Baiser des meufs trans

zine américain de Mira Bellwether

Baiser des meufs trans (Fucking Trans Women, FTW) est un zine écrit par Mira Bellwether. Un unique numéro de 80 pages, numéroté « #0 », est publié en , puis republié en sous le titre Fucking Trans Women: A Zine About the Sex Lives of Trans Women ; d'autres numéros étaient prévus, mais aucun n'est publié. Les articles de Mira Bellwether explorent diverses pratiques sexuelles impliquant des femmes trans[note 1].

Baiser des meufs trans
unE zine sur la vie sexuelle des meufs trans
Auteur Mira Bellwether
Pays États-Unis
Version originale
Langue anglais
Titre Fucking Trans Women
Éditeur autoédité
Date de parution (numérique)
(imprimé)
Nombre de pages 80
ISBN 9781492128939
Version française
Traducteur Mirza-Hélène Deneuve
Éditeur Transgrrrls
Date de parution 2019
Type de média Zine
Illustrateur Mira Bellwether
Nombre de pages 86

Baiser des meufs trans est la première publication notable consacrée à la sexualité des femmes trans, et se distingue par son approche novatrice centrée sur le point de vue des femmes trans elles-mêmes, ainsi que par l'inclusion d'instructions pour de nombreux actes sexuels décrits[1]. En mettant l'accent sur les pratiques sexuelles possibles avec un pénis flaccide ou ne faisant pas intervenir le pénis du tout, le zine invente le terme muffing pour désigner la stimulation des canaux inguinaux, une pratique qu'il contribue à populariser. Le zine fait l'objet d'une attention tant populaire qu'universitaire et est décrit dans Sexuality & Culture (en) comme « un guide complet de la sexualité des femmes trans »[2]. Dans Playboy, il est « largement considéré » comme le « guide le plus approfondi sur les rapports sexuels avec des corps trans féminins n'ayant pas eu, ou pas encore eu, recours à la chirurgie »[3].

Il est traduit en français en 2019 par Mirza-Hélène Deneuve et le collectif Transgrrrls.

Contexte

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Mira Bellwether[note 2], qui se décrit elle-même comme une « gouine trans »[4] qui vit alors dans l'Iowa[note 3], crée le zine sur une période d'« environ un an »[10]. Elle s'inspire en partie du magazine Drag, publié entre les années 1970 et 1980, et de ce qu'elle décrit comme « un esprit de sororité et de coopération entre drag queens, transsexuelles et travestis, qui se manifeste dans des articles évoquant nos points communs et nos expériences partagées, ainsi que nos luttes politiques communes à travers les différentes communautés »[11],[9]. Elle a d'abord l'intention de publier un zine réunissant des contributions d'autres personnes, mais juge le matériel reçu insuffisant ; elle choisit donc d'en faire un projet en solo et de le numéroter « #0 », laissant ainsi la place à un futur « #1 » rassemblant les contributions d'autres autrices[12]. Dans un entretien accordé à Kennedy Nadler pour Autostraddle en 2013, elle écrit avoir « voulu aborder des aspects de notre sexualité auxquels les médias n'accordent presque jamais d'attention : celles d'entre nous qui aiment avoir des rapports sexuels avec d'autres femmes, trans ou non, ainsi que certaines des difficultés (mais aussi des plaisirs particuliers) que rencontrent les femmes trans lorsqu'elles ont des rapports sexuels avec des femmes cis »[13].

Fucking Trans Women #0 est publié en ligne en [13], présenté comme un « géant de 80 pages »[14]. Mira Bellwether le republie en version imprimée via CreateSpace en [15] sans la mention « #0 » et avec le sous-titre A Zine About the Sex Lives of Trans Women[16].

Conception graphique

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Image externe
Couverture du numéro 0, Une femme en justaucorps (avec un renflement à l'entrejambe bien visible), veste ouverte et bottes à talons, se tient debout en tenant un fouet. Des silhouettes indistinctes courent en cercle à ses pieds.

La couverture du zine représente une femme en justaucorps (avec un renflement à l'entrejambe bien visible) et veste ouverte, tenant un fouet. À ses pieds, des silhouettes indistinctes courent en cercle[5].

Rachel Stevens et Megan Purdy de WomenWriteAboutComics (en) qualifient la conception graphique de « volontairement désordonnée »[17]. Le zine est en blanc et noir, les articles se superposant à des images en niveaux de gris de femmes nues ou prenant des poses érotiques[17]. Pour nombre des pratiques décrites par Bellwether, aucun schéma scientifique n'existait ; elle les illustre elle-même[6] dans une démarche novatrice pour l'époque[18].

