Bassariscus

genre de mammifères
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Bassaris (Lato sensu), Bassariscus, Bassarisques, Cacomistls (Lato sensu), Chats à queue annelée

Bassariscus
Description de cette image, également commentée ci-après
Masaïque de Bassariscus :
En haut un Bassaris (Bassariscus astutus)
et en bas un Cacomistle (Bassariscus sumichrasti).
18.5 –0 Ma
50 collections
Du Hemingfordien (Miocène) à l’Holocène (Présent).
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Infra-ordre Arctoidea
Super-famille Musteloidea
Famille Procyonidae

Genre

Bassariscus
(H. Lichtenstein, 1830)

Répartition géographique

Description de cette image, également commentée ci-après
Répartition géographique des espèces du genre Bassariscus :

Synonymes

  • Bassaris[note 1] (H. Lichtenstein, 1830)[1]
  • Mambassaris (Herrera, 1899)[2]
  • Mambassariscus (Herrera, 1899)[3]

Bassariscus, les Bassariscus ou Bassarisques, mais plus communément désignés sous les noms de Bassaris, Cacomistles ou plus rarement sous celui de Chats à queues annelées, sont un genre de mammifères carnivores de la famille des procyonidés.

Dénominations

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Étymologie

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L'étymologie du genre et de ses différents synonymes historiques reflète les dénominations vernaculaires ainsi que la morphologie des espèces décrites [11] :

  • Bassaris : du grec ancien bassar (ou bassaris, bassaridos) (« renard »), combiné au suffixe diminutif [12],[1],[11] ;
  • Bassariscus : composé de la même racine grecque désignant le renard et du diminutif latin -iscus [13] ;
  • Mambassaris et Mambassariscus : modification proposée par le naturaliste mexicain Alfonso Luis Herrera en 1899, consistant à ajouter au nom de genre le préfixe Mam (abréviation de Mammalia) [11] ;
  • Cacomistle (ou cacomixtle, cacamizli) : terminologie vernaculaire d’origine aztèque en langue nahuatl tlahcomiztli qui signifie « demi-chat » ou « demi-puma »[14]. En espagnol, le terme est employé dans le sens de « voleur agile »[12] ;
  • Ringtail : signifie « queue annelée », modification du nom plus ancien ringtailed-cat (« chat à queue annelée »).

Taxonomie et historique

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Le genre Bassariscus est défini pour la première fois en 1830 par le médecin, voyageur, botaniste et zoologiste allemand Hinrich Lichtenstein (souvent connu comme Martin Lichtenstein) dans son ouvrage Erläuterungen der Nachrichten des Franc. Hernandez von den vierfüssigen Thieren Neuspaniens[1]. Lichtenstein s'appuie sur les récits historiques du naturaliste Francisco Hernández qui décrivait l'animal au XVIe siècle sous les noms de Cacamiztli ou Tepe-Maxtlaton[1], et constate que cette forme particulière de carnivore intermédiaire entre la genette ou le viverridé (Viverra) et le coati (Nasua) avait échappé à l'attention des naturalistes modernes faute de spécimens parvenus en Europe[1]. En se basant sur la morphologie décrite, notamment la tête et la position des yeux rappelant le renard, il crée le genre Bassaris[1]. Il complète l'étude en s'appuyant sur des spécimens physiques pour détailler la couleur du pelage et la queue annelée de 13 à 14 bandes alternées de noir et de blanc[1]. L'espèce type est (par désignation monotypique) le Bassaris rusé (Bassariscus astutus).

Cependant, le nom de genre Bassaris initialement créé par Lichtenstein s'étant avéré être déjà préoccupé comme synonyme pour désigner les vanesses (des papillons de la famille des Nymphalidae du genre Vanessa) par l’entomologiste allemand Jacob Hübner depuis 1821, le chirurgien, historien, ornithologue et écrivain américain Elliott Coues attribue au genre de mammifères un nouveau nom valide en 1887 : Bassariscus[15].

