Balaenoptera acutorostrata
Le Petit rorqual (Balaenoptera acutorostrata), appelé également Rorqual à museau pointu ou Baleine de Minke, est une espèce de baleines de la famille des Balaenopteridae.
Statut CITES
Il est étroitement apparenté au Petit rorqual de l'Antarctique (Balaenoptera bonaerensis). Plus largement, il fait partie du micro-ordre des mysticètes, qui comprend les cétacés à fanons.
Dénominations
modifier- Nom scientifique valide : Balaenoptera acutorostrata Lacepède, 1804[1]
- Noms vulgaires (vulgarisation scientifique) : Petit rorqual[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16], Rorqual à museau pointu[2],[3],[5],[6],[7],[8],[9],[13],[14],[16],[17], Rorqual à rostre[2],[3],[5],[6],[7],[8],[13],[16], Baleine d'été[2],[7],[8],[13],[16], Baleinoptère à museau pointu[2],[4],[7],[8],[18], Balénoptère à bec aigu[2],[7],[8],[13],[16], Rorqual mineur[2],[7],[8],[13],[16], Baleine de Minke[5],[9],[17], Rorqual de Minke[3],[6], Rorqual rostré[5],[6], Baleine Minke[3], Baleine pic[3], Baleinoptère rostré[6], Petit rorqual nain de Minke[13], Rorqual à bec[12], Rorqual nain[5]
- Noms vernaculaires (langage courant) : balum begek (breton)[7], finbeque[6], gibard[5], rorqual d'aleta blanca (catalan)[2],[7],[8],[13],[16], zere txiki (basque)[7],[13], zere txikia (basque)[2],[7],[8]
Description
modifierTaille
modifierLe petit rorqual mesure en moyenne de 6 à 9 m, ne dépassant pas 10 m. Son poids se situe généralement entre 5 et 8 tonnes.
Couleur
modifierLe dos est généralement gris foncé, et les flancs portent une bande gris clair s’éclaircissant sur la face ventrale. Sur chacune des nageoires pectorales, on peut voir une marque blanche. C’est une des caractéristiques qui permettent de distinguer la population du Nord de celle du Sud (Balaenoptera bonaerensis), chez qui cette marque n’est pas toujours présente[19],[20].
Forme
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La tête est petite et plutôt pointue, précédant un corps fusiforme et élancé. Sous la gorge, on trouve de 50 à 70 sillons gulaires[21] (plis ventraux) partant du menton et s’étendant jusqu’à l’ombilic. Sa nageoire dorsale présente une forme de crochet assez prononcée.


museau pointu par Bocourt.
Fanons
modifierLongévité
modifierLa longévité moyenne se situe entre 30 et 40 ans. Certains auteurs la placent à près de 50 ans.
Comportement
modifierSéquence respiratoire
modifierAlimentation
modifierLe régime alimentaire du petit rorqual de l’Atlantique Nord se compose surtout de krill et de petits poissons tels le capelan. Ce dernier constituerait, selon une étude faite en 1963 sur des animaux pris au large de Terre-neuve, la plus grande partie de ce régime[19]. Ce cétacé ne se nourrirait d’autres petits poissons que lorsque le capelan vient à manquer. Parmi ceux-ci, on trouve le hareng, le lançon et la morue, notamment.
Lorsqu’il se nourrit, Balaenoptera acutorostrata a recours à diverses techniques pour agglomérer ses proies[19],[20],[23]. Comme d’autres cétacés, il peut décrire des cercles concentriques autour d’un banc de poisson ou de krill pour ensuite surgir par-dessous pour l’engouffrer, montrant sa gorge rose et dilatée. En plus de ces mouvements, il est capable de se servir des courants marins, des rochers et même de la coque des bateaux pour regrouper ses proies.
Reproduction
modifierLe petit rorqual de l’Atlantique Nord est sexuellement mature vers l’âge de 7 ans chez la femelle et 6 ans chez le mâle. L’accouplement a lieu entre les mois d’octobre et mars. La gestation durant entre 10 et 11 mois, la mise bas a lieu entre les mois de novembre et mars.
Émission sonore
modifierPopulation
modifierEn 1930, on dénombre environ 300 000 individus et de 150 000 à 200 000 en 1975[24].
La population de petits rorquals de l’Atlantique Nord a été évaluée en 1991 par la Commission baleinière internationale à environ 54 900 individus (entre 37 000 et 84 200).