Contenu

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Schéma du muffing (invagination du scrotum et pénétration des canaux inguinaux), montrant les canaux et l'anneau inguinal superficiel en rouge.
« Je pense que l'une des idées de FTW dont je suis le plus fière est que le pénis peut être un organe de réception du plaisir, quel que soit son état. »

Mira Bellwether, entretien dans Autostraddle[13].

Dans le zine, Bellwether se concentre sur les expériences physiques[note 1] des femmes trans[19]. Elle met en lumière à la fois les différences entre les corps des femmes trans et ceux des hommes cis[20] et leurs similitudes avec les corps des femmes cis, par exemple entre les structures du pénis et du clitoris[21]. Bellwether avait un pénis et se concentrait donc sur le point de vue des femmes trans n'ayant pas eu, ou pas encore eu, recours à la chirurgie génitale[20]. Elle met l'accent sur les pratiques sexuelles possibles avec un pénis flaccide (« mou ») (en)[22] associant la dysfonction érectile induite par l'hormonothérapie féminisante (en) au plaisir plutôt qu'à un manque de satisfaction sexuelle[23]. Elle critique le fait que « presque tout le discours sur les pénis » se concentre « sur les pénis en érection, durs, pénétrants »[24]. Elle explique également comment les femmes trans ayant un pénis peuvent utiliser un gode ceinture, susceptible de procurer davantage de plaisir et permettant aux femmes trans de définir elles-mêmes la signification des parties de leur corps[25].

« Je veux me laisser tomber dans tes bras et être serrée aussi fort que possible parce que je suis belle et spéciale. Je ne veux pas me demander si tu as peur de me toucher, je veux savoir que ce n'est pas le cas. »

Bellwether, Fucking Trans Women #0, « Touch », p. 48[26].

Un autre axe majeur du zine est l'innervation du corps des femmes trans. Mira Bellwether décrit le « réseau dense » de nerfs parcourant les zones génitales des femmes trans, et présente des moyens de les solliciter pour procurer du plaisir[27], notamment en stimulant le périnée[28]. Elle écrit qu'il est important que les partenaires des femmes trans abordent le contact avec leur corps avec enthousiasme, plutôt que de l'éviter par crainte de les offenser[26].

Bellwether invente le terme muffing pour désigner l'acte consistant à invaginer le scrotum et à pénétrer les canaux inguinaux, une pratique dont la popularisation est attribuée à Baiser des meufs trans[29]. Plusieurs variantes existent : faire entrer et sortir les testicules des canaux inguinaux[3], ce que Bellwether nomme l'« autopénétration »[30] ; pousser les testicules vers l'intérieur, puis masser le testicule et l'ouverture du canal [3],[31] ; ou encore introduire les doigts dans les canaux sans recourir aux testicules[14],[32]. Cette technique de masturbation stimule les nerfs ilio-inguinal et génito-fémoral[33]. De nombreuses femmes trans connaissent déjà l'insertion des testicules dans les canaux inguinaux dans le cadre du tucking, une pratique grâce à laquelle Bellwether découvre elle-même cette technique[34]. La chercheuse Lucie Fielding écrit que Bellwether n'était probablement pas la première à avoir eu cette idée[29]. Grace Elisabeth Lavery (en) cite l'Autobiography of an Androgyne (1918) de Jennie June comme une description ancienne de cette même pratique[35].

Mira Bellwether insiste sur la nécessité, pour les femmes trans, d'apprendre comment fonctionne leur propre corps, décrivant une démarche de « science folle et sexy (blouses blanches et gants de cuir facultatifs) » consistant à partir des données pour aboutir à des conclusions, et s'adressant à ses lectrices comme à ses « consœurs cartographes génitales »[36],[37]. Elle refuse que l'on attribue une signification plus profonde aux organes génitaux des personnes trans, écrivant : « ce que j'ai entre les jambes n'est ni une métaphore ni une analogie, mais quelque chose de nouveau et de merveilleux »[38] et « Mon corps est un corps de femme et il comprend mon pénis, un pénis de femme. »[39]. Dans le contexte du muffing, elle désigne ses canaux inguinaux par le terme chattes (en)[40], une appellation que Lucie Fielding, dans Trans Sex, relie à un phénomène plus large : la pratique, chez les personnes trans, de renommer les parties de leurs corps (en)[41]. Bellwether désigne « le tube de chair sensible, traversé de nerfs et de vaisseaux sanguins » sous le terme de pénis, par souci de clarté, sans pour autant prétendre qu'il s'agisse là d'un terme objectivement correct[42],[17].

Réception et postérité

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Baiser des meufs trans est mis en avant par Greta R. Bauer et Rebecca Hammond dans le Canadian Journal of Human Sexuality (en) comme une ressource pour la santé sexuelle des personnes trans[43] et est décrit par Shoshanna Rosenberg et ses coautrices dans Sexuality & Culture (en) comme « un guide complet de la sexualité des femmes trans »[2]. Le muffing en particulier suscite l'attention de plusieurs médias grand public, dont Playboy[3], Broadly[14], Autostraddle[32] et The Daily Dot [44]. Il est également mis en avant par la chercheuse Lucie Fielding dans la chronique de conseils sexuels (en) tenue par Stoya pour Slate[45]. Tobi Hill-Meyer, dans Autostraddle, écrit que « le fait d'avoir déjà une certaine familiarité avec cette zone grâce au tucking a conduit certaines femmes trans et personnes transféminines à l'explorer, et pour celles qui souffrent de dysphorie génitale, être pénétrée par l'avant peut revêtir un sens profond »[32]. Katelyn Burns, dans Playboy, insistant elle aussi sur le fait que le muffing est moins susceptible de provoquer une dysphorie, affirme que Baiser des meufs trans est « largement considéré comme le premier et le plus approfondi des guides sur les rapports sexuels avec des corps trans féminins n'ayant pas eu, ou pas encore eu, recours à la chirurgie » ; Carla Pfeffer, dans le Journal of Homosexuality, et Constance Augusta Zaber, dans Book Riot, le qualifient également de précurseur en la matière[1].

Dans Trans Sex, Fielding décrit un processus de « démystification » consistant à dépasser la « réalité habituelle » de son propre corps et identifie comme « fondatrice » de ce processus la déclaration suivante de Bellwether dans Baiser des meufs trans : « La forme du corps de quelqu'un ne détermine pas nécessairement ce que ce corps signifie, comment il fonctionne, ou ce qu'il peut faire »[46] ; elle cite encore cette phrase pour réfuter l'idée selon laquelle toutes les femmes trans ayant eu recours à la chirurgie souhaiteraient nécessairement avoir des rapports impliquant une pénétration vaginale[31]. Ana Valens, dans The Daily Dot, salue en particulier la critique du phallocentrisme portée par Bellwether[47]. Rédigeant elle-même des guides sexuels pour ce média ainsi que pour Allure, elle cite Bellwether lorsqu'elle aborde l'innervation des zones génitales des femmes trans, par opposition à une approche centrée uniquement sur le pénis[47],[48]. Dans un article de 2022 paru dans Mary Sue, Valens qualifie Baiser des meufs trans d'« étalon-or en matière de sexualité et de masturbation transféminines », et écrit que, 12 ans après sa première publication, l'ouvrage demeurait « l'une des meilleures ressources pour les personnes transféminines ayant un pénis »[49].

Rachel Stevens de WomenWriteAboutComics (en) salue le message adressé par Mira Bellwether aux femmes trans selon lequel elles n'ont pas à imiter la pornographie transgenre ; sa collègue Morgan Purdy partage cet avis et souligne son « rejet total de toute codification d'une sexualité unique des femmes trans »[17]. Diana Tourjée, de Broadly, qualifie Baiser des meufs trans d'œuvre « pionnière » et « emblématique »[14]. Reprenant le terme que Bellwether préfère pour désigner ses canaux inguinaux, elle écrit que le zine « a aidé toute une génération de jeunes femmes trans n'ayant pas eu, ou pas encore eu, recours à la chirurgie, à se réapproprier leur "chatte" et à découvrir de nouvelles pratiques sexuelles en accord avec leur corps genré »[14]. Nadler d'Autostraddle affirme que ce zine est celui qui a le plus influencé sa vie, et écrit[13] :

« L'attention portée par le zine aux corps des femmes trans n'ayant pas eu, ou pas encore eu, recours à la chirurgie, et à la façon dont ces corps se meuvent dans l'intimité, fut une révélation. La lecture de FTW m'a sans doute offert mon premier aperçu d'une compréhension des corps de femmes trans, comme le mien, non plus comme des projets inachevés ou des visions dérangeantes, mais comme portant déjà, en eux, la capacité d'être beaux, le potentiel d'être sexuels et désirables. »

Elle souligne également la double lecture possible du titre du zine, qui peut être compris soit dans le sens de « comment baiser des femmes trans », soit dans celui de « femmes trans qui baisent »[13]. Kai Cheng Thom, dans Xtra Magazine, évoque elle aussi son impact sur sa propre transition et celle d'autres femmes, écrivant : « FTW a surgi directement dans le trou noir qui a historiquement entouré la sexualité des femmes trans — et il a brillé comme une étoile guide. Écrit dans la voix si singulière de Bellwether, sans excuses, drôle et d'une intelligence féroce, FTW a abordé le plaisir des femmes trans selon nos propres termes », alors même que « la société dominante préférerait que nous n'ayons aucune sexualité du tout ». Thom décrit le zine comme ayant acquis un « statut mythique », transmis de femme trans en femme trans comme un « savoir communautaire »[8].

Second numéro envisagé

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Mira Bellwether ne prétend pas parler au nom de toutes les femmes trans, mais cherche plutôt à dépeindre une diversité d'expériences[50] et sollicite des contributions de ses lectrices pour combler les manques[51]. Elle reconnait que les pratiques décrites dans le zine peuvent ne pas correspondre aux expériences et aux désirs de toutes les femmes trans, déclarant à Nadler : « Ce n'est pas l'histoire de tout le monde, mais c'est la mienne. »[13]. Fucking Trans Women #0 se conclut par un appel à contributions pour un prochain numéro, devant aborder la sexualité anale, les rapports entre partenaires trans et le BDSM[52].

Au moment de sa mort en 2022, Bellwether souhaitait toujours publier au moins un autre numéro, et se montrait frustrée par le faible nombre de réponses reçues à son appel à contributions, malgré le succès considérable du premier numéro au sein des communautés transféminines. Elle plaidait en conséquence pour un dialogue au sein de la communauté trans qui permettrait plus facilement aux femmes trans d'écrire avec franchise sur leur vie sexuelle[9].

Éditions

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  • (en) Fucking Trans Women #0, auto-publié, (lire en ligne).
  • (en) Fucking Trans Women: A Zine About the Sex Lives of Trans Women, CreateSpace Independent Publishing Platform, (ISBN 9781492128939).
  • Baiser des meufs trans : unE zine sur la vie sexuelle des meufs trans (trad. Mirza-Hélène Deneuve, ill. Elliot, Jésus Marie Josette, GuyNotAGuy, Nath, Théophile, Peter), Transgrrrls, , 86 p., PDF (lire en ligne).

Notes et références

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  1. 1 2 Certaines sources, dont Burns 2017, Hill-Meyer 2022 et Valens 2022a, traitent de Fucking Trans Women dans le contexte plus large des personnes transféminines, plutôt que des femmes trans seules.
  2. Elle donne son nom complet, Miranda Darling Bellwether, sur la troisième de couverture[4] mais se faisait appeler Mira dans le reste de sa vie, y compris sur la couverture du zine[5] ; elle est désignée sous le nom de Mira dans les articles relatant sa mort[6],[7],[8],[9]
  3. Selon Holzer 2023, Bellwether quitte son État natal de l'Iowa dès qu'elle le peut, et déménage fréquemment à travers les États-Unis durant sa vingtaine et le début de sa trentaine. Cependant, selon Bellwether 2010, p. i, elle vit en Iowa au moins au moment où elle achève Baiser des meufs trans.

Références

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  1. 1 2
    • Pfeffer 2014, p. 597. "Fucking Trans Women (Issue #0) broke ground by centering trans women's perspectives and experiences around sex and sexuality—including instructional guides on actual sexual practices."
    • Zaber 2015. "Originally published as a zine FTW was the first book (or at least the first I can find that gained wide recognition) to address the sex lives of trans women."
    • Burns 2017. "Fucking Trans Women [is] widely considered to be the first and most in-depth guide to having sex with pre- and non-op trans femme bodies."
    • Thom 2023. "When Bellwether first published [Fucking Trans Women], there were virtually no sources of sex education devoted to trans women's unique needs and experiences."
  2. 1 2 Rosenberg, Tilley et Morgan 2019, p. 965.
  3. 1 2 3 4 Burns 2017.
  4. 1 2 Bellwether 2010, inside back cover.
  5. 1 2 Bellwether 2010, front cover.
  6. 1 2 White 2022.
  7. Kish 2022.
  8. 1 2 Thom 2023.
  9. 1 2 3 Holzer 2023.
  10. Bellwether 2010, p. i.
  11. Bellwether 2010, p. 63.
  12. Bellwether 2010, p. i, 70.
  13. 1 2 3 4 5 6 Nadler 2013.
  14. 1 2 3 4 5 Tourjée 2017.
  15. Bellwether 2013b.
  16. Zaber 2015, faisant référence à Bellwether 2013a.
  17. 1 2 3 4 Stevens et Purdy 2015.
  18. Pfeffer 2014, p. 597.
  19. Kelly 2018, p. 124. "Bellwether centers bodily experience above language or narrative, insisting that it is 'Best to begin from the beautiful explosive moments of pleasure and discovery, and to let the rest come after'. Quoting Bellwether 2010, p. 3.
  20. 1 2 Tourjée 2017, citant Bellwether 2010, p. 2. "[J]ust because what's in my crotch looks like a penis doesn't necessarily mean that it works like a penis." Voir plus loin Bellwether 2010, p. 14.
  21. Bellwether 2010, p. 7. "Penises are clits." Discussed further in Nadler 2013.
  22. Fielding 2021, p. 77, citing Bellwether 2010, p. 7–8. See further Bellwether 2010, "Soft Science/Soft Bodies", pp. 26–32.
  23. Rosenberg, Tilley et Morgan 2019, p. 964–965.
  24. Fielding 2021, p. 77, citant Bellwether 2010, p. 7.
  25. Stevens et Purdy 2015, citant Bellwether 2010, "Strap-ons and Toys", p. 38. "Dildos let me fuck someone with a cock, without using a part of my own body as a cock."
  26. 1 2 Stevens et Purdy 2015, citant Bellwether 2010, "Touch", pp. 46–48.
  27. Valens 2019b, citant Bellwether 2010, p. 11.
  28. Valens 2022a, citant Bellwether 2010, p. 10.
  29. 1 2 Fielding 2021, p. 93. "Folx have probably been muffing each other for ages, but the term was coined by Bellwether in Fucking Trans Women and popularized through her extensive guide to the practice therein." Citing Bellwether 2010, "An Illustrated Guide to Muffing and the Inguinal Canals", pp. 15–25.
  30. Bellwether 2010, p. 24.
  31. 1 2 Fielding 2021, p. 93.
  32. 1 2 3 Hill-Meyer 2022.
    • Tourjée 2017. "Dr. Curtis Crane, a urologist who specializes in gender confirmation surgeries, ... affirms that it is totally logical to finger your trans cunts. 'Anatomically, the ilioinguinal and genitofemoral nerves—which both give sensation to the genital area—are right there in that canal, so that would feel good,' he says".
    • Fielding 2021, p. 94
  33. Burns 2017. "Bellwether herself discovered muffing almost by accident when she realized that tucking could be pleasurable for her, and she would later incorporate that pleasure into her sex life. 'I realized that hey, this feels good. It was a sex act that didn't have a name, so I called it muffing."
  34. Lavery 2023, p. 147.
  35. Fielding 2021, p. 79.
  36. Bellwether 2010, p. 2–3.
  37. Fielding 2021, p. 103, citant Bellwether 2010, p. 3.
  38. Bowman 2020, citant Bellwether 2010, p. 33. Emphase originale.
  39. Fielding 2021, p. 94.
  40. Fielding 2021, p. 91–92, quoting Hill-Meyer et Scarborough 2014, p. 355–356. "Many of us may create our own names for our body parts. For example, some of us born with a vagina may prefer to call it a front hole because this term is less gendered. ... Others may use terms such as cock, clitoris, or vagina to refer to parts of our bodies that we use or think about in these ways."
  41. Bellwether 2010, p. 14.
  42. Bauer et Hammond 2015, p. 8.
  43. Valens 2019a.
  44. Stoya 2022.
  45. Fielding 2021, p. 80, 85, quoting Bellwether 2010, p. 2.
  46. 1 2 Valens 2019b.
  47. Valens 2019c.
  48. Valens 2022a.
  49. Kelly 2018, p. 124. "[Bellwether] does not create a singular narrative of transfeminine sexual and erotic pleasure, instead opting for multiplicity, purposeful gaps, and rough edges."
  50. Kelly 2018, p. 124, citing Bellwether 2010, p. 3.
  51. Bellwether 2010, p. 73.

Voir aussi

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Bibliographie

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Livres et journaux

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Sources culturelles

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Par Mira Bellwether

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  • (en) Mira Bellwether, Fucking Trans Women #0, Self-published, (lire en ligne)
    • Publié en version papier sous le titre : (en) Mira Bellwether, Fucking Trans Women: A Zine About the Sex Lives of Trans Women, CreateSpace Independent Publishing Platform, 2013a (ISBN 9781492128939)
  • (en) Mira Bellwether, « FTW #0 in Print! » [archive du ], sur Tumblr, 24 august 2013b (consulté le )

Liens externes

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