue 33 of Collection: Série de langue française, Jamiʻat Muḥammad V. Kullīyat al-Huqūq wa-al-ʻUlūm al-Iqtisādiyah wa-al-Siyāsiyah, Éditions de la Faculté des sciences juridiques, économiques, et sociales de Rabat, 1985 - . (fr)
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :
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