Distribution
modifierOn retrouve ce cétacé à l’est entre la Méditerranée occidentale et centrale et la limite des glaces de l’Arctique. À l’ouest, on peut le voir entre les Petites Antilles et le Golfe du Mexique oriental. Du printemps (mars) à l’automne (décembre), ce cétacé est l’espèce de balénoptères la plus commune dans les eaux du Saint-Laurent. On l’observe également au nord jusque vis-à-vis la limite ouest de la baie d'Ungava[20].
Prédateurs
modifierChasse
modifierBalaenoptera acutorostrata est une espèce de cétacés encore chassée de nos jours par certains pays tels la Norvège, le Japon et le Groenland. On exploite sa viande[21].
Voir aussi
modifierLiens externes
modifier- (en) Tree of Life Web Project : Balaenoptera acutorostrata
- (en) Catalogue of Life : Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804 (consulté le )
- (fr) INPN : Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804 (TAXREF)
- (fr) DORIS : espèce Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804
- (en) Paleobiology Database : Balaenoptera acutorostrata Lacepede 1804
- (fr + en) ITIS : Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804
- (en) Animal Diversity Web : Balaenoptera acutorostrata
- (en) NCBI : Balaenoptera acutorostrata (taxons inclus)
- (en) CITES : Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804 (+ répartition sur Species+) (consulté le )
- (fr) CITES : taxon Balaenoptera acutorostrata (sur le site du ministère français de l'Écologie) (consulté le )
- (en) UICN : espèce Balaenoptera acutorostrata (consulté le )
- Christian Meyer, « baleine Minke », sur le Dictionnaire des Sciences Animales (en ligne), Montpellier, CIRAD (consulté le ).
- (fr + en) EOL : Balaenoptera acutorostrata Lacépède 1804 (consulté le ).
- (fr + en) GBIF : Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804 (consulté le ).
- (en) OEPP : Balaenoptera acutorostrata Lacépède (consulté le ).
- (fr) SeaLifeBase : (consulté le ).
- (en) WoRMS : espèce Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804 (consulté le ).
Références
modifier- ↑ NCBI, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Catalogue of Life Checklist, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 Christian Meyer, « baleine Minke », sur le Dictionnaire des Sciences Animales (en ligne), Montpellier, CIRAD (consulté le ).
- 1 2 Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 7 DORIS, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 7 (la + en + de + fr + it) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals, Amsterdam, Elsevier, , 868 p. (ISBN 008048882X et 9780080488820, lire en ligne).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 EOL, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 GBIF Secretariat. GBIF Backbone Taxonomy. Checklist dataset https://doi.org/10.15468/39omei accessed via GBIF.org, consulté le .
- 1 2 3 MNHN & OFB [Ed]. 2003-présent. Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Site web : https://inpn.mnhn.fr, consulté le .
- ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
- ↑ Noms en français de « Balaenoptera acutorostrata », sur Nomen.at, Dictionary of Common (Vernacular) Names (consulté le ).
- 1 2 « petit rorqual », Grand Dictionnaire terminologique, Office québécois de la langue française (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 SeaLifeBase, consulté le .
- 1 2 Occurrences en français de « Balaenoptera acutorostrata », sur TERMIUM Plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada (consulté le ).
- ↑ UICN, consulté le .
- 1 2 3 4 5 6 7 World Register of Marine Species, consulté le .
- 1 2 Base de données mondiale de l'OEPP, https://gd.eppo.int, consulté le .
- ↑ CITES, consulté le .
- 1 2 3 4 5 P.-H. Fontaine, Baleines et phoques, biologie et écologie, Éditions MultiMondes, Québec, 2005, 432 p. (ISBN 2-89544-076-X)
- 1 2 3 4 5 J.-P. Sylvestre, Guide des mammifères marins du Canada, Broquet, Ottawa, 1998, 330 p. (ISBN 2-89000-428-7)
- 1 2 Minke Whale (Balaenoptera acutorostrata), NOAA Fisheries, Office of Protected Resources, [En ligne] https://www.nmfs.noaa.gov/pr/species/mammals/cetaceans/minkewhale.htm, page consultée le 12 septembre 2011
- ↑ Petit rorqual (Gibard), Site web du Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM), page consultée le 14 août 2011
- ↑ Nathalie TAPIE, Petit Rorqual - Balaenoptera acutorostrata, L’info des cétacés, page consultée le 14 août 2011
- ↑ Rémy Gantes, « Jusqu'à la dernière ? - Les baleines que l'homme protège et celles qu'il exploite », Science et Vie, no 733, , p. 72-79
- ↑ (en) WoRMS : espèce Balaenoptera acutorostrata Lacépède, 1804