Phylogénie

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Plusieurs études moléculaires récentes ont permis d'établir les relations phylogénétiques entre les procyonidés, notamment les Bassaris, illustrées dans le cladogramme ci-dessous[16],[17],[18] :

Procyonidae
Potos (Kinkajou)

Potos flavus (kinkajou)




Procyon (Ratons)

[Ratons laveur, crabier etc…]


Bassariscus (Bassaris)

Bassariscus sumichrasti (Bassaris de Sumichrast)



Bassariscus astutus (Bassaris rusé)





Bassaricyon (Olingos)

[Olingos, Olinguito etc…]


Nasua (Coatis)

[Coatis roux, brun etc…]





Liste des espèces

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Liste des espèces actuelles du genre Bassariscus selon Mammal Diversity Database ()[19], UICN ()[20] et ITIS ()[4] :
Espèce (Nom binominal, auteur et noms vernaculaires)Répartition et descriptionStatut UICN
Bassariscus astutus
(H. Lichtenstein, 1830)
Bassaris (Stricto sensu)
Bassaris rusé


Répartition : Du sud-ouest des États-Unis (sud de l'Oregon, sud du Wyoming et Kansas) jusqu'au Mexique (Oaxaca) et les îles du golfe de Californie [21].
Longueur du corps : 30–37 cm ; queue : 31–44 cm ; masse : 0,8–1,1 kg[21]. Plage altitudinale : 0–2900 m n.p.m[21].
(LC)
Bassariscus sumichrasti
(de Saussure, 1860)
Cacomistle (Stricto sensu)
Bassaris de Sumichrast


Répartition : Sud du Mexique (sur le versant sud de Veracruz et Guerrero), Belize et Guatemala jusqu'au Panama[21].
Longueur du corps : 38–50 cm ; queue : 39–55 cm ; masse : 0,7–1,2 kg[21]. Plage altitudinale : jusqu'à 2700 m n.p.m[21].
(LC)

Paléontologie

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Plusieurs espèces fossiles du genre Bassariscus ont été découvertes en Amérique du Nord, témoignant d'une longue histoire évolutive au Cénozoïque dans cette région [22] :

Notes et références

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  1. ↑ Homonyme junior du genre de papillons Vanessa Hübner, 1821 (Lepidoptera).

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 Hinrich Lichtenstein, « Erläuterungen der Nachrichten des Franc. Hernandez von den vierfüssigen Thieren Neuspaniens », Abhandlungen der Königlichen Akademie der Wissenschaften zu Berlin,‎ , p. 89-127 (lire en ligne)
  2. ↑ Herrera 1899, p. 6.
  3. ↑ Herrera 1899, p. 26.
  4. 1 2 Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  5. 1 2 Catalogue of Life Checklist, consulté le .
  6. 1 2 Meyer C., ed. sc., 2026, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [14/08/2026]. <URL : http://dico-sciences-animales.cirad.fr/
  7. 1 2 Animaux extraordinaires, Paris, Larousse, , 16-17 p. (ISBN 978-2-842-64023-1, lire en ligne)
  8. ↑ Henry de Varigny, Histoire et mœurs des animaux : Singes, prosimiens, chiroptères, carnivores, vol. I : Mammifères, Paris, J. Rueff, , p. 695
  9. ↑ (en) Murray Wrobel, Elsevier's Dictionary of Mammals, Amsterdam, Elsevier Science, , 868 p. (ISBN 978-0-444-51877-4, lire en ligne), p. 44
  10. ↑ Alain Findlay, Les grands déserts, ..., , 206 p.
  11. 1 2 3 (en) Theodore Sherman Palmer, « Index Generum Mammalium: a List of the Genera and Families of Mammals », North American Fauna, vol. 23,‎ , p. 1-984 (lire en ligne)
  12. 1 2 Goldberg J., « Bassariscus astutus », sur animaldiversity.ummz.umich.edu, Animal Diversity Web, (consulté le )
  13. ↑ T.S. Palmer, « Index Generum Mammalium: a List of the Genera and Families of Mammals », North American Fauna, vol. 23,‎ , p. 133
  14. ↑ « Cacomistle », sur Merriam-Webster Dictionary
  15. ↑ (en) Elliott Coues, « Bassariscus, a new generic name in mammalogy », Science, vol. 9, no 228,‎ , p. 516 (lire en ligne)
  16. ↑ (en) Klaus-Peter Koepfli, Matthew E. Gompper, Eduardo Eizirik, Chun-Chi Ho, Leigh Linden, Jesús E. Maldonado et Robert K. Wayne, « Phylogeny of the Procyonidae (Mammalia: Carnivora): Molecules, morphology and the Great American Interchange », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 43, no 3,‎ , p. 1076–1095 (PMID 17174109, DOI 10.1016/j.ympev.2006.10.003)
  17. ↑ (en) K. M. Helgen, M. Pinto, R. Kays, L. Helgen, M. T. Tsuchiya, A. Quinn, D. E. Wilson et J. E. Maldonado, « Taxonomic revision of the olingos (Bassaricyon), with description of a new species, the Olinguito », ZooKeys, no 324,‎ , p. 1–83 (PMID 24003317, PMCID 3760134, DOI 10.3897/zookeys.324.5827, lire en ligne)
  18. ↑ (en) Chris J. Law, Graham J. Slater et Rita S. Mehta, « Lineage Diversity and Size Disparity in Musteloidea: Testing Patterns of Adaptive Radiation Using Molecular and Fossil-Based Methods », Systematic Biology, vol. 67, no 1,‎ , p. 127–144 (ISSN 1063-5157, PMID 28472434, DOI 10.1093/sysbio/syx047)
  19. ↑ ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  20. ↑ UICN, consulté le .
  21. 1 2 3 4 5 6 D.E. Wilson et R.A. Mittermeier, Handbook of the Mammals of the World, vol. 1: Carnivores, Barcelone, Lynx Edicions, (ISBN 978-84-96553-49-1)
  22. ↑ (en) J.S. Zijlstra, « Bassariscus Coues, 1887 », Hesperomys project (Version 23.8.1) (DOI 10.5281/zenodo.7654755, consulté le )
  23. ↑ (en) William Diller Matthew et Harold James Cook, « A Pliocene fauna from western Nebraska », Bulletin of the American Museum of Natural History, vol. 26, no 27,‎ , p. 377 (lire en ligne)
  24. ↑ (en) Claude W. Hibbard, « A new Bassariscus from the Upper Pliocene of Kansas », Journal of Mammalogy, vol. 33, no 3,‎ , p. 379 (DOI 10.2307/1375775)
  25. ↑ (en) Edward Drinker Cope, « Observations on the faunæ of the Miocene Tertiaries of Oregon », Bulletin of the United States Geological and Geographical Survey of the Territories, vol. 5, no 1,‎ , p. 67 (lire en ligne)
  26. ↑ (en) Jon A. Baskin, « Bassariscus and Probassariscus (Mammalia, Carnivora, Procyonidae) from the Early Barstovian (Middle Miocene) », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 24, no 3,‎ , p. 714 (DOI 10.1671/0272-4634(2004)024[0709:BAPMCP]2.0.CO;2)
  27. ↑ (en) Claude W. Hibbard, « A new Bassariscus from the Lower Pliocene of Nebraska », University of Kansas Science Bulletin, vol. 21,‎ , p. 274 (lire en ligne)
  28. ↑ (en) Eugene Raymond Hall, « Species of the mammalian subfamily Bassariscinae », University of California Publications, Bulletin of the Department of Geological Sciences, vol. 16, no 11,‎ , p. 440
  29. ↑ (en) Claude W. Hibbard, « Mammals of the Rexroad Formation from Fox Canyon, Kansas », Contributions from the Museum of Paleontology, University of Michigan, vol. 8, no 6,‎ , p. 161 (lire en ligne)

